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Pierre Augustin
23 abonnés
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4,5
Publiée le 29 juillet 2020
Super film touchant, Les acteurs sont vraiment bons, on est vraiment plongé dans le monde des soignants, d'autant + poignant avec Le confinement et que déjà Le manque de moyens était denoncé
Un film qui nous dépeint la réalité de l hôpital et de la médecine actuelle où l on passe plus de temps à faire de la paperasse qu à soigner. Des hôpitaux ou l on manque de moyen et les concequences gravissimes de ce manque... Des patients en fin de vie que l on réanimé on ne sait pas pourquoi ou que l on tente de soi disant améliorér juste pour qu il libéré un lit et change de service au prix d horrible souffrances inutiles. Pour moi ancien infirmier, ce film m à plus fait penser à un documentaire qu à une fiction, tant il m à rappelé les raisons qui m ont fait quitter ce métier. Il est toutefois dommage que le film présente de nombreuses longueurs
Enfin! Voilà des jours que j’enchaîne des films au mieux moyens et sinon à chaque fois pas terrible. Ce film est un oasis au milieu de mon désert. Le film traite un sujet très délicat de manière quasi parfaite et essaie de refléter, parfois de manière moins bien réussie, les problèmes hospitaliers. Ces propos sont soutenus pas un scénario aux petits oignons, malgré parfois un trop d'information. Les acteurs portent aussi ce film fièrement. Le film ne tombe pas dans la facilité de faire des personnages des héros (le super médecin). Au contraire, on nous montre des gens de tous les jours, avec des maladies parfois bien banal. Une fin, bien que brusque, tout aussi intéressante. Pour certaine personne la fin pourrait paraître désagréable, car elle reste très positive. Bref, des films français comme ça sont rares, je le conseille donc forcément.
Un film qui commence un peu mollement, probablement du fait de l'attitude nonchalante de Vincent Lacoste. On s'attache petit à petit aux personnages et on découvre leurs difficiles conditions de travail, leur relation de confiance et de soutien entre collègues. Vincent Lacoste ne m'a pas vraiment convaincu, avec sa tête, son allure et ses mimiques d'adolescent. En revanche Reda Kateb m'a épaté. lui que je connaissais dans des rôles de banlieusard, de flic ou de bandit, est parfait dans son rôle d'interne étranger. J'ai d'ailleurs découvert que nos hôpitaux comptent bon nombre de médecins étrangers qui sont considérés et payés comme des internes. Ce film dénonce les conditions difficiles de travail du personn hospitalier et c'est réussi car on sent la sincérité des faits, l'absence d'exagération rend l'histoire encore plus touchante.
C'est l'histoire de soignants, de médecins, d'infirmières et d'infirmiers, chacune et chacun vaque à ses occupations comme il peut, et dans cet univers se déroulent des rencontres, des rencontres dramatiques, mais avant tout humaines et intenses. C'est l'histoire de personnes motivées pour aider et soigner, mais qui se retrouvent frustrées et aigries par des manques de moyens, de reconnaissances... C'est dans cet univers que Benjamin, interne de son état, s'efforce d'entrer dans le temple sacré de la médecine, avec difficulté, tiraillé entre sa conscience et la réalité d'une institution. Un film puissant, qui n'est selon moi jamais manichéen, qui dit des choses, les présente, à nous d'observer, de comprendre, de compatir, ou pas ! Un film qui a le mérite de montrer l'univers hospitalier et ses difficultés avec réalisme, tout en gardant ce volet cinématographique utile qui insuffle une touche d'originalité à l'ensemble. Emouvant et perspicace, le film comporte aussi une belle compagnie d'actrices et d'acteurs assez remarquables. Le serment d'Hippocrate oui, ce serment qui est censé assurer une intégrité totale dans le soin, mais quand se présente une réalité institutionnelle et des cas de conscience complexes, que reste t-il de ce serment ? Peut-être l'envie, la seule envie qui vaille : soigner.
Ce film dramatique présente une réelle originalité dans le paysage cinématographique français puisqu’il met en scène pour la première fois un interne en médecine exerçant à l'hôpital public. L’histoire est en partie issu du vécu du réalisateur également médecin. L’oeuvre pose un regard quasi-documentaire sur le monde médical qui contraste avec un bon nombre de films ou séries - principalement américains - où la vie à l'hôpital est souvent embellie et idéalisée. Dans “Hippocrate”, on voit l'hôpital dans son jus, sous toutes ses facettes. Des sous sols mornes où fourmille un univers inconnu du grand public, à la chambre blafarde, tapissée de dessins obscènes, où dort Benjamin lors de ses gardes en passant par la salle de garde des internes, lieu de fêtes et de repas ritualisés, on découvre un hôpital public français comme on ne nous l’avait jamais montré. A travers les pérégrinations de Benjamin, personnage immature et inexpérimenté, nous nous immisçons au coeur de la vie des soignants confrontés quotidiennement à des situations difficiles. Des thèmes médicaux forts sont soulevés, comme celui de l’erreur médicale et de la fin de vie, permettant de mieux comprendre comment les soignants vivent leurs métiers, comment ils interagissent entre eux et avec les patients, quelles sont leurs problématiques, leurs interrogations, leurs prise en charge. De même, les jeux de pouvoir et de hiérarchie au sein de l'hôpital, où tous les acteurs du soins ne sont pas logés à la même enseigne, sont subtilement mis en scène. C’est le cas du personnage d’Abdel, un faisant fonction d’interne Algérien et compagnon d’aventure de Benjamin, compétent mais peu considéré sur un plan administratif. Le contraste est flagrant entre Benjamin, un interne français insouciant et suffisant, issu de la “caste” médicale, et Abdel, un médecin étranger travailleur et solitaire, au statut précaire, victime de la pression sociale et de conditions de vie difficiles. En parallèle, le réalisateur pointe du doigt la dégradation des conditions de travail à l'hôpital, donnant au film une tournure politique. Géré comme une entreprise et affaibli par le manque de moyen et de personnel, l'hôpital maltraite ainsi soignants et patients. Les acteurs de santé à bout de souffle, soumis à un risque d’erreurs médicales et de burnout de plus en plus croissant, ne sont souvent pas entendu par leur hiérarchie. Pire encore ils peuvent écoper de sanctions disciplinaires comme c’est le cas d’Abdel. spoiler: Benjamin, prenant de plein fouet l'âpre réalité du métier, incarne alors la révolte face à ces injustices. Sa réaction renforce l’avènement, au dénouement de l’histoire, d’un mouvement social qui fait écho aux récentes revendications du personnel soignant. A la fois ludique et réaliste, ce film permet ainsi d’aborder de nombreux problèmes de société, d’autant plus actuel dans le contexte de crise sanitaire que nous traversons en ce moment.
Un film sur la vie à l'hôpital de médecins internes grâce au casting: Vincent Lacoste, Jacques Gamblin, Reda Kateb et j'en oublie qui joue simple sans cabotinage, realiste assez convaincant. Un scénario qui touche au drame d'un patient alcoolique mort par une faute professionnelle et qui est maquiller pour éviter un licenciement du fils d'un père médecin pour le protéger, qui ment donc à la femme de la victime. Cruel de savoir que certains médecins puisse mentir sur des erreurs médicaux, pour se sauver, au prix d'une vie. Un drame d'actualité et passionnant, drôle et bouleversant à la fois. Une bonne petite fin sur une bonne action.
Bon film avec une vraie vision de la dure réalité des centres hospitaliers et du personnel médical en général. Ici pas d'actions inutiles, pas de matériel ultra sophistiqué, juste un hôpital et son quotidien, d'ailleurs on a plus l'impression de regarder un reportage par moment. Les acteurs livrent une performance juste, d'ailleurs ici la vraie vedette du film n'est pas Jacques Gamblin que l'on ne voit que rarement pour finir mais plutôt Vincent Lacoste, je vous avouerais d'ailleurs que j'ai eu des doutes sur sa capacité à porter le film sur son dos en le voyant, mais finalement il s'en sort très bien et nous montre à quel point la vie d'interne n'est pas de tout repos et pas toujours rose non plus. Chapeau également à Reda Kateb pour sa magnifique prestation,spoiler: d'ailleurs ses scènes avec la vieille dame sont particulièrement émouvantes.
Emouvant, intéressant et juste, bien que le film n'ait pas vraiment de réel scénario. Le monde de l'hôpital, sans artifices, sans prétention. Film servi par de bons acteurs, qui s'apparente au genre documentaire.
J’ai trouvé ce film passionnant. Il va faire la lumière sur un milieu particulièrement dur qu’est celui de l’internat hospitalier. On va voir toute la pression qui est mise sur les épaules du jeune Benjamin, fraichement sorti de l’école. C’est donc des moments très stressants qui l’attendront. On sera confronté à toutes les difficultés qu’il va rencontrer. Il y aura beaucoup de scènes intenses afin qu’on se rende vraiment compte de ce qu’il ressent. C’est beaucoup basé sur la psychologie des personnages plus que sur le médicale. Comment vont-ils faire face à cet environnement limite hostile. Vincent Lacoste se débrouille parfaitement dans ce rôle. On sent toute sa détresse face à ces événements. Il est vraiment émouvant. Il faut aussi souligner la performance remarquable de Reda Kateb. Ce duo, qui parfois s’aime et parfois se combat, électrise ce drame. Leur rapport est à l’image de ce que subissent les nouveaux arrivant, des moments de tensions, d'autres où tout va bien et surtout où tout va mal. Afin de rajouter une belle dose de réalisme, des infirmières ont été glissées dans le casting.
Un film réaliste sur le quotidien des infirmiers. Reda Kateb est parfait dans son rôle, tout comme Vincent Lacoste. La ligne scénaristique est impeccable et la dynamique est bonne.
Ce film joue sur des effets fabriqués de camera, de point de vue et d'histoire qui tendent à une forme de manichéisme, accentuation du bien et du mal, absurde. D'un côté édulcoré et d'un autre violemment démontré. Même s'il est assez réaliste et peut paraître utile, il manque de subtilité, de profondeur. Une partie de ce qui est montré est souvent même trop cru et plus vulgaire que réaliste, quasi obscène. Ces aspects pour mettre l'accent sur un malaise général en parallèle du reste qui est humain est une vrai mauvaise idée, complètement fabriqués. En gros on prend le spectateur pour un crétin qui va tout voir au premier degré ou autre possible le film est juste conçu sans subtilité aucune ni créativité avec l'idée de délivrer un message. La note de 3 est pour les acteurs qui sont eux crédibles.
Du bon cinéma ! Tout d'abord et en toile de fond, il y a un thème qui concerne tous les français, celui de l'hôpital public qui est en souffrance, coincé entre les impératifs de gestion, la restriction des moyens et la demande croissante de santé de la part de la population, l'hôpital avec ses équipes soignantes, surchargées mais le plus souvent solidaires. Et pour appuyer le message la mise en scène d'un jeune interne, qui plus est, fils du chef de service, peu sûr de lui et de son ami (pas toujours) le toubib algérien, expérimenté qui veut s'impatrier en France, mais doit à nouveau valider ses compétences. Au passage d'autres thèmes sont abordés comme la gestion de la fin de vie des patients, l'erreur médicale et le manque de moyens. Quelques moments de détentes (bizutage, cantine, pause clope) illustrent le besoin de décompression du personnel, d'autres montrent la solidarité -grèves, protestation contre le licenciement du toubib étranger... Tout est bien filmé, les acteurs jouent bien. Deux petits bémols : l'approche est un peu binaire, le petit personnel est presque parfait (même si un infirmier se fait garçon coiffeur pendant les heures de travail), la direction est inhumaine et froide. C'est un peu caricatural. De même j'ai trouvé, même si cela est sans doute une réalité, qu'on montrait trop de personnel soigant en train de fumer.