22649 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
979 critiques spectateurs
5
156 critiques
4
383 critiques
3
187 critiques
2
128 critiques
1
80 critiques
0
45 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Hollywood-Biographer
247 abonnés
1 548 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 28 avril 2015
"Birdman" mérite amplement ses Oscars. Le réalisateur du film, Alejandro GONZALEZ INARRITU, réalise un véritable coup de maître avec cette partition entre fiction et réalité. Le mexicain propose des plans-séquences impeccables, rendant la mise en scène encore plus pertinente. C'est éblouissant, original et, Michael KEATON livre une performance incroyable pour son retour sur le devant de la scène. Les rôles secondaires sont bien écrits. Les dialogues et les situations demeurent bien ficelés. En somme, ce "Birdman" est une véritable réussite !
Même si d'autres très bons films ("The Grand Budapest Hotel" ou "Whiplash" auraient très bien pu obtenir la même récompense, "Birdman" mérite son Oscar pour son humour, son ironie et son intelligence. C'est le genre de long-métrage tendance bobo, filmé caméra au poing, aux innombrables dialogues fusant sans cesse, laissant certainement sur le carreau pas mal de spectateurs cela dit. Un pur régal pour moi en tout cas.
Ultra attendu depuis qu'il a remporté l'Oscar du meilleur film, Birdman est un film qui parle du milieu des acteurs, du théâtre, du cinéma et de la gestion des acteurs. De manière assez troublante, le personnage joué par Michael Keaton a exactement le même passé que lui, qui incarnait le Batman de Burton fin 80's début 90's. Depuis, le bonhomme a rapidement disparu des radars, et le personnage principal de cette histoire décide de revenir sur le devant de la scène avec un projet audacieux à Broadway. Le film contient à mon avis deux aspects très intéressants ; le premier est la relation entre les artistes, les acteurs, le réalisateur, les agents et les critiques, soit tous ceux qui composent ce petit monde. On comprend bien toute la difficulté à créer une pièce qui sorte de l'ordinaire, voire qui touche l'excellence, alors qu'à quelques détails prêts, elle serait complètement banale, voire ratée. Le second aspect concerne la mise en scène du film, et son incroyable traitement de la caméra. On a l'impression qu'il ne s'agit que d'un long plan-séquence sans aucune coupure, et c'est franchement bluffant. Les acteurs sont bons, avec à noter Edward Norton et Emma Stone. Ce qui me dérange, c'est que la seconde partie du film quitte l'aspect relationnel pour se focaliser sur l'aspect fantastique, mythique, schizophrène de notre anti-héros. C'est un peu long, confus, et le mélange de genre rend le film un peu lourd à digérer, alors que ce côté rêve intégré à la réalité fonctionnait bien jusqu'au dernier tiers.
Il s'agit ici avant tout d'un film sur l'art et la création. La préparation de cette pièce de théâtre sur le scène de Brodway nous offre des moments tous plus invraisemblables les uns que les autres. Riggan, comédien de films de supers héros repentit tente de revenir sur le devant de la scène par la théâtre mais en a t-il la légitimité, en a t-il les capacités? Tout le film ne fait que poser ces questions de manière de plus en plus intense. Nous avons également droit à un aréopage de personnages tous plus barrés les uns que les autres, il faut dans ce cadre notamment souligner les performances d'Emma Stone et d'Edward Notrton qui nous permettent vraiment de voir des passages loufoques. Et bien entendu Micheal Keaton qui est tour à tour émouvant et inquiétant. Enfin, ce film interpelle son monde, Hollywood, les spectateurs, les critiques et mène à réfléchir. En effet, que voulons nous, que recherchons nous dans tous ces films, ces pièces de théâtre, ces œuvres d'art. Où commence le talent, l'art? Là où s'arrête le divertissement. Ce qui est pratique avec Birdman, c'est qu'on a le droit à l'art et au divertissement en même temps. 4 étoiles.
Il est rare que je souhaites attendre la fin d'un film. Pour faire une analogie : ce film est comme si on vous présentait un groupe de musique, composé de talentueux musiciens, monstres de technique, mais qu'en écoutant vous vous rendez compte que c'est vide de mélodie.
Ce film n'est pas mauvais en soit, ni terriblement ennuyeux. On a juste l'impression d'avoir affaire à un catalogue de techniques cinématographiques. La réalisation est top. Je dirais même que c'est ce qui en fait l'intérêt du film. Mais on aurait pu résumer ça en 30 minutes. Le bande son est énervante. Même si je suis batteur, et que ça m'plait d'en entendre, je ne voyais absolument pas intérêt de la batterie ici. C'est vouloir ajouter un grain de folie de force, à mon avis. Le jeu des acteurs est plaisant. Contrairement à ce que la plus part pense, je n'ai pas trouvé que Edward Norton rayonnait. Il a de la classe par sa bouille mais il joue un personnage qui ne m'intéresse pas. Le seul qui rayonne vraiment est le principal mais là aussi on devient victime de la longueur du film dont je vais parler des maintenant. Le scénario est lent. Affreusement lent. On attend que les personnages évoluent plus rapidement. Alors bien sûr, c'est un mur à ce qu'il se fait d'américain, dans le film ou pour le film. Mais donnez nous a manger ! Si bien que les rares moments où il commençait a y avoir quelque chose, je mettais trop longtemps à émerger de ma "veille" et le moment était déjà passé.
Il est rare qu'un film m'ennuie. Au bout de 40 minutes environ, j'ai arrêté de me délecter du côté artistique et j'ai attendu de goûter au scénario. Ce n'est que parce que je déteste m'arrêter dans un film que je l'ai terminé. Je n'ai pas été touché par le scénario si ce n'est qu'aux dernières 15 minutes. Je reste toutefois persuadé qu'il faut le regarder afin de se faire un avis, car pour ce film, les histoires de goûts divergent énormément.
Après avoir connu la gloire avec son rôle de super héro dans « Birdman », Riggan a connu une traversée du désert médiatique. Là, il décide de se relancer en adaptant, produisant et jouant dans une adaptation d’une pièce de théâtre. Passé du cinéma commercial au théâtre est un challenge casse gueule surtout qu’il est hanté par son rôle à succès. Inarritu est un cinéaste à dispositif complexe, au point que dans ses films, ses choix techniques finissent parfois par cannibaliser le propos. Ici, il démontre une maitrise technique incroyable avec son film aux apparences de plan séquence unique. Inarritu nous met le nez dans le guidon durant 2 heures, c’est haletant et suffocant. Truqueur, même si de longs plans séquences existent tout de même (aucun raccord plan visible), les ellipses sont astucieuses aussi. Virtuose. Etouffant, cloitré dans les coursives et les loges du théâtre, la caméra se ballade en continu dans ce labyrinthe ; parabole de la psychologie de Riggan. Cette mise en scène frénétique poussant le spectateur à la limite de la surcharge visuelle comme une démonstration de son savoir faire, Inarritu laisse un peu en plan son scénario. On a très vite compris l’histoire de rédemption du has been ; et la mise en scène finit par épuiser d’autant plus que le scénario s’essouffle et tourne en rond. Inarritu a décidé d’allumer Hollywood, Broadway, le star system et la célébrité issue des réseaux sociaux. Tout cela comme un bulldozer : la critique est une harpie, les comédiens sont soit sociopathes soit névrosés et sont néfastes pour leur entourage, le spectacle est un monde d’’egocentrique, le conflit entre Art (le théâtre d’auteur ici) et Commerce (les blockbusters ciné ici) ; la fulgurance de la célébrité par le Net et la difficulté de percer avec un vrai talent,… Bien sûr qu’il y a énormément de vérités dans tout cela, mais çà manque tellement de subtilité ; caricature et clichés à tous les niveaux… Autant par le passé il y a eu des critiques d’Hollywood talentueuses par Altman ou dans le célèbre « Sunset boulevard » ; ici, Inarritu semble aigri. Répétitif aussi, son scénario plat tourne à vide malgré la surenchère des thèmes abordés en surface seulement. Après une mise en scène enlevée, l’autre intérêt majeur du film est le casting époustouflant avec en tête Keaton bien entendu mais aussi Edward Norton… et surtout toutes les scènes où ils se retrouvent en face à face. Donc les 4 Oscars sont peut être généreux… Excepté celui du meilleur réalisateur pour la performance.
Qu'on se le dise : sans ce casting haut de gamme, Birdman aurait perdu de son côté percutant. Tout d'abord l'histoire fait directement écho à la vie de Michael Keaton (cela n'aura échappé à personne je pense). L'ancienne vedette de blockbusters qui tente un retour avec un rôle où on ne l'attend pas, c'est la réalité mise en abyme ! La mise en place de cette idée a dû demander un culot monstre à toute l'équipe du film. Le script bénéficie d'un humour assez fin. Il prend un ton acide pour parler des conditions de travail dans le monde du spectacle ainsi que pour le rapport à l'art et la célébrité puis vient parfois flirter avec quelque chose de plus méta concernant les personnages. spoiler: Sans rire, le personnage d'Edward Norton qui provoque le héros en combat à mains nues et se prend une rouste, ça ne vous rappelle rien ? Le plan séquence dont tout le monde parle est réellement bluffant et le réalisateur est suffisamment doué pour ne jamais perdre le spectateur lors des ellipses. Voir la caméra s’engouffrer dans les coulisses et suivre les personnages dans les couloirs et les loges renforce l'impression de désordre dans la tête du héros (le film adoptant son point de vue). Le théâtre se révèle alors être une véritable fourmilière où on croise des acteurs et des techniciens dans un joyeux bazar. Je terminerai en parlant d'Emma Stone, qui se renouvelle encore une fois dans son jeu. Son jeu est de qualité et elle porte la magnifique scène de fin sans effort. Le succès retentissant de Birdman est un coup de poker pour Michael Keaton, Hollywood a rouvert ses portes, reste à savoir si l'essai sera transformé...
Un grand chef d'oeuvre ! Le jeu d'acteur est absolument excellent, chose qui se fait de plus en plus rare. Une mention spéciale pour Edward Norton, qui brille dès son entrée dans le film. Une photographie P-A-R-F-A-I-T-E en tout points. Chaque plan est méticuleusement organisé,donnant une claque a chaque séquence. Le contenu est riche, intéressant, intriguant, et surtout très intelligent. De la philosophie de l'égocentrisme à la médiocrité d'un acteur a la gloire passée, cette oeuvre est superbement dirigée.
De mon point de vue (plus personnel), ce film est difficilement critiquable car son contenu répond directement a la critique. Certainement le film de l'année 2015.
Je connaissais Alejandro González Iñárritu avant Birdman. J'ai beaucoup aimé 11.09.01 et Amours chiennes, le réalisateur faisait déjà preuve de modernité. Pour en revenir à Birdman, c'est un film qui selon moi s'inscrira dans les classiques et sera étudié dans les écoles et filières cinéma très prochainement. Cette utilisation du plan-séquence dans la durée est juste prodigieuse, envoûtante. Je ne me suis pas ennuyée une minute. Le plan-séquence apporte une dynamique incroyable à ce film qui met en valeur tous les seconds rôles parce-que la caméra est aérienne et curieuse. Elle délaisse facilement le héros pour s'intéresser aux autres personnages, toujours avec fluidité. Le casting d'acteurs est particulièrement juste. L'esthétique est soigné, on passe agréablement d'un décor à un autre, parfois marqués par des jeux de couleurs. La bande sonore est absolument délicieuse, elle rend l'image plus percutante, plus vivante. Le scénario est bien ficelé, on est parfois surprît par la tournure "fantastique" des événements mais le tout reste cohérent et bien construit. Concernant cet aspect_qui semble en avoir déboussolé plus d'un_ je voudrais ajouter que les connaisseurs du programme MK Monarch comprendront très bien. Je pense même que ce film en est une belle illustration. Néamoins, Birdman mérite ses récompenses. Il y avait longtemps que je n'avais pas vu un film qui suinte autant le cinéma et l'amour du 7ème art.
Je vais faire court, ça ne mérite pas plus. Quand on voit la disparité des votes, on peut en conclure que l'on adore ou on déteste. Autant j'ai adoré l'interprétation de tous les acteurs. Edward Norton est, comme toujours, excellent. Mais j'ai détesté l'impression d'un fouillis sans queue ni tête et ce bruit quasi incessant de batterie en fond qui couvre presque les dialogues. Il faut souvent tendre l'oreille. On en ressort avec un bon mal de tête. Je n'explique pas autrement qu'une forme de courant intellectuel ceux qui ont très bien noté ce film. Une impression de gâchis. A éviter...
3/4 de film extra, drôle et cynique à la fois, puis on vire dans le mélo et ça devient long et ennuyeux. on a envie de le pousser dans le vide une bonne pour toute! ça me fait presque hésiter à le recommander...un peu décevant. ..
je suis surprise de voir que ce film a fait un buzz. que je me suis ennuyé dans la salle ! ça ne rime a rien c'est juste un film wtf qu'on paye 10 euro , a la fin du film bcp ce sont regardée avec un air a la fois dégoûté et amusé un peu comme si on c'etait tous bien fait avoir.
bon...d'accord c'est bien joué mais pour une histoire sans queue ni tete, rien de bien drôle... bref un ennuie total pour ma part.
Un grand film sans aucun doute! Rien a dire sur l'oscar du meilleur réalisateur largement mérité (pour Alejandro González Iñárritu). La réalisation entièrement en plan séquence est un pur bijou. Néanmoins cette réalisation entraîne un petit coté négatif (d'ou le 4/5 et non 5/5): la réalisation en plan séquence provoque une certaine lourdeur au film qui devient un peu irritant vers la fin du film.
Pour le reste: acteurs, musique et décors, tout est impeccable. Les prestations de Keaton et Norton sont vraiment superbes! A noter que Zach Galifianakis est méconnaissable dans ce film :