Excellent film et un parfait jeu d'acteurs que nous avons ici. Une note parfaite pour l'actrice VIOLA dans le rôle de Rose, c'est elle la véritable héroïne du film. Le spectateur se retrouve hypnotisé par les dialogue depuis le début. Beaucoup d'émotions garanties.
deux acteurs vraiment très bon. De bons dialogues, beaucoup de non dit dans cette famille suivis et ça rend cette histoire vraiment passionnante à suivre. Film très théâtrale. Une bonne surprise.
Un père tyrannique et aimant, une mère dévouée à sa famille, des enfants rongés par l’éducation à la dure de leur paternel… Durant plus de deux heures, « Fences » plonge le spectateur dans le quotidien d’une famille afro-américaine profondément humaine. Une fratrie avec ses qualités et ses défauts, ses déclarations rassurantes et ses non-dits dévastateurs. Bouleversant.
Adapter une pièce au cinéma n'est pas chose facile. La preuve, Fences semble être un condensé de tout ce qui ne marche pas dans ce type de cas. Longueurs, mise en scène plate, et surtout des dialogues qui n'en finissent pas.
Deuxième strike petit, te fais pas sortir, t’as plus le droit à l’erreur !
Se déroulant dans les années 1950 en Pennsylvanie, Fences est un drame qui porte bien son nom avec toutes les barrières et autres malaises qu’il transmet à travers la famille de Troy Maxson, ancien joueur de baseball devenu éboueur pour subvenir aux besoin de son foyer. À la fois réalisateur et acteur principal, Denzel Washington (Déjà vu, American Gangster, Les Sept Mercenaires) démontre une fois de plus son grand talent en jouant un personnage complexe et perturbé, cinquantenaire à l’ancienne estimant qu’il faut accepter n’importe quel travail pour mériter d’avoir un toit et qui élève ses fils très sévèrement. Son épouse Rose est jouée par Viola Davis (Trist, Prisoners, Suicide Squad) tandis que Mykelti Williamson (Les rues de feu, Sauvez Willy, Forrest Gump) interprète son frère Gabriel.
Si Troy reproche à l’aîné Lyons d’avoir choisi la voie de la musique et de dépenser n’importe comment les dix dollars qu’il lui donne le vendredi, il est encore plus dur avec Cory en voulant carrément l’empêcher de faire partie d’une équipe de football américain, sous prétexte qu’il doit continuer son travail actuel et l’aider à construire une clôture pour la maison. Il cherche en réalité à ce que son fils ne devienne pas comme lui, estimant que les noirs ne sont jamais réellement acceptés dans le sport de haut niveau, et appréhendant sans doute que lui réussisse là où il a échoué à une époque pourtant moins tolérante.
Pour chasser l’possum, il r’cule devant rien !
Denzel Washington dépeint ici le portrait d’un père de famille reportant les discriminations qu’il a subies sur ses proches, à travers une vision du monde très rigide, un excès d’alcool et une présence qui peut paraître étouffante comme l’illustrent de longues scènes de dialogues, non sans rappeler le style de Quentin Tarantino. Trop parfait pour être sans faille et parlant sans cesse comme s’il s’agissait d’un match de football, il insiste sur le fait que la maison lui appartient car c’est lui qui l’a payée et qu’aimer ses enfants n’est pas un devoir dans le sens où aucune loi ne le dispose.
L’intensité monte plus d’une fois avec une certaine violence dans la supériorité du père dans les foyers de l’époque, laissant en réalité place à un malaise dû à un manque de temps pour soi dans la vie de famille, en engendrant des fautes bien souvent irréparables. Viola Davis fait également preuve d’un bon jeu d’actrice dans ce qu’elle subit malgré ses efforts pendant dix-huit années de vie maritale. Malgré sa volonté d’enfin dire non à son père en refusant spoiler: d’être présent à sa sépulture lors de la séquence finale, Cory montre qu’un fils qu’il a toujours un peu d’amour en lui comme en témoigne l’héritage de la chanson de Blue le chien, qu’il fredonne avec sa petite sœur sans avoir aucun mal à l’accepter. Un très bon film !
Fences est un film touchant ,beau et bouleversant dans lequel on ne voit pas les deux heures vingt passer . Ce film de Denzel Washington (je ne le connaissais pas en réalisateur) traite de plusieurs sujets à l'intérieur de cette famille avec beaucoup d'émotion principalement dus au texte/dialogue ,aux personnage ,à l'histoire du film et aux prestations hors normes de Violas Davis (elle mérite amplement son oscar et golden globes) et de Denzel Washington. Le scénario est très bon . La fin est belle . Un grand drame à voir au moins pour la performance de Violas Davis .
La grandiloquence verbeuse pour mieux couvrir du son de sa voix les silences du couple et les secrets étouffés, la succession interminable de dialogues - plutôt de monologues - en guise d'érection verbale, de confession dissimulée d'une vie construite ailleurs où il fait bon rire et sourire sans craindre le lendemain : Fences assiste à l'élévation de barrières pour un protagoniste rejetant le diable et soucieux de protéger sa famille puis met en scène le cloisonnement familial et héréditaire qu'elle implique puisque rien ne change jamais, tout reste en place. L'enclos met un terme à l'amitié, sacre les antagonismes et consacre l'individu bâtisseur et destructeur, l'homme qui transpose malgré lui les douleurs et les joies reçues jadis. L'homme est un dieu et son propre demon, habité par une ombre à la silhouette étrangement familière. Loin de tout cliché, hors des sentiers battus, Fences emporte l'adhésion par la qualité de ses dialogues subtilement écrits et merveilleusement interprétés, par l'excellence de ses acteurs, par la beauté de sa réalisation, sobre et intimiste. Peu de lieux peu de personnages mais un petit cosmos inséré dans cette famille revivant le chaos source de lumière, exigeant la compréhension et le pardon dans la souffrance. Fences est une religion de l'humain saisi dans sa complexité fondamentale, profondément juste, terriblement émouvant. Excellent.
Ce film est simplement magnifique. Certes c'est plus du théâtre que du cinéma, mais il est si rare d'avoir un texte si travaillé et profond. On sent que Denzel Washington n'a voulu qu'habiller cette œuvre d'une réalisation sobre, et c'est tout à son honneur. Réalisation simple et dépouillé, c'est une position puriste qui peut ne pas plaire, mais qui ne dessert pas l'histoire. Les acteurs sont excellents, le rythme est bon, et ça fait du bien de voir un vrai rôle d'enfant qui a de l'épaisseur et qui participe au drame, c'est plutôt rare aujourd'hui.
La réalisation de Denzel Washington est intrigante, comme dans une pièce de théâtre, une histoire ethnique, de vie conjugale, d’infidélité, de secrets enfouis, c’est un film sobre dans l’ensemble.
Il s'agit surtout l'une longue dépression d'un homme qui n'est pas heureux, où en tout cas d'un homme qui s'aperçoit qu'il n'a pas vécu comme il l'aurait souhaité avec aigreur et regrets. Très bavard, très dialogué mais sans nous imposé un style théâtreux le scénario est intéressant et rythmé, en constante évolution. Un film qui pêche surtout sur un point mais important, Troy Maxson est trop antipathique, à tel point que l'émotion vient de l'épouse et des enfants mais jamais de lui. Dommage. Néanmoins ça reste un drame poignant qui doit beaucoup au matériau d'origine.
Une chronique familiale intéressante mais un peu étouffée par l'omniprésence de Denzel Washington et ses discours grandiloquents. Il incarne à merveille son personnage mais fais un peu d'ombre aux excellents seconds rôles.
Denzel Washington interprète avec conviction et parfois un peu d'outrance cet homme aliéné et aliénant. Mais c'est bien Viola Davis qui, malgré un temps bien moindre à l'écran, suscite la plus grande émotion. Elle est aussi remarquable que dans La couleur des sentiments sinon davantage.
Rapidement en regardant ce film, j’ai eu la désagréable impression de regarder du théâtre filmé. Je n’ai donc pas été étonné en cherchant un peu plus d’infos sur le film par la suite que c’était bel et bien une adaptation d’une pièce de théâtre. Et honnêtement cela choque par moment surtout pour le personnage du père interprété par Denzel Washington qu’on imagine mal parler de cette manière par rapport à son milieu et la vie qu’il a eu et qui est décrite au fur et à mesure du film. Honnêtement j’ai trouvé que cela decridibilisait beaucoup l’ensemble. Étant donné que c’est du théâtre filmé, la part belle revient évidemment aux acteurs et à ce petit jeu Viola Davis est impressionnante, elle semble porter le film sur ses épaules comme cette mère semble tenir cette famille de manière discrète presque effacée alors qu’elle en est le réel pilier. Le sujet du film est lui aussi très intéressant avec ce père de famille pour qui la vie n’a pas été tendre et qui refait descendre ses déceptions et frustrations sur sa progéniture. Intéressant mais trop académique et ampoulé à mon goût.
ce qui est intéressant avec ce film c'est justement le fait qu'on ne s'attende pas à voir Denzel dans un rôle comme celui-ci. Il n'est pas le super moralisateur habituel, ni le super fort, ni le super intelligent, ni le super n'importe quoi d'extra qu'on connait, il est juste super normal, super frustré au point d'en faire subir ses peurs d’antan à ces proches. Il incarne un personnage complexe à cerner, on cherche à comprendre jusqu'à la fin pour finalement se rendre compte qu'il a juste brillamment incarné un personnage qu'on aurait pas pu imaginer et qu'il l'a fait d'une façon tellement Denzelique... en gros, chapeau, sans de pareil hommes la surprise n'aurait plus de sens