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2,5
Publiée le 31 juillet 2014
Les jumelles Soska qui sont déjà bien ancrées dans le registre de l'horreur le seront encore plus avec les futurs projets "Abcs of the death vol2" et la réalisation de "See No Evil 2" avec "American Mary" elles n'ont pas fait un film choc mais un film qui a le mérite de sortir de l'ordinaire avec cette jeune femme qui décide de se venger après un viol comme dans un rape & revenge mais pas seulement car ceci n'est qu'une infime partie, il y a aussi tout un aspect bénéfique à son travail car elle fait du bien aux gens le film met en même temps un grand coup de projecteur sur "l'art" de la modification corporelle. Avec un tel film les possibilités de tomber dans la facilité avec du gore à outrance étaient grandes et pourtant elles ont fait un choix qui pour moi est le bon même si je n'ai pas entièrement accroché au film car il me manque ce petit truc en plus peut être un vrai but à l'intrigue mais en tout cas j'ai beaucoup aimé la performance Katharine Isabelle qui porte vraiment le film et incarne parfaitement son personnage.
Mary, La main gantée de noir, enfonce avec vigueur la pointe d'un instrument chirurgical dans le pli mollasson d'un abdomen flasque, placide, le ventre gras d'une volaille trépassée. Ses iris flamboient, envoutés, comme nous, par cette concentration frénétique qu'éprouve la jeune femme à chacun de ses coups de scalpel, son autonomie appelant, dès le début, à la démesure de ses pratiques. L'épiderme de ses clients a beau suinter la démence, Mary n'y prend garde, allant même jusqu'à les couvrir malicieusement du regard, appuyant avec une avidité toute enfantine sur le bouton de son appareil photo. Sa nonchalance n'est que tromperie, une sorte de carapace déployée à la tronche des types qu'elle croise et qui l'importunent, une sorte de bouclier qu'elle rejette à l'envie, et qui, une fois à terre, amplifie son génie à l'infini. La force du personnage réside dans sa capacité à absorber les êtres et le décor, peu importe le lieu, les interlocuteurs, la silhouette de la jeune femme s'impose à la manière DU créateur que l'on oserait toucher, sous peine de voir notre corps se transformer diaboliquement en une enveloppe flétrie et inutile, fascinante à regarder mais si peu encline à satisfaire nos besoins d'humains qu'il ne nous resterait qu'à l'abandonner.
Un bon concept pour un résultat trop sage et pas assez trash, voilà comment on pourrait résumer "American Mary". Le scénario part donc sur de bonnes bases mais finit par perdre de son intérêt au fur et à mesure de sa progression jusqu'à une fin complètement baclée. Pas assez de suspens pour un trhiller et pas assez d'ambiance ni de scènes gores ou dérangeantes pour un film d'horreur, "American Mary" a son cul posé entre deux genres sans briller dans l'un ou dans l'autre. Dommage car il y avait de la matière.
Le cinéma indépendant a de nombreux trésors cachés (les œuvres obscures) mais nous réserve aussi ses mauvaises surprises d'un goût émétique... Le cas de American Mary. Ce qui aurait pu être une histoire originale peu montrée au cinéma – et pourtant c'est absolument scandaleux ce genre de pratiques pratiquées en toute discrétion (...la chirurgie clandestine. Je peux aussi ajouter le trafic d'organes qui est déjà un commerce stupide en soi) – s'avère en réalité être une bien mauvaise blague gothique et extrêmement amateur (tout est à revoir). Le personnage est trop vague, on ne sait pas grand-chose sur elle ni sur ses intentions, de même pour le scénario qui suit une ligne directrice puis d'un moment à l'autre change de ligne sans aucune raison et sans que l'on ne comprenne pourquoi (tout ceci avec maladresse). A certains moment je me demandais ce que je foutais là honnêtement, une impression de perdre mon temps devant autant d'amateurisme (le sang est mal fait, tiré vers le framboise foncé).
Ca ressemble plus à un drame qu'à une film d'horreur, mais de manière général c'est glauque et dérangeant. Katharine Isabelle en plus d'être sublime joue parfaitement son rôle et est très attachante. Bien joué, bien filmé, et intéressant de bout en bout, malgré des petites lenteurs et une fin trop brusque, c'est définitivement un bon film.
Un film au scénario plutôt intéressant et original, une jeune étudiante qui se retrouve plongée dans l'univers de la modification corporelle clandestine, l'actrice principale Katharine Isabelle (Ginger Snaps) tient bien son rôle (et est vraiment très belle), mais au final le film n'est pas exactement un film d'horreur mais plutôt un thriller, on a parfois l'impression d'être dans un long épisode de Nip/Tuck (quoique la série était parfois beaucoup plus trash). Beaucoup de scènes auraient pu être mieux exploitées et beaucoup plus gore, malheureusement on ne voit pas grand chose, on imagine plutôt ce qu'il se passe. La galerie de personnages et de freaks est plutôt pas mal, mais dans l'ensemble le spectateur restera sur sa faim. A voir par curiosité.
Bof,,, Ce film m'a décu.... Le synopsis était pourtant alléchant... mais l'idée de base n'est pas exploitée et la fin laisse vraiment à désirer, c"est un thriller ou film d'horreur ?? Pourtant quand on voit Béatrice pour la première fois, on se dit que ca va être bon... Et puis non. les modifications corporelles ne sont pas assez exploitées à mon goût... Les réalisatrices se mélangent un peu les pinceaux, la psychologie des persos n"est pas assez poussée mis à part mary et béatrice... spoiler: J"aurai voulu voir le rendu de l'opération des Evils spoiler: twins, par exemple !!!! Elles se sont un peu éparpillées dans tout les sens (viol, grand mère qui meurt; histoire d'amour, policier, à un moment il faut choisir une voie , sinon ça fait brouillon !!! ) et du coup nous ont servi une fin plus que moyenne...qui nous laisse sur notre !!!! Pas à fuir puisqu"il y a de jolies scènes mais faut pas s'attendre à un chef d'oeuvre, sinon c'est la déception assurée !!!!
Un film foncièrement original et qui pourrait être plus dérangeant et mal saint si les réalisatrices n'avaient pas choisi le soft. Les racourcis scénaristiques et le montage nuisent beaucoup au film malgré une trés bonne interprétation de Katharine Isabelle. 12/20
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en regardant American Mary, et à vrai dire c’est plutôt un film correct, même s’il passe clairement à coté de l’excellence qui aurait pu être la sienne. Le casting est très bon dans l’ensemble. Il est emmené par Katharine Isabelle, actrice qui a pris ses marques dans le domaine de l’horreur, et s’avère convaincante en règle générale. Ici elle livre une superbe prestation, sexy et inquiétante à souhait, torride (la scène de danse très hot) ou froide comme un glaçon, elle passe sans problème d’une émotion à une autre. Bravo. Les autres personnages sont clairement en second plan, et pour ma part seules les « monstres » issus de la chirurgie esthetique parviennent vraiment à différencier American Mary du tout venant. En effet si les acteurs en général sont corrects, le directeur de la boîte de strip, le policier… sont beaucoup trop classiques et lisses pour retenir l’attention. Par contre les monstres de foire (le sosie de Betty Boop vaut son pesant de cacahuètes !) sont excellents. C’est là donc un bon point. Le scénario par contre, souffre un peu. Le problème c’est en fait qu’il part sur une idée fascinante, et je me disais qu’enfin un film d’horreur allait aborder la problématique de la chirurgie esthetique (coté horreur il y a de quoi faire). Pourtant, après une demi-heure prometteuse, paf, l’histoire bascule et vire au n’importe quoi. L’histoire du prof semble juste là pour donner de la consistance à une deuxième partie qui en manque cruellement, et assurer aussi au passage le quota horrifique. Le personnage de Mary vire à la psychopathie ultra-basique, la chirurgie esthetique devient simplement un jeu de massacre classique autrement plus racé dans d’autres métrages. En gros, oublié les bonnes résolutions du début. La fin est par ailleurs une réelle déception. Visiblement les réalisatrices ne savaient plus quel chemin donner à leur film, et après un début à l’humour vitriolé, American Mary perd de sa causticité pour gagner en grandiloquence. Pas forcément le bon choix pour se différencier dans l’horreur actuelle. Heureusement le rythme est là mais quand même le désintérêt commence à poindre à un moment. Visuellement American Mary a des points positifs. La photographie est très convenable, les décors sont corrects, les effets horrifiques réussis. Ces-derniers ne sont néanmoins pas franchement nombreux. Ils vont frustrer pas mal de spectateur sensibles à la jaquette. Là encore j’avoue ne pas avoir compris la position des réalisatrices. Capable de montrer du lourd (il y a quelques scènes réjouissantes quand même), elles vont à coté de cela cacher une petite séquence de torture de rien du tout. Soit on veut faire un film hard pour un public précis et dans ce cas on lâche les chevaux, soit on veut toucher un public plus large, et on cache ce qui pourrait choquer le plus. La mise en scène a d’excellentes qualités et du style, mais un passage m’a profondément choqué par son amateurisme (juste après l’affrontement avec le gardien). Là je me suis cru 10 secondes dans un Mattei. Bonne bande son en revanche, très plaisante. Bon que retenir donc d’American Mary ? Clairement ce n’est pas le film d’horreur de l’année. Il avait de quoi se distinguer sans problème, et pourtant non. Idée de base pas assez exploitée, trop d’indécisions de la part des réalisatrices, travail formel perfectible, ce n’est pas un mauvais film, mais quant on sent son potentiel, la déception est quand même là. Pas mal, mais sans plus.
Le gros point faible de ce film est le manque de crédibilité et de substance des personnages. L'histoire est un peu invraisemblable, mais le film se laisse regarder grâce a un sujet original.
bon film qui tient en haleine par ce theme vu rarement au cinema . bon personnage , et mise en scéne . On reste indulgent sur certains passages par la qualité de l'ensemble. Je recommande pour son ambiance particulière !!!