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TCovert
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4,5
Publiée le 25 juillet 2010
Une femme disparaît me semble être un avant goût de La Mort Aux Trousses. Non pas que les deux films soient très similaires mais parce que Une femme disparaît contient déjà un savant mélange de suspense, d’action, de romance et d’humour comme son illustre descendant. L’humour a une place prépondérante dans ce long métrage, on pourrait même être surpris par les premières 20 minutes, aucune trace de suspense, on pense à une comédie en huit-clos. Apparaît alors le personnage joué par Michael Redgrave (que je ne connaissais pas avant ce film) faisant penser à un croisement entre Errol Flynn et Cary Grant, Redgrave est parfait dans le rôle et il a en face de lui Margaret Lockwood(elle aussi peu connue), impeccable aussi. La maîtrise de Hithcock est bien présente, il parvient à nous faire passer 45 min dans un train sans une minute pour souffler et nous montre une nouvelle fois qu’il est aussi à l’aise dans des séquences plus humoristiques. Vraiment, Une femme disparaît est un bon film du maître.
Ce film a 70 ans... Non mais sérieux quoi. C'est impressionant, y a pas d'autres mots je crois. Hitchock était vraiment (à mon sens) très très en avance sur son temps, avec vraiment un sens de la mise en scène, du rythme (le climax médian est vraiment bon !), etc... Il arrive à mêler humour et intrigue policière, il nous tient en haleine pendant toute la partie huis-clos, et le scénario, à la base très simple, est vraiment très intéressant.
Alors pourquoi pas les quatre étoiles ? Tout simplement car le début est un peu décevant, mais ce n'est rien comparé aux dix dernières minutes qui sont un peu ratées à mon sens.
Petite comédie policière très bien troussée à la fin de la période anglaise d’Hitchcock. Il règne dans ce film une bonne humeur communicative particulièrement dans le prélude à l’hôtel où un joyeux chari-vari s’instaure entre les différents clients. Vraiment on prend plaisir à suivre cette histoire abracadantesque d’enlèvement d’une mamie espionne dans un train. On n’y croit pas un instant mais le propos est ailleurs. Michael Redgrave est parfait en jeune gentleman volant au secours de la pauvre fiancée partant rejoindre son futur époux et qui constate la disparition de la vieille dame.
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4,0
Publiée le 20 février 2020
Petit chef d'oeuvre de Sir Hitchcock par l'ampleur qu'y prend l'intrigue dans l'espace limitè d'un wagon de chemin de fer! En effet, "The Lady Vanishes", donc l'action se dèroule entièrement dans un train, ne manque pas d'atouts! Le roi du suspense y affirme sa maîtrise dans la conduite du rècit en nous montrant, dans un pays imaginaire qui ressemble à l'Allemagne (la menace nazie et l'imminence de la guerre sont bien là), un petit groupe de touristes attachant : une jeune hèritière, une vielle femme et un musicologue! Une mystèrieuse disparition et voilà comment Hitchcock nous embarque dans une oeuvre exemplaire qui ne manque ni d'humour ni de rebondissements! Margaret Lockwood & Michael Redgrave forment un duo irrèsistible face à Dame May Whitty, une disparue pour le plaisir des cinèphiles...
Un des mes Hitchcock préférés! Rarement un film aura aussi bien conjugué humour et suspense le tout sur un rythme effréné avec suffisamment de rebondissements pour que cela ne devienne jamais lassant. Vous ajoutez à cela une galerie de personnages haute-en-couleur, et le film est carrément jubilatoire. Sans parler, que les acteurs sont excellents : le couple Margaret Lockwood-Michael Redgrave fonctionne à merveille et celui irrésistible formé par Naunton Wayne et Basil Radford peine à nous faire garder notre sérieux. Bien sûr certain rebondissements sont prévisibles mais le film est à ce point tellement plaisant qu'on l'oublie très facilement. Le meilleur film de la période anglaise de Hitchcock après "Les 39 Marches".
un excellent polar sur un échange de personnalité dans un huis-clos confondant, l'intensité montant étrangement au fur et à mesure jusqu'au climax (la scène du coffre bien sûr); les scènes de nuit étant de + extrêmement abouties.
Une femme disparaît est un très bon film policier.Le scénario est très bien construit et d'une grande précision.La mise en scène témoigne du génie d'hitchcock qui réussit a mélanger humour et action avec habilité.Le film est bien filmé.Le début du film est assez lent et sert a implanter les personnages mais a partir de la disparition de miss froy,le rythme est plus élevé et le suspense est présent jusqu'à la conclusion du film.Les acteurs jouent bien et les dialogues sont omniprésents avec un humour qui se moque du caractère britannique.Une femme disparaît est donc très divertissant avec des dévellopements d'intrigues constants et de nombreux rebondissements qui font penser a un livre d'Aghata Christie.
Le film est efficace, troublant et intrigant quand il reste dans le registre du mystérieux à la limite du fantastique, mais dès que l'espionnage pointe le bout de son nez, le film devient moins passionnant. Il reste divertissant grâce aux acteurs qui nous font souvent passer du suspens aux rires.
Le fait de savoir que ce film est l’une des premières réalisations américaines d’Hitchcock avant son premier succès lié à L’INCONNU DU NORD-EXPRESS a de quoi suscité la curiosité. On en vient rapidement à la conclusion qu’en 1952 celui qu'on appellera plus tard "le maitre du suspense" ne maitrisait pas encore le suspense. En effet, tous les rebondissements, de l'identification des méchants à la petite blague finale sur le match, sont devinables longtemps avant. Seul l’humour de son scénario est intéressant.
un film jubilatoire aux dialogues ciselés qui se moquent délicieusement des anglais. Un petit bijou de film avec des acteurs remarquables et attachants. Les personnages sont merveilleusement croqués et la version française est excellente. Cette version est bien meilleur que celle de 1978 grâce à une mise en scène virtuose. Un dex meilleurs hitchkock!
Après un départ assez flou, le suspens hitchcockien s’installe enfin pour 1h30 de film. Même si la scène de fusillade à la fin fait plutôt rire, le film est au niveau technique irréprochable. Les acteurs sont convaincants avec en particulier Margaret Lockwood qui donne tout le charme du film.
S'il est vrai qu'on peut avoir un peu de mal à être captivé par une introduction un peu poussive, on est rapidement rassuré par le véritable niveau du film : car voila un huit-clos d'une rare ingénuosité, ou l'on sent toute la maitrise du cinéaste pour créer un climat original, balancant systématiquement entre humour noir et suspense. SI bien qu'on est en définitive captivé par ce récit au demeurant plutot classique, mais d'une très grande vivacité et que la forme rend réellement intéressant captivant. De plus, chez Hitchcock, c'est la manière dont il surprend le spectateur qui est également jubilatoire, tant il a ce don de faire apparaitre l'humour au moment ou on s'y attend le moins, et ce avec un tel talent que cela semble toujours tomber à pic. On pourra alors regetter vingt dernières minutes un peu longuettes, et nettement moins prenantes, mais il n'en demeure pas moins que ce film a bien des atouts pour nous séduire et qu'au final, on est tout de même assez enchanté par l'ensemble. Epatant.
"Une Femme disparaît" est l'un des chefs-d'œuvre de la période anglaise d'Hitchcock. L'une de ses nombreuses qualités est de parvenir au parfait dosage entre la gravité du propos et son traitement très léger et second degrés. Hitchcock a fait beaucoup plus de films politiques qu'on le croit et "Une Femme disparaît" en est la preuve. Datant de 1939, il est sans aucun doute possible un film antinazi par le biais duquel le réalisateur veut faire comprendre aux anglais qu'ils ne peuvent pas et ne doivent pas tenter de parlementer avec Hitler. On peut même aller plus loin en disant qu'il défend l'idée d'une entrée en guerre contre l'Allemagne. Ainsi, à l'avocat anglais qui se déclare pacifiste, on réplique que les premiers chrétiens l'étaient aussi. Et celui-ci est présenté durant tout le film comme un lâche qui donc refuse le combat mais également de divorcer pour épouser sa maîtresse avec qui il est alors en voyage de peur du scandale et des retombées négatives sur sa carrière. On retrouve également ici un motif récurrent des films du maître du suspense, à savoir qu'il ne faut jamais se fier aux apparences. Entre une religieuse qui portent des talons hauts, une gentille gouvernante qui est une espionne et un italien à l'air un peu idiot qui est en fait un grand magicien, personne n'est se qu'il prétend être. Mais comme dit plus haut, "Une Femme disparaît" est dans sa forme très léger et drôle. On pense bien sur aux deux anglais qui, alors que l'Europe est au bord de la guerre, ne pensent qu'à rentrer à tant pour assister à un match de cricket mais qui jouent de malchance et sont notamment obligés, à l'hôtel, de partager une chambre, un bout de fromage en guise de dîner et même un pyjama ! On est alors proche du genre burlesque. Mais on retient également les échanges délicieux entre Margaret Lockwood et Michael Redgrave, impeccables. "Une Femme disparaît" est donc au final un film hautement politique caché derrière l'image d'un brillant jeu de piste dans lequel les intérêts des personnages ne cessent d'interférer.