Gone Girl
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2 070 critiques spectateurs

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24septembre
24septembre

13 abonnés 28 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 novembre 2014
Ce film est une complète mascarade ! On attendait quelque chose d'un autre niveau de la part de David Fincher... C'est du déjà vu, c'est lent, convenu, invraisemblable (pitié ! La fin !...). Mais qu'est-ce que c'est que tout ce "buzz" ? Navrant...
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2015
David Fincher prouve une bonne fois pour toute qu'il est un des plus grands Maîtres du thriller classique. Bien sûr, ses œuvres précédentes comme « 7even », « The game » ou encore « Zodiac » ne laissaient guère de doutes à ce sujet mais « Gone girl » finira de convaincre les plus récalcitrants. Le film commence sur un banal scénario d'enlèvement mais le réalisateur tisse peu à peu une toile d'araignée mortelle autour de ces personnages principaux. Rapidement une histoire dans l'histoire se dessine et se précise peu à peu ; Plus on avance dans l'intrigue, plus on se rend compte de l'ampleur de la supercherie et, comme le pauvre Ben Affleck on est définitivement piégé par cette redoutable mante religieuse. En toile de fond, il faut noter une intéressante critique de la société Américaine et de la toute puissance des médias en général. Parallèlement à la qualité indiscutable de la réalisation, il faut reconnaître une interprétation quasi parfaite de l'ensemble des acteurs. Il en résulte une délicieuse ambiance sombre et glacée, quelques rebondissements spectaculaires et une fin assez inattendue. M. Fincher nous fait, une nouvelle fois, frôler la perfection. Génial, tout simplement !
Eric C.

301 abonnés 2 275 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2015
Un polar, thriller d’exception réalisé par un très grand cinéaste David Fincher. Une écriture, un scénario, une maîtrise de la tension et des effets pour tirer le maximum de 2 acteurs parfaits. Ben Affleck est incroyable de justesse, de retenue, de finesse et trouve là une de ses meilleures prestations. Rosamund Pike trouve là le grand rôle de sa carrière et est époustouflante en femme machiavélique, calculatrice, malsaine, intelligente. Une performance haut de gamme. Au final un film passionnant au ton juste, à l’image soignée, un travail d’orfèvre. Un film d’auteur qui est aussi un film grand public, une performance.
L?c!s_H00d
L?c!s_H00d

220 abonnés 395 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2015
"Gone Girl", film tant attendu par les fans de David Fincher, metteur en scène de "Fight Club", "Zodiac" ou "Panic Room", est incontestablement une réussite. Une œuvre quasiment parfaite au scénario dérangeant et à la mise en scène brillante. L'histoire est fascinante. Elle alterne différent type de lecture à la façon du best-seller de Gillian Flynn, sans jamais nous faire lâcher le fil du scénario. Il est complexe mais extrêmement bien écrit, les longueurs n'étant jamais présentes. Les protagonistes sont mystérieux et attachants, et les retournements sont parfaitement mis en scène. La tension est omniprésente tout le long du déroulement, et certaines scènes sont terrifiantes. Le montage, la bande sonore et le jeu des acteurs nous font vivre un pur moment d'angoisse. Ben Affleck ("Argo") nous prouve une nouvelle fois sont indéniable talent d'acteur. Sa prestation est parfaite, et son personnage très bien écrit. Rosamund Pike ("The World's End") est elle aussi très convaincante dans la peau de son personnage. Fait aussi parti du casting Emily Ratajkowki ("Entourage"), Neil Patrick Harris ("Sortilège"), Carrie Coon ("The Leftovers"), Tyler Perry ("I Can Do Bad All By Myself") et Kim Dickens ("Sons of Anarchy"). Tout ces acteurs sont parfaitement crédibles, rien à dire de ce côté. Chaque protagoniste et antagoniste est d'une grande finesse psychologique et est très bien exploité. David Fincher les met en scène avec une grande maestria, mais sa réalisation est cependant moins recherchée que dans ses précédentes œuvres. Certes toujours aussi efficace, magnifiquement cadrée et sublime, elle n'est cependant pas aussi ingénieuse que dans par exemple son remake de "Millénium". Les plans sont moins inventifs, mais ce n'est que le seul petit défaut que je reproche à ce thriller d'une grande qualité. David Fincher orchestre parfaitement son film dès la première minute, et dénonce aussi les médias et le jugement sans raison valable. Les thématiques utilisées, les sujets abordés, sont sublimement exploités dans ce film et nous montre toutes les conséquences de nos choix. Le scénario est pour cela encore plus passionnant et intéressant. La bande originale, composée une fois de plus par les génies Trent Reznor et Atticus Ross ("The Social Network"), est elle aussi grandiose. Certains thèmes sont majestueux, particulièrement celui du générique. J'écoute de nombreuses fois cette bande sonore et plonge directement dans l'ambiance dérangeante et viscérale de ce thriller psychologique. Cette musique accompagne profondément l'ensemble de l'histoire et accentue les effets recherchés. Tout cet accompagnement musical se révèle être littéralement splendide notamment grâce à la fluidité de la caméra et du montage très efficace. L'ambiance alterne humour et malaise très finement durant certaines séquences. Cet exercice de style qu'est "Gone Girl" est sans aucun doute l'un des meilleurs film de 2014 et l'un des longs-métrages que je peux revoir sans cesse. Machiavélique par son twist, extrêmement addictif, bien rythmé, exploité et écrit, "Gone Girl" est quasiment parfait et un nouveau chef d'œuvre de la part de son réalisateur.
maximemaxf
maximemaxf

378 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2014
S'il y a bien un réalisateur qui a réussis à maintenir un niveau de qualité avec ses films durant ces dernières années, c’est bien David Fincher, chacun de ses films ont le mérite de faire parler de lui et pour avoir vu "Seven", "The Social Network" et "Fight Club" je peux sans retenue dire que c’est un réalisateur brillant et dont le style ne cesse de me surprendre. Pour revenir à "Gone Girl", c’est un de ces autres films que j’attendais depuis récemment seulement, parce que je n’arrivais pas à suivre la promo autour du film mais je tenais vraiment à voir un film de Fincher sur grand écran, et quoi de mieux pour visionner un quatrième film du réalisateur qu'une soirée cinéma.

Et c’est sans surprise que je me permets de le dire : David Fincher est un maître du septième art, ce mec a compris comme faire un Thriller à la fois sombre, brillant, percutant avec une ambiance constamment captivante, des personnages riches et une histoire qui arrivera non seulement à nous surprendre mais qui arrivera plus d’une fois à nous mener sur des fausses pistes et nous laisser un grand sentiment de mal être, étant donné que c’est Gillian Flynn qui a scénarisé une fin inédite par rapport à son œuvre littéraire, vous auriez bien tord de ne pas lire le livre après avoir vu ce film si ce n’est pas déjà fait.

La réalisation de David Fincher est le premier point sur lequel je vais m’attarder. On voit qu’il s’investit vraiment à traiter les sujets que soulevait le livre de Flynn et il est facile de les comprendre quand c'est un réalisateur comme lui qui les transpose à l'écran, David Fincher expose et traite de la manipulation des médias qui peut détruire la vie de celui qui en est victime et peut même voir sa vie devenir un enfer à cause des médias sans scrupule qui cherchent souvent à manipuler le public pour leur faire croire ce qu’ils ont envie de croire ou d’entendre. Le thème du mariage est aussi décortiqué à travers la vie du couple de Nick et Amy, dont la relation d’amour naissante et plein de rêve les rendait attachant par leur insouciance au début de leur relation, la scène qui démontre le mieux cette vision est celle ou Nick et Amy traversent un nuage de sucre semblable à de la neige, blanc et symbole de pureté durant laquelle Nick pose délicatement ses doigt sur les lèvres d'Amy avant de l’embrasser. Pour faire simple, les cadres et les angles qu'utilise Fincher cherchent à exploiter la force de ces thèmes mais également à mettre en place une atmosphère pesante et permanente de suspens tout en jouant avec nos méninges sur ce qui va se passer ensuite, il y a de la recherche et on remarque qu’ici, visuellement on est loin d’un film ultra glauque et perturbant à la manière d’un Fight Club ou d’un Seven, il y a plus de sobriété et de beauté dans la mise en scène et dans l’environnement là ou dans ces deux autres films l’environnement était extrêmement laide et malsain au sens propre. En plus de ça, la photographie est très belle, représentant bien cet aspect que veut dégager le film.

En parlant d’ambiance, les personnages centraux du film suffisent à renforcer cet aspect en plus d’être autant attachant que détestable ou même carrément mystificateur. Ben Affleck est parfaitement investis et son personnage est aussi crédible qu’il se révèle tantôt appréciable et interprète un époux désemparé n’ayant pas la situation en main et envers qui on compatit mais tantôt Nick se révèle beaucoup moins sain et clean qu’il semble le montrer, il en devient méprisable et on en vient même à se demander quand il ment ou quand il ne ment pas, jusqu’à ce qu’on découvre spoiler: qu’il est en réalité une victime dans tout ça
, servant à satiriser l’opinion public face au personnage à qui cette histoire va beaucoup coûter, en tout cas c'est rassurant de voir l'acteur aussi bon avant de le voir en Batman prochainement. Rosamund Pike est très surprenante, non seulement parce que son personnage est aussi là pour nous rappeler en quoi le livre de Gillian Flynn s’appelle "Les apparences", parce que si elle a l’air étonnamment pure et mignonne à la première impression, plus on apprend à la connaître, plus on finit par découvrir son vraie visage, histoire de ne pas en dire plus. Emily Ratajkowski était très agréable à voir pour le peu qu’elle apparaissait mais son personnage vient également mettre sa graine d’ambigüité au couple et elle fait plutôt bien son travail, Tyler Perry était vraiment très bon dans son rôle d’avocat, Missi Pyle était tout aussi surprenante mais on reste principalement concentré sur le couple Dunn, mais attention les autres personnages sont également important pour l’intrigue et pour faire évoluer l’histoire mais David Fincher se concentre principalement sur le couple tout en dirigeant parfaitement le reste des acteurs.

De plus, que ce soit l’un ou l’autre, les deux personnages principaux sont très bien développés psychologiquement, et le montage des flash-back sur leurs années de mariage nous permet de les connaître et de découvrir qui ils sont, on sent que Fincher a voulu se rapprocher de l’œuvre du livre au niveau du schéma narratif en utilisant le fondu en noir pour alterner entre flash-back et évènements actuels et aussi en faisant apparaître les dates pour montrer qu’on passait à une autre étape du scénario, c’est fait de manière fluide, rapide et claire.

Du côté de la musique on retrouve Trent Reznor et Atticus Ross pour leur troisième collaboration avec le réalisateur, tout à l’heure j’avais parlé de l’atmosphère dégagée par le film mais sans la musique ça ne serait pas la même sensation, j’avais apprécié leur travail dans "The Social Network", là j’ais été envoûté par leur bande-son du début à la fin, mention spécial à "Sugar Storm" et "What Have We Done to Each Other". Leur musique est principalement électronique, industrielle et elle utilise également des bruitages sonores, mais c’est très bien monté et ça dégage vraiment une ambiance à la fois élégante mais aussi obscure et dérangeante, et ça me fait plaisir de découvrir d’autres genres de composition musical que la musique classique que l’on voit habituellement, pas que j’aime pas au contraire, mais la diversité des goûts c’est toujours un plus de gagné, en tout cas elle colle parfaitement au ton du film et c’est juste génial.

Et enfin venons-en à l’histoire, en elle-même elle commence sur une histoire de base assez banale, avant de prendre des ampleurs plus complexe et drastique dans les minutes qui suivent alors que les coup de théâtre interviennent petit à petit pour que la tension grimpe encore et encore. Mais je vais immédiatement parler de la fin et du ressenti que nous laisse ce film, parce que… ça mérite qu’on en parle : spoiler: non seulement on est consterné mais aussi mal à l’aise de voir dans quel situation se retrouvera finalement Nick, mais on est également révolté de voir qu’Amy s’en soit tirée avec les honneurs en tirant l’avantage de la situation quand on voit à quelle point elle peut être imprévisible et calculatrice pour ranimer la flamme entre elle et son mari, et pour couronner le tout, le dernier plan et premier plan du film ou Nick caresse le crâne de sa femme dit tout : qu’est-ce qu’elle pense ? Que prépare-t-elle désormais ? Et c’est ça qui est révoltant, on nous la montre en public comme une femme mignonne et innocente mais dans l’ombre elle est tellement monstrueuse et détestable qu’on aimerait la voir morte,
en gros attendez vous à être roulé dans la farine plus d'une fois, que ce soit par les personnages ou le scénario.

Je pense pas que ça ne surprendra pas beaucoup de monde si je conclus ma critique ainsi : "Gone Girl" fait clairement parti de mes films préférés de cette année et il a tout ce qui fait de lui un grand Thriller psychologique et ingénieux, des personnages complexe dont on ne sait jamais à quoi s’attendre, une ambiance sombre mais élégante grâce à la réalisation de Fincher et la BO, une histoire avec son lot de surprise qui laisse le cul sur le fauteuil et un final déroutant, si vous aimez les films de Fincher ou les Thrillers intelligent alors vous aimerez très probablement sa dixième réalisation, et si vous avez apprécié le livre préparez vous à être surpris une fois de plus, personnellement, en attendant son prochain film je vais me hâter de voir le reste de ses réalisations et lire le livre de Gillian Flynn.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 janvier 2015
Si David Fincher s'est en apparence pas mal "posé" après "Fight Club" qui est son dernier film à se complaire dans un univers cradingue, il n'a jamais abandonné son regard glaçant sur notre société et sur l'humain au sens large, malgré le petit détour qu'était "Benjamin Button". Et "Gone Girl" en est à mon sens le parfait exemple, aussi grinçant qu'aux débuts du réalisateur mais tout en étant affreusement ancré dans la réalité. Ce drame teinté de thriller est avant tout un excellent portait social. Tout en crescendo, le film démarre comme n'importe quelle histoire ordinaire mettant en scène des personnages ordinaires. Puis plus au fur et à mesure que le temps passe, les masques tombent et les personnages révèlent doucement leur vraie nature. Fincher aborde des thèmes d'actualités aussi intéressants que répugnants tels que le voyeurisme des médias, les failles du système judiciaire, la manipulation des masses, l'importance des apparences au quotidien évidemment, et surtout les relations sociales, l’évolution d'une relation amoureuse sur le long terme telle que le mariage. Le monde qu'il nous montre est repoussant sur bien des points, et pourtant nul besoin de miroir déformant, il s'agit du nôtre, ni plus ni moins et c'est quelque chose qui fait froid dans le dos. Du moins la première fois, lors du second visionnage ce portrait parfait en devient limite de l'humour grinçant (vous vous souvenez de cette phrase dans "Enemy" ? On vit chaque épisode comme une tragédie puis comme une blague ? Eh bien c'est exactement ça). Je suis d'ailleurs plutôt admiratif de la densité générale du film et d'à que point celui-ci parvient à rester extrêmement clair et concis: par le nombre conséquent de thèmes narratifs traités sans que l'un ne devienne trop envahissant ou au contraire ne s'efface, mais aussi par le nombre faramineux de mises en scène différentes expérimentées par le réalisateur, pour lesquelles le choix de la musique est pour beaucoup: celle très sensationnelle des médias, celle très froide et carrée de la police, celles orchestrées par l'avocat de Nick, et celles respectives de Nick et Amy, toutes deux très différentes (en particulier chez la femme, où les inserts sont légion ce qui traduit parfaitement son esprit calculateur qui fonctionne à cent à l'heure). Les deux acteurs livrent d'ailleurs des performances irréprochables: Ben Affleck n'a jamais été aussi taillé pour un rôle, au point que ce qu'on lui reproche d'habitude (d'être distant voire amorphe) devienne une qualité, mais c'est surtout Rosamund Pike qui, jouant un personnage aux multiples masques, peut s'essayer à une tonne de registres différents dans lesquels elle excelle toujours. Si elle n'a pas son Oscar je casse tout. Rajoutez à ça une bande-son signée Trent Reznor & Atticus Ros qui à défaut d'être réellement marquante au point qu'en l'entendant comme ça on se dise "Ah ça c'est Gone Girl", elle est toujours en osmose parfaite avec les images et aide beaucoup à instaurer une ambiance particulièrement oppressante. Non définitivement, il n'y a rien à jeter sans pinailler comme un sagouin dans ce nouveau Fincher qui en serait peut-être même son meilleur depuis "Fight Club", rien que ça. Chapeau l'artiste.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2023
Après sa sobre et froide adaptation de "Millenium", David Fincher signe à nouveau un thriller machiavélique, habilement manipulateur. Comme dans son précédent métrage, il délaisse la mise en scène démonstrative de "Panic room" ou "Fight club" pour une sobriété qui sied mieux à ce récit, peinture pessimiste des relations de couple et de la manipulation des masses. Si Ben Affleck ne convainc pas dans ses rôles de héros, il s'avère parfait en M. Tout-le-monde.
Selingues G
Selingues G

96 abonnés 995 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2015
David Fincher est un habitué des films tortueux et à suspens. Après une escapade en Suède; on le retrouve enfin à son plus haut niveau de son art avec Gone Girl.

Un scénario bien ficelé grâce à l'adaptation du roman de Gillian Flynn et surtout à une composition de Rosamund Pike qui écrase Ben Affleck en tout point de vue.
Nous sommes pris en otage de cette manipulation et on subit comme le personnage de Ben Affleck.
Du grand art
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 20 janvier 2015
Gone Girl un chef-d'oeuvre ? Oui ! ... pendant une heure. Un véritable petit bijou. Malheureusement le film en fait 2h30, et la suite nous donne à voir l'enquête policière la plus bâclée et invraisemblable de l'histoire du cinéma. On a envie de se lever dans la salle pour apostropher la flic aveugle. Le reste des réactions des personnages est incompréhensible et le film devient un mix étrange entre SexCrime et la Guerre des Roses... Raté.
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

65 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2014
Définitivement dorloté dans un cinéma de la maturité depuis quelques années, David Fincher signe avec GONE GIRL son travail le plus sobre formellement, exigeant et anxiogène, annihilant même ses mouvements de cadre fétiches pour emprisonner sa galerie de figures narcissiques et manipulatrices. Thriller intelligent qui épouse dans sa sublime structure éclatée la puissance de sa farce, la violence insidieuse de son nihilisme n'a d'égal que l'explosion cynique qu'elle déclenche, cachant dans son portrait de couple un radical coup de poing à l'être mortel contemporain, enfermé dans une vertigineuse angoisse médiatique, fenêtre donnant sur la terrifiante misanthropie sucrée d'un monde de mises en scène, un simulacre à l'américaine. Affleck et Pike explosent à l'écran, extrêmes, dynamite essentielle de cette destruction massive de l'empathie moderne, et plus que tout dans la seconde moitié du film, carambolage émotionnel et formel certes prévisible mais faisant définitivement de GONE GIRL un maelström de génie, froid, calculateur, profond et juste.
ptitmayo
ptitmayo

44 abonnés 969 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juillet 2016
Gone Girl est un film bluffant du début à la fin, où la vérité n'est jamais celle que l'on croit. Outre la critique acerbe du traitement médiatique réservé aux faits divers ou bien de la manipulation de l'opinion publique, ce thriller est avant tout la chronique d'un mariage qui part à vau-l'eau de tous les côtés. La première partie constitue la lente descente aux enfers d'une union de plus en plus fragile, entre réalité dramatique et flashbacks qui révèlent à la fois les origines du couple, les bons moments et la partie sombre et effrayante car complètement à l'opposée. Ce choix narratif d'alternance passé-présent est très judicieux et parfaitement maîtrisé car il distille de manière bien synchronisée et avec une musique saisissante les éléments surprenants et nombreux menant vers la résolution du mystère, spoiler: révélé au milieu du film, autre parti-pris risqué mais totalement réussi quand on voit la seconde moitié du film. Car une fois la clé révélée, on est pas au bout de nos surprises,
les mensonges honteux amenant d'autres mensonges plus atroces et calculés, sorte de cercle vicieux dont il est impossible de s'échapper. Le scénario fait froid dans le dos tant il décortique le pire de l'être humain, et la fin ambiguë et audacieuse m'a beaucoup plu, spoiler: dans le sens où tout est quelque part un éternel dilemme, puisque l'époux a ce qu'il voulait (un enfant) mais aussi ce dont il ne veut plus (sa femme qu'il perçoit à juste titre comme une psychopathe).
L'ensemble est rendu encore plus horrifiant grâce à David Fincher qui instaure une ambiance de plus en plus glaçante, s'appuyant sur une réalisation soignée et technique et des acteurs exceptionnels. Rosamund Pike est sûrement la plus impressionnante dans ce film, je ne l'avais jamais vue comme cela, son jeu est époustouflant car flippant. À ses côtés, Ben Affleck est excellent en époux paumé et partagé entre ce qu'il devrait ressentir aux yeux du monde et ce qu'il ressent vraiment du fait de la situation délicate de son couple. Autre particularité du scénario, les personnages secondaires se révèlent au fur et à mesure, entre la flic posée et réfléchie, l'avocat compétent et porté sur la mise en scène, ou bien la soeur de Ben Affleck, emportée malgré elle par le tourbillon de cette sombre affaire. Si on devait trouver quelques défauts, spoiler: je dirais que le coup de l'urine est bizarre (la voisine ne tire pas la chasse, pourquoi pas!!) alors que la fin de l'enquête peut paraître étonnante (quoique le plan de la femme est bien préparé et maléfique et que l'aspect politique et médiatique implique l'arrêt de toute investigation).
Au final, Gone Girl est un thriller d'apparence classique qui bascule très vite dans l'effroi, avec des rebondissements convaincants, une réalisation parfaite, des acteurs exceptionnels et une narration pleine d'audace et d'intelligence. Les 2h30 passent très très vite, tant on est happé par le récit.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 février 2021
Vous voyez clairement ce qui se passe au tout début avec Nick (Ben Affleck) et vous savez à peu près qu'il n'a pas tué sa femme 30 minutes plus tard. Votre sentiment initial est qu'elle n'est pas morte et qu'il ne l'a pas tuée. Et il n'y a plus d'autres rebondissements. Le seul rebondissement c'est qu'elle est folle et le film se transforme en deux heures de plus d'idiotie et de farces. Amy (Rosamund Pike) se lance dans une série de comportements illogiques et irrationnels notamment en fréquentant des types au hasard dans un camping alors qu'elle a simulé sa propre mort et fait l'objet d'une chasse à l'homme massive. L'histoire devient de plus en plus absurde avec encore plus de choses illogiques et des actions incroyables de la part d'autres personnages. Comme l'obtention par la police d'un mandat de perquisition pour une maison sur la base d'un tuyau anonyme. Nick et sa sœur étant apparemment les personnes les plus stupides sur Terre qui ne déplaceraient pas le butin de la remise avant que les flics ne le trouvent. La police s'engageant dans la plus grande chasse à l'homme jamais entreprise pour une personne disparue après environ six heures. Gone Girl commence bien mais il s'aggrave au fur et à mesure qu'il avance et il ne fait qu'empirer de plus en plus vite...
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2014
Non il ne neige pas, c'est du sucre qui vole, derrière une boulangerie, il passe un doigt sur ses lèvres avant de l'embrasser. Cette scène par laquelle commence Gone Girl nous fait ressentir cette pâte d'un véritable artiste. Quand on a fait un des plus beaux films de ces dernières années sur le créateur de Facebook on peut tout se permettre. Et il se permet tout David Fincher ! Il se permet même de changer, finit le punk porno rigolard de Fight Club ou les ambiances ultra glauque de Seven ou Alien 3, le bougre s'est transformer en brillant styliste ultra perfectionniste comme on le voit notamment dans Millénium (2012) ou les deux premiers épisodes de la série House of Cards ou il dirige les acteurs avec une main de maître. Mais le don de Fincher passe surtout par l'ambiance, le cinéaste arrive toujours à créer une tension parfois inouï (la scène de viol dans Millénium, l’interrogatoire dans Seven) ou il réussi à immerger un spectateur qui ne demande qu'à connaitre la fin, il s'est d'ailleurs trouvé un immense talent pour le twist final et Gone Girl ne fait pas exception à la règle.
Loin de là d'ailleurs car Fincher y emploie beaucoup de thème qui lui sont chère, homme tourmenté ou les médias vu comme une menace. Ce qui lui a surement plut dans le best seller de Gilliam Flynn (qu'il adapte avec ce film), ça doit être la tension sexuelle et cette satire du mariage presque sarcastique. Il y dresse un portrait le la vie intime d'un couple au bout du rouleau, elle est belle, charmante, il est beau gosse et charismatique, mais les dettes s'accumulent et leurs vies tournent autour de l'ennui. Mais quand elle disparaît sans laisser de trace, probablement assassinée, il se retrouve numéro 1 sur la liste des suspects. Mais est elle morte vraiment ? Que lui est il arrivé ? Pourquoi est ce arrivé ? Ou est elle ? Cette situation dépasse le héro Nick Dunne, son regard vide, son sourire sans vie... c'est l'Américain lambda habitant une grande demeure à un étage dans le Missouri et se faisant un bourdon en guise de petit déjeuné en la bonne compagnie de sa sœur qui comme lui pleure encore sa mère morte d'un cancer. Et le mystère qui va d'ailleurs se propager comme une cellule cancéreuse.

Fincher c'est le genre de cinéaste qui rit lorsqu'il se brûle, maître du cauchemar, dompteur du glauque, roi du malaise, il aime par dessus tout manipuler son spectateur, lui faire croire l'inverse de ce qu'il veut. Gone Girl est son film le plus hitckockien de par son humour noir, le fait que l'on en sait souvent plus que les personnages et son suspens qui jamais ne faiblit. Les regards étranges de Rosamund Pike, poitrine de Emily Ratajkowski exhibée comme le trésor du coin, meurtre exagérément sanglant... rajoutez quelque twist grandguignolesques (dans le bon sens du terme) et l'on se croirait devant un De Palma, une séquence clé faisant d'ailleurs beaucoup penser aux scènes cultes de Carrie au bal du Diable (1976). C'est à dire un fantasme de cinéma de divertissement ludique et cérébral conçu pour le samedi soir, ni plus ni moins, David Fincher est tout sauf prétentieux mais tout comme Gillian Flynn avant lui il nous offre une superbe réflexion sur l'amour, en tout cas sur le mariage dans tout ses états, une satire pleine de sens à la foi brillante et diabolique.

Rosamund Pike est tellement craquante en jolie blonde qu'on a presque de la peine à lui en vouloir, elle a l'air douce, elle est d'une cruauté sans nom, elle semble innocente, c'est un coup du manipulateur derrière la caméra. Mais chut. Le premier plan annonce d'emblée la couleur, Ben Affleck regardant le crane de son épouse en se demandant ce que ça ferai si il l'éclatait. Les deux acteurs jouent avec une ambiguïté formidable, Ben Affleck trouve enfin un rôle à sa mesure, charisme éclatant il interprète un personnage un poil con mais jamais naif dont l'envie d'éclaircir cette sombre réalité demeure passionnante. Est ce bien malin de garder la petite culotte de sa maîtresse au bureau ? Ou de poser avec des groupies amoureuse de son physique pour des seflies scandaleux ? Certainement pas, pauvre Ben/Nick, cette histoire lui aura beaucoup coûté surtout face à ce final laissant bouche bée.

Mais le couple n'est pas le seul thème à voler en éclat, Fincher dresse également une satire des médias et de l'opinion publique, la manière dont ces derniers retournent leur veste et jugent de façon méprisable. Fincher n'a pas perdu sa façon si géniale de critiquer la société avec une noirceur qui fait plaisir à voir démontrant que derrière toute chose ce cache une réalité et une vérité inavouable, le tout appuyé par la photographie de Jeff Cronenweth qui fait ressortir tout l'étrangeté du récit et la magistrale BO encore une fois orchestrée par Trent Reznor et Aticus Ross qui nous plonge dans cette ambiance oppressante.

Bilan:
Cela faisait longtemps qu'un film à l'intrigue ludique ne nous avait pas offert un tel spectacle. Il nous fallait bien un David Fincher pour nous plonger dans cette ambiance et nous offrir un film aussi brillant et diabolique. Le seul reproche que l'on puisse y voir, c'est que pour un tel cinéaste, c'est devenu trop facile.
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2014
Partant d'une "presque banale" histoire de disparition, "Gone Girl" vous emporte très rapidement vers des sentiers tortueux où la saloperie est reine et votre cerveau otage d'un thriller passionnément addictif. Que ce soit dans la description dans la décrépitude du couple Affleck/Pike, dans le déroulement d'une enquête à rebondissement où tout le monde est innocent et suspect à la fois, dans la dénonciation de la médiatisation qui prend la place d'un tribunal, d'une société de la communication qui dicte votre manière d'être plutôt que votre savoir-être, le film de David Fincher vise haut mais retombe toujours sur son unique objectif: vous faire saliver par son scénario béton qui vous scotche pendant 2h30, remettant en cause toute évidence en twistant son histoire à coup de rebondissements réguliers. Réalisé par un "Maître", reconnu par son savoir-faire millimétré, "Gone Girl" est incroyablement maîtrisé, cadré à la symétrie, fluide et rythmé. Les couleurs sont froides, la bande son hypnotique. Les héros Fincheriens sont toujours des hommes qui souvent subissent plutôt qu'ils maîtrisent et sont rarement totalement innocents et irréprochables, à ce titre le personnage angélique suspicieux de Affleck (excellent) rentre dans le cercle fermé des Brad Pitt et Jack Gyllenhaal qui ont été sublimés par le réalisateur. Mais c'est dans le traitement, un brin sado-masochiste et fatal, de ses actrices que Fincher excelle et le rôle et l'interprétation de Rosamind Pike sont l'excellente surprise de "Gone Girl", Amy Dunne restera une consoeur aussi hypnotique que Marla de "Fight Club", Ripley dans "Alien3", Tracy dans "Seven" ou Lisbeth de "Millenium". Fincher est définitivement un sidérant collectionneur d'étoiles.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 20 octobre 2014
Film fatigant et ennuyeux. 1h30 aurait largement suffit pour réaliser un film dont le scénario a déja été traité par plusieurs films américains du même tonneau. La classification "thriller" aurait très bien pu prendre "drame" ou autre étiquette......Quelques scènes de sexe et de sang pour le piquant du marketing d'un sujet déjà projeté ces 20 dernières années....et a plusieurs reprises....!....donc film déjà vu et vraiment revu.....!
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