Le cinéma de Joachim Lafosse a quelque chose de froid et d'intrigant.
On ne sait jamais trop quoi penser de ce qu'il nous montre : faut-il prendre les choses au premier ou au deuxième, voire troisième degré ?
De ce tableau très réaliste de ce que fut l'épopée picaresque et ridicule de l'Arche de Zoé, on ne sait pas exactement quoi retenir. Peut-être simplement cette évidence : la détermination n'a pas besoin d'être malhonnête pour être dangereuse, il lui suffit d'être stupide.
Le point faible du film est de ne pas ménager assez de suspense sur la motivation des uns et des autres, les cartes sont trop rapidement abattues dans un contexte qui nécessiterait (encore) plus de subtilité machiavélique dans l'écriture du scénario.
Le point du fort du film est de placer Vincent Lindon, icone de l'intransigeance morale depuis La loi du marché, dans la position amigüe de celui qui se trompe de combat.
Au final, malgré ses indéniables qualités de mise en scène, il n'est pas naturel de conseiller sans états d'âme la vision des Chevalier blancs : à vous de voir.
Film reportage/documentaire, Les chevaliers blancs nous montre sans jugement le quotidien d'une ONG s'inspirant de l'arche de Noé. Parfois intense et réaliste certes mais aussi terriblement ennuyeux par séquence...La mise en scène est poussive et les acteurs globalement effacés face à la prestance de V.Lindon toujours aussi habité par ses rôles.
Malgré un casting étoilé, le film peine à s'envoler. Pourtant, il y a bien à faire avec cette libre adaptation d'un fait divers mais Joachim Lafosse s'est peu à peu perdu en longueur dans des scènes qui tournent en boucle. Seule lueur dans Les chevaliers blancs: le personnage de Valérie Donzelli qui, avec quelques minutes à l'écran très bien disséminées, arrive à véhiculer toute la complexité de la situation et des choix à faire.
Décevant...le film est comme une carte postale de ce fait divers...rien ne m'a touché dans ce film...pas de parti pris...je me suis senti loin des personnages...
"Les Chevaliers Blancs" est une mise en lumière des bons sentiments d'une ONG (inspiré de l'Arche de Zoé), qui dérive dans les difficultés et les contradictions. Le sujet ne tombe jamais dans le manichéisme et le sensationnalisme. Une distance intéressante, qui peut être également le défaut principal du film. La musique est signée Apparat.
Aucune empathie avec le personnage principal qu'on ne comprend pas. Il énerve. D'autant plus que le comédien prend toute l'energie de jeu de ses partenaires, c'est insupportable. Les rôles secondaires n'ont rien à défendre. Aucune cohérence de découpage, de mise en scène. C'est un travail bâclé. Dommage.
Ne correspond pas à ce que j'attends du cinéma. Le cinéma, c'est de l'émotion, or, mis à part la tension qui est palpable, je n'ai pas ressenti grand chose. C'est un film qui relève plus du téléfilm de france 3 ou du documentaire. Les acteurs ne sont pas assez mis en valeur, ils sont souvent filmés à distance, ce qui ne facilite pas la transmission de leurs émotions, et le réalisateur, à trop vouloir rester neutre dans cette affaire, nous laisse sur le chemin, dommage, il y avait beaucoup mieux à faire, comme dans Welcome avec Vincent Lindon aussi par exemple, qui prend vraiment aux tripes.
Très déçu. Le scénario avait tout d'un thriller épatant, bien évidemment scenarisé par rapport à plusieurs histoires de rapt d'enfants par des sois disantes ONG, Les chevaliers blancs s'enquillent dans un point de non-retour frêle et extrêmement ennuyeux: des coups de gueule, des pleurs d'enfants, une arrestation musclée voilà ce qui attend de ce film. Un verre apparemment bien vide
Faire un film sur l'affaire de l'arche de Zoé aurait pu être un sujet génial avec plein de pistes à explorer. Las ce film n'en explore aucune et survole à peine son histoire et ses personnages. Il ne se passe pas grand chose on a juste le droit à intervalle régulier à des scènes de tractation entre les chefs de village et le personnage de Vincent Lindon qui non seulement sont redondantes mais en plus n'apportent pas grand chose en tout cas pas d'éclaircissements et encore moins un point de vu sur cette histoire.
Film qui met forcément mal à l'aise car basé sur des faits réels, le triste et récent scandale de l'arche de Zoé. Ce qui est le plus frappant dans la première partie du film, c'est l'amateurisme et l'improvisation totale opérée par ce groupe, au delà même du caractère totalement malhonnête et immoral de l'entreprise. Difficile de penser que la réalité était aussi branlante d'autant que le responsable principal était décrit comme un manipulateur très intelligent et organisé. En cela le film est peu crédible. Peu à peu cependant s'installe la zizanie et la scission dans le groupe au fur et à mesure que le doute s'installe sur la réalité de la qualité d'orphelins des enfants. Puis on glisse totalement dans la malhonnêteté totale par la volonté d'atteindre le chiffre promis. La fin ,on la connaît. Le plus difficile est de juger le film sans juger l'action. A cet égard, il y a bien des incohérences, une difficulté à être crédible tant tout semble décidé au jour le jour et non préparé. Ce côté too much nuit au film et à la crédibilité de l'équipe d'acteurs bien que le film soit globalement agréable à suivre.
Vu ce film hier soir en avant première surprise, il n'apporte pas grand chose par rapport à ve qu'a pu en rapporter la presse à propos des clampins de l'Arche de Noé Mais surtout si j'avais su que Lindon a le rôle principal, je serai resté chez moi lire un bon livre.En effet, comme dans Le journal d'une femme de chambre", il n'articule pas et ses ses répliques sont pratiquement inaudibles sauf quand il gueule... ( je signale vu en avant premiére surprise le merveilleux film japonais "délices de Tokyo")
C'est un film qui relate l'histoire de l'arche de Zoé (soit ta suivi ce qui c'est passé en 2007 sur cette affaire et alors, c'est excellent, soit tu entends pour la première fois cette histoire et dans ce cas, t'es obligé d'aller le voir).
A part les 20 premières minutes où ça à dû être filmé par le stagiaire de 3em, c'est bien mis en scène, un ou deux plans de paysages bien mis en avant (plan large en hauteur) et ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est les dialogues (entre infirmier et membre de l ONG), les remises en cause sans cesse des personnages et l'évolution de certain (Brillante Valérie Donzelli).
L'avantage de ce film, c'est les sujets de fond, mélange du capitalisme (argent, argent argent, marchandisation des corps, mensonge et violence psychologique pour arriver à ses fins...) et d'idées chrétiennes devenues folles (solidarité, aider son prochain, adoption et ingérence) pousser à l'extrême. Je répète 3 fois "argent" car l'écriture du personnage de Vincent Lindon est brillante sur ce thème.
On pouvait avoir d'un film moraliste (car c'est ce que font les films Français et c'est insupportable) et là pas du tout, donc c'est un film qui mène à la réflexion.
Film intelligent avec de très bons acteurs et c'est un film Français ... alléluia
que dires de ce film documentaire, ben pas grand chose pour ma part. un bon début mais après 45 minutes passées cela devient lassant voir très ennuyant car trop de scènes répétitives sans apporter de l 'émotion aux personnages (seul exception passe encore "vincent lindon"). donc, très déçu il est très rare depuis presque 10 ans que je vais régulièrement au ciné que je dises que ce fut une grosse perte de temps perdu pour moi.
Dans le déni Encore une performance pour Vincent Lindon notamment pour l’ambiguïté du personnage.
Un film façon reportage inspiré d’un fait réel (comme « A perdre la raison« ) malheureusement sans la même intensité, on reste en surface et dans le flou sur les intentions véritables de cette équipe de volontaires mais c’est peut-être l’objectif, je reste dubitative.
Vincent Lindon est crédible dans le rôle de Jacques Arnault mais sa compagne, dans le film, Louise Bourgoin joue trop la rudesse, sans artifice, elle croit nous bluffer (n’est pas Emilie Dequenne qui veut).
Valérie Donzelli est superbe, emportée par la cause elle vacille, elle joue avec subtilité et intelligence.
Un film comme l’enfer pavée de bonnes intentions. La caméra est un peu trop nerveuse, comme l’équipe, fébrile, c’est presque de la télé-réalité, las toute la magie de son dernier film s’en ait allé. Un beau sujet mais on finit par s’ennuyer, à ne pas vouloir faire dans le pathos, le tout manque de relief, les faits nous sont contés, point. Reda Kateb promène son élégance et Philippe Rebbot dégage tendresse et humanité, belle participation de Bintou Rimtobaye.
Joachim Lafosse est un beau réalisateur, il maîtrise la réalisation avec finesse et il saura encore nous toucher.