Birdman
Note moyenne
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974 critiques spectateurs

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155 critiques
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187 critiques
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Capucine L.
Capucine L.

33 abonnés 61 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2015
Whaou ! Ce film est définitivement un immanquable de l’année.
C’est une histoire qui pourrait paraître tout à fait ordinaire et classique alors que pas du tout. Suivre cet homme en manque de reconnaissance suite à ces derniers films qui ont cartonné est loin d’être banal. La fin est superbe. On n’aurait pas pu mieux l’imaginer. Tout se joue dans les regards, dans l’émotion. Elle nous transporte.
Niveau réalisation, il n’y a vraiment rien à redire. Le film est d’une qualité extraordinaire. Niveau scénario, pareil c’est impeccable. On rentre dans le film dès les premières secondes. On comprend de suite que le personnage principal n’arrive pas à se détacher de son personnage fictif, qu’il croit en avoir les mêmes pouvoirs. Sa chute dans le monde réel se fait à chaque fois de manière « brutale » pour lui mais fait rire le spectateur.
Le seul petit défaut que l’on pourrait soulever est que par moment, il y a quelques longueurs. Néanmoins, on omet ce défaut vu le film grandiose !
Le casting est parfait. Michael Keaton livre une performance hors du commun. Il délivre beaucoup d’émotions qui font que le spectateur est obligé de s’attacher au personnage. Emma Stone est juste magnifique. Comme Michael Keaton, elle dégage beaucoup d’émotions passant de la rage, à de l’amour, à de l’adoration. Des performances qui mériteraient des récompenses sans aucun problème !
MovieSW
MovieSW

13 abonnés 447 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 mai 2025
Birdman est un film qui se veut audacieux, original, et profondément introspectif mais qui finit surtout par sombrer dans l’ennui et la prétention. Malgré un concept intéressant celui d’un acteur déchu tentant de se réinventer au théâtre le film s’embourbe rapidement dans un délire pseudo-philosophique fatigant, où chaque scène semble crier regardez comme je suis profond.
On ne peut évidemment pas nier la performance solide de Michael Keaton, qui porte le film sur ses épaules avec intensité et une belle sincérité. Il est clairement l’un des seuls points forts du long-métrage. Autre réussite technique indiscutable : le plan-séquence unique, bluffant sur le plan visuel. Mais c'est tout
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2015
(...) La dernière création hispanique, Birdman d'Iñárritu, marquera les esprits et les âges, car c'est un tour de force artistique en tout point, une ode à la créativité, et au renouvellement spirituel. Une mise en abyme jouissive et stylisée du théâtre et une satire hollywoodienne, Birdman renferme une richesse narrative à l'égal de sa beauté intemporelle (...)
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 février 2015
Birdman n’est pas une comédie au sens propre du terme, mais plutôt une « dramedie » doublée d’une mise en abyme onirique et cynique sur le monde de la célébrité. Voilà ce qu'est Birdman, après il n'est pas réservé à tout le monde , il n'est réservé qu'à des vrais cinéphiles aguerris .
Techniquement, Tout est parfait ( mise en scène, interprétation notamment) . C'est au niveau du scénario que cela pose problème, le propos est souvent nombriliste mais c'est dû à son sujet ; et que le film oscille, par moments entre rêve et réalité et si on n'a pas sa propre grille de lecture, on peut se retrouver perdu dans le dernier quart d'heure ( et même en l'ayant on peut passer à côté de la symbolique final : je te remercie le cinéma du Driver pour ton explication finale qui maintenant que tu le dis tombe sous le coup de l’évidence) .
Moi j'ai adoré après je peux comprendre qu'il y en a qui sont passés à coter.

Pour plus de précisions, je vous renvoie à mon article .

P.S: si vous commencez à critiquer la musique, je vous renvoie au doux son du violon de Jean-Louis Valero dans le « rayon vert » d’Éric Rohmer. Les connaisseurs savent que c'est cela une Bande originale inaudible
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 mars 2015
Ennuyeux et superficiel je me suis ennuyée du début à la fin! On est loin d'une analyse quelconque et encore plus d'un scenario un minimum prenant. Aucun intérêt...
tomdjeuns
tomdjeuns

4 abonnés 39 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 janvier 2017
Une grosse daube... il n'y a pas d'autres mots! Aucune espèce d'intérêts !
Vraiment ne perdez pas votre temps comme j'ai pu perdre le mien...
Et puisqu'il faut donner des arguments faute de quoi ma critique serait censurée (car négative, bizarrement mes critiques positives nécessitent moins de justifications... bravo les modos, je comprends mieux pourquoi certaines daubes ont des notes globales aussi élevées, et Birdman en fait partie)
Bref, pour les arguments, j'ai trouvé que ce film était absurde du début à la fin, aucun fil directeur, une musique insupportable (cette batterie que l'on entend qui est tellement énervante). Les dialogues sont très pénibles, dommage car le casting valait le coup, mais ça ne fait pas tout... la réalisation est pompeuse avec des figures de style qui n'ont réellement aucun intérêt et ne font pas sens dans ce film. Bref, j'ai trouvé personnellement ce film daubesque, ce n'est que mon avis mais c'est aussi ma liberté d'expression (les modos censurent parfois pour rien...) allez bisous a tous!
San M
San M

9 abonnés 144 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2021
J'adore les acteurs principaux mais surtout, vraiment surtout, Mickael Keaton.
Quelques(très peu) moment plutôt très marrants mais ce film est criard, voire dégueulard en permanence.

Le seul moment ou il se rapproche de a fille, c'est quand il fait des vues sur youtube.
Du bruit...... du mouvement, sec et permanent, de la perversion sentimentale, pas une once de de bonté ou même de beauté, en gros, l'oeuvre d'un esprit tourmenté, angoissé et pas soigné, qu'il m'est désagréable de regarder.

Je dirais même très malsaint, Edouard norton que j'ai toujours bien aimé, est à gerber dans son rôle de personnage pervers et violent qui tente de violer une fille jusqu'à ce qu'elle en pleure et qu'ensuite, la première personne à qui elle se confie en rigole, m'a laissé TRES perplexe.
Serait-ce la patte de l'artiste en hommage à ce chère Popolanski, un ami proche du scénariste?
Peut_être même un ami très très proche, du genre qui fait des soirées très spéciales, où on se déguise en bouquetin et on se fait des bisous? C'est mignon.

Ils se la joue déjanté rigolo, mais à travers son masque, je vois un tordu.

En tout cas, il peut désormais compter un nouveau fan!!! :-

Vu que j'ai pas payé ma place et c'est chouette yeeeeeees.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 février 2015
Birdman a collectionné les nominations et les récompenses, le tout étant mérité. Même si la base du film est très réaliste, il y a tout de même une petite dose d’irréel dans ce film. Dénonçant certains systèmes, Birdman ne le fait jamais méchamment, bêtement et gratuitement, les critiques qu’apportent ce film sont argumentés, le tout accompagnés par une forte dose d’humour noir efficace. Birdman déborde de performance, que ce soit le réalisateur qui assure du début à la fin et offre un film de grande qualité. Ou que ce soit le casting éclectique, avec un Michael Keaton touchant qui comme le reste du casting offre une performance d’acteur à la hauteur des espérances. Et même Zach Galifianakis qui pour une fois démontre qu’il est un vrai acteur et pas seulement celui qui joue le rôle du drogué, de l’alcoolique ou tout autre depuis Very Bad Trip.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 mars 2015
Un Navet film ennuyeux scénario et dialogues sans intérêt il n'y a que le jeu des acteurs qui sauve le film
Franck B.
Franck B.

7 abonnés 23 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 février 2015
Je n'ai pas vraiment accroché.
L'histoire en elle-même n'a pas spécialement d'attrait à mon goût mais le casting avait l'air interessant.
Mickeal Keaton joue par contre très bien son rôle et heureusement car sinon on aurait tendance à s'endormir.
Bof
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2015
Iñárritu est sans aucun doute un réalisateur de talent, il suffit de jeter un œil à sa filmographie, selon moi il n’a jamais fait de mauvais film, de "Babel" à "Biutiful" on passe de l’excellence au correct, peu de défauts si ce n’est parfois une fâcheuse habitude à manquer d’émotion par rapport à son sujet, "Birdman" est donc son sixième long métrage en 15 années de carrière et annoncé comme étant son chef d’œuvre et par la même mainte fois nommé et déjà récompensé dans différentes compétitions. Forcément je l’attendais sérieusement au tournant car le projet semblait ultra ambitieux au niveau de la technique par rapport à son style et à sa mise en scène atypique, de plus le casting est alléchant et les bandes annonces filaient le gourdin, résultat je ne dirais pas que c’est une déception mais plus une frustration, car le film aurait pu être tellement mieux …

Birdman c’est le super-héros populaire qu’incarnait Riggan Thomson au début des années 90, plus de vingt ans après, ruiné et rongé par les remords, il décide de monter une pièce à Broadway adaptée d‘une nouvelle de Raymond Carver pour retrouver l’estime perdue et littéralement renaitre de ses cendres auprès du public. Il devra aussi faire face à lui même entre cette conscience qui le torture, sa fille paumée et son ex-femme pour s’affranchir définitivement de ses contraintes humaines et matérielles et enfin s’élever pour atteindre l’absolu. Évidemment le choix de Micheal Keaton pour incarner ce personnage provoque une résonance volontairement sarcastique puisqu’elle renvoie à son rôle de Batman chez Tim Burton (à exactement la même époque) avant son départ de la franchise et sa longue traversée du désert, symptomatique d’une machinerie hollywoodienne sans scrupule qui n’hésite pas à mettre au placard du jour au lendemain ses acteurs de talent, Iñárritu se pose là comme un moraliste acerbe, il passe en revue les ficelles du métier et les enjeux fondamentaux de leur condition. D’ailleurs c’est amusant de constater qu’il n’hésite pas à balancer des noms comme ceux de Fassbender, Renner ou Downey Jr. qu’il voit comme des sujets tapinant pour les gros sous, à travers les yeux et la schizophrénie de Riggan l’acteur n’a plus de dignité et ne cherche plus à rendre service au véritable art qu’est le cinéma, c’est donc vers le théâtre qu’il se tourne pour revenir à un rang plus pur, dépouillé de tout artifice commercial.

Riggan est tout de même rempli de sentiments contrastés, à l’image de cette conscience diabolique qui le force à réaccéder à la popularité alors que lui semble certain de pouvoir s’y soustraire pour prouver sincèrement son potentiel, il garde une inévitable obsession de la reconnaissance tout en supputant un certain fatalisme, c’est un véritable combat mental. Iñárritu va même jusqu’à instaurer un degré surnaturel en donnant des pouvoirs de Jedi à son personnage lorsqu’il est "seul avec lui même", reflet de sa déviance égocentrique par rapport à son passé de super-héros, dans l’idée où il reste le premier, celui qui a ouvert la voie à cette mode devenue légion. L’apparition de Mike (Edward Norton) stimule son désir de réussite par les planches car il représente l’acteur "super-réaliste", le statut qu’il doit atteindre, et cela provoque inéluctablement un duel d’égo, une bonne partie du film tourne autour de cette confrontation.
On constate vraiment une mise en abime évidente, Michael Keaton joue le rôle d’une star déchue qui joue le rôle d’un homme trompé en manque de gratitude, on comprend où veut aller Iñárritu dans sa réflexion sur le statut d’acteur, c’est tout à fait cohérent, je pense qu’il ne pouvait pas trouver mieux pour exposer son propos, il s’en sert à bon escient et réussira par la même à sans doute relancer la carrière de Keaton, ce qui est une bonne chose, et c’est d’ailleurs ironique de constater les diverses nominations et éloges d’Hollywood, hypocrisie quand tu nous tiens …

Le tour de force de "Birdman" c’est aussi et surtout sa technique, Iñárritu propose 2h de plans séquences raccordés numériquement avec pas mal d’ingéniosité et de malice, il arrive même à créer de légères ellipses d’une fluidité bluffante ou de petits trucages sympathiques comme les absences de reflets miroir, le film va à 200 à l’heure et virevolte dans tous les sens, autant durant la première partie j’ai été absolument enchanté qu’ensuite j’ai constaté qu’il avait un peu de mal à se poser, c’est l’effet kiss-cool, l’enchainement de scènes semble à un moment presque indigeste et on perd paradoxalement en intensité narrative. Et même si l’arborescence des relations entre les personnages est correctement établie cette technique la dessert assez clairement, notamment en ce qui concerne les rapports familiaux ou amoureux, on passe d’une conversation à une autre et l’émotion ne semble jamais transparaitre, tout est misé sur la performance et l’actoring, qui pour le coup fonctionne, Keaton est génial, Norton est parfait, Emma Stone cabotine un peu mais reste correcte, mais voilà les dialogues paraissent par moment dépourvus d’âme voir un poil sur-écrit, c’est vraiment dommage que le réalisateur ne pose pas sa caméra deux secondes pour qu’on puisse souffler un peu dans ce marathon. Enfin le climax est juste énorme par contre, le côté critique du film atteint là son paroxysme, "le bon gros foutoir", et la représentation du Birdman m’a rappelé le personnage de La Gueule dans "Gainsbourg Vie Héroïque", le pousse à la mort, le regard spectateur est d’une satire purement jouissive, des dents ont dû grincer …

Le réalisateur garde une liberté de ton franchement méritoire, car même si le sentimentalisme ne fonctionne pas vraiment l’humour lui y arrive totalement, notamment lors de cette séquence où Keaton traverse la rue en slip pour continuer sa scène en remontant la salle, c’est juste hilarant, où le coup de l’érection de Norton, toutes ces bribes sont vivifiantes, je ne pense pas qu’il soit possible de s’ennuyer une seconde dans ce film. Le rythme est également assuré par ces roulements de batterie, décidément avec "Whiplash" la caisse claire a le vent en poupe, garant du dynamisme pour une bande originale peu mémorable mais faisant tout à fait corps avec son contenu. La photographie est bien évidemment aussi à saluer, au delà de la technique et des astuces numériques Iñárritu n’en oublie pas de présenter quelques tableaux picturaux comme lors des représentations théâtrales avec de jolis filtres colorimétriques soufflant un degré onirique superbe.
spoiler: La fin du film m’a quant à elle laissé un tantinet perplexe, autant l’ultime pièce est saisissante avec un Keaton incroyable, le fameux coup d’éclat où l’acteur joue sa vie dans tous les sens du terme, que la dernière séquence m’a paru décousue, on comprend la symbolique de l’affranchissement et de l’annihilation schizophrénique de Riggan, mais je trouve que Iñárritu choisi la facilité en jouant la carte de la sensiblerie, l’allégorie de l’envol spirituel semble un poil too much en guise de dénouement, le regard hors champ de Stone ne fonctionne pas vraiment, c’est quand même dommage.


"Birdman" n’est à mes yeux pas le chef d’œuvre tant attendu de Iñárritu, je lui préfère tout de même "Babel", car au moins dans ce dernier il y avait une réelle maitrise de l’émotion, ici son long métrage en manque cruellement à force de partir dans tous les sens avec ses plans séquences dantesques, enfin je ne boude tout même pas mon plaisir car j’ai passé un super moment de cinéma, la performance des acteurs est globalement plus qu’excellente, la technique imparable et le rythme étourdissant (c’est bien le mot), de plus j’adhère foncièrement à la réflexion du réalisateur concernant le statut d’acteur dans cette industrie cruelle et aliénante ainsi que la réalité du marché US (hype gavante des blockbusters sans saveur et franchises de super-héros), et je rigole bien dans ma barbe en voyant le tout Hollywood lui cirer les pompes, bientôt "Birdman 2" avec Johnny Depp ? Hi hi.
Jean G.
Jean G.

61 abonnés 37 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 mars 2015
Nul, médiocre, indigent… Quel mot choisir pour définir Birdman ? Ce film est véritablement raté.

Tout d’abord la réalisation est mauvaise. Le film est constitué de nombreux plans séquences, et même exclusivement de plans séquences. Le réalisateur est trop mauvais pour renouveler sa mise en scène, cela entraine une lassitude et contribue à l’ennui du spectateur.

Puis il y a le scénario à la fois vide et plat. L’histoire d’une star has-been qui monte une pièce de théâtre tout en étant hanté par le rôle qui l’a rendu célèbre. Cette histoire traitée par Michael Bay aurait pu être génial, il aurait pu mettre plus de séquence d’action. Iñárritu quand à lui se contente de raconté une histoire chiante, qui peine à intéresser les spectateurs.

Ensuite, la musique. Agaçante au possible, c’est une vraie pollution (punition) auditive. Que de la batterie, pendant tout le film. Ce n’est pas mélodieux, cela n’accompagne pas l’image, c’est juste désagréable.

Enfin les acteurs sont très mal dirigés. Michael Keaton et Edward Norton en fond des caisses et ne sont pas du tout crédibles, ils jouent faux. Seul Zach Galifianakis sort du lot mais il est très peu présent à l’écran.

En conclusion le film est nul de chez nul. A déconseiller fortement à tous les cinéphiles qui ne pourront que détester Birdman. La cérémonie des Oscars serait-elle devenue la nouvelle cérémonie des Razzies Awards en récompensant les pires films ?
Téo E
Téo E

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2015
Étonnant, bouleversant, déroutant. Dès les premières minutes on plonge dans un état second, quasi schizophrénique. Puis vient le malaise de l'émotion suscitée par la puissance du désespoir et du malheur refoulés. Enfin, on est happé dans la spirale de la tourmente, et dès lors, le spectateur comprend qu'il ne ressortira jamais complètement de cette salle sombre. En somme, un pur chef d'oeuvre.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 janvier 2016
Birdman est le genre de film calibré pour gagner des prix, ce n'est pas étonnant de le voir autant nommé pour les prochains Oscars. Le film est bien réalisé avec un montage qui laisse croire à un long plan séquence de deux heures, le casting est assez incroyable avec Michael Keaton qui incarne un personnage qui lui ressemble du moins par rapport à sa carrière et le fait de chercher un second souffle après avoir connu un énorme succès, j'ai aussi beaucoup aimé Edward Norton qui apporte beaucoup d'humour. L'histoire et son univers théâtral n'est pas l'aspect le plus fascinant pour moi par contre, j'ai trouvé intéressant (sans être d'accord) le petit tacle sur le cinéma d'aujourd'hui et sur le public très demandeur de gros films vide de sens (ce n'est pas moi qui le dis) ou encore sur les critiques considérés comme des comédiens ratés, mais le film ne se limite pas à ces deux derniers points et heureusement. C'est donc un film avec d'énormes qualités mais qui ne m'a pas comblé plus que ça.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 février 2015
La meilleure idée de "Birdman" (à l'ambitieux sous-titre ; "La surprenante Vertu de l'ignorance") est d'avoir distribué dans le rôle-titre Michael Keaton. lequel, "en vrai", a dû opter pour un pseudonyme, son véritable patronyme, "Michael Douglas", étant porté à l'écran par un Michael Demsky pour l'état-civil (succédant à son père, dit "Kirk Douglas"), son aîné de 7 ans. Un Michael "Keaton" (comme "Buster" - hommage à la star du muet) qui fut (en 1992) un "super-héros", comme "Riggan" - "Batman" (pour Burton). Ce "Birdman" présente évidemment aussi l'intérêt de jouer autant avec le mythe d'Icare, qu'avec la mythologie contemporaine du justicier, façon Marvel. D'où quelques belles figures imposées, et "déclinées", dans la dernière demi-heure du film - à vrai dire, la seule intéressante, faisant "décoller" (dans tous les sens du terme), un propos jusque-là beaucoup trop convenu, style "un transfuge de Hollywood essaie de se refaire une visibilité professionnelle, à Broadway", avec disputes à gogo, "on stage" et "back stage", genre "Qui a peur de Virginia Woolf", en famille, entre amants et avec amis. Ceci pendant les trois quarts du temps - "tempo" donc déséquilibré. "Ich bin der Welt abhanden gekommen" (thème musical récurrent)... On aurait souhaité (moi, en tout cas !) plus de légèreté et d'invention pour illustrer ce "paradoxe du comédien" (seule originalité : c'est un acteur, très "commercial" qui plus est, qui veut devenir comédien..) - "Je suis coupé du monde" (mais mon métier est de vivre à son rythme, autant qu'au mien..). Le thème du 3e "Ruckert-Lied", mis en musique par Mahler, est passionnant - mais le film de González Iñárritu peine à le traiter. L'Académie des Oscar, cherchant, elle, un brevet de réflexion, et "intello", a récompensé le cinéaste mexicain plus sur de bonnes intentions, que sur un bon produit...
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