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Cloink13
1 abonné
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3,5
Publiée le 13 janvier 2025
Comme souvent, les films d'Alejandro Gonzalez Innaritu sont complexes.
Celui-ci peut-être encore un peu plus.
Dans l'univers encore nouveau pour lui qu'est la théâtre et la scène de Broadway, Riggan Thompson se bat.
Il se bat pour que sa pièce réussisse. Il se bat contre ses acteurs, contre sa fille mais surtout contre lui-même. Contre le personnage de Birdman qui la rendu célèbre, qui lui colle à la peau et qui, sans cesse, lui parle.
Le film a l'air d'être un seul plan séquence de 2 heures. Une performance technique qui appuie le propos. Le décor est un labyrinthe où les confrontations se multiplient. Tout semble aller vite. Riggan veut aller vite, peut-être pour enfin quitter son ancien costume.
Une fuite en avant pour tourner la page. Mais veut-il vraiment passer à autre chose? Ou le fait-il pour correspondre à ce que l'on attend de lui?
Oh que oui monsieur Iñárritu est beaucoup trop fort ! Encore une œuvre de qualité avec un casting juste dément ! Tout le monde était au top de sa forme et ça se ressent à l’écran, j’ai rigolé, j’ai eu de l’émotion, un vrai grand moment de cinéma ! Michael Keaton est parfait dans l’œuvre, les récompenses parlent d’elles mêmes! Les plans séquences, c’est quoi ce poulet !!!!!
C'est le gros bazar dans la tête de Riggan, un ancien super héro qui a eu ses heures de gloire, a atteint richesse et célébrité. Il a cette voix dans sa tête qui sans cesse lui revient, lui rabâche, lui rappelle comme il a été adulé, comme les enfants l'admiraient, comme encore ses fans attendent son retour. En voulant revenir sur les planches d'une scène d'un vieux théâtre de Broadway que cherche t-il a prouver? Il n'est plus au cinéma, et voit que sa popularité n'était que la cousine racoleuse du prestige qu'il n'a pas. Alors qu'il devrait surfer sur le sommet de sa réussite, il se retrouve face à lui même. Vieil acteur, père raté, qu'il n'a jamais été acteur mais qu'une célébrité. Le temps des vérités qui blessent est venu par les sentiments qu'éprouvent envers lui, sa femme, sa fille, sa maîtresse, ses collègues acteurs, son manager, les critiques mondaines, et Birdman son alter ego imaginaire. Entre action ou vérité show must go on, mais le show n'est pas chaud, il est devenu l'anti héro parfait. Alejandro Gonzalez Inarritu nous délivre ici un film sur les acteurs. Nous entrons dans leur intimité et avec Riggan nous explorons au plus profond de leurs âmes. Les salauds ne sont pas si méchants. Les gentils ne sont pas si clean que ça. Comment fait l'acteur pour ne pas se laisser bouffer par son ego ? Il joue. Et cette voix dans sa tête qui lui ouvre la porte de la dépression, voir de la folie. Il y a celui qui rêve d'être reconnu par la critique et ses pairs. Il y a celui qui trop en fait et surjoue. Il y a celui qui cesse d'être comédien seulement quand il est sur scène. Et il y a Michael Keaton qui passe de la colère aux pleures, de la tristesse à l'ironie dans une vraie performance. Il n'est pas le Batman se cachant derrière son masque dont tous on se souvient. Batman, Superman, Thor, Spiderman, Wolverine, Wonder Woman, Iron Man, X-Men, Blockbusters, followers, Page Facebook, Avengers, le cinéma d'aujourd'hui va vite, explose, éblouit, et ne laisse que des brides de souvenirs. On admirera plus le personnage que celui qui l'interprète. L'esprit de consommation touche aussi les artistes. Il leur appartient de faire la différence entre être connu et être reconnu. Ma note sera de 3,5 sur 5. Et pour moi qui écrit ces lignes : On ne devient critique que quand on n'a pas réussi à être artiste.
Avec « Birdman », le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu décroche notamment l’Oscar du meilleur film en 2015. L’histoire retrace les tourments d’un acteur sur le déclin (Michael Keaton, dans une forme de miroir de sa propre carrière) montant une pièce de théâtre à Broadway. Entre délires oniriques, réflexion sur le métier d’artiste et condamnation de la critique professionnelle, le récit brasse une quantité de sujets dans un excès de bavardages. Ainsi, quand on passe son temps à guetter les raccords de cette simulation d’unique plan séquence cela pose un problème. En effet, la forme finit par l’emporter sur le fond même si l’alternance des scènes maintient un certain rythme. Pourtant, une nouvelle fois, Edward Norton crève l’écran malgré la présence d’Emma Stone. Bref, une œuvre spectaculaire mais souvent proche de l’ennui.
Filmé en 1 plan séquence, le film est magistral sur son interprétation par ses différents protagonistes (mention spéciale à Michael Keaton et Emma Stone. Les images et le scénario sont impeccable,. Une résurrection pour M.Keaton
Déjà, avant The Revenant, Inarritu faisait la démonstration d'une maîtrise impeccable dans sa mise en scène, transformant ce Birdman en un tourbillon un peu fou. Pris entre des moments de grâce suspendus dans l'air et des insertions d'humour bienvenu, il offre à Michael Keaton l'occasion de faire étalage tant de son talent dramatique que de son sens de l'auto-dérision, au milieu d'un casting solide. S'il n'est pas totalement surprenant sur le plan de l'écriture et qu'il manque sans doute un tantinet de nervosité, le film convainc aisément.
Disons-le tout de suite, le film est techniquement absolument maitrisé (ces plans séquence...), les acteurs sont au sommet (Keaton, Stone, Norton), mais le film est pourtant raté. On peine à trouver un intérêt aux histoires hallucinées du personnage principal, on ne s'identifie pas et en plus d'être ennuyeux, cela devient vite pénible (la faute à cette batterie omniprésente ?) et on voit arriver la fin avec plaisir.
Honnêtement c'est très agréable à suivre, les dialogues sont globalement bon et le tout est d'une fluidité remarquable. Les "plans séquences" sont également très sympa à voir. Les thématiques abordées sont bonnes et laissent pas mal de place à l'interprétation, et pointent des sujets ambiguës sur l'industrie du cinéma ou du populaire. Les quelques moments utilisant des CGI ont un peu mal viellis, mais au final il en reste un film sérieux mais en même temps assez comique et léger à voir, c'est un bon mix.
L'auteur veut nous en mettre plein la vue en mettant en avant sa technique basée sur un unique (par ailleurs faux) plan séquence. Oubliant que la technique n'est jamais une fin en soi mais doit être au service du récit, sinon elle est inutile. Alors ça peu impressionner au début, mais en fait ça nous saoule d'autant que le récit n'est que bavardage et vaines gesticulations qui jamais ne passionne. On s'ennuie à 100 à l'heure et on doit supporter ce fond sonore crispant à base de batterie. Coté interprétation Keaton ne m'a pas impressionné, et Norton et dans le surjeu. Les filles sont belles (heureusement quand même).
Birdman est un bon film. Le travail de caméra et de chaque scène nous mettent dans la dynamique du film, la façon dont la caméra suit les personnages sont comme si on était avec les personnages, au sein des coulisses et de tout le théâtre. On ne peut pas parler de ce film sans saluer le casting et son jeu d'acteur. La scène de la discussion père/fille avec Emma Stone en est la preuve ! Je trouve néanmoins que ce film manque d'un petit quelque chose, même si je ne saurai dire quoi pour en faire un grand film.
Birdman se veut une satire audacieuse de la célébrité et une réflexion sur la quête de légitimité artistique, mais échoue par son prétentieux excès de style. Le film, obsédé par son illusion de plan-séquence unique, finit par étouffer ses personnages sous la technicité de sa réalisation. Michael Keaton, malgré une performance sincère, ne parvient pas à sauver ce récit décousu et égocentrique. Les dialogues sont souvent verbeux, manquant de la subtilité nécessaire pour engager réellement. Plutôt que d’éclairer, Birdman s’enferme dans une vision narcissique qui frustre plus qu’elle ne fascine. Une déception pesante malgré ses ambitions visuelles. 1,5/5
un film qui nous plonge dans la noirceur de la mise en place d'une pièce avec les ego des acteurs, la peur de la critique.... PLV : un travail énorme de l'acteur principal.
Beaucoup trop démonstratif, aussi bien dans sa mise en scène tapageuse, qui ne cesse nous nous donner la nausée, que dans l'interprétation outrancière de ses acteurs. Même si le montage efface habilement les coupes de ces interminables plans-séquences, l'effet que ce procédé opère sur le spectateur n'est pas si bluffant. Parce que l'une des grandes forces du cinéma est de filmer le mouvement dans un cadre immobile. Si la caméra gigote, elle aussi, dans tous les sens, l'œil se perd et virevolte.
Michael Keaton occupe beaucoup l'écran avec ses cabotinages. Et, quand ce n'est pas lui, c'est son acolyte, Edward Norton, spécialiste de la discipline. Même le propos du film, atteignant le pinacle des scénarios moralisateurs, manquent de pertinence. Cela donne surtout l'impression qu'Iñárritu est un cinéaste frustré par les critiques médiatiques – signe qu'il y accorde trop d'importance –, et qu'il en profite, par ce film, pour déverser son fiel sur la profession qu'il méprise au plus haut point.
Alors que c'est plutôt le questionnement viscérale de cette ancienne vedette de blockbuster déchue qu'il aurait pu creuser, mettant en parallèle l'impossible quête de l'œuvre d'art ultime, parfaite, incritiquable.