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2,0
Publiée le 8 juin 2016
l'histoire est belle malgré la dureté de la vérité mais malheureusement il manquait la sincérité des sentiments je pense que l'acteur n'était pas vraiment à la hauteur du rôle. dommage ! certes Richard Berry a un second rôle mais heureusement qu'il était là pour relever la force du film
Une adaptation qui suit presque ligne par ligne le roman de Fabrice Humbert. C'est globalement très réussi, l'histoire semblant folle mais sonnant juste. Une enquête familiale qui nous replonge dans les pires années de notre histoire, le film brassant la période de l'occupation, et nous entraînant avec précision dans l'horreur des camps de concentration. Les acteurs jouent juste, incarnant avec réussite une famille au lourd secret.
Film honnête mais parfois maladroit et trop démonstratif. Stanley Weber compose un personnage attachant dans un rôle de héros perdu dans une histoire mêlant un passé familial, plein de mystères et de mélo, et la " grande histoire", celle des camps de concentration, de la Shoah, et des Nazis impitoyables.
J'ai trouvé ce film fort et émouvant. S. Weber nous entraine avec lui dans sa quête de connaissance. Il va tout bousculer autour de lui, notamment son père, pour découvrir la réalité. L'ensemble est bien exécuté. Les décors sont beaux même s'ils ne semblent servir qu'une seule fois pour une petite scène. L'apparition de J. Joffo est aussi un joli clin d'œil. Un film sur la guerre, la religion, les secrets. A voir.
C'est avec nostalgie que je me rappelle une certaine "Miss Missouri" : un petit road movie sympathique sur une bande son de M Jonasz. Que dire ici ? l'écriture est un naufrage, l'acting une catastrophe et le résultat est tout simplement triste. Le réalisateur doit surement évolué dans une petite bulle bien douillette, entouré de gens serviles qui n'osent visiblement pas lui dire que son scénario n'était pas encore fité pour l'action.
L'origine de la violence. 9/10 Après 9mois d'attente enfin j'ai pu le visionner.
Ne pouvant plus aller le voir au cinéma j'ai lu le livre que j'ai déjà trouver exceptionnelle, mais le film dépasse toute mes attentes. L'origine de la violence, et laquelle ? Celle de Nathan Fabre qui lors d'une visite à Buchenwald reconnaît son père sur une photo du camp. C'est ici que les réponses et les questions sur s'entremêlent. Qui est ce David Wagner derrière ces barbelés ? Pourquoi ressemble t-il tellement à son père ? Pourquoi sent il que les réponses aux questions de toute une vie sont entrain de venir ? Pouquoi ? Un secret. Un secret de famille.
L'origine de la violence est une adaptation réussite haut la main par Élie Chouraqui. D'une violence, d'une tension inouïe. L'atmosphère du livre et retranscrite à la perfection.
L'origine de la violence est un film sur la mémoire des déportés, de la shoah. L'histoire d'un choix, d'un amour, d'une vie pesant sur les générations. L'un des meilleur films sur ce sujet.
Des performances d'acteurs impressionnante. Je vous le conseille vivement :) vous ne serez pas déçus.
D'excellents interprètes qui abordent les sujets délicats de la transmission père-fils, du secret de famille et de son histoire sous le spectre de la grande Histoire.
Belle musique.. C'est la 7 symphonie de Beethoven, elle est tout à fait magnifique, c'est parle, elle suis l'élan du film. Le film est très bien joué, mon ressentie est bizarre car d'un côté on aime faire des choses pour qu'elles soit admirer, et d'un autre dans ce film c'est l'inverse. Kamel
Après avoir lu et admiré L’Origine de la violence de Fabrice Humbert, le passage par son adaptation cinématographique réalisée par Élie Chouraqui laisse un sentiment de profonde incompréhension. Comment une œuvre aussi dense, nourrie d’une réflexion puissante sur la violence individuelle et collective, a-t-elle pu être ainsi vidée de sa substance ? Comment son auteur a-t-il pu accepter une transposition qui en altère non seulement la structure, mais surtout le sens ?
Le roman de Humbert explore la violence dans ce qu’elle a de plus insidieux : la déshumanisation absolue des camps, l’effacement de l’identité à Buchenwald, mais aussi la responsabilité diffuse d’une société civile complice, faite de silences, de trahisons et d’hypocrisie. La bourgeoisie française antisémite, capable de dénoncer un homme pour préserver ses intérêts, incarne cette violence feutrée, sociale, presque ordinaire. C’est là que réside la force du récit : montrer que la barbarie ne se limite pas aux bourreaux SS, mais irrigue aussi la France pétainiste.
David, le narrateur, mène une quête intérieure sur sa propre violence, sans savoir que son grand-père n’est pas le notable qu’il croyait, mais un jeune Juif polonais assassiné à Buchenwald. Cette révélation progressive donne au roman toute sa profondeur morale et historique. Or le film évacue presque entièrement cette dimension. À la place, Chouraqui propose une explication simpliste : une dénonciation motivée par la jalousie amoureuse, réduisant la tragédie à un ressort psychologique banal. Dès lors, le titre même — L’Origine de la violence perd toute légitimité.
Les personnages, affadis, deviennent difficilement identifiables. Michel Bouquet, affaibli, se réfugie dans une figure caricaturale du grand-père attendrissant, dépourvu de l’autorité et de l’ambiguïté nécessaires. Richard Berry, en David âgé, est physiquement et psychologiquement à l’opposé du personnage jeune, intellectuel et solitaire. Quant à Sophie, dépourvue de toute crédibilité allemande, elle apparaît prématurément, au mépris de la construction romanesque.
Le film accumule ainsi les raccourcis, brûle les étapes, désorganise le récit jusqu’à dissoudre toute émotion. L’horreur de la Shoah et la permanence de l’antisémitisme , fil conducteur du roman s’y trouvent diluées dans une narration confuse et convenue. Le point final achève de dérouter : le petit-fils de David semble presque pardonner à celle qui a envoyé son grand-père à la mort, dans une scène invraisemblable qui frôle l’indécence.
En voulant simplifier, le film trahit. En cherchant à rendre accessible, il appauvrit. Et en renonçant à la complexité morale du roman, il passe à côté de l’essentiel : comprendre que la violence ne naît pas seulement de la haine spectaculaire, mais aussi de la lâcheté, du confort social et du renoncement à penser.