Le Géant de fer
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soniadidierkmurgia

1 445 abonnés 4 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2021
Aujourd’hui Brad Bird est aux côtés de John Lasseter (directeur créatif jusqu’en 2016) et Andrew Stanton, l’un des réalisateurs vedettes des Studios Pixar. Suivant dès son plus jeune âge un parcours relativement classique qui le verra passer chez Walt Disney où il collabore à l’animation de « Rox et Rouky » avant d’être licencié pour avoir trop affirmer ses points de vue artistiques, Brad Bird est recruté par la Warner pour le projet d’adaptation de « l’homme de fer » de l’écrivain anglais Ted Hughes qui décède juste après la sortie du film. Brad Bird qui œuvre au scénario propose une adaptation plus sérieuse au Studio qui envisageait initialement une comédie musicale avec Pete Towhnshend (producteur associé sur le film) des Who au générique. C’est donc dans le contexte de la Guerre Froide que l’intrigue est replacée. Au sein d'une petite bourgade du Maine, le jeune Hogarth vit seul avec sa mère. Passant le plus clair de son temps devant le poste de télévision, il constate un soir que l’image du poste se brouille. Montant sur le toit de la maison, il découvre que l’antenne a été arrachée. Curieux, il décide de remonter la piste du coupable. S’enfonçant dans la forêt, il tombe sur un énorme robot prêt à dévorer une centrale électrique. Mais le robot est pris dans les câbles, recevant décharge sur décharge. Hogarth actionne l’interrupteur et sauve le robot qui devient son ami. Le petit garçon va devoir agir pour le protéger des humains et notamment des autorités qui prises d’une paranoïa anticommuniste veulent éliminer ce qu’il croit être une arme de guerre. Hogarth sera aidé par le gérant d’une ferraille où le robot trouvera refuge et de quoi se nourrir. Brad Bird par une animation appropriée se glisse avec dextérité et transporte le spectateur avec lui dans l’ambiance des films de science-fiction des années 1950 qui ont aujourd’hui retrouvée une aura teintée de nostalgie. Rien ne manque des stéréotypes de l’époque, notamment les militaires prêts à sortir l’artillerie lourde tout comme l’agent envoyé en éclaireur, borné et imbu de lui-même au possible. Les personnages fort bien dessinés (au réel comme au figuré) contribuent à entretenir un suspense teinté d’humour mais aussi de poésie. L’ensemble se révèle une charge contre la violence de nos sociétés et notamment de l’Amérique où la possession d’armes est comme une seconde nature pour de nombreux citoyens. Brad Brid en sait quelque chose qui une dizaine d’années auparavant avait vu sa sœur Susan tuée par son mari. Ce premier essai plus que prometteur qui n’a pas rencontré son public mais a tout de même ouvert les portes des studios Pixar à Brad Bird qui cinq ans plus tard connaîtra la consécration avec « Les indestructibles » qui fera un carton au box-office . On pouvait s’y attendre.
Anonyme M Ciné
Anonyme M Ciné

99 abonnés 1 712 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2021
chef d'œuvre incroyable digne du 7e art. par où commencer....déjà un remaster en 1080p parfait, une bande son et des musiques incroyables, dans une merveilleuse ambiance des année 58/60, une qualité de dessin et d'animation incroyable (1999) un scénario très émouvant avec un robot tout mimi et un petit enfant. tout simplement unique que dire d'autre j'en perd mes mot.....
Chaîne 42
Chaîne 42

224 abonnés 3 659 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2021
Cette animation a des qualités narratives hors du commun tel un ovni avec des personnages fortement établis. C'est un peu une ode au neuro-atypisme spoiler: clairement c'est le cas du garçon explicite lors de son discours ayant bu du café
qui y transparait aussi ce n'est pas du tout un monde réaliste ni des éléments réalistes du monde. Mais il y a cette lucidité particulière sur l'humanité, l'impossibilité pour l'humain d'être quasi parfait incapable de se corriger soi-même ce qui n'est pas le cas du robot imaginé dans cette histoire. spoiler: Avec le fait qu'il peut y avoir des déments ayant des pouvoirs tel l'agent spécial compensé pour les besoins d'un scénario neuro-atypique par un général qui se révèle au final assez sage et des personnes désabusées mais bienfaisantes sans agressivité tels l'artiste et la mère du garçon
.
morn
morn

35 abonnés 370 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2021
Un grand classique d'animation en 2D. Une belle histoire mêlant parfaitement humour et moment de tristesse. les personnages sont bien caractérisés. C'est une belle réussite qui n'a pas eu le succès qu'il aurait mérité. 9/10
GéDéon
GéDéon

141 abonnés 738 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 novembre 2020
Réalisé en 1999 par Brad Bird (« Les indestructibles », « Ratatouille », etc.) pour les studios Warner, il s’agit d’un sympathique petit film d’animation. En pleine période de guerre froide, un enfant découvre un robot recherché par l’armée américaine et se lie d’amitié avec lui. S’ensuivent des aventures pleines de rebondissements. On est obligé de faire un parallèle avec « E.T. l'extra-terrestre » de Steven Spielberg même si le scénario n’apporte aucune nouveauté. Bref, cela reste agréable mais un peu enfantin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 juin 2020
Clairement l'un des meilleur film de tout les temps ! Un histoire émouvante avec une histoire unique et géniale ! Si vous ne l'avez pas vue, je vous le conseille vivement ! C'est un film qui n'est malheureusement pas si connue que ça mais qui mérite largement le détour !!!
ConFucAmuS

654 abonnés 1 046 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2020
Il fut le dernier arrivé et assurément le dernier des grands films d'animation "à l'ancienne" (comprenez en 2D) avant que le nouveau standard passe en trois dimensions. Hélas, Le Géant de Fer n'eut pas droit au triomphe qui lui revenait de droit (des recettes à 23 millions de dollars pour 70 de budget). Une injustice que le temps a depuis largement réparé, le film devenant un emblème de la pop culture, au même titre que beaucoup d'autres signés Pixar, Disney ou Ghibli.
Et quoi de plus logique pour un film qui la célèbre à sa façon, de ses influences (Miyazaki, King Kong, Terminator 2), à ses références (le Superman de Max Fleischer)? D'une simplicité biblique, Le Géant de Fer réinterprète les codes d'une amitié au delà des frontières, à l'instar d'un E.T L'extra-terrestre (auquel on pense immanquablement). Comme chez Spielberg, la fable humaniste se pare d'une toile de fond critique envers l'Amérique du maccarthyste, fourvoyée dans l'hérésie sécuritaire et l'intolérance normative. Elle est ici personnifiée par un agent fédéral corrompu par la fièvre paranoïaque.
Si le message est excessivement verbalisé, il conserve une grande pertinence et n'empiète jamais sur un récit bouleversant et fréquemment burlesque. Le long-métrage joue habilement avec les échelles et l'arrière-plan pour décupler ses effets lyriques et comiques, affichant un dynamisme constant dans la narration (Brad Bird à son meilleur). Impossible de ne pas être transporté par la relation magique entre Hogarth et son copain mécanique, qui additionne gags (visuels ou de situation) et instants de grâce sentimentale.
Le Géant de Fer touche des cimes que seuls les grands films d'animation côtoient. Ce qui rend son échec en salles difficile à avaler, et son retour en grâce encore plus mérité. En 1999, il faisait déjà partie des plus beaux. Le monde a juste mis plus de temps à s'en apercevoir.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2020
La bombe.
C’est le premier long de Brad Bird. Jusqu’alors, il avait à son actif quelques épisodes des Simpsons et le scénario du génial et vintage Miracle sur la 8ème Rue. Depuis, il a navigué dans d’autres sphères avec en point d’orgue, Les Indestructibles et Ratatouille. Mais revenons-en à nos robots puisque Bird entretien un rapport certain avec le monde des comics. On est dans les années 1950 et Hogarth est un gamin curieux, passionné par la SF. Un soir, alors que sa mère travaille au diner du coin, il fait la connaissance d’un immense robot venu de l’espace dont il va vouloir cacher l’existence. C’est sans compter sur l’opiniâtreté des agences fédérales, alors occupées à traquer toutes les nuances de rouge. Ça commence comme un film pour mômes mais fort heureusement ça se réveille vite. Les situations sont drôles et les personnages plutôt chouette. Dans un sens, ça peut rappeler Lilo et Stitch qui sortira 3 ans plus tard. Mais c’est dans la deuxième moitié du film que tout le potentiel de l’intrigue se révèle. Ce robot gentil ne l’est peut-être pas tant que ça et surtout il entretient un rapport étrange à la violence. Étrange ? En fait non, pas plus que les humains autour de lui. Eux sont prêts à l’autodestruction plutôt que laisser un potentiel ennemi s’en tirer. C’est un regard acéré que nous offre Bird sur la paranoïa et la violence américaine de la guerre froide. C’est aussi une main tendue vers le dialogue et l’écoute. On sort de là charmé et ravi de l’entourloupe tout en émotion à laquelle on vient d’assister. Fortement recommandable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mars 2020
C'est un super film il y a de l'amitié et de l'émotion c'est dailleur le premier film que j'ai vue de ma vie et j'ai tout de suite accroché. spoiler: Seulement a la fin quand le géant meurt je trouve ça triste mais comme on peut le voir ce reconstruire ont peut ce dire qu'il est toujours en vie.
Cinéphile88
Cinéphile88

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2020
Un chef d'oeuvre du cinéma d'animation. J'ai regardé ce film sans trop d'attente, pour finalement être époustouflé par cette œuvre, dont se dégage beaucoup de beauté et d'humanité. Vous pouvez y aller les yeux fermés.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2019
Prenez l'Automate du Roi et l'Oiseau, ajoutez une amitié impossible entre deux êtres venus de deux planètes différentes sur le modèle d'E.T extraterrestre et saupoudrez d'une mécanique similaire à celle du Château dans le ciel, et vous obtiendrez le Géant de fer.
Après l'échec de la dernière production de la Warner Bros. Animation, "Excalibur, l'épée magique", la filiale spécialisée dans l'animation fait un nouvel essai en réalisant le Géant de fer à la toute fin des années 1990. Placé à la tête du projet, Brad Bird (le futur père des Indestructibles) s'inspire de la nouvelle de Ted Hugues, The Iron Man (1968), qu'il remanie et adapte à sa manière pour le cinéma. L'histoire est assez simple : l'amitié impossible entre un garçon américain et un robot géant à la fin des années 1950, en pleine guerre froide. Ce thème est aujourd'hui très répandu dans le cinéma et offre donc un résultat qui sent le déjà vu.
En raison d'une promotion du film inexistante due à l'échec de la dernière réalisation d'animation de la Warner, le Géant de fer est un échec commercial, ne rapportant que la moitié de son budget aux Etats-Unis. Toutefois, le film a aujourd'hui acquis une solide réputation auprès de ses fans, et on se demande bien pourquoi. Est-ce la fin dont la tristesse a souvent été évoquée mais qui est quand même très brève et provisoire, de sorte que le film conclut finalement sur un épilogue ouvert et bien plus réjouissant ? Difficile de comprendre l'engouement qu'il peut y avoir autour de cet automate lorsqu'on le regarde pour la première fois 20 ans après sa sortie. Peut-être est-ce le style d'animation caractéristique des années 1990 qui offre une forme de nostalgie aux spectateurs et rappelle les plus grands classiques du genre. Allez comprendre...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 septembre 2019
Il y a 20 ans, Brad Bird n’était pas encore le réalisateur vedette de « Ratatouille » ou des « Indestructibles ». Mais le talent était déjà bien présent, bien avant l’arrivée chez Pixar. Et même si le graphisme semble daté, certains dialogues moins recherchés et travaillés que certains films d’animation d’aujourd’hui dits plus adultes (en même temps, on ne va pas faire réciter du Molière ou du Shakespeare à un robot), le propos semble toujours aussi actuel, l’histoire d’amitié entre un enfant et un robot géant venu d’ailleurs et l’émotion restent toujours intactes.

Sur fond de guerre froide et de paranoïa de l’armée américaine envers l’URSS, tout être venu d’ailleurs semble suspect. Vouloir éliminer ce qu’on ne connaît pas car il représente une menace pour la population, était digne d’une bêtise humaine que l’on retrouve encore dans certains films de science-fiction aujourd’hui (« Premier Contact » de Denis Villeneuve, « Super 8 » de J.J. Abrams, et même dans « E.T l’extraterrestre » de Steven Spielberg…). Dans les films mettant en scène des extraterrestres ou tout autre être venu d’ailleurs, l’armée est présente et veut éliminer cette potentielle menace, ou faire des expériences scientifiques sur un « phénomène de foire » que l’on voudrait mieux connaitre.

Les scènes de complicité entre le robot et l’enfant sont les plus réussies, notamment celle où Hogarth montre des histoires au robot. Ce dernier mémorisera plus particulièrement celle de Superman, « le héros qui fait le bien et sauve les gens ». spoiler: Lors d’une des scènes finales le robot s’en souviendra et finira par se sacrifier pour le bien de la population, en rejoignant le missile qui menace cette dernière à cause d’une erreur de tir de l’armée. Les larmes coulent toujours lors de ce moment où l’on croit les deux amis séparés à jamais, mais on comprendra plus tard que le lien ne sera jamais vraiment rompu et cela redonne le sourire et du baume au cœur. La fin est parfaite !


Émotion, universalité et intemporalité de l’histoire, personnages attachants… Brad Bird a fait ses armes avec « Le géant de fer », devenu un dessin animé culte laissant présager une belle carrière de réalisateur, aujourd’hui indéniable.

Mon analyse complète du film sur mon blog : reves-animes.com
tyrionFL
tyrionFL

27 abonnés 391 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 février 2019
Difficile de ne pas pleurer devant ce merveilleux film d'animation.
Le géant de Fer incarne toute l'humanité que l'on peut retrouver dans un personnage non humain (au même titre que l'homme bicentenaire pour ne citer que lui).
Le géant de fer c'est un film d'animation magnifique réalisé par le grand Brad Bird bourré d'humour et surtout d'émotion.
Des personnages attachants, une animation soignée, une belle bande-son pour un film beau et émouvant.
Un incontournable de seulement une heure vingt qui en paraît tellement plus au vu de sa richesse.
Pas étonnant qu'il soit devenu si culte !
MaCultureGeek

1 167 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2019
Le Géant de fer est un film de grande réputation; réalisé par Brad Bird et considéré comme l'un des meilleurs films d'animation de sa génération, il est aussi qualifié de meilleur film de la carrière de l'artiste, lui qui marqua bien des enfances par ce bijoux Indestructible. Le Géant de fer est certes un bon film, mais il s'enferme trop dans le registre du conte moralisateur pour laisser l'impression d'avoir vu un film plutôt qu'un animé pour enfants.

Sorte d'E.T. mêlé au Jour où la terre s'arrêta, Le Géant de fer commençait pourtant de bonne manière : visuellement magnifique, il développait très bien ses personnages avec toute la caricature inhérente aux antagonistes de l'oeuvre, présentant une vision des choses manichéennes l'ancrant directement dans le film de divertissement pour gosse qui, s'il ne révolutionnera pas le genre, marque tout de même l'esprit par sa puissance émotionnelle.

C'est aussi parce qu'il est si basique dans la psychologie de ses personnages qu'on s'y attache autant; que dire de cette magnifique relation qu'entretient notre héros avec son robot de compagnie, de la relation avec sa mère, de sa manière de se dresser contre l'état et l'armée pour se battre pour ceux qu'il aime, et de finalement voir la situation s'inverser au point de rendre humain une machine sensiblement fragile.

L'on dirait presque un Terminator 2 qui rencontrerait la Guerre Froide et la chasse aux sorcières, toujours avec cette fameuse bombe nucléaire en guise de symbole de la folie de l'homme qui le détruit à petit feu. Et si la machine ne sera plus une figure d'angoisse et de crainte, elle prendra littéralement la place de l'animal de compagnie intelligent, apportant à nos humains cet amour qu'ils ne semblaient ne pas savoir offrir à ceux qu'ils ne connaissent pas.

Le propos est très intéressant, et le film aurait été une étape dans le cinéma d'animation si son climax n'avait pas décidé de se tourner vers les gosses autour d'une happy-end qui n'a pas beaucoup de sens, la symbolique de sa première partie de conclusion dramatique finissant complètement souillée par ce retournement de situation qui prête à rire et, pour les enfants, peut être même à rêver, tant il annonce un futur profondément joyeux et sans les répercussions du dénouement de l'intrigue.

Quand on a passé l'âge, c'est frustrant; voir un animé ayant le courage d'enfin faire une fin dramatique sans tomber dans pathos larmoyant était une proposition trop alléchante. Il fallait donc rendre le tout tout public et accessible à tous, démontant complètement son propos à la base matûre et portant à la tristesse. On pourra sinon y voir une force de parvenir à rendre les choses plus lumineuses, et de transformer les larmes en rires.

Alors c'est, comme dit plus haut, magnifique et très divertissant; l'animation est hallucinante, d'une fluidité qu'on a mis des années à atteindre à nouveau, les visages des personnages étonnement expressifs, les doublages excellents, la mise en scène géniale. C'est techniquement virtuose et maîtrisé de bout en bout, si ce n'est pour cette fameuse écriture manichéenne et trop portée vers le divertissement pour enfants qui, à voir sa morale et ce long passage à voir nos deux héros s'amuser sur une musique stéréotypée, pourra satisfaire ceux qui aiment les animés divertissants n'ayant pas pour première vocation celle du drame.

Parfait pour se détendre et se divertir, moins pour réfléchir en s'émouvant.
Robrex
Robrex

28 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2018
Avant d'avoir émerveillé son public avec "Les Indestructibles 1 & 2" et "Ratatouille" chez Disney, et avoir relancé la saga "Mission : Impossible" sur de bonnes bases, Brad Bird nous avait offert un film d'animation tout bonnement remarquable, à savoir "Le Géant de Fer". Bien que ce soit pas l'un de mes films d'animation préférés, c'est un film d'animation que j'affectionne beaucoup et une belle histoire passionnante entre un petit garçon et un robot géant. Car "Le Géant de Fer", au-delà d'être un film d'animation très bon, c'est aussi un film de science-fiction efficace et qui fait preuve d'une maturité surprenante. Tiré du livre de Ted Hughes, livre que j'ai pas lu d'ailleurs, le film nous plonge au cœur de la fin des années 50, dans l'État du Maine aux États-Unis, en pleine Guerre Froide, et où la rumeur de phénomènes paranormaux circulent, et tout cet aspect là est réussi. Le film est en plus hyper bien animé et n'a pas pris une ride même 19 ans après sa sortie. Les personnages sont bien développés et attachants, en particulier le petit Hogarth et sa relation amicale avec le Géant de fer, qui en plus d'être l'ultime point fort du film, est ultra passionnante, drôle et émouvante, et qui éventuellement gagne en force tout au long du film, en étant confrontée face aux problèmes gouvernementaux. Le petit Hogarth est très attachant, espiègle, plein de ressources et évolue très bien dans la continuité du film. Pareil pour le Géant de fer qui est très attachant également. Il évolue aussi très bien, possède une réelle profondeur et peut même se montrer hyper impressionnant. Mêmes les personnages secondaires, comme Dean, Annie la mère d'Hogarth, ou même l'agent du gouvernement Kent Mansley sont charismatiques et rentrent très bien dans le concept du film. Le film est drôle, y'a aucun humour lourd et pas de fautes de goûts, mais ça possède également une ampleur dramatique bouleversante, surtout à la fin (no spoil), remplie d'émotion. Sans oublier les moments de bataille, qui donnent une ampleur plus mature, plus sombre et plus profonde. La musique est aussi un point fort, en étant à la fois gai, mélancolique et intense. Niveau doublage, je peux dire que la VO est aussi excellente que la VF. Surtout que dans la VO, on retrouve les voix de Jennifer Aniston (Dean), Harry Connick Jr. (Dean), Christopher McDonald (Kent Mansley), Eli Marienthal (Hogarth) et surtout Vin Diesel pour la voix de Géant de fer, et tous les comédiens interprètent leur personnage à la perfection. Mais la VF fonctionne très bien aussi, donc dans les deux cas, ça marche. En conclusion, "Le Géant de Fer" est un très bon film d'animation marquant et qui nous émerveille. C'est une petite perle, rempli de bonnes intentions, et je vous le conseille vivement.
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