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Charlotte28
207 abonnés
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4,0
Publiée le 4 décembre 2022
Un très beau drame qui réussit à combiner divers genres et thèmes de manière équilibrée puisque ce récit historique mêle intrigues politiques, tonalité épique, réflexions religieuses et quête rédemptrice au sein d'une nature magnifiée tant par l'irisation visuelle que par le thème musical onirique. Porté par Jérémy Irons à l'austère prestance, Robert de Niro à la virilité sensible et Liam Neeson à la douce spiritualité cet éloge de la tolérance cultuelle et de la conformité à soi évite le didactisme redouté en s'appuyant sur l'expressivité des images et des silences. N'inspirant que peu d'empathie pour les protagonistes, le récit distille cependant une émotion diffuse et une certaine fascination. Un hymne justement récompensé!
Un film grandiose qui n'a aucun défaut. La mise en scène de Jeff est ample et épique. Les images sont d'une beauté rare (oscar de la meilleure photographie) , particulièrement celles de la jungle. Le scénario est très beau et l'interprétation est parfaite. Robert de Niro et Jeremy Irons sont au top de leur art. Et que dire de la musique envoûtante d'Ennio Morricone qui ajoute une dimension supplémentaire au caractère épique de ce film. C'est à la fois un film historique, dramatique et aussi un film d'aventures. Il traite de la foi, du colonialisme et dénonce le génocide des indiens guarani. Un très grand film à voir et revoir sans modération.
Palme d'or au festival de Cannes en 1986, le deuxième long-métrage de Roland Joffé retrace l’épopée des communautés jésuites installées en Amérique du Sud au cours du XVIIIème siècle. Les enjeux de la colonisation et de l'évangélisation sont décrits à travers la destinée de deux personnages captivants (magistralement interprétés par Jeremy Irons et Robert De Niro). Mais, c’est également grâce à une photographie extrêmement soignée, accompagnée d’une musique composée par Ennio Morricone, que le spectateur s’immerge totalement dans ces décors naturels version XXL. L’atmosphère devient hypnotisante. Bref, une grande aventure humaine avec en toile de fond les recoins les plus sombres de l’impérialisme.
Oups à priori un film pas du tout fait pour moi ( la religion ....je suis athée) et pourtant que de beaux paysages et d'acteurs et démotions bercés par une somptueuse musique qui vous ennive bien après la fin du film. Un vrais bijoux ce film .
Énorme dépaysement que de voir ce film, tant par les paysages idylliques que la population autochtone, mais aussi les jésuites. Très justement interprété, c'est un film qui permet d'illustrer la rédemption et l'ouverture d'esprit dans un premier temps, mais aussi les conséquences horribles de la soif de pouvoir des hommes. La bande son accompagne très bien les séquences. Une touche d'espoir à la fin avec les enfants ?
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5,0
Publiée le 23 juin 2021
Le film de Roland Joffé n'était pas populaire dans mon pays lors de sa sortie car les films de ce genre étaient censurés. Le contenu du film bien qu'historique s'applique parfaitement aux temps modernes. La lutte universelle de deux esprits celui de la force et celui de l'amour a toujours été perceptible partout et à tout moment. Voyons brièvement l'essentiel du contenu les Jésuites construisent une mission au cœur d'une jungle en Amérique du Sud ils comprennent le cœur de l'Évangile aimer sans chercher de récompense. Pourtant la politique des conquérants Espagnols et Portugais intervient et détruit la mission. Jeremy Irons dans le rôle du jésuite dévoué qui dirige la mission et Robert De Niro dans un rôle surprenant de trafiquant d'esclaves tueur devenu prêtre repenti sont tous deux excellents dans leurs rôles principaux. Il était également intéressant de voir un jeune Liam Neeson. Pour certains l'histoire peut être un peu lente mais je l'ai trouvée très intéressante. Après plusieurs visionnages j'ai commencé à apprécier pleinement la musique luxuriante d'Ennio Morricone. C'est tout simplement l'un des films les plus beaux et les plus classes que j'ai vus et je vous le recommande vivement. Cette histoire présentée ici de manière condensée mais développée est si forte qu'elle amène à des réflexions...
On est soufflé par l'intensité dramatique de ce film, la beauté des paysages, la puissance de la musique, les prestations habitées de Robert De Niro et Jeremy Irons et révoltés par cette histoire et la bestialité des colons. Un chef d'œuvre.
Ce chef d’œuvre de Joffé m'a bouleversé et trente ans plus tard, je m'en souviens encore. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un grand film. L'histoire, le décor amazonien, le jeu des acteurs, la mise en scène, les dialogues et la musique, tout est parfait. En ce qui concerne l'histoire, la bêtise et la cruauté des hommes face à ces indigènes sans défense apparaît comme tellement insupportables que l'on sort de la salle révolté par une pareille tragédie.
En 1750, le prêtre Gabriel évangélise les peuples indiens d’Amérique du Sud en créant des missions jésuites. Il leur permet, au-delà de l’accession à la foi, de gagner leur liberté. En les convertissant, il en fait des êtres dotés d’une âme et leur permet de sortir de leur statut de sauvages que l’on peut faire travailler et vendre comme des bêtes de somme. Toutes ces actions menées aux quatre coins du globe seront salués par les intellectuels de l’époque, Montesquieu, Voltaire, Diderot. Les penseurs des Lumières salueront même cet élan égalitaire, forme de communisme théocratique ; eux qui pouvaient être si anticléricaux. L’Histoire retiendra, et c’est ce que Roland Joffé va montrer dans ce film, que l’Eglise va lâcher ces missions jésuites sous la pression du pouvoir portugais et espagnols porté par des désirs expansionnistes qui nécessite de la main d’œuvre gratuite. Et laisser les Guaranis au rang de sauvages permet de continuer leur exploitation en tant qu’esclaves. Le Pape sera complice du démantèlement de ces missions afin de conserver un ersatz de pouvoir dans les cours d’Europe même si cette expérience était bénéfique et chrétienne. Aidé au scénario par Robert Bolt (« Docteur Jivago » ; « Laurence d’Arabie » ; « La fille de Ryan » ;…), Roland Joffé livre donc un film éminemment politique et une réflexion sur le pouvoir, la violence, la tolérance et la rédemption. Le message humaniste et pacifiste est donc fort. On peut tout de même voir quelques maladresses et défauts dans un film un trop manichéen. Très mécanique, il révèle une réalité simplifiée et parfois simpliste. Soutenir aveuglement l'image des « missions », protectorat certes, mais religieux où la culture du gentil sauvage est doucement effacée par la foi occidentale. Auréolé de Palme d’Or, celle-ci est à classer dans les Palmes sans aspérité, académique, car porté par une volonté commerciale affichée. Le choix des chutes d’Iguaza comme lieu de tournage en sont aussi un des révélateurs ; elles permettent malgré tout une photographie qui restera longtemps imprégnée sur nos rétines. La beauté des images donc, mais aussi l’interprétation de deux très grands acteurs (Irons et De Niro) permettront aussi deux scènes d’anthologie, le final mais aussi la longue marche de Mendoza vers la rédemption. Si la Palme d’Or est contestable et je vous invite à consulter la sélection de la compétition de ce millésime ; comment le regretté Ennio Morricone a-t-il pu être privé de l’Oscar de la bande originale ? Ses compositions sont tout bonnement magiques, nous transportent et nous émeuvent de bout en bout. Un film à voir, les faiblesses seront gommées par l’interprétation, la musique et la photographie. tout-un-cinema.blogspot.com
« Mission » est un film monumental, qui est malheureusement tombé dans l'oubli et je me demande bien pourquoi. Sorti sur les écrans en 1986, sous la direction de Roland Joffé (« La déchirure », « Forgiven ») cette grande œuvre humaine et humaniste possède pourtant tous les atouts pour rester au Panthéon du 7ème Art. Le scénario nous raconte le rôle important qu'ont joué les Jésuites lors de la colonisation de l'Amérique du Sud par les Portugais et les Espagnols. C'est dans une de leur mission, reculée au fin fond de la jungle, que se déroule l'histoire particulièrement riche et touchante. On s'y mêle avec bonheur à la population indigène qui surprend par sa simplicité et sa bienveillance naturelle... malheureusement, l'être humain étant ce qu'il est, les ennuis ne tardent pas à arriver sous la forme de trafiquants d'esclaves, soutenus par l'armée et les états colonisateurs. Côté technique, les paysages sont d'une exceptionnelle beauté et on ne peut que s'émerveiller devant cette nature sauvage, encore peu abîmée par la main de l'homme. Les acteurs sont à l'unisson et font tous preuve d'une grande profondeur dans la manière d'appréhender leur personnage. Pour parachever le tout, l'ensemble est parfaitement mis en valeur par la musique d'Ennio Morricone, qui fait une nouvelle fois merveille. La palme d'or qui a été décernée à ce chef-d’œuvre intemporel me semble donc totalement méritée, même si je dois reconnaître qu'elle n'a pas fait l'unanimité à l'époque.
Le début d'une colonisation Britannique sur une terre, l'Amérique du Sud, la religion contre la guerre des colonisateurs avec au milieu un homme dont le repentit le mènera vers une quête pour le bien de son âme, aidé par un prêtre Jésuite. De Niro et Irons sont vraiment fantastique dans se film. A voir absolument mais pas sans s’être informé de la religion et de la royauté à cette époque dans cette partie du monde.
Un peu comme si ces magnifiques paysages avaient manger l'histoire. Ou figer les péripéties. "Mission" est film contemplatif mais donc le caractère historique semble perdu justement dans le décor. Les acteurs sont impeccables mais on vibre pas tant que ça.
Palme d'or en 86, 'Mission' n'a plus vraiment l'air d'un chef d'œuvre 35 ans plus tard, même si les thèmes qu'il aborde - protection des peuples indigènes ou résistance à la hiérarchie ecclésiastique entre autres - sont toujours d'actualité. On passe tout de même un bon moment devant cette tragédie humaniste et ses beaux décors naturels.