Le lieutenant Ripley, récupérée après 57 ans de dérive cryogénisée, averti la compagnie de la présence alien sur LV64, planète actuellement colonisée par les humains. Décidée à surmonter son angoisse, elle embarque pour la mission de sauvetage et s'engage à nouveau dans un féroce combat contre l'alien... ou plutôt des aliens ! Exit, la langueur du premier épisode, exit le huis-clos étouffant, exit la fuite apeurée. James Cameron réalise un film de badass. Marines over-armés, rigolards et sans peur. Ripley est vindicative et à la caractère bien trempé. Quant aux aliens, ils sont nombreux, très nombreux, toujours aussi sauvages et mortels. AlienS est un film de guerre, à l'opposé de son prédécesseur. Pourtant, Cameron garde certains ingrédients qui font la force de la saga : la convoitise des hommes au pouvoir, l'application des capacités cyborg, les réactions de l'homme face au dangers (Bill Paxton, superbe en marine apeuré). Mais AlienS, implique également un nouvel aspect dans le lexique d'alien : la maternité. La maternité de Ripley, perdue pendant sa dérive et retrouvée via l'attachement à Newt mais aussi la maternité de l'alien dont le système de reproduction complexe est au centre de l'intrigue. Visuellement, Aliens est moins design que son illustre 1er volet mais on y trouve déja ce qui fera la force des films de Cameron : l'action trépidante et un montage dynamique qui met en avant la vision fascinée de l'auteur pour les forces armées et leurs défauts. Il faut saluer la capacité de Cameron à tirer le meilleur des effets spéciaux pour ses films. En effet, AlienS, comme ses autres films (Terminator, Abyss, Titanic,...), traverses les années sans prendre de rides. Il s'agit de la signature d'un génie qui ne se laisse pas aller aux sirènes de la nouveauté sans mesurer l'impact que leur application aura sur le film. AlienS est le 2ème volet de la saga mais son accessibilité lui permettra d'être souvent plus apprécié des spectateurs. Il faut toutefois aimer les films de gros bras sans grande prise de tête.