La rédemption d'un homme qui va aider ceux qu'il avait auparavant opprimé, sur fond de colonialisme et d'esclavagisme avec une église complice. Le thème est dur, suscite l'indignation d'une telle bêtise humaine, d'autant plus qu'aujourd'hui encore il est toujours d'actualité. Et pour autant le film ne m'a pas bouleversé autant qu'il aurait du, de par sa réalisation trop plate et de ses lenteurs probablement, il suscite peu d'émotion .. Malgré tout, les acteurs, la musique sont au rendez-vous. 3/5
The Mission ne désigne pas La Mission au sens où il y a une mission à remplir mais bien La Mission avec son Missionnaire et ses "Brebis". Ce film met en scène l’évangélisation des tribus indienne du sud de l’Amérique du sud par les Jésuites. Ces derniers vont être forcés à partir pour laisser la place aux Portugais et Espagnols. La musique de Morricone est un des éléments forts de ce film: elle est simple, entraînante et d'un caractère presque religieux. Et on a aussi le contraste Irons-De Niro, tous deux Jésuites à un moment, mais De Niro ne va hésiter une seconde à se défroquer pour reprendre les armes comme quand il était mercenaire et marchands d'esclaves. Lui qui tuait les Indiens va maintenant prendre les armes contre ceux qui l'embauchaient auparavant. Ce film est triste: ce n'est pas L'Amour qui gagne qui à la fin mais bien les Hommes qui ont bâti ce monde leur image. Un beau film.
Le film de Roland Joffé, sa musique iconique, n'est pas tant une ode à la conquête d'un monde, qu'une ode au paradis perdu. C'était du temps où Robert de Niro était encore un grand acteur, où il embrassait le monde pour mieux le comprendre, et où il éprouvait sa rédemption en comprenant que l'abandon est tout aussi vain que la lutte. Magique !
Film historique qui n'arrive pas a s'emballer car il ne s’émancipe pas. Un manque criant de fougue et de rebondissements. La pellicule et la bande son sont superbes. C'est mieux qu'Aguirre, mais loin d'Apocalypto.
En 1758, le cardinal Altamirano écrit son rapport au pape sur les missions des jésuites en Amérique du sud. Ce courrier nous fait vivre une rétrospective de ce qu'il a appris durant ces derniers mois. Plusieurs sujets sont traités dans cette réalisation: la capture des indiens par le mercenaire Mendoza ( Robert De Niro ) pour en faire des esclaves, l'éducation des indiens qui commence par la musique, la rédemption de Mendoza souffrant le martyr pour se faire accepter, le partage des territoires colonisés entre l'Espagne et le Portugal, la force de persuasion de la religion, l'affrontement des indiens défendant leur territoire. Cette fresque magistral, nous fait découvrir une nature époustouflante, faite de cascades plongeant dans des fleuves interminables , d'une jungle luxuriante à la beauté d'un jardin d'éden. Robert De Niro et Jérémy Irons le fer de lance de cette production, rendent crédible ce fait historique par leur grande qualité d'acteur. Une aventure impressionnante embellie par la participation de Monsieur Ennio Morricone, qui nous livre une ici superbe partition musicale. A VOIR ET A REVOIR;
Un film magistral. Une photo exceptionnelle, une musique inoubliable, des personnages tous parfaits et surtout une histoire d'une force et d'une profondeur rares, où les forces du mal, de la vilennie et du mensonge dominent les hommes de bonne volonté. Autre époque certes, mais tellement actuelle dans les problèmes que rencontrent ceux qui portent un message et une volonté de paix. Mais les puissants d'hier - Espagne et Portugal dans ce film - n'ont plus la moindre influence aujourd'hui. Prémonitoire ? Probablement ...
Pour moi ce film est un chef d’œuvre. J’ai la chance de le revoir sur grand écran, et je suis émerveillé par le film de Joffe. Cette œuvre est remarquablement interprété, avec des images magnifiques accompagnées de la musique d’Ennio Morricone. L’histoire tragique des missions jésuites du Pays Guarani, après la signature du traité de Tordesillas partageant l’Amérique du Sud entre portugais et espagnols nous est contée de manière émouvante par le metteur en scène. J’aime la réflexion sur le thème de la rédemption, et la dimension spirituelle de cet opus. Et que dire du jeu des jésuites, Jeremy IRONS et Robert DE NIRO, remarquablement justes et humains. N’oublions pas de décerner une mention spéciale aux chutes d’Iguacù, infiniment spectaculaires.
Belle surprise. Musique d'ennio morricone inoubliable accompagnant les images somptueuses de forêt amazonienne. De Niro beau comme un dieu qui joue comme un dieu. Grand fresque bref du grand cinéma à la Lawrence d'Arabie qui fait du bien de temps en temps.
Visuellement c’est assez grandiose, la BO D’Ennio Morricone est très belle et le casting a de la gueule. Sinon, c’est très classique et prévisible. L’idéalisation du rôle des prêtres est un peu gênante, même si on comprend bien qu’ils représentent un moindre mal. De manière générale, j’ai trouvé le film très ancré dans le tiers-mondisme un peu naïf des années 80, avec son manichéisme et sa fascination pour les visages d’enfants.
Un très beau film sur la place des missions jésuites lors de la colonisation de l'Amérique du Sud par les Espagnols et les Portugais. Le but de ces missions était avant tout de donner une éducation, une formation, du travail, un soin médical et spirituel à ces peuples indiens. En bref, de les aider à se développer et devenir maitre de leur pays, de sortir de la misère en apprenant à exploiter leur richesse. Mais ce plan dérangeait terriblement les autorités portugaises et espagnoles qui convoitaient ces biens et traitaient volontiers les indiens en esclaves. Ces pouvoirs publics ont préféré sacrifier les missions en se servant au passage de quelques hommes d'église corrompus ou trop lâches pour s'opposer à leur volonté. Le duo Robert De Niro / Jeremy Irons est excellent. Certaines scènes sont dures et réalistes donnant du crédit aux affrontements sur fond de religion. De super paysages, de beaux costumes et de belles émotions. Quant à la musique, elle fait désormais partie du patrimoine cinématographique. Un film à ne pas oublier.
Quelle est la pensée qui gouverne le monde; la cruauté ? La religion ? La foi ? L'amour ? Le profit ? Ce film tente par le biais de son histoire de répondre à la question, mais sans en donner une conclusion unique. En bref, Mission est inspiré de l'histoire vraie de l'ordre des jésuites, qui avaient pour tâche au XVIII ème siècle de créer des "missions" dans les Amériques et apporter la parole de Dieu au sein des tribus primitives, dans un climat de conflit politique, religieux et économique où l'Espagne et le Portugal se disputent des parcelles du "Nouveau Monde" et où l'esclavagisme était monnaie courante. Mais ce film fait bien plus que narrer la dite histoire, il lui donne une portée, un sens et de l'émotion. Jeremy Irons est excellent, tout comme la ribambelle de seconds rôles dont on a pu reconnaître Liam Neeson pas encore au devant de la scène mais tout de même bon, et sans compter sur le magistral Robert de Niro, qui campe un ancien mercenaire reconverti en jésuite, un rôle peu commun pour ce géant du cinéma où on le voit en prise avec la violence, la culpabilité, puis la pénitence et la rédemption. Les images magnifiques déferlent dans ce long métrage, les chutes d'Iguazù, les forêts denses et primitives, le tout accompagnées par la B.O. intense et sublime signée Ennio Morricone. L'histoire est narrée avec brio, mais c'est le sens qui importe le plus : par le biais de cette chronique cinématographique sur cette période historique qui dura à peu près 150 ans, l'oeuvre apporte une réflexion sur la foi, et comment la foi et l'amour peuvent être plus forts en symbiose que la foi et l'église, et comment la dite église peut être en contradiction avec les principes de la foi. De même le film symbolise les limites de la foi, les mystères de l'âme humaine, et la cruauté et la barbarie de l'être humain, et comment cette barbarie rejoint l'église qui elle s'éloigne donc de la foi. Cette pensée est à son paroxysme à la toute fin du film : spoiler: Après le massacre des Guaranis, les hommes, les femmes et les enfants par les espagnols, que ce soit au nom de Dieu, du Portugal, de l'Espagne, ou du commerce ou je ne sais quoi, le cardinal Altamirano dit ceci : Le monde n'est pas ainsi, il est tel que nous le bâtissons
Un film à voir absolument, ou à revoir; une bouffée d'air frais au milieu des œuvres sans âme et sans émotion qui voient le jour depuis quelques années.
Mission est un très beau film de Roland Joffé. L'histoire est très belle. Les deux personnages principaux sont fascinants. Ce film est un bel hommage au Jésuitisme en Amérique du Sud. L'histoire est très riche, mêlant l'émotionnel, le religieux et le géopolitique. Sur le plan historique, ce film m'avait l'air réaliste, ou du moins extrêmement intéressant. Les deux acteurs principaux (Jeremy Irons et Robert de Niro) sont excellents. À noter également Liam Neeson à ses débuts. La composition d'Ennio Morricone est très belle. Les décors sont très beaux. Un film très réussi.
Palme d'or de Cannes 1986, ça n'est pas rien. Ce genre de film primé se rapproche bien souvent d'une certaine catégorie de cinéma d'auteur. The Mission est doté d'un message porteur dans le sillage du christianisme. Deux hommes radicalement différents se lancent un périlleux défit: sauver une tribu amérindienne du massacre occidental. Un frère jésuite aux nobles ambitions (Jeremy Irons dans une interprétation engagée) et un ex-mercenaire sur le chemin de la repentance (Robert De Niro,sanguin et mystérieux). On comprends que même la plus sincère des volontés ne suffirait pas à éviter la colonisations de ces terres. Le duo fait des étincelles. Sur lui repose d’ailleurs une bonne partie de la palme d'or. On attribuera le reste aux paysages somptueux, à la réalisation précise, et à la BO explosive d'Ennio Morricone. Du bon cinéma d'aventure. 4/5