Gone Girl
Note moyenne
4,3
46368 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

2 070 critiques spectateurs

5
402 critiques
4
1055 critiques
3
355 critiques
2
136 critiques
1
67 critiques
0
55 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
manuinho
manuinho

5 abonnés 112 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 décembre 2014
Comment peut on aimer un film ou les personnages sont aussi ininteressants ? C'est fade, sans saveur,
ennyant voir à se tordre de rire de temps en temps voyant soit des répliques idiotes ou des directions de scénario absolument risible (visite surprise de la maitresse). Bref à fuir à tout prix.
lajeunefilledumetro
lajeunefilledumetro

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 novembre 2014
Epouvantable

Ce film est terrible et nauséabond.
Je ne comprends pas pourquoi autant de personnes y ont vu un si grand intérêt, notamment au niveau de l'intrigue. Que dire de Gone Girl, si ce n'est qu'il fait l'apologie du crime et de la perversion? David Fincher a fait beaucoup mieux, il est décevant de constater qu'il condamne ses spectateurs à devenir aussi tordus que lui en appréciant son histoire. La bande-annonce révèle une bonne partie de l'intrigue, ce qui anéantit partiellement l'effet de surprise. Ce film est à la fois misogyne et misandre: les femmes sont épouvantables dans le mariage, les hommes sont stupides et dupes. Belle image! Un climat d'angoisse règne malgré le fait que l'on connaît une partie de l'histoire; certaines scènes sont insoutenables: pourquoi avoir seulement opté pour un > Quand on pense qu'Orange Mécanique avait été interdit aux moins de 16 ans avant d'être carrément interdit...! Il était pourtant nettement moins abjecte.
Concernant le suspense et le scénario du crime parfait, n'est pas Hitchcock qui veut. Même si l'intrigue semble bien mener, il y a plusieurs points invraisemblables.
Certes, la critique acerbe des médias et de la télé-réalité ainsi que l'image rose bonbon du mariage n'est pas inintéressante. Mais il est regrettable de faire cette critique avec un film aussi sordide. Il n'était pas indispensable d'en arriver jusque là.
Toutes les personnes qui l'ont vu avant moi ont jugé que c'était un film excellent: je me demande bien pourquoi. Proposer quelque chose d'aussi dépravé et malsain ne rend pas l'intrigue meilleure ni le film plus intéressant.
Je regrette d'avoir gâché mon après-midi et d'avoir donné de l'argent pour ce film cautionnant ainsi d'une certaine façon la noirceur et l'horreur de ce film. Ce n'est pas de l'art, c'est de l'incitation à la haine et à la peur.
Le premier mot qui me vient à l'esprit est dégoût. Je ne conseille ce film sous aucun prétexte, gardez votre argent et passez votre chemin. Ce n'est pas un film bête, mais il est bien trop malsain pour être un bon film. Si vous voulez avoir peur lisez les faits divers, ça coûte moins cher!
tifdel13
tifdel13

104 abonnés 519 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2014
Critique garantie sans spoilers !

Nick Dunne devient rapidement le suspect n°1 de la police quand sa femme Amy disparaît mystérieusement… C’est le pitch simple mais terriblement efficace de Gone Girl. Cet été, on portait aux nues Les Gardiens de la galaxie, cet automne, on ne se lassera pas de louer le dernier David Fincher. Le réalisateur de Seven et The Social Network parvient avec une facilité déconcertante à s’emparer du roman de Gillian Flynn qui paraît souvent inadaptable lors de sa lecture. Ceux qui ont lu et adoré Les apparences (en français), ne seront pas déçus.
Seul (petit) point noir au tableau : Neil Patrick Harris, erreur de casting malgré lui ! Après dix années passées dans la peau de Barney Stinson (How I Met Your Mother), difficile pour l’acteur de nous le faire oublier. On ne voit pas ici Desi Collings, l’amoureux transi d’Amy Dunne mais Barney qui se serait trompé de plateau. On pardonne sans mal cet impair à Fincher, tant le reste de la distribution est idéale (mention à Tyler Perry dans le rôle de l’avocat truculent Tanner Bolt et Carrie Coon dans celui de Margo, sœur jumelle de Nick). Même Ben Affleck, qui nous a davantage convaincu en tant que réalisateur ces dernières années (The Town, Argo), est impeccable. Entre les mains d’un cinéaste surdoué, l’acteur nous fait oublier en moins de trois heures ces rôles les plus désastreux. Mais la star de Gone Girl, c’est la fille du titre. On connaissait déjà depuis dix ans le talent de Rosamund Pike, actrice britannique dont la beauté hitchcockienne inonde l’écran. Déjà magnétique en James Bond Girl dans Meurs un autre jour, tout en finesse dans la peau de Jane Bennett dans Orgueil et préjugés et pleine de charme dans Jack Reacher, elle fait preuve ici d’un génie sans nom. Rendez-vous en février prochain pour assister au sacre annoncé d’une actrice jusqu’ici bien trop sous-exploitée.
Aidé par Gillian Flynn chargée du scénario de l’adaptation de son propre œuvre, Fincher signe avec Gone Girl, un thriller hors normes dont l’humour noir dédramatise l’atmosphère anxiogène doublé d’une satire des médias et du mariage. On conseille d’ailleurs à ceux qui viennent de convoler en justes noces ou s’apprêteraient à le faire de s’abstenir… Les autres, courez sans tarder découvrir LE film de la rentrée !

Venez découvrir ma critique en intégralité et en avant-première sur mon site ScreenReview !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 octobre 2014
David Fincher revient aux affaires avec un thriller au scénario décoiffant, à la violence psychologique intense et continue, et à l'interprétation parfaite. La méticulosité et l'exigence du cinéaste transpirent dans chaque plan et apportent beaucoup de profondeur à un ensemble déjà très riche : entre affaires de couple, révélations de l’enquête policière et grand ballet des médias, le programme est copieux et peu avare en uppercuts, maltraitant systématiquement le spectateur à chaque fois qu'une éclaircie semble possible. Mais, malgré les chocs infligés par le déroulement de l'histoire (et il y en a !), l'ensemble manque de relief notamment en terme de rythme, et n'accompagne guère les envolées scénaristiques. Un verre à moitié plein en ce qui me concerne, accompagné néanmoins de la nette sensation d'avoir assisté à un spectacle unique : jugez par vous-même !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 février 2019
David Fincher nous propose une fois de plus avec Gone Girl, un thriller grandiose doté d'une réalisation parfaite et d'un scénario de Gillian Flynn d'une ingéniosité et d'une intelligence rare. L'histoire de ce couple incarné par Ben Affleck, très bon comme d'habitude et Rosamund Pik, impressionnante par sa performance dans son rôle d'une crédibilité absolue, qui s'enlise dans le mariage et qui ne fait qu'accroître ce malaise inéluctable. Fincher "trimbale" le spectateur comme il sait si bien le faire en passant d'une intrigue à une autre, en transmettant une angoisse et une atmosphère pesante avec un final pour le moins inattendu.
Alix
Alix

5 abonnés 39 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 janvier 2015
Ce film a beau être un chef d’œuvre en ce qui concerne l'approche de la psychologie des membres d'un couple ayant une relation "abusive", son aspect moral me pose un problème: c'est un chef d’œuvre misogyne laissant penser que si une femme est fade ou manipulatrice alors elle mérite d'être frappé. spoiler: OUI Nick Dunne frappe sa femme à 2 reprises dans le film. Ce film veut nous faire croire que la femme est la seule coupable or les 2 membres du couple sont coupables, les vrais hommes ne frappent pas leur femme s'il ne sont pas en danger de mort, au lieu de la frapper au début du film il aurait tout simplement pu la quitter.
J'ai bien peur que ce film ne fasse que légitimer les violences conjugales.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2014
Après Millenium, le nouveau thriller de David Fincher ravira sans aucun doute les fans du genre et les admirateurs du réalisateur. La mise en scène est haut de gamme, le rythme efficace : pour un film de deux heure trente, il faut le dire, c'est de l'excellent travail. Mais une fois ceci dit, que reste-t-il de Gone Girl ? Une histoire improbable, aux rebondissements alambiqués, et aux personnages non incarnés. Certes, le résultat n'est pas déplaisant, le scénario plutôt efficace, les seconds rôles sont très bons, mais cela ne fonctionne pas : tension et suspens ne sont pas là ! Le film est très nettement découpé en trois parties : la première, très classique, manque de cohérence et s'étire en longueur. La deuxième, beaucoup plus intéressante, suscite envie et curiosité. Mais la troisième et dernière partie, qui a le mérite d'être originale, tourne au surréaliste et à l'improbable. Rosamund Pike se débrouille pas trop mal mais son personnage est trop souvent illisible voire même assez pathétique. Quant à Ben Affleck, est-ce l'écriture de son personnage ou son jeu, mais dans tous les cas il semble terriblement peu concerné. David Fincher nous laisse clairement sur notre faim avec sa Gone Girl !
scorsese69
scorsese69

2 abonnés 80 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 octobre 2014
" Gone Girl " est le nouveau film de David Fincher , réalisé 2 ans après " Millenium: les hommes qui n'aimaient pas les femmes ". Passé maître dans le genre du thriller, le cinéaste ne parvient cependant pas à retrouver la qualité de son précédent film. Certes, dans le cas de " Gone Girl ", la mise en scène est maîtrisée de bout en bout. Pourtant, le scénario est le principal point faible de l'œuvre. Prévisible, il ne provoque guère de surprise. De plus, le mystère entourant le film est entièrement résolu au bout de la moitié du métrage. Le scénario accumule les grosses ficelles et perd en crédibilité. Certaines scènes frôlent le grand guignolesque.
Fincher, en essayant d'étudier la vie d'un couple, met en scène des personnages caricaturaux qui accumulent des clichés.
De plus, sa " soi-disant " critique des médias n'est développée avec aucune subtilité.
La musique de Trent Reznor et d' Atticus Ross est inexistante. Elle n'a aucun impact. Cette force et cette tension musicale que les 2 compositeurs arrivaient à créer en travaillant sur " The Social Network " et " Millenium" à ici totalement disparue.
Seul les acteurs principaux et la mise en scène sauvent " Gone Girl " de la bêtise. Ni le scénario, ni le message que veut faire passer le cinéaste, ne sont suffisamment forts pour justifier la longueur du film.
Christian L.
Christian L.

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 mars 2015
Un pur navet encensé par la critique....un de plus !!
Lent, mal joué et au scénario plus qu'improbable...vous voulez passer une bonne soirée? Choisissez un autre film !
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2016
Je dois avouer que tenir un suspens aussi captivant sur une durée aussi longue (le film dure 2h29 !) est une vraie prouesse cinématographique que le réalisateur David Fincher (Alien 3, Seven, The Game, Panic Room ...) réussit avec brio !
Tout est impeccable dans ce film : des acteurs brillants, une histoire génialement tordue mais palpitante et un savoir-faire évident du réalisateur pour les thrillers machiavéliques.
Un film qui sort vraiment du lot !
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2014
David Fincher explore une nouvelle fois les tréfonds de l'âme humaine dans cet excellent thriller. Ici, il s'intéresse plus particulièrement à la vie de couple, aux apparences, aux médias (l'acharnement médiatique et le "tout pour le scoop")... Le scénario manipule habilement le spectateur. Ben Affleck parvient encore à surprendre en ajoutant toute une palette de nuances à son jeu et Rosamund Pike est exceptionnelle. Un film à ne manquer sous aucun prétexte !
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2015
David Fincher est un des meilleurs réalisateurs de ces vingt dernières années et s’offre le luxe, depuis quelques années, de surprendre à chaque nouveau film, souvent annoncé comme un plantage assuré et qui parvient à convaincre les plus récalcitrants. Après le fantastique "The Social Network" (qui traitait de la naissance de Facebook) et le remake plus que réussi de "Millenium", il s’attaque à l’adaptation du roman "Les apparences" de Gillian Flynn qui partait avec un double handicap : le risque de décevoir les lecteurs qui connaissent les rebondissements qui font tout l’intérêt du livre et la présence, en tête d’affiche, de Ben Affleck qui a su s’imposer comme réalisateur à Hollywood mais qui peine encore à faire l’unanimité sur son jeu. Mais, Fincher a su démontrer un flair infaillible pour les castings et prouve, une fois encore, qu’il ne s’est pas trompé en allant chercher, chez l’acteur, ce que lui reproche ses détracteurs : un jeu parfois trop monolithique traversé par des sourires de circonstances. Et ce sont ses défauts qui permettent au réalisateur de crédibiliser son propos en distillant le doute dans l’esprit du spectateur quant à sa responsabilité dans la disparition de sa femme. Ben Affleck campe, ainsi, Nick, un parfait modèle de l’américain typique (avec sa carrure de footballeur, sa mâchoire carré, sa fossette tellement viril au menton, son goût pour le triptyque télé-bière-canapé…) qui voit sa femme disparaître dans des circonstances particulièrement inquiétantes… mais qui reste, pour autant, très calme, poli et souriant avec tout le monde ! En égratignant son héros trop parfait par des défauts assez encombrants spoiler: (menteur, infidèle, égoïste, potentiellement violent…)
, Fincher contraint le spectateur à se mettre dans la peau des personnages, qui peinent à comprendre ses réactions alors que les indices s’accumulent contre lui… spoiler: ce qui rend le twist scénaristique, qui arrive à mi-bobine et qui sera le premier d’une longue liste, d’autant plus terrible pour le public !
Le coup de génie de Fincher est incontestablement de s’être servi de son intrigue pour dresser un portrait au vitriol du rêve américain qui voit l’idylle d’un jeune couple amoureux virer au cauchemar, sous les huées haineuses d’une société qui réclame vengeance sur la base d’informations déformées par le prisme médiatique. Car, plus que l’enquête sur la disparition (qui est déjà passionnante en soi), c’est bien cet état des lieux (avec la place des médias dans la société) qui est au centre du film, avec ce constat amer que, dans une société où tout va trop vite, les apparences priment toujours sur la réalité. Fincher ne sombre pas, pour autant, dans la leçon de morale pesante, et ce grâce, d’une part, à l’humour noir qui traverse le film du début à la fin (et qui vient considérablement aérer le récit) et, d’autre part, à la qualité de l’interprétation. Car, outre un Ben Affleck formidable, on retrouve la méconnue Carrie Coon en formidable sœur protectrice, l’inattendu Neil Patrick Harris en ex névrosé, un Tyler Perry étonnement crédible en avocat star ou encore la trop rare Kim Dickens en inspecteur tenace. La grande surprise du film reste, néanmoins, la prestation extraordinaire de Rosamund Pike, épouse parfaite sur touts les plans spoiler: qu’on découvre peu à peu bouffée par ses démons intérieurs (elle fait parfaitement ressentir toute la frustration de celle dont l’enfance a été volée par son modèle papier, créé par ses parents qui l’ont bien plus aimé qu’elle)
. L’évolution de son personnage, sa transformation physique ou encore son incroyable regard sont autant de prouesses qui font d’elle une sérieuse prétendante à l’Oscar. Dès lors, que peut-on reprocher au film ? spoiler: Certains y ont vu une dérive misogyne mais les défauts si masculins de Nick ainsi que le rôle si touchant de sa sœur interdisent, à mon sens, un tel jugement (sauf à considérer qu’un rôle de femme à l’écran doit être forcément pacifique).
Tout au plus, pourra-t-on considérer que le scénario est, parfois, un peu trop tiré par les cheveux spoiler: (le plan d’Amy, malgré quelques imprévus, se déroule un peu trop facilement)
mais force est de constater que les quelques rebondissements qui flirtent, parfois, avec le peu vraisemblables renforcent le final qui restera comme spoiler: un grand moment d’injustice qui s’inscrit dans la grande tradition des films de Fincher (de "Alien 3" à "Zodiac" en passant par "Seven").
"Gone Girl" est, donc, une époustouflante réussite dont le sujet et son traitement ferait presque passer au second plan, la superbe photographie, la discrète mais efficace BO et l’extraordinaire qualité de la mise en scène qui brille par son montage audacieux et son rythme incessant. Bref, "Gone Girl" est sûrement un des meilleurs films du maître... et peut-être le meilleur film de l'année !
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2014
« Gone girl » est un film qui n’a pas que des qualités mais… qui n’en est pas loin quand même ! Rien à redire sur le casting. Ben Affleck et surtout Rosamund Pike incarnent avec beaucoup de justesse un couple heureux en apparence, mais en réalité à la dérive. Si lui prouve une fois de plus qu’il est un très bon acteur qui a juste, de temps en temps, fait des mauvais choix, cette dernière livre une composition dont on reparlera quand il faudra distribuer des médailles et des prix d’interprétation, vous verrez… Les seconds rôles ont leur importance et ils sont nombreux, avec une mention spéciale à Carrie Coon en sœur-jumelle-courage et Niel Patrick Harris dans un rôle dont, malheureusement, on peut difficilement parler sans dévoiler une partie importante de l’intrigue. Parce que l’intrigue, on y vient, elle est solide, elle est complexe, elle connait un puis deux puis trois rebondissements. Il ne faut pas se fier au petit résumé d'Allociné. Je ne peux pas trop en dire car à sa moitié, le film prend un virage à 180° et il faut garder le suspens pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas encore le livre. Voilà un scénario charpenté, qui tient en haleine pendant presque 2h30 sans jamais faiblir. Dix fois, vingt fois l’intrigue est sur le fil et peut basculer, on ne sait pas comment tout cela va finir, rien de téléphoné, on est sur la brèche tout le temps, c’est même un peu éprouvant pour les nerfs ! Le scénario est touffu, mais on ne lâche jamais le fil, il y a des flash back par dizaines mais on comprends tout. Si on ajoute à cela le talent de David Fincher (mais de dire qu’un film de Fincher est un très bon film va finir par devenir un pléonasme !) qui soigne tout (décors, photographie, habillage musical), qui filme les scènes clés avec le talent d’un Tarantino (et c’est un sacré compliment dans ma bouche), qui se permet même le luxe de quelques pointes d’humour çà et là , alors on doit se rendre à l’évidence : on est devant un sacré bon polar comme on aimerait en voir beaucoup, beaucoup plus souvent ! En réalité, « Gone girl » est plus qu’un polar ou qu’un thriller. C’est une giclée de vitriol sur le mariage, sur les rancœurs qui pourrissent au sein d’un couple, sur la part de manipulation que l’un peut exercer sur l’autre, sur la frustration qui peut elle aussi conduire, tout doucement, à la rancune et à la haine. Et puis, Fincher asperge aussi de son acide sulfurique, au passage, les médias américains. Accuser de mener des enquêtes à charge en parallèle de la police, de désigner les coupables qui lui convienne, de les clouer au pilori, la presse américaine de Fincher est sans éthique, sans déontologie et incapable, forcément, de la moindre autocritique. Evidemment, si on connait le livre de Gillian Flynn qui s’appelle en français, je crois « Les apparences », on aura peut-être moins de plaisir à se laisser mener par le bout du nez par Fincher, on sera peut-être plus critique que je ne le suis. Surtout que j’ai cru lire quelque part que la fin avait été changée par l’auteur-scénariste elle-même, ce qui est inhabituel. Au rayon des petits bémols, mais vraiment pour chipoter, on peut regretter quelques détails peu crédibles à la fin du film, éventuellement un fin qui tire un peu en longueur aussi. « Gone girl » se termine sur une note cynique, assez amorale, qui ne plaira peut-être pas à tout le monde mais moi, qui me va bien.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2014
Voici un moment que Fincher s'est imposé comme l'un des réalisateurs les plus doués de sa génération, mettant la suprême intelligence de sa mise en scène au service de matériels divers et variés, pour le meilleur ("The Social Network" avec le brillant Sorkin) ou le moins bon ("Millenium", qui tournait à vide). "Gone Girl", adaptation patiente, ultra-précise mais impressionnante d'un autre thriller, appartient déjà au meilleur de la filmographie de Fincher. On connaissait déjà le style distancié, faussement froid de Fincher, on découvre ici une direction d'acteurs supérieure, qui lui permet de créer l'un des plus beaux personnages de psychopathe que l'on ait vu depuis longtemps, et qui marque durablement : il suffit de voir la tête des couples - en particulier - sortant de la salle ! Admirable aussi la manière dont Fincher (un peu comme Kubrick avec Cruise dans "Eyes Wide Shut") a su utiliser en faveur du film le manque de crédébilité endémique de Ben Affleck, pour la transposer dans son personnage de mari douteux, harcelé par les medias impitoyables (et stupides... jolie critique, soit dit en passant). On appréciera évidemment que le film ne sacrifie pas à la tentation du happy end, et du bouclage bien serré de son scénario policier, pour nous offrir une fin en forme d'infinie torture, et, à peine remis du choc, on pourra toujours réfléchir sur la vision terriblement pessimiste du couple offerte par "Gone Girl".
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2015
Ce film est très intéressant. Il joue sur les apparences justement et nous montre bien qu'il ne faut pas toujours se fier à ce que l'on voit. C'est fou à quel point la narration, selon le point de vu, nous raconte des choses totalement différentes alors qu'il s'agit de la même histoire. Ce qui semble un temps idyllique se transforme en cauchemar. Un mari aimant peut devenir le plus grand des sociopathes selon les apparences. Une femme délaissée et victime peut également se montrer redoutable et vengeresse.

C'est encore un film méta, qui se regarde. D'une part, il nous montre que les apparences sont trompeuses et il nous trompe également quant à son genre, à son histoire et c'est vraiment bien fait, on est bien scotché à son fauteuil.

Ce qu'il est possible de déplorer finalement, c'est que le délire n'aille pas assez loin dans la manipulation et la perversité, genre où David Fincher excelle, notamment dans Seven. Mais on sent que le réalisateur s'est fait très plaisir sur une scène particulière qui emploie vraiment à bon escient les talents de Rosamund Pike. Que dire de cette comédienne si ce n'est qu'elle nous livre ici une performance sublime ? Découverte il y a un certain temps déjà en James Bond girl, elle ne cesse de s'affirmer.

Gone Girl vaut vraiment la peine d'être vu, car il y a de l'inattendu, de la surprise, de l'étonnement et surtout, de la profondeur.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse