En France , c'est sorti sous le titre "Ya,ya mon général !". C'est un naufrage à peine croyable, une catastrophe cinématographique, un désastre cinéphilique. C'est lourd ennuyeux, pas drôle, absolument nul, lamentable et navrant. La revue "Les cahiers du cinéma" de l'époque encensa le film démontrant par là s'il le fallait encore la stupidité de la "politique des auteurs" (Quand un auteur fait un bon film, aucun des ses autres film ne saurait être mauvais...). Il me reste en mémoire ce spectacle affligeant de quelques spectateurs snobs qui refusant l'indigence du spectacle, ne trouvèrent pas mieux que de se forcer à rire. Consternant !
Un milliardaire, navré d'être réformé, monte un commando de pauvres bougres pour combattre Hitler. Dans la première partie de la comédie, Jerry Lewis narre le grotesque de l'instruction militaire de sa troupe particulièrement inapte. Dans la seconde, son personnage prend la placespoiler: d'un général allemand, son sosie, et sème le désordre dans l'armée allemande du front européen. A défaut d'être véritablement original, le scénario présente des situations parodiques et loufoques dans l'ensemble amusantes. Mais la plupart se concluent, hélas, par des gags plutôt épais, voire puérils. Braillard et grimaçant, Jerry Lewis, quoique fidèle à son personnage comique, la candeur en moins chez ce milliardaire qui s'ennuie, donne dans un humour lourdingue qui rappelle celui de Mel Brooks. Comme ce dernier, Lewis accumule les énormités, en témoigne la rencontre avecspoiler: Hitler où la dérision tourne au grotesque (les moins indulgents diront au n'importe quoi). Cette absence de subtilité se retrouve dans la mise en scène, plutôt fade et impersonnelle. Au bout du compte, dans le genre comique "ça passe ou ça casse, on balancera entre les deux.