Major Dundee
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chrisbal
chrisbal

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3,5
Publiée le 26 août 2024
Vu en version "longue" de 2h16, ce western / film de guerre de Sam Peckinpah n'en demeure pas pour autant moins brouillon, malgré la voix off du soldat Ryan qui heureusement est là pour remettre un peu d'ordre dans cette fresque mouvementée.
On se consolera avec des acteurs vraiment bons (Charlton Heston et Richard Harris bien évidemment, mais aussi les seconds rôles comme James Coburn en éclaireur avisé ou encore Jim Hutton qui campe un lieutenant à la fois drôle et attachant) et une histoire intéressante : on suit cette campagne au Mexique pour venir à bout du chef Apache Sierra Charriba et des lanciers français (bien décidés à ne pas lacher cette troupe hétéroclite) avec plaisir, d'autant que l'évolution des personnages tend à renforcer cette unité bien fragile dès le départ et que l'assaut final est vraiment convaincant avec énormément de figurants.
On en prend plein les yeux et l'ensemble n'est pas sans rappeller le tout aussi excellent "Alamo" de John wayne sorti 5 ans auparavant, faisant de ces films 2 références du genre.
Dynastar21
Dynastar21

40 abonnés 439 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 août 2023
Comme souvent avec Sam Peckinpah, il y a toujours plein de choses à dire. Etant un grand fan du metteur en scène, je visionne méthodiquement toute sa filmographie. Et ce "Major Dundee" m'a laissé comme une impression de malaise. Pourquoi ? Car cela aurait pu être un très grand western, une sorte de film étape, de montée en puissance entre "Coups de feu dans la Sierra" (Ride the High Country) et un de ses chefs d'œuvre, "la Horde Sauvage" (The Wild Bunch) : finalement c'est un goût d'inachevé qui prévaut. Tentons d'analyser.
I] Sam P. réalise un solide western qui pose les bases de son Cinéma.
Premièrement, en ce qui concerne le scénario, il est somme toute assez classique, un détachement de tuniques bleues part pourchasser un chef indien qui a enlevé des enfants et pour ce faire, ils passent en territoire Mexicain. Et c'est à partir de cette intrigue que va avoir lieu cette quête impossible et insensée car menée par un ramassis de gens qui ne peuvent travailler ensemble (voleurs de chevaux, alcooliques, sudistes prisonniers etc.) et par deux chefs charismatiques qui se respectent mais se détestent. On retrouve ici les éléments du western crépusculaire où les cow-boys ne sont plus que des bons à riens violents, en partie immoraux et qui agissent souvent dans une logique autodestructive.
Deuxièmement, la mise en scène est clairement maîtrisée, les paysages naturels tournés au Mexique sont somptueux et on ressent clairement l'amour pour ce pays voisin de l'Oncle Sam de la part du Sam qui nous intéresse. Lors de la bataille finale sur le Rio Grande, alors que la violence s'est jusque-là montrée sous ses aspects psychologiques (manière de gérer ses hommes, tensions entre confédérés et unionistes, soldats noirs mal traités), elle éclate au grand jour de manière sanglante et violente contre les troupes françaises (et peu de temps auparavant contre les indiens de Sierra Charriba) dans un tourbillon rouge et bleu. On discerne même quelques tentatives de ralentis typiques du metteur en scène par la suite.
Troisièmement le casting trois étoiles soutient de tout son poids l'ensemble. Charlton Heston et Richard Harris (les deux chefs) se défient à l'écran (et visiblement sur le tournage) amplifiant la qualité de leurs prestations d'acteurs. James Coburn vient apporter sa subtilité dans un rôle de diplomate manchot.
Alors que sur le papier et dans la manière de tourner tout semble annoncer une grande réalisation, les choses vont se gripper notamment à cause des relations entre le metteur en scène et son producteur (Jerry Bresler).
II] Hollywood a sabordé le travail de Peckinpah et Sam aussi.
Tout d'abord, il faut se documenter pour découvrir les coulisses du tournage mais on peut s'en rendre compte si l'on est observateur. En effet au début, il est écrit qu'un seul survivant a raconté l'histoire dont est tirée le film et à la fin, ils sont une petite dizaine à traverser le fleuve et à rentrer aux États-Unis vivants. Comment une aussi grosse coquille peut-elle être possible ? Cela tient au montage du film qui a été imposé au réalisateur. La première version (1965) sortie au cinéma et à la télévision a été restaurée et ressortie il y a une quinzaine d'années avec douze minutes supplémentaires, c'est celle-ci que j'ai vue.
Charlton Heston a expliqué que quand le tournage avait débuté le scénario n'était pas complètement terminé, ce qui parait invraisemblable et pourtant s'avère sûrement vrai.
Ensuite, alors que le casting fort de ses trois acteurs vedettes constitue un point fort, le reste du casting et la multitude des personnages secondaires sont clairement un point faible pour la compréhension globale. De plus certains rôles ont été rajoutés comme celui de Teresa Santiago jouée par Senta Berger, pour palier au manque de personnage féminin. L'idylle avec Charles Dundee (Heston) semble avoir été montée de toute pièce pour faire plaisir au public friand d'histoires sentimentales.
Enfin le metteur en scène lui-même par ses choix artistiques et personnels (il s'est marié, a divorcé et s'est remarié avec Begonia Palacios, de 15 ans de moins que lui, créditée d'un petit rôle et rencontrée sur le tournage) et sa manière de se comporter (alcool et drogue), couplé aux conditions sur place au Mexique, ont nécessité une rallonge budgétaire pour boucler l'affaire. Charlton Heston qui soutenait son réalisateur a donné son salaire et a tourné le film pour "rien".
L'idée géniale de Peckinpah selon moi est d'avoir montré par l'absurde qu'une bande de soldats dépenaillés soit capable de poursuivre et tuer des indiens ayant la connaissance du terrain, et l'armée française de Napoléon III (légionnaires) en expédition au Mexique, humiliée alors que bien organisée et réputée redoutable ; le tout alors que la guerre de Sécession n'est pas réglée et la ségrégation au sein de la société américaine non plus. En cela c'est encore un autre aspect du western crépusculaire qui ridiculise l'image du cow-boy conquérant, gentleman et fine gâchette qui combat les méchants indiens. C'est pour cette raison que ce "Major Dundee" penche plus dans le positif que dans le négatif.
En conclusion, je pense sincèrement que visionner ce film est nécessaire pour quiconque s'intéresse à la filmographie de Sam Peckinpah, à sa personnalité et à la compréhension de ce qu'il a voulu transmettre à travers le cinéma.
calamityJ
calamityJ

6 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2023
Avant l’explosion formelle et la maestria de « La Horde sauvage », Peckinpah nous livre un western sans concession, où la dimension tragique du personnage est déjà très présente. Inégal dans son rythme, parfois inutilement étiré (mais il a été abîmé au montage par le studio), le film réserve néanmoins son lot de séquences d’action réussie et la sécheresse du ton annonce les grandes œuvres à venir. Car cette odyssée en terre mexicaine offre une vision de l’Ouest originale et brutale. C’est un chaos chaud et sanglant, poussiéreux et implacable, qui n’a d’autre but que de dénoncer l’absurdité de la violence. De toutes les bandes armées qui arpentent les rives du Rio Grande, celle de Dundee est la mois organisée, ramassis de hors-la-loi haineux et de frères ennemis pétris de bêtise martiale. Exceptionnel en officier « maudit », injuste et batailleur, Charlton Heston donne toute sa force au film. Perckinpah poursuivra son travail démystificateur à travers des œuvres tout aussi violentes, mais plus maniéristes que ce Major Dundee.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2022
Étonnante la vision de ce film de Sam Peckinpah. Nous y retrouvons beaucoup d'éléments qui seront dans son film suivant, La Horde Sauvage (1969) qui sera plus épuré, plus concentré, en récit, et aussi plus sombre même si ici l'histoire contient sa dose de noirceur: des atrocités commises par les Commanches et par l'armée française au Mexique, au côté suicidaire du Major Dundee (Charlton Heston impeccable). Nous y retrouvons aussi, et déjà, la distribution d'une partie des acteurs de seconds rôles.
À la re-vision, le film est passionnant. Passionnant pour son histoire jusqu'au-boutiste de cet officier qui poursuit une bande Commanches dans un contexte non officiel. Dans un contexte de guerre de Sécession où les conflits avec d'anciens sudistes amènent aussi son lot de tensions. Et aussi avec l'armée française occupant le Mexique. Ce film dépeint déjà un monde rempli de souffrances où il n'y a aucun bonheur (même l'idylle avec Senta Berger tourne court). Il y a l'embryon de la dimension suicidaire qu'il y aura dans le film suivant (et dans beaucoup de films de Sam Peckinpah) avec ce jusqu'au-boutisme et cet objectif absolu qui fait la marque de ses personnages. Jusqu'au-boutisme évidemment qui va jusqu'à la mort et au bain de sang. Nous retrouvons ici aussi les qualités des films de Sam Peckinpah: une distribution avec des physiques marquants, un sens du décor extérieur, une direction d'acteur plutôt subtile même si cela se déroule dans un contexte grossier, violent et brutal. Il n'y a pas encore ici l'utilisation des ralentis et du montage très saccadé de La Horde Sauvage et de ses films ultérieurs.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2021
Tout au long des années 1950, Sam Peckinpah s’initie à la réalisation en passant par l’assistanat, notamment pour Don Siegel puis par la réalisation d’épisodes de séries télévisées ( « Gunsmoke » et « L’homme à la carabine », toutes deux des westerns). C’est en 1961 qu’il réalise son premier film avec « New Mexico » (un western), aussitôt suivi de « Coups de feu dans la Sierra » (1962) dans lequel il a la géniale idée d’associer Randolph Scott et Joel McRea, deux vétérans d’Hollywood qui incarnent le parcours déceptif de deux cow-boys sur le retour. La réussite critique du film lui ouvre la voie pour réaliser un western épique aux moyens plus conséquents qui va permettre à Peckinpah de se frotter au cinéma de ses illustres prédécesseurs et maîtres du genre qui sont tous sur le point de prendre leur retraite (John Ford, Raoul Walsh, Howard Hawks ou Anthony Mann). Le scénario original confié initialement à Harry Julian Fink est jugé bien trop long et trop confus par Sam Peckinpah et Jerry Brestler qui officie alors comme producteur à la Columbia. Peckinpah reprend à sa charge l’écriture, aidé par Oscar Saul. Mais faute de temps, il entame le tournage avec un scénario incomplet qu’il espère combler au fur et à mesure. Le réalisateur présomptueux, s’affrontant pour la première fois à un tournage d’ampleur, commet ici sa première erreur. Les repérages qu’il effectue lui-même prévoient une multitude de paysages situés en des lieux trop éloignés les uns des autres ce qui aura pour conséquence d’alourdir grandement la logistique et par ricochet le budget du film. Sam Peckinpah est donc déjà hors des clous avant même d’avoir déclenché le premier tour de manivelle. Son caractère rebelle ajouté à son intempérance ne va pas arranger les choses. Il a su toutefois convaincre Charlton Heston alors au sommet de sa carrière de le rejoindre pour incarner le Major Dundee, officier frondeur banni après la bataille de Gettysburg durant laquelle il lui a été reproché des prises d’initiative hasardeuses, qui se voit assigné au commandement d’un fort de prisonniers au Nouveau Mexique. Profitant du massacre d’un détachement de soldats du fort et des habitants d’un ranch par un chef indien, Dundee se met en tête de retrouver la horde et les enfants qui ont été enlevés pour rendre sa propre justice tout en outrepassant les ordres de sa hiérarchie. Il consacre alors tous ses efforts à la constitution d'un bataillon qu’il recrute au sein d’une partie de ses soldats mais aussi des prisonniers confédérés qui ont à leur tête Benjamin Tyreen, un capitaine autrefois compagnon de Dundee à West Point et radié de l’institution après s’être battu en duel. Dundee siégeait à l’époque au conseil de discipline. Le capitaine sudiste est interprété par Richard Harris, acteur irlandais alors en pleine ascension. Complètent le casting, des acteurs qui jalonneront toute la carrière de Peckinpah comme Warren Oates, James Coburn, Ben Johnson, L.Q Jones ou Slim Pickens mais aussi Senta Berger, actrice allemande, recrutée pour séduire le marché européen. Hormis les bévues citées plus haut qui auront un effet retard, beaucoup d’ingrédients semblent réunis pour que le réalisateur, encore en devenir, puisse livrer son premier chef d’œuvre. Effectivement, fort de son postulat de départ, « Major Dundee » s’avère excellent dans sa première partie, Sam Peckinpah confirmant son aptitude à savoir donner vie à chacun des personnages qui habitent ses films et à tirer tout le parti des oppositions de caractères. Tout en empruntant beaucoup à John Ford dont il s’inspire des films de cavaleries célèbres, Peckinpah imprime sa touche en expurgeant le lyrisme qui caractérisait John Ford au profit d’un réalisme cru qui sera sa marque de fabrique tout au long de sa filmographie. Le préambule commençant avec le générique, montre le résultat du massacre réalisé par les Indiens de manière très réaliste, exposant des cadavres de femmes et d’enfants, ce qui n’est absolument pas dans la tradition du western hollywoodien jusque-là. Dans son montage initial, Peckinpah avait prévu de montrer l’attaque complète afin de mieux rendre compte du contexte qui détermine l’action. Mais la production qui entendait axer le film sur la poursuite entreprise par Dundee que Peckinpah aurait souhaitée sans fin, a gommé nombre de scènes qui approfondissaient les rapports entre les protagonistes de ce drame rappelant à travers le Major Dundee, l’inanité de la guerre. Il faut rappeler qu'à l'époque, les Etats-Unis s'enlisent dans le conflit vietnamien comme Peckinpah ne l'ignore pas. Les nombreuses coupures qui ne pourront jamais être réparées, Peckinpah n’ayant laissé aucune trace de son travail initial, font de « Major Dundee » un film déséquilibré qui dans son montage définitif semble en partie céder aux convenances du genre comme l’introduction d’une romance voulant racheter un militaire ayant principalement montré jusque-là son arrogance, son racisme mais aussi son inconstance. Fortement déçu par ce qu’il considérera être une trahison, Peckinpah qui aura certes beaucoup appris sur le tournage, entrera définitivement en guerre avec les producteurs qui auront raison d’une carrière qui aurait peut-être été encore plus brillante et surtout plus longue si cette lutte inégale n’avait pas avivé gravement la nature autodestructrice du metteur en scène qui cinq ans plus tard pourra tout de même réaliser avec « La horde sauvage » (1969) ce que beaucoup considèrent comme son chef d’œuvre.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juillet 2021
(Critique concernant la version cinéma)
L’Histoire du cinéma est remplie de films ayant dû voir à la baisse leurs durées. Toutefois, il est difficile d’atteindre autant que coupes que sur Major Dundee. En effet, le premier montage représentait 4H38 de métrage qui furent réduite avec l’accord de son réalisateur (Sam Peckinpah) à 2H36. Mais les ciseaux de la production ne s’arrêtèrent pas là et continuèrent leur saccage en passant à une version de 2H16 (restaurée en 2005) pour finalement livrer une dernière de 2H03. Avec un tel charcutage, il n’est pas étonnant de se retrouver avec un film où les trous narratifs sont extrêmement visibles. Ceux-ci tentent d’être comblés par une voix-off très narrative qui apparaît dès le début (on notera d’ailleurs qu’il ne reste aucun travail de réelle introduction, ce qui fait apparaître le film comme bancal dès les premières minutes). Obsédé par l’idée de réduire le métrage à une durée classique, le montage empêche ainsi de nombreuses scènes de se développer, rendant la narration assez confuse et parfois même très dure à comprendre spoiler: (la déchéance de Dundee pendant son hospitalisation, son adultère et sa remontée sont quasiment incompréhensibles)
. Cela est d’autant plus dommage que ce film, où les rapports entre les deux personnages principaux rappellent ceux de Coups de feu dans la sierra, possède de beaux restes : on devine qu’on aurait pu avoir un très bon western s’il n’avait pas été aussi elliptique. Il suffit de voir la spectaculaire bataille finale pour se rendre compte que Peckinpah arrive à y insuffler en partie son talent de réalisateur même si elle est très loin de la violence extrême et de la stylisation de ses œuvres suivantes (il faut d’ailleurs noter que cet aspect fit partie des premières coupes subies). Major Dundee est donc un film extrêmement bancal mais qu’il est difficile de juger tellement on ressent que le résultat final n’est qu’un charcutage de l’œuvre d’origine.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2020
Un major nordiste, aidé de prisonniers sudistes, poursuit des Apaches au Mexique.
Malgré quelques longueurs, un western efficace et sanglant porté par la belle mise en scène de Peckinpah et par un casting très solide.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 juin 2020
Qui peut penser que c'est Sam Peckinpah qui a fait ce déplorable western ? Et pourtant ! Il avait, paraît-il, des circonstances atténuantes : des pressions des producteurs et une mésentente absolue avec Charlton Heston. Le film est long, lourdingue et distille un message de haine permanent et insupportable. Tout le monde déteste tout le monde et ne rêve que de meurtre revanchard. Les Nordistes, les Sudistes, les Apaches, les Noirs, les Français, les Mexicains.A part le WASP américain, représenté par Heston, torturé par SON devoir, tous ne sont que bons à l'état de cadavre. Film mal monté (on aurait coupé 40' de film), mal joué, mal scénarisé, un accident majeur dans la carrière de Peckinpah. Accident qu'il eut du mal à surmonter mais de belle façon !
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2020
Une bonne idée de scénario au départ mais le film a trop vieilli et le rythme s'essouffle parfois. Des sequences à rallonge (la fête au village mexicain), un western viril et chiant où le personnage principal est si désagréable qu'on espère juste qu'il finisse par y passer. Manque de bol, il s'en sort. Bref très classique et finalement très oubliable.
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2019
La première originalité du film réside dans le mélange des genres, car là où la plupart des western sont limpides et linéaires ici le récit mêle Sécession, guerres indiennes et même colonisateurs français ! Après la présentation des protagonistes et la mise en place de la mission on s'aperçoit que le groupe de soldat mené par Dundee est une transposition de "Moby Dick" où le capiatine Achab, égocentrique et obnubilé par une idée fixe, va mener ses hommes à leur perte. Peckinpah signe une western épique et d'une rare densité pour un western, à l'atmosphère pesante et au fond qui oscille entre les complexités américaines de l'époque et surtout le cinéaste réussit à offrir une succession de scènes puissantes. A voir et à conseiller.
Site : Selenie
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 657 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2019
Le parcours que suivent ces soldats ressemble à cet aller-retour effectué par les bolides rouillés du dernier George Miller : une longue errance existentielle maquillée sous des fards belliqueux. Car nous ne comprenons guère les motivations dudit Dundee : volonté de restaurer sa gloire passée ? de prouver sa valeur ? signe de démence ? Telles sont les hypothèses qui accompagnent le spectateur devant ce long film de Sam Peckinpah. Tous sont perdus d’avance ; il n’y a qu’à voir les recrues ramassées un peu partout, sans prise en compte de leurs aptitudes physiques. L’enjeu principal – mettre la main sur trois jeunes garçons enlevés par des Indiens – est résolu avant la première heure par l’intermédiaire d’un Indien lui-même qui, lassé des siens, rapporte les trois garnements munis d’arcs et de flèches. À partir de là naît à l’écran la déception profonde d’un homme dont la seule raison existentielle tenait justement dans cet exploit avorté. Que faire maintenant qu’il n’y a plus rien à faire ? Ses vieux démons le pourchassent jusqu’à le rattraper : l’alcool occupe le segment médian du film, conduit le major à abuser d’une belle femme et de tromper la confiance de celle qui l’aimait. Le bleu des yeux de Charlton Heston glace et excuse d’un même regard, traîne la détresse sur un visage aux traits taillés à coups de serpe. La seconde mission du major, celle qui consiste à affronter en duel son ennemi intime, échoue elle aussi par le sacrifice de ce dernier face aux troupes françaises. La longueur de Major Dundee épouse la langueur maladive de son personnage, élabore un vaste crescendo dramatique au terme duquel la violence la plus cruelle aura cédé le pas au burlesque des premiers temps. Peckinpah illustre parfaitement le déclin d’une mythologie américaine qui ne parvient à trouver un sens dans un monde désenchanté et inscrit son film dans un contexte d’épuisement des troupes : les derniers mois de la guerre de Sécession transforme les soldats en machines de guerre qui doivent désormais obéir à un ordre et remplir un contrat s’ils ne veulent pas disparaître. Un western éprouvant, disséminant les germes d’un genre tout entier voué à se ramifier dans un long crépuscule.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2019
La guerre de Sècession selon Sam Peckinpah! Un "Major Dundee" lui aussi mutilè par les producteurs de la Universal! En dèpit de ses avatars, grâce à l'appui de Charlton Heston (parfait en officier alcoolique qui traque des Apaches sanguinaires), ce western reste une excellente histoire nous prèsentant deux hommes incapables de se rèadapter à la vie civile, une fois la guerre de Sècession terminèe, et qui provoquent de nouveaux conflits par leur seule prèsence! Bien qu'amputèe de plusieurs minutes, "Major Dundee" demeure une belle rèflexion sur la vie, l'aventure et la violence, en une chronique nonchalante sur les hommes et les idèes! spoiler: La meilleure scène du film est sans aucun doute le retour de dèsertion de Warren Oates juste avant son exècution, avec en arrière plan de splendides chutes d'eau!
En conclusion, ce western de Peckinpah qui porte dèjà la marque de cet auteur (une violence exacerbèe), malgrè de nombreux problèmes à l'èchelon de la production, a pu être menè à bien grâce à l'aide dèsintèressèe de Heston qui renonça à son salaire...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 mai 2018
Il fait partie de ces filmes qui sont pour ceux qui les ont vu soit un chef d’œuvre, soit un navet. Pour moi incontestablement un chef d’œuvre! A voir en version longue, celle voulue par le réalisateur.

Et puis les piques "anti-française", c'est de bonne guerre! C'est vrais que l'on ne se moque jamais des Étasuniens en France....
Jean-Luc D
Jean-Luc D

6 abonnés 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 décembre 2017
Très mauvais western. Très peu d’actions. Des scènes interminables. Aucun rythme. Il ne se passe rien. Le fond de l’histoire est sans expérience. Le ségrégation des personnages (les indiens dépeints comme stupides et sanguinaires et les américains comme bons et braves) est ridicule voire raciste. A fuir. Perte de temps assurée
Roub E.

1 306 abonnés 5 370 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2016
Un film que j'ai vu dans sa version longue (la courte étant visiblement particulièrement charcutée ). Major Dundee est un western gênant mais efficace. Gênant car il raconte la traque de vilains indiens par les américains, mais après tout peut on reprocher à ce film de ne pas évoquer le génocide indiens alors qu'aucun film et encore moins de cette époque ne le fait? Mais il est pour le coup intéressant de le voir avec un oeil plus critique car cette traque se fait à la fin de la guerre de sécession et va unir soldats Yankees et sudistes contre les Apaches mais aussi des soldats Français stationnés au Mexique. Ajoutez à cela une notion religieuse et on voit sur quelles bases se sont fondées les États Unis et leur forme d'impérialisme. D'un point de vue moins politique Major Dundee est un western efficace aux scènes d'action crédibles, à la violence crue et réaliste avec quelques très beaux plans utilisant les paysages naturelles. La musique du film elle est vraiment trop old school et trop appuyée lors des passages "sentimentaux". Charlton Heston se fait littéralement manger par Richard Harris à l'écran ce dernier est vraiment très bon. Par moment vieillot il reste quand même un très bon film.
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