Birdman
Note moyenne
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974 critiques spectateurs

5
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187 critiques
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128 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 janvier 2016
Des plans séquences magnifiques, un jeu d'acteur parfait, des décors somptueux, une histoire vraiment hors du commun, c'est ce qui fait son charme.
Pseudofile
Pseudofile

14 abonnés 507 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2016
Birdman est un bon film sur les états d'âme d'une ancienne gloire de blockbuster fantastique qui tente de renouer avec le succès mais d'une manière "plus noble' en montant sa propre pièce à Broadway. Cependant on évite pas les poncifs de la vie familiale "normale' (divorcé, enfant drogué...) la caricature, avec une vision des acteurs exclusivement tourmentée et ne nous attardons pas sur la vision de la critique (profession) aussi acariâtre que refoulée. Le film n'est pas ailleurs pas exempt de longueur et s'étire un peu trop, et je n'ai pas du tout adhéré à ces inserts fantastiques de lévitation et de déplacement d'objets par la volonté qui nous font penser qu'il aurait vraiment des super-pouvoirs. Leur place dans l'histoire les rend totalement incongrus.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2016
Whaou, virage à 180° de la part du génial Inarritu qui change radicalement de genre après ses grands films choral mélodramatiques il nous propose ici une comédie dramatique complètement déjantée et quasi intégralement tournée en monstrueux plans séquences auxquels seul P.T.Anderson pourrait se mesurer. Enorme Michael Keaton qui porte tout le film sur ses épaules mais je tiens à souligner l’excentrique Edward Norton qui joue le trublion extrême dans cette pièce de théâtre revisitée. J’adore le parallèle avec les films de superhéros qui se font littéralement démonter, Inarritu montrant le véritable impact des effets spéciaux dans quelques séquences de toute beauté. En plus il a fait appel à un batteur de génie qui est le principal accompagnement musical pour soutenir la tension de cet acteur déchu souhaitant redorer son blason. Quelle imagination, quel talent, bravo Mr.Inarritu!
Kempenner
Kempenner

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2016
Birdman est une oeuvre brillante.

Ce film explose dans des directions que l'on ne peut parfois suivre et qui pourtant fait ressortir légèreté et sensibilité tout en dégageant une profondeur ravageuse.
L'histoire qui met en scène un ancien acteur de cinéma cherchant à devenir un acteur de théâtre explore de nombreux thèmes tels que la célébrité, la reconnaissance mais aussi et surtout l'art (et de ses critiques !).

Mais le véritable génie de ce film est de savoir perdre le spectateur.
En effet on ne sait pas trop si on regarde un film ou une pièce de théâtre car tant la mise en scène que le jeu des acteurs participent à donner le sentiment d'une fascinante confusion. Ainsi, le faux plan séquence rend l'ombre du théâtre mais les accès à l'imagination du protagoniste font ressortir ce qui fait la spécificité d'un certain cinéma.

Il y a beaucoup de voies à explorer sur ce film, mais on peut cependant terminer en mettant évidence la batterie, qui oppressante nous entraine et participe à nous faire suivre avec un mouvement de fureur les personnages dans leurs folies.

Birdman est un labyrinthe intense et frénétique dans lequel on aime finalement à s'égarer.
Alasky

454 abonnés 4 545 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2016
Excellent film, du lourd. J'avais boudé ce film lors de sa sortie, car la bande-annonce contenait un peu trop d'effets spéciaux à mon goût, alors que dans le film ils sont bien dosés et subtilement utilisés. Le casting est génial, le scénario est prenant, et certaines scènes sont vraiment marquantes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 janvier 2016
Un très grand film réalisé et interprété de manière grandiose. L’entrée sur scène et le passage dans ce couloir étroit avec la caméra sur l’épaule est magique…..un boxeur en fin de carrière rentrant dans l’arène ! A voir !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 janvier 2016
FIOU ! dès les première seconde du film on sent que celui ci a quelque chose de spécial et c est bien peu de le dire ! Une mise en scène avec de long plan séquence parfaitement maitrisés, un jeu de lumière qui rajoute une véritable personnalité au film, les dialogues et le jeu d acteur sont vraiment époustouflants mention spécial a edward norton qui n était plus vraiment dans le top mais qui nous prouve ici tout son talent d acteur. Le scénario du film quand a lui est original un ancien super héro qui se converti au théâtre sur broadway . . . Véritable super héro ou schizophrène allez voir ce film pour avoir la réponse ;

Merci Alejandro González Iñárritu qui nous prouve a tous que le cinéma est bien le 7em art
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 janvier 2016
Le plan séquence est, parmi tous les plans possibles au cinéma, certainement le plus prestigieux et jouissif. Chaque réalisateur s'est essayé à l'exercice avec plus ou moins de succès.
Mais quand ce dernier, sous forme d'un faux plan séquence certes, dure plus de 2h, nous pouvons qu'être en admiration devant le travail du réalisateur de "21 grammes". Mais au delà de la simple virtuosité de ce faux plan séquence, un but évident nous saute aux yeux : filmer la perpétuelle agitation du monde Hollywoodien et plus précisément ici à Broadway. Au coeur de cette satire, des personnages magnifiquement interprétés et qui de mieux que Michael Keaton pour interpréter le personnage principal (quand on sait ce qu'il s'est passé après son rôle dans Batman). Et que dire de l'interprétation  du géniallisime Edward Norton (sans aucun doute mon acteur préféré) dans laquelle il nous montrer la faible barrière séparant l'acteur de l'homme ou encore du rêve et de la réalité.
Sans aucun doute une des plus belle réalisation qu'il m'ait été donner de voir.
GrandSephiroth
GrandSephiroth

69 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2016
Après une vingtaine d'années de traversée du désert suivie de rôles mineurs dans des films comme le remake de RoboCop et Need for speed, Michael Keaton revient sur le devant de la scène dans une comédie dramatique traitant de l'adaptation théâtrale de la nouvelle Parlez-moi d'amour écrite par Raymond Carver en 1981. La mise en abyme est telle qu'il joue le rôle de Riggan Thomson, une ancienne star de film de super-héros qui tente de retrouver sa gloire passée en faisant un carton dans sa mise en scène et dans son jeu d'acteur au théâtre où il opère. Il va pour cela chercher un grand acteur pour le rôle principal, soit le très culotté Edward Norton (qui avait déjà fait fureur dans Fight Club), et sera partiellement assisté par sa fille Sam, adolescente tourmentée jouée par la ravissante Emma Stone (Gwen Stacy dans les Amazing Spider-Man).

Assez désorientant, le film use de nombreux plans de dos où l'on suit les personnages quand ils avancent dans les couloirs, et notamment Riggan qui constitue le cœur du scénario. Devenu bien vieux, il a du mal à se remettre à la page comme le lui fait remarquer sa fille, qui ira jusqu'à lui créer un compte Twitter et lui dire qu'aujourd'hui, on ne peut plus aspirer à la célébrité sans avoir un Facebook. Si l'écho à l'époque actuelle frappe grandement, le personnage fait directement référence à Keaton lui-même avec son passé de super-héros (Batman et Batman Returns, voire Beetlejuice comme premier rôle) et le vide qui a suivi jusqu'à le conduire à l'oubli par le grand public (après un très bon rôle dans L'Enjeu et un passage sympathique dans Jackie Brown).

Riggan a une sorte de schizophrénie qui lui fait entendre les critiques de son personnage de Birdman, que l'on voit parfois apparaître à l'écran dans des situations plus ou moins comiques (notamment aux toilettes). Au sein du réalisme du film, Riggan a le pouvoir de faire du yoga au-dessus du sol, de mouvoir les objets à distance ou encore de s'envoler comme le personnage qui a fait sa gloire, comme si tout ceci n'était pas réel, comme s'il s'imaginait juste être encore la grande icône qu'il n'est plus.

On voit la pièce de théâtre tourner plusieurs fois durant les différentes répétitions, parfois devant un public, et avec de succulentes improvisations d'Edward Norton, notamment spoiler: son érection
qui engendre des tas de vues sur Internet, ou encore son emportement spoiler: qui casse une partie du décor
. Le duo fonctionne à merveille et le film regorge d'autres passages intéressants dans la relation entre les personnages, comme les phases d'action ou vérité avec Mike et Sam, ou Riggan qui doit spoiler: traverser la rue en slip
pour rejoindre le théâtre, ce qui a pour effet de faire le buzz spoiler: et ainsi de le remettre sur le devant de la scène, tout comme la balle tirée sur son nez pour rendre le tout plus réaliste, avec sa fille qui poste une photo de son bandage sur Twitter.
Un des films les plus curieux et marquants de l'année !
Tiger V.
Tiger V.

114 abonnés 1 248 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2016
Un film dont je m'attendais à beaucoup de choses mais je suis resté un peu sur ma fin. Pourtant, le scénario avait quelque chose d'intéressant mais je trouve que c'est lent de chez lent. Le casting d'acteurs est excellent avec un Michael Keaton au sommet de son art, une Emma Stone convaincante et un Edward Norton qui m'a bien amusé alors que d"habitude, je ne suis pas fan de cet acteur. Il est évident que la mise en scène avec le suivi des personnages est tout à fait maîtrisé. Cela donne une nouvelle perspective dans la façon de voir un film. Je trouve que le film est trop concentré sur la pièce de théâtre et passez sur l'ancienne vie du personnage principal et ça que j'aurai voulu voir. Les effets visuels sont bien foutus. Des décors et des costumes bien faits. Bref, un film qui reste banal et que je ne dirai que c'est le meilleur film de l'année 2015 pour moi.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 janvier 2016
Un film de qualité. On a tout dit sur ce plan-séquence – ou à tout le moins cette illusion réussie d'un plan-séquence – qui impressionne. Michael Keaton excelle dans ce rôle d'acteur délaissé, dont on ne sait jamais s'il est dans la réalité ou dans l'imaginaire – voire la folie. Voulant retrouver une gloire qu'il a connue avec son personnage Birdman, il ne s'épargne décidément pas. Et montrant les failles et les difficultés de cet ancien interprète d'un super-héros, le film abasourdit presque.
ManOfKlow
ManOfKlow

50 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2015
Certes la grande force de ce film reste ce long plan séquence du début jusqu'à la fin, bien qu'arrangé (unité de lieu, mais pas de temps), qui lui confère un côté technique irréprochable, et audacieux. C'est certainement ce tour de force qui lui a permis de décrocher la timbale aux Oscars, même si l'introspection dans le milieu des acteurs/comédiens, leurs tourments, leurs états d'âme, et le côté rédemption y est également pour quelque chose dans sa récompense. On y suit le retour d'un acteur disparu, dont le défi est de revenir sur les planches pour une représentation à Broadway. Michael Keaton y signe une prestation très touchante, quasi autobiographique, puisque le parallèle avec sa propre carrière saute aux yeux, dont l'apogée correspond à son interprétation de Batman version Burton. La prise de recul et la remise en question est évidente, puisque le rôle lui a collé à la peau pendant longtemps, et cela par l'intermédiaire d'un avatar "Birdman", à la fois son double, sa conscience, son catharsis.
Bien sûr, Birdman s'avère bavard, parfois prétentieux, dans sa façon d'exposer les états d'âme d'un artiste qui veut d'une certaine façon retrouver sa gloire perdue, mais offre tout de même un moyen d'avoir de la compréhension et de l'empathie sur la vie d'un acteur.
Concernant le casting, outre Keaton, on retient Edward Norton et sa prestation talentueuse d'un comédien suffisant et caractériel, dont on se demande s'il s'agit d'un rôle de composition, tellement il le joue avec une sincérité déconcertante. La bonne surprise concerne Emma Stone, qui joue la fille de Keaton, notamment dans une scène de dialogue avec son père où elle crève l'écran, par un coup de gueule mémorable.
Bref, Birdman, ou comment rentrer en pleine introspection dans le monde des artistes, sans tomber dans un profond ennui grâce à son rythme très soutenu (et là, bravo Inarritu pour la mise en scène et la réalisation).
Seul point faible du film : la BO (mais c'est un avis purement personnel). La batterie appuie toutes les émotions rencontrées au cours du film, accompagnant l'ambiance selon les situations, mais s'avère malheureusement agaçante au bout de 2 heures.
D'une manière générale, Birdman s'avère avant tout une expérience cinématographique à visionner au moins une fois, pour en apprécier l'originalité de la mise en scène et du sujet proposé, la forme appuyant avec brio le fond.
THE-CHECKER
THE-CHECKER

125 abonnés 713 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2016
Mouais... Comme on dit généralement quand on est à demi convaincu par la performance. A demi convaincu par cette visite guidée au coeur de l'univers du théâtre New Yorkais ressemblant à n'importe quel autre secteur d'activité gangréné par la soif de gloire et les faux semblants. Pas vraiment convaincu par ce faux plan continu n'apportant pas vraiment à la narration ni même par la prestation sans surprise d'un Michael Keaton quelque peu has been crachant à coup de gros molards dans une soupe qu'il taperait encore si sa côte de popularité le lui permettait. Pas convaincu du tout même par cette fin hyper pompeuse pour élite auto satisfaite. Reste au final quelques idées pas trop mal et deux trois séquences plutôt marrantes. Insuffisant hélas pour faire de ce film autre chose que l'objet faussement subversif qu'il prétend être!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 décembre 2015
« Birdman » le succès des Oscars 2015 et injection de stéroïdes dans la carrière de Michael Keaton, est le récit d’un acteur usé et délavé qui tente un comeback à travers l’adaptation théâtrale d’une nouvelle de l’auteur Raymond Carver : « What we talk about when we talk about love ».
Réalisé par le révéré Alejandro Inarritu (qui avait déjà réalisé « Babel » et « Amours chiennes »), le film fonctionne comme une magnifique mise en abyme, avec un Michael Keaton époustouflant, dans un rôle que l’on a presque envie d’appeler « de composition ». A partir du topos récurrent de l’acteur/actrice vieillissant face à la mort de sa carrière et par conséquent de ses espérances, Inarritu tisse un film très bien rythmé par une batterie, qui apporte à l’ensemble une exquise ossature.
Ce motif de l’acteur has-been à la reconquête de sa carrière (et accessoirement de sa vie et de son estime de lui-même) que l’on observe dans l’excellent « What Happened to Baby Jane ? » ou le plus récent « Maps to the Stars », est la marque d’un cinéma réflexif, qui pratiquerait une sorte d’auto-coloscopie, en dressant un portrait des déchets que cette industrie a secrété, industrie que ces acteurs n’ont pas digéré, n’ayant pas été digéré par elle.
Naomi Watts et Emma Stone livrent toutes deux des performances honorables, frappantes de sincérité et de justesse. Edward Norton dans la même veine satirique, se parodie comme un « shadow director », acteur atrocement imbus de sa personne et désireux de dicter au metteur en scène comme conduire son œuvre (ce qui lui avait été reproché sur le tournage d’American History X). Le film excelle dans son habile mélange de pathétique et d’humour corrosif, le tout résultant en un film étrangement gai et optimiste mais qui finit par virer au mélodrame familial typiquement américain (les griefs d’une fille contre un papa absent, une femme compréhensive mais dont la patience fut épuisée par les névroses et bizarreries de son mari).
Le film est riche de sa double nature, dépiction d’une reconquête de soi et d’une reprise en main de sa vie (pourquoi ne pas en faire un livre de développement personnel) et film fantastique, qui met en scène le héros « Birdman », personnage qui a rendu Keaton célèbre dans le film. Les effets spéciaux tranchent avec la facture très réaliste (le film est presque intégralement tourné en plan séquence, ce qui donne une dimension oculaire et perceptive au film, la caméra occupant un rôle de narrateur omniscient véritablement cousu, inclus dans le film) et apportent une fantaisie colorée et revigorante à l’ensemble.
« Birdman » est en définitive une réussite, de par des dialogues caustiques mais aussi une mise en scène foncièrement inventive, ainsi que des interprétations précises et efficaces. Le film s’essoufle malheureusement à une petite demi-heure avant la fin, le sujet semble étiré jusqu’ à ses plus extrêmes limites, mais le plaisir que l’on ressent pendant cette heure et demi et tellement vivace que pour défendre le film, on pourrait dire que cette imperfection rend l’œuvre à l’image de son protagoniste, attachante, farfelue, inégale, surprenante et profondément humaine.
WalterDiBobyLapointe
WalterDiBobyLapointe

35 abonnés 346 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2015
Prouesse technique vertigineuse et jeu d'acteur magistral, enrobés dans un carcan de cynisme, d'humour noir, de rires acerbes et de violence morale, d'interrogations égoïstes, de combats de coqs hilarants et d'ambitions plus enfouies, secrètes, profondes ; voilà en quelques mots ce que "Birdman" donne à voir. Alejandro González Iñárritu se fait rare mais ses apparitions sont à chaque dignes d'êtres notées, remarquées. Mais ici, je crois qu'il parvient à toucher une plus grande communauté qu'à l'accoutumée, il réussit la parfaite symbiose entre film d'auteur, pour les intellectuels binoclards, et film à grand spectacle, pour les invétérés bouffeurs de pop-corn. Aussi, c'est la raison pour laquelle Iñárritu, ilme semble, se dévoile enfin au plus grand nombre et faire retentir sa présence plus loin que jamais auparavant. Le réalisateur ne se départit pourtant jamais de son audace et ce plan-séquence affolant et tout autant astucieux en est la preuve la plus tangible. L'effet en est des plus splendides, l'immersion est tellement captivante. L'on voit, sans une seconde de souffle, jusqu'à perdre haleine, tout ce qui fait bouger ce théâtre, de bas en haut, des portes d'entrées jusqu'à la scène ; tous ces fourmillements de comédiens, de producteurs, d'habilleurs, de chorégraphes, d'avocats, de musiciens, toute la vie si particulière, si étrange, presque onirique, tout à fait scandaleuse, parfaitement outrageante mais toujours salvatrice, mais toujours pleine de vérité, d'un théâtre, qu'il soit new-yorkais ou qu'il soit autre. Quel film splendide qui fait écho même à la carrière de Michael Keaton dans le rôle-titre, jouant Riggan Thompson, acteur hollywoodien à l'heure de gloire révolue où son succès de super-héros continue de le hanter, de le bercer d'illusions ou de le faire perdre pied. Quel recul formidable, quel regard acerbe sur le passé, quelle critique virulente du cinéma populaire, mais quel talent. Sorte de tragi-comédie brillante portée par des acteurs au sommet de leur art, on ne peut pas ne pas reconnaître l'accomplissement d'une telle œuvre, Iñárritu signe son plus beau morceau de cinéma, sur lequel il faut se jeter dessus immédiatement et qui donne avec encore plus d'envie de voir son prochain film.
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