Le principal atout de Hippocrate : son réalisateur, Thoma Lilti, sait de quoi il parle. Sa mise en scène est sans surenchère, trop effacée parfois, mais la direction d'acteurs se révèle précise et efficace. Tous les passages obligés du film hospitalier y figurent : l'erreur médicale, le manque de moyens, le souci de rentabilité, les conflits entre les services, les rapports avec les familles des patients, les questions de fin de vie, les fêtes internes délirantes pour décompresser ... De ce point de vue, Hippocrate n'est sans doute pas d'une originalité folle mais il sonne juste avec des dialogues percutants et un rythme qui ne faiblit pas avec un scénario parfaitement écrit.
entre compassion et révolte devant ce film où de grandes libertés pour ne pas dire un manque de déontologie avec des médecins voyous, qui se couvrent mutuellement. Absence de morale, seul le médecin interprété par Reda Kaleb fait preuve de vrai humanisme, mais jusqu'au chef de service, le cynisme fait jeu égal avec l'arrogance. Ai juste eu du mal à tenir jusqu'au bout.
Désolé de ne pas partager cette enthousiasme devant ce film . La faute ne vient pas des comédiens tous très à leur places mais de la manière dont le sujet est traité. Pour apprécier ce film il ne faut je pense n avoir jamais eu affaire au système hospitalier français. Non les médecins en vrai ne parlent pas comme ça et ne se comportent pas comme ça non plus . Le réalisateur a voulu visiblement idéaliser son ancien métier qui est déjà effectivement trop décrié et pas seulement pour de bonnes raisons. Non désolé je ne peux pas aimer un film aussi manipulateur.
Un film original, nuancé, bien interprêté... Bref, on passe un bon moment à suivre ce quotidien d'un jeune interne qui marche dans les traces de son père...
"Hippocrate", pour une nouvelle comédie dramatique sur l'hôpital, étonne autant qu'elle charme. Thomas Lilti, après "Mariage à Mendoza" et "Télé Gaucho", impressionne une énième fois de par son savoir-faire en montrant l'injuste dureté du métier de docteur, et nous interroge sur la capacité de ces fameux "nouveaux aides-soignants" à endurer la triste réalité et espèrent tous, ainsi, ne pas tomber dans la décrépitude et dans l'oubli, chose pas si rare dans cette fonction. Mais pourquoi, avec un casting aussi exemplaire, en passant du prometteur Lacoste ou le génial Kateb, Lilti tombe dans des "délires" de mise en scène (pourquoi montrer une mise à la poubelle de déchets, à quoi bon?) et provoque une certaine tension à cause d'une B.O mortifère désagréable, qui rend l'ambiance lourde et les personnages peu attachants. On en ressort étouffé par ce type d'atmosphère, mais tout de même heureux. Un bon film.
Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et j'ai beaucoup apprécié on peut voir à peu près l'ambiance dans les hôpitaux, j'ai trouvé l'histoire très original cela change beaucoup ...à voir !
"Hippocrate" est une vraie belle surprise, car même si le message d'alerte est on ne peut plus clair, il est aussi parfaitement convaincant. Reda Kateb est LA révélation de ce film humain, drôle et touchant.
Un tour dans les coulisses de la dureté du monde hospitalier, la vie des médecins, leurs dilemmes, leur erreurs, et leur fidélité au serment d'Hippocrate.
La révélation de ce film, c'est Reda Kateb. Cet acteur longtemps stigmatisé dans des rôles de mauvaise personne avec son visage effrayant, est dans ce film méconnaissable et géant.
On aime aussi Vincent Lacoste qui quitte petit à petit ses rôles d'adolescent. Vu dernièrement avec "Jacky au Royaume des filles" de Riad Satouf où il excellait en jeune adulte (pas sérieux du tout) amoureux de Charlotte Gainsbourg( peut être même son meilleur rôle), on le voit avec Hippocrate en jeune médecin. Mais ici il garde un peu l'air pas très sérieux, c'est dommage puisque c'était le premier rôle sérieux de sa (jeune) carrière. Il se doit être sérieux, la jeunesse a une fin.
Une histoire dure pour faire un film dure, c'est réussi, tout ça grâce aux multiples acteurs très bons, au scénario signé "un ancien médecin" et la réalisation de Thomas Lilti qui a du rythme.
Rare sont les films sérieux se déroulant à l'hôpital. Hippocrate en est un, un très bon. Le meilleur dans son genre.
Très bon film dramatique réalisé par un ancien médecin. Il montre la réalité d'un hôpital et c'est dur, émouvant et poignant. Les deux acteurs qui jouent les deux internes sont formidables. On se rend bien compte de l'extrême dureté du métier.
Des dédales de couloirs souterrains qui n'en finissent pas, pour finalement déboucher sur un endroit : l'hôpital. Lieu où la vie prend forme, où la mort prend place. Les fantômes se mélangent alors à tous ces individus en blouse blanche, courant dans tous les sens pour sauver leur prochain. Benjamin, comme nous, débarque dans un lieu qui ne ressemble à aucun autre. Six mois, c'est le temps qu'il a à passer ici pour accomplir son stage d'interne.
Médecin, métier le plus difficile au monde. Juste et jamais dans la caricature, Hippocrate a été réalisé par un homme qui a été médecin lui-même. Les anecdotes, les galères et les nuits blanches, il connaît et nous les retranscrit parfaitement. Tour à tour dénonciateur, humoristique ou tragique, ce dernier a su mettre le doigt sur l'actualité et les problèmes liés au domaine de la santé. Parfaite définition de ce que sont un interne et ses responsabilités, Hippocrate sera une leçon d'humanité pour les uns, d'humilité pour les autres.
Médecin, métier le plus beau au monde. On comprend vite que le plus important et ce qui fait tenir tous ces hommes et ces femmes est la chose suivante : la solidarité. Sans cette valeur, ces anges gardiens ne peuvent avancer. Mais l'hôpital n'est pas seulement synonyme de souffrance et de mort. Litli injecte une dose d'humour et de légèreté à son récit qui nuance Hippocrate et le rend très agréable à regarder. Si Lacoste montre qu'il peut jouer en dehors du secteur de la comédie, c'est bien Reda Kateb qui transcende une nouvelle fois la caméra grâce à un jeu épuré et plein de conviction.
Urgence, Grey's Anatomy, Docteur House, l'hôpital a su entièrement coloniser la télévision depuis ces dernières années. Mais au cinéma, le genre semble plus compliqué. La guerre est déclarée ressemblait plus à un hommage à la vie, tandis que La clinique de l'amour était une pure comédie. Mais avec Hippocrate, la France a désormais sa référence cinématographique en la matière.