L'Amour est un crime parfait
Note moyenne
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309 critiques spectateurs

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Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 janvier 2014
Ce polar se veut esthétique et érotique. Mouais. C'était sans doute un peu trop ambitieux. Malgré le talent et le charisme d'Amalric, le polar ne prend pas. Il est atteint de multiples défaut tant de forme que de fond. Une critique plus détaillée sur mon blog

3/10
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2014
Incidences est sans doute l'un des meilleurs romans de Philippe Djian. Il contient des substances chimiques en suspension, des non dits en pagaille et une palanquée de traumatismes cachés. L'écrivain prend son héros à la gorge et l'accompagne benoîtement dans sa descente aux enfers. Le style de Djian est inadaptable mais son atmosphère, pourquoi pas ? Dans L'amour est un crime parfait, Les frères Larrieu arrivent assez bien à retrouver cet univers flottant et détraqué à la fois qui se marie à une manière de mettre en scène à laquelle ils nous ont habitués. Seulement, nous sommes au cinéma et l'intrigue, qui a d'une certaine façon moins d'importance en littérature, se retrouve ici désincarnée et irréaliste, même avec une pointe d'humour. Difficile de s'intéresser à ces personnages fuyants et névrosés que les acteurs ont bien du mérite à essayer de faire exister, Amalric en tête. Quant aux Alpes, elles sont magnifiquement filmées, de ce point de vue, les Larrieu ont toujours leur sens du décor et des paysages qui font paraître les agissements humains bien petits.
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2014
Marc anime un atelier d'écriture à l'université de Lausanne. Un bon job qui lui permet de faire plancher ses étudiantes sur un thème plus ou moins vaseux (le paysage comme reflet du monde intérieur) et de se dégager de tout suivi pédagogique une fois les consignes délivrées, la majeure partie de son temps consistant à séduire son public féminin avec bien sûr l'envie d'en tirer les conséquences le plus vite possible au lit ou dans tout autre lieu propice. Il vit en compagnie de sa soeur avec laquelle il entretient parfois des relations incestueuses sans le moindre complexe, le frère et la soeur se montrant toutefois jaloux des conquêtes de l'un et de l'autre. Un soir, il ramène une proie, une jeune et jolie Barbara qu'il honore durant la nuit. Au matin, la jeune fille ne répond plus. Voilà le départ d'un thriller très chabrolien avec une touche venue de ce cher Alfred - le titre du film est du reste un bon indice. Les conquêtes se suivent : Anna, la belle-mère de Barbara, qui enquête à sa manière sur la disparition de sa belle-fille, puis Annie, jolie petite étudiante dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'a pas froid aux yeux. Et tout ce petit monde rivalise d'intelligence et de cynisme, servi par une distribution de qualité : Mathieu Amalric, égal à lui-même, à la fois élégant et prêt à tout, Karin Viard, dont l'attitude altière et la liberté de ton rappellent la grande Stéphane Audran des années 60-70, Maïwenn, délicieusement perverse, Sara Forestier à la grâce féline et l'exquis Denis Podalydès qui joue le rôle d'un recteur d'université qui n'hésite pas à se ridiculiser quand il tombe sous le charme de Marianne, la soeur de Marc. Tout cela a donc de quoi nous régaler. Et pourtant... Le film, comme souvent chez les frères Larrieu, est inégal : tantôt l'on est prêt à suivre les personnages dans leurs aventures érotico-sentimentales, tantôt en revanche on s'ennuie ferme, tantôt enfin les frangins retrouvent cette belle virtuosité qui nous rappelle à l'ordre et nous amène à ne pas décrocher. Car il y a de beaux moments : le meilleur exemple étant donné par les retrouvailles entre Marc et Anna, placées sous le signe de l'urgence érotique à satisfaire - et la caméra qui s'aventure dans un sous-sol en quête de toilettes où le désir pourra se donner libre cours est une pure merveille. Quant à l'image, elle est toujours soignée, esthétiquement très réussie et la fameuse lumière naturelle dont il est plusieurs fois question dans le film est parfaitement exploitée, trouvant un écho dans la maîtrise des lumières d'intérieur tantôt glacées, tantôt mordorées.
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2014
Un film qui sort des sentiers battus, par ses personnages ambigus et sa forme plutôt innovante, mais rien ne m'a vraiment convaincu et même assez ennuyé malgré des dialogues plaisant et une interprétation convaincante. Rien d'essentiel me concernant!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 janvier 2014
5 acteurs admirables qui nous font passer un bon moment devant ce film au scénario un peu étrange. Avec 15 min de moins, ce serait mieux; le film nous surprend par ses paysages de montagne enneigées et son ambiance sombre malgré la lumière permanente. Un bon contraste, et une fin efficace.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2014
Dès les premiers plans on est projeté dans le film. Les frères Larrieu ont réalisés leur thriller avec maitrise et simplicité. Le résultat est magnifique. De plus, le scénario est assez fin, et le personnage de Mathieu Amalric captivant! Un très bon film.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2014
L'intérêt N°1 du dernier film des frères Larrieu, ce sont les décors.

Les architectures sont non seulement magnifiques, mais de plus admirablement filmées. L'occasion est donc idéale de découvrir le fameux Rolex Learning Center, conçu par le cabinet d'architecte SANAA, qui est d'une beauté stupéfiante. Le chalet des deux personnages principaux est également sublime, dans un style plus traditionnel. Dans le genre moderne, la villa où se passe le barbecue nordique (un grand moment du film) est somptueuse également. L'appartement du père d'Annie et... la suite ici :
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 janvier 2014
Décrire un paysage pour parler de soi, donner "de la pure présence" en faisant disparaître la première personne: "L'Amour est un crime parfait" est un film où l'on n'arrête pas de théoriser sur l'écriture. C'est ce que fait Marc (Mathieu Amalric) : il donne des cours de "creative writing" dans une université suisse ultramoderne. Mais de quelle écriture parle-t-on? Celle d'un texte ou celle d'un film? A travers les cours d'écriture de Marc, je ne peux m'empêcher de voir ce que les Larrieu veulent dire sur leur façon d'écrire un film. Et ce qu'ils disent est particulièrement intéressant: ils disent qu'il faut revenir aux paysages (et c'est ce qu'ils font), ils disent qu'il faut en finir avec le cinéma du "moi", cinéma de "l'histoire vraie". "C'est mon histoire", a dit Guillaume Gallienne à propos de "Guillaume et les garçons à table"; "c'est notre histoire", ont dit Valerie Donzelli et Jeremie Elkaim au moment de la sortie de "La Guerre est déclarée". Et si toutes ces "histoires" ne nous intéressaient pas? Et si ce cinéma du "moi" avait fini par nous écoeurer? Et si l'obscénité dont on parle en ce moment à propos de Nymphomaniac se trouvait plutôt dans ces films où les auteurs ont besoin du spectateur pour procéder à une catharsis qui ne concerne qu'eux? Le film des Larrieu me plaît parce qu'il se situe à l'opposé de ce cinéma narcissique que je ne peux plus voir. Il cultive sa très grande bizarrerie et celle-ci se ressent partout: dans le jeu des acteurs, qui sonne faux, dans les dialogues, très inégaux, dans le traitement des décors et des paysages, dans le choix des musiques. On est parfois dans une autre dimension, qui n'a rien à voir avec le "naturalisme" français, concept vide par lequel on essaie d'ériger aujourd'hui la misère esthétique de certains films d'ici en posture. Dans son dernier quart d'heure pourtant, le film revient vers une sorte de "droit chemin": il se termine au bord d'un lac, dans un bungalow qui ressemble à n'importe quelle chambre d'hôtel, ou à n'importe quel appartement de film français moyen. Et là commence quelque chose qui ressemble en effet à un très mauvais film français, mais ce film n'aura pas le temps de naître: tout va brûler, personnage et décor. On peut trouver cette fin maladroite, mauvaise (et elle l'est, si l'on s'en tient strictement à l'histoire), on peut aussi y voir une sorte de signal, comme si les Larrieu voulaient dire, très simplement, très radicalement aussi, qu'ils n'iraient pas plus loin sur cette pente-là, celle du mauvais cinéma français, avec ses histoires d'amour, ses crises de larmes, son pathos. A cette pente raide sur laquelle le film se laisse un peu glisser, ils préfèrent les montagnes enneigées, les chalets, les "buffets nordiques" et les routes tortueuses. Un tel désir d'étrangeté est rare, c'est ce désir qui porte le film, c'est ce désir qui le rend si précieux.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 19 janvier 2014
257 cigarettes (dont 6 électroniques) fumées en moins de 2 heures, 124 tournants passés en voiture sous la neige, des syllabes détachées, des personnages faux, une intrigue niaise, de loin le plus mauvais film de l'année. Seul point positif: les quelques titres de Christophe entendus dans la BO.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 janvier 2014
Très belle préstations de tous les acteurs et actrices,des paysages sublimes,une ambiance particulière très agréable font de ce film la bonne surprise de la semaine.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 janvier 2014
Depuis quand l'industrie du tabac sponsorise le cinéma française, on en tombé bien bas surtout au vue de ce film, aucune intrigue, film sans intérêt si ne c'est les paysages de montagne.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 janvier 2014
Pur film français rempli de snobisme intellectuel. De très bons acteurs mais l'histoire est d'une tristesse à mourir et à quitter la séance.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 19 janvier 2014
film nul, archi nul
histoire de cul, et pub pour la cigarette c'est tout
tres tres decevant
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 janvier 2014
Bon et bien franchement j'ai été déçue par le film. Il manque quelque chose. En fait je ne suis pas du tout rentrée dans l'histoire, on n'y croit pas Nolwenn n'et pas au top, Amalric en prof tombeur d'étudiantes n'est pas crédible, la complicité du frère et de la soeur ne fonctionne pas... Pourtant une pléiade de bons acteurs mais comme quoi cela ne suffit pas ! Dommage... A voir si on est vraiment fan de Mathieu...
Cohle.
Cohle.

72 abonnés 1 012 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 janvier 2014
Que dire ? Quand je vois les critiques presse qui encensent ce film, je ne comprends plus rien. Comment peut-on comparer cette aberration cinématographique au génie d'Hitchcock. Comment peut-on qualifier le jeu de Mathieu Amalric de "bon". Bref, comment peut-on dire que ce film est une réussite. Dès le départ, le "surjeu" proposé par tous les acteurs est affligeant, donner un côté un petit peu surjoué à son film, je le conçois, mais là, c'est insupportable. Le film est tiré d'un ouvrage littéraire - "Incidences" -, et cela se ressent, on a l'impression d'assister à des figures de style durant tout le film, des dialogues pompeux au possible, d'un naturel inexistant, des phrases d'une stupidité sans borne. Le film m'avait attiré de par la beauté du paysage dans lequel il est tourné, et c'est bien ici la seule et unique chose positive dont je me souviendrai. "L'amour est un crime parfait" se veut être un thriller, un film avec une ambiance - lourde, asphyxiante -, autant dire que c'est complètement raté, pas une seule seconde l'ensemble ne dispose de crédibilité; il ne s'agit pas de faire un travelling sur une voiture s'enfonçant dans la montagne sur des routes sinueuses sur un fond de musique pédante pour arriver à ses fins - et puis, merci Kubrick en l'occurrence -, il ne suffit de faire fumer un professeur de littérature durant la totalité - sponsorisé par le lobby du tabac ? - de ses scènes et de lui faire citer quelques illustres auteurs pour en faire un homme à femme au charme irrésistible, non. Mathieu Amalric m'avait littéralement ébloui dans "La vénus à la fourrure", là, il m'a simplement écoeuré. Que dire de Maïwenn qui démontre encore une fois son absence de talent, uniquement présente pour montrer son corps nu à l'écran. Si l'oeuvre littéraire doit être intéressante - car on sent qu'il y avait matière à faire quelque chose -, avec une intrigue pesante et aguicheuse - traumatisme d'enfance, relation incestueuse, schizophrénie… -, il n'en est rien ici. Le film ne démarre jamais, enchaine les scènes ridicules, pesantes, idiotes, jusqu'à vous faire rire tant rien d'autre n'est envisageable. A éviter.
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