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Un visiteur
3,5
Publiée le 21 août 2014
Certes pas le film de l'année, mais frais, léger, tendre. Alice est un peu stéréotypée dans le rôle de cette jeune femme sensible et fragile, mais j'ai accroché à l'histoire
Malgré un sujet pas vraiment original, la confrontation de milieux sociaux éloignés par le biais de la rencontre amoureuse - on ne citera que La vie d'Adèle ou Pas son genre, pour cette année - , on peut considérer cette énième variation sur ce thème comme une grande réussite. La paire d'acteurs, Girardot et Bouillon, porte littéralement le film par la qualité et la subtilité de son jeu. Les dialogues, très écrits, sonnent pourtant presque toujours justes. La réalisatrice ne s'est pas trop vautrée dans la caricature tant des bourgeois que des prolos, malgré certains choix simplistes ( le château vs les HLM ) qui frôlent la sortie de route à plusieurs endroits mais sont sauvés in extremis par la qualité des seconds rôles.
Deux jeunes amoureux issus de classes sociales différentes, on a déjà vu ça mais le film évite les clichés. Le film manque quand même un peu de rythme, c'est un peu mou. C'est néanmoins un beau film, tout en finesse. On a plaisir à revoir Sergi Lopez même dans un petit rôle.
Une belle histoire, pas prise de tête (contrairement aux bousins des films de Cannes, adulés par les critiques professionnels bien tarés). Un scénario sobre mais efficace. Une réalisation dépouillée mais qui créée une belle ambiance. Deux jeunes acteurs très talentueux. Ana est en plus très belle, ce qui ne gâche rien. A voir, sauf pour les fanatiques de jeu vidéos.
Ce joli petit film d'été a un parfum de fraîcheur, il sent bon. Les fleurs et bouquets sont d'ailleurs présents dans quasiment toutes les scènes et parfois même en introduction de certaines. Pour intensifier cette sensation parfumée, Sergi Lopez (dans un petit rôle) interprète d'ailleurs, un créateur de parfum. Le fond de l'histoire me fait furieusement penser à "la Dentellière de Claude Goretta", mais en moins dramatique. Néanmoins, comme dans "la Dentellière" le thème de l'homogamie et des rivalités sociologiques ancestrales sont largement présents dans les comportements ou les postures des différents acteurs du film. Sans faire bouger les lignes: chacun restant dans son monde. Les dialogues y sont, aussi, très intelligents et un brin philosophique.spoiler: En conclusion ce film sensible et frais, avance sans aspérité, et se termine comme il a commencé. C'est à dire dans l'introspection de la vie et de son devenir.
Plus qu’un film sur les classes, voilà enfin un film qui pose de vrais questions sur l’amour dans la société occidentale actuelle, sans avoir recourt ni aux artifices glamours, ni aux grands drames.Suite sur mon blog !
Beau petit film intimiste tout en sensibilité, en délicatesse sur un amour entre deux jeunes d'un milieu social différent.C'est un film plaisant, agréable à suivre mais un peu ennuyeux et sans grande surprise.
Ana girardot devrait profondément penser à changer de métier ...Mauvaise et insignifiante à souhait ! Le film n'a aucun sens. Les répliques rasent le sol et on finit par s'endormir.. Et ho surprise^^ au réveil il n'y a plus personne dans la salle de cinéma ...
On dit parfois que les choses les plus simples sont les meilleurs et bien ce film en est une parfaite illustration. L'incursion d'une jeune fille d'origine modeste dans la bourgeoisie au travers de son parcours amoureux et professionnel, un scénario minimaliste, un jeu simple, une mise en scène brute. Dit comme ça rien de bien alléchant. Et pourtant le charme opère. De manière presque inexplicable. Mais est-ce vraiment nécessaire de l'expliquer? Par forcément. On peut simplement se laisser faire et ressortir en se disant qu'on a passé un moment agréable.
Joli film mais sans plus. Il manque quelque chose pour qu'il captive et reste en mémoire. C'est bien, on suit les personnages, on se prend même à aimer leur belle histoire d'amour (surtout Bastien Bouillon, vraie révélation - Ana Girardot est vraiment sublime et délicate). Il y a un charme indéniable, une poésie (surtout avec le thème de la broderie et de l'art), une belle sensibilité et grâce, qui traite de la différence de classe d'une certaine manière. Mais, aussitôt sortie, aussitôt oublié! J'ai eu du mal avec le rôle de Ana Girardot, et même si je comprends bien où souhaitait en venir la réalisatrice. Elle est assez agaçante parfois dans ce quasi mutisme ou son manque d'expression. C'est tout le sujet du film justement mais je n'ai pas adhéré. C'est donc juste une question personnelle. C'est parfois ambivalent, les personnages ne sont pas forcément bien clairs ou bien "tracés". Il y a des ellipses qui embrouille l'ensemble. Mais plus le film avance, plus son personnage prend "vie" et s'émancipe dans l'amour. L'histoire et cette jeune femme deviennent plus intéressantes (principalement quand on sent que l'amour de "Bastien" se délite, l'amour devient cruel et là, on est touché par l'héroïne qui enfin, se permet de s'exprimer, de lutter, de dire). Elle s'ouvre donc en se découvrant amoureuse, jusqu'au final très touchant où ils se rendent compte que leurs classes et surtout besoins différents les ont surtout séparés (l'un voulant le monde de l'autre ou sa liberté). J'ai beaucoup aimé la vision de l'attente de l'autre, que ce soit par la broderie ou pour l'héroïne même. Bref, je recommande si rien d'autre à faire, c'est tout et pour son couple principal.
Une jeune lycéenne issue d'un milieu où l'habitat est un trois pièces dans un HLM rencontre lors d'un petit boulot dans une pâtisserie, une bourgeoise qui occupe une de ces magnifiques demeures en Normandie. Osant passer une frontière supposée infranchissable, elle obtiendra une recommandation pour entrer dans une prestigieuse école de couture parisienne. Une fois dans la capitale, elle entamera une liaison avec le fils de la bourgeoise.Le thème des histoires amoureuses issues de classes sociales radicalement opposées a donné dernièrement un chef d'oeuvre palmé, naturaliste et tapageur ( La vie d'Adèle ) ou une comédie pétillante et amère ( Pas son genre ). On pouvait craindre que celui-ci, à l'aspect et à l'aura plus fragile, ne supporte pas la comparaison. A tort, car " Le beau monde " est un très joli film, une vraie bonne surprise. Il sait jouer sa partition sans fausse note. S'il devait rappeler un film, ce serait beaucoup plus " La dentellière" de Claude Goretta auquel il fait immanquablement penser, pas seulement à cause de la passion pour la broderie de l'héroïne, mais sûrement pour son côté silencieux.Mais passons sur les glorieux aînés et revenons à ce film tout en retenue et discrétion qui sait parfaitement nous captiver. Son scénario qui possède une approche de la temporalité toute personnelle, travaillé dans une précision de petite main, slalome entre les clichés, sachant les éviter en préférant nous montrer les désarrois intérieurs de ses personnages.Julie Lopes Curval, sans jamais forcer le trait, juste en dévoilant un geste, une expression, un mot, une phrase, une lumière parfois, saisit une palette d'émotions qui donne au film une intensité palpable. Ce récit initiatique, pourtant pas bien original sur le papier, se révèle au final une jolie réussite. Ana Girardot, fragile, anxieuse, mais dont on devine les possibles sous son air effacé et Bastien Bouillon, bourgeois hésitant entre rupture de ban et réussite sociale inhérente à son milieu, sont parfaits.Et comme nous sommes dans une production française de qualité, les seconds rôles sont au diapason. Aurélia Petit et Stéphane Bissot sont incroyables de justesse dans les compositions pas évidentes des mères des deux amoureux. Un peu plus sur le blog
La réalisatrice Julie Lopes Curval coécrit un scénario, avec la fidèle Sophie Hiet, somme toute assez banal. Tout en abordant le sujet d'une façon différente "Le beau monde" n'est pas sans rappeler le récent et très beau film de Lucas Belvaux "Pas son genre".Les dialogues, trop convenus, atténuent l'intérêt du film qui ne prend pas véritablement son envol, et ne laisse augurer en rien, une moindre surprise. Une certaine Agnès, issue de la grande bourgeoisie, très vaguement décrite, comme travaillant dans la mode tend à la main à Alice, une jeune fille issue de la classe ouvrière, très douée pour le travail de la laine interprétée avec conviction par Ana Girardot.La rencontre entre Antoine, le fils d'Agnès, un rien gâté et intraitable, dont le rôle est tenu par Bastien Bouillon, et la jeune Alice manque cruellement d'épaisseur. Le fils trouvera dans la famille d'Alice matière à développer son talent de photographe. Alice cherchera avec une volonté délibérée, à monter les marches pour accéder à la prétendue supériorité d'une classe sociale plus élevée. En découle une histoire d'amour sans tendresse.Le travail acharné et indispensable pour arriver à se démarquer, pour trouver sa place, pour laisser éclater son talent, que la jeune Alice déploiera sans faiblir, reste la partie la plus intéressante du film. La réalisatrice ne fait que survoler ce combat permanent pour s'enliser dans une histoire banale et une fin attendue.