Connu pour son humour outrancier et ses blagues salaces non-stop, le comique Seth MacFarlane, fort du succès avec son premier long-métrage, l'hilarant "Ted", renouvelle l'expérience et passe pour la deuxième fois derrière la caméra pour réalisé "Albert à l'ouest", un western absolument et totalement déjanté. Albert un éleveur de moutons vient de perdre sa petite amie à cause de sa couardise. Avec l'aide d'une inconnue sortie de nulle part, Albert s'entraîne pour devenir un pro de la gâchette. Mais en tombant amoureux de cette femme, il commet l'irréparable pour son mari, qui est l'homme le plus redouté du far west. Lorsqu'un projet plaît à Seth MacFarlane, il faut dire qu'il y passe du temps, producteur, scénariste, réalisateur et acteur, l'auteur "d'American Dad" est sur tout les fronts pour peaufiner sa petite parodie : autant dire que l'on a au résultat une production 100% MacFarlane. Humour bien gras, blagues salaces, vannes de mauvais goûts, passages absurdes, séquences gores et personnages loufoques sont bien évidemment au menu pour cette parodie drôle qui frôle parfois les limites. L'intrigue réemploie habilement les codes propres au western, à savoir bastons dans les saloons, revanches sanglantes, duel, peaux-rouges survoltés, alcool et bordel ! "Albert à l'ouest" (ne vous fiez pas au titre, ridiculisé par la traduction française) multiplie les références, les gags, chaque scène permet d'en rajouter davantage, et les caméos, dont deux sont tout simplement jouissifs. A la réalisation, MacFarlane voit les choses en grand et s'accompagne de décors, de costumes et d'accessoires réussis qui ancrent parfaitement le film dans son contexte, le tout sublimé par de somptueux paysages de l'ouest américain. Cette aventure au far west bénéficie d'un casting de haute volée qui prend plaisir à se ridiculiser : Seth MacFarlane, Charlize Theron, Giovanni Ribsi et Liam Neeson sont proclamés rois de l'autodérision. Malgré quelques blagues pipi-cacas dispensables, "Albert à l'ouest" est une comédie désopilante qui toutefois mériterait à se prendre encore moins au sérieux.