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Steph N.
41 abonnés
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4,5
Publiée le 14 mai 2016
On est avec eux, au plus près de ces problemes de delinquants qui naviguent entre 2 eaux... très bien filmé, bon scénario, bien joué, bravo les Belges!!!!!!
Attention, film choc : puissant, tripant, viscéral ! Variation autour de la figure classique du triangle amoureux, le premier film de Robin Pront est un polar sombre, brutal, d’une tension extrême, qui commence en chronique sociale de la délinquance anversoise pour se terminer en pur film de genre, explosion de violence dans la forêt ardennaise mâtinée d’une dose non négligeable d’un humour très noir digne des frères Coen. Les Ardennes est surtout construit comme une tragédie du mensonge et du non-dit, fortement influencée, mais qui développe une voix originale par son usage parfaitement maîtrisé du langage cinématographique (cadrages, ellipses, musique…), sa capacité à mêler les genres et son utilisation du corps (présent/absent) comme moteur de la fiction.
Derrière les films à grosse production qui n'en finissent pas de remplir les salles obscures, un jeune réalisateur belge du nom de Robin Pront vient frapper très fort avec un thriller extrêmement noir et ancré dans une misère sociale concrète. Une première œuvre qui se situe plus dans le sillage de l’éprouvant Bullhead que dans celui des frères Dardennes, qui prend son temps pour amener un dernier acte puissant et marque la naissance d’un auteur à suivre de très près.
La force des Ardennes est que le film possède son propre univers, cohérent et en mouvement. Ce qui lui permet d’assembler naturellement deux parties radicalement différentes. La première moitié correspond à une approche assez peu surprenante d’un mélodrame social dans une Belgique pas très gaie. A grands coups de coupes de cheveux improbables, d’une musique techno imbuvable, de racisme primaire et de tuning beauf, c’est un peu Strip-tease avec du style et une photo bleutée du plus bel effet. Posant ainsi les bases d'une tragédie shakespearienne, il amène ensuite ses personnages vers une seconde partie viscérale, plus noire et plus détachée du réel qui plonge Les Ardennes dans le thriller pur et dur en pleine forêt. Cette volonté de mise en scène est produite pas des cadres du plus bel effet, et un changement radical du comportement des personnages plongés dans une sauvagerie intense.
Il y a du courage dans Les Ardennes, ainsi qu’un point de vue fort de metteur en scène. Rien de bien révolutionnaire dans la mesure où ce traitement détaché et assez lancinant hérité d’un cinéma purement social n’a rien de nouveau, mais l’exercice est abattu avec une certaine maîtrise. Pour un premier long métrage, Robin Pront exécute la chose avec cohérence et précision, s’appuie sur un scénario juste, et n’a pas peur de laisser éclater une violence sourde et soudaine. Le cinéma belge est vraiment capable de produire des choses surprenante et Les Ardennes en ait une preuve. Poignant et étonnant à tous les étages.
Un film noir à l'atmosphère étouffante, oppressante qui rappelle "Fargo" des frères COEN, avec un casting impeccable ! Kevin Janssens et Jeroen Perceval sont tous deux, excellents et inquiétants à souhait. Difficile de ne pas en sortir totalement bouleversé voire groggy. Le suspense va crescendo et la fin, brutale, sanglante, implacable achève la diffusion d'un malaise constant. Depuis "Bulhead", le cinéma belge n'avait pas produit pareille pépite dans le registre tragique. Un choc !
Palpitant, inconvenant, terrifiant, exaltant, le suspense m'a tenu en haleine jusqu'au bout. À part relire l'aventure de Caïn et Abel, je ne vois pas ce qu'il me reste à faire pour comprendre ce sur quoi repose le lien fraternel... La question subsidiaire serait : mais qu'en est-il du père ? Qu'est-ce que cette mère a donc transmis à ses deux fils? Courrez voir ce film incroyable !
Un film coup de poing qui déménage autant dans sa narration ponctuée de musique techno tonitruante que par ses scènes d'actions nerveuses et bien maitrisées. Un film sur une relation fraternelle limte fusionnelle et destructive . Dès le début , on pressent le drame. La qualité du film au delà de la bonne interprétation est lentement et inexorablement de nous entrainer dans le chaos des personnages .
Ce magnifique polar flamand prend à la gorge, vous remue, vous secoue. Pas dénué d'humour, cette histoire d'une fratrie condamnée à la violence ... est une belle claque.
Derrière toute la frime formaliste sensée attirer le jeune public branché, cinéphile, urbain, etc. - et qui fatigue très vite - il y a au cœur de "les Ardennes" un petit film noir ultra classique, respectant complètement les codes du genre (les mauvaises fréquentations, les mauvaises décisions, le destin qui ne laisse aucune chance à des protagonistes condamnés d'avance, et le hasard méchant qui donne un dernier tour d'écrou) qui méritait d'être réalisé avec moins de prétention et d'esbroufe. Robin Pront a malheureusement conçu le projet de marier la Belgique des frères Dardenne avec la brutalité d'un Refn, et de nous vendre un "néo-polar" boosté aux effets de caméra et à l'électro envahissante : mais c'est évidemment à la fin, quand le scénario résiste aux abus, quand "les Ardennes" devient une sorte de série B crasseuse et nihiliste, que le CINEMA, le vrai, survient. Un peu.
Superbe film noir, de la meilleure veine, teinté de réalisme social tendance desespérée... Avec des acteurs excellents, une qualité d'image remarquable et une aisance de réalisation qui surprend par sa maîtrise. Une Belgique inattendue mais qui fait penser à ces coins d'Amérique du Nord où les grands espaces sont peuplés de fous furieux dégénérés, les banlieues faméliques des ex-trente glorieuses industrielles ne valent pas mieux pour la violence brute des petits-enfants de la classe ouvrière. A voir sans attendre que Arte le programme.
Les Ardennes, milieu froid et hostile : c'est dans cet environnement que décide de tourner Robin Pront et ses acolytes Jeroen Perceval et Kevin Janssens, un thriller barbare qui rappellera un certain Pusher. Car avec ses allures de film indépendant, son jeu d'acteur terre-à-terre, sa bande-originale explosive et son approche caractérisée de la violence, le film rassemble tous les codes du genre. Plus pour ses personnages que pour ses décors, il transpire l'angoisse et pue le malaise. Jamais tranquille, de par ses dialogues réalistes, le spectateur se retrouve embarqué dans cette course-poursuite haletante, côtoyant un monde effréné soumis à d'autres règles. Seules quelques longueurs viendront entacher le résultat final, magnifié par un cliffhanger que personne n'avait vu venir.
J'étais fatigué et je me suis dit quelle erreur d'aller au cinéma. Je vais dormir pendant la séance. Que nenni... Les 10 premières minutes, le décor est planté. On ne va pas rire souvent dans ce film. Le film est noir, les acteurs superbes de réalisme (un petit plus pour Kevin Jansen, qu'on aimerait pas avoir comme voisin ou alors un voisin éloigné). Un film brut et il nous vient de Belgique, n'en déplaise aux Américains. Un polar cinématographique d'une grande justesse. "Les Ardennes" à visiter sans modération.
Vu 1 fois, support vidéo, en VOSTFR Par respect pour le réalisateur et son équipe je soulignerais le travail pointu de mise en scène, de lumière et le jeux des acteurs. Les plans son soignés et l'ambiance très solide. Par contre le score : no comment ! Par respect pour ceux qui comme moi ont vu la BA accrocheuse et sont près a voir ce film je dirais tout simplement STOP !! Pas la peine d'aller plus loin, tout est dans la bande annonce et les 85 minutes qui vous manquent n'ont pas un grand intérêt. J'ai lu quelque part que ce film était le Fargo européen ou un truc du genre...j'en ai lu des aneries mais celle là elle est sucrée : Si a chaque fois qu'un kiki nous pond un polar au milieu des sapins enneigés avec des personnages qui tentent vaguement de casser les clichés du genre on le labellise avec le nom d'un des meilleurs films des Coens je ne réponds plus de rien ! Outre les quelques qualités énoncées plus haut ( sauf la musique !!) ce film est vide d'un bout à l'autre...ou non plutôt vide en trois bout. On s’ennuie la première heure et enfin on a l'impression que ça bouge une peu mais non, plouf, ça retombe aussi sec, ça bouge un peu encore un quart d'heure plus tard mais la non plus non fausse alerte...enfin on prend son mal en patience et on se traîne douloureusement vers une fin prévisible ou brille timidement la flamme d'un pauvre rebondissement qui ne sauve pas le film. La quantité de chose dont on aurait pus étoffer le thème du frère violent qui sort de prison et retrouve un entourage assagit qui l’accueil avec angoisse est incalculable mais le scénario se contente du minimum, ce qui est dommage vu que le réalisateur semble posséder un vrai talent, l'équipe technique a fait un vrai boulot et les acteurs soutiennent tant bien que mal ce grand rien en y mettant du cœur et de la conviction.
Malheureusement un premier film d'un réalisateur qui, si il semble avoir une belle voix, n'a manifestement pas grand chose à dire.
On ne connaît pas Robin Pront et pourtant, ce cinéaste belge va nous exposer une œuvre pleinement maîtrisée. Alors qu’il sort de prison, Kenneth découvre que la vie a continué pendant ces quatre ans. Ainsi sa copine sort avec son frère et son passé violent refait surface. Les Ardennes nous permet de retrouver l’admirable et puissamment touchante actrice Veerle Baetens. C’est un plaisir de la voir douter face à deux frères aux caractères bien distincts. Il est difficile de classer le film tellement il mélange les genres. Les Ardennes commence par une histoire d’amour et un drame autour de la rédemption. Le film se poursuit dans le thriller et se termine dans un bain de sang horrifique. Le réalisateur ne nous offre pas la nouveauté mais il développe son intrigue avec audace et panache. La mise en scène est percutante et la bande originale est soignée. Pour ceux qui aiment les films qui vous sert les tripes, allez voir Les Ardennes. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44