Peter Bogdanovich est un peu le confère de Woody Allen. Ses comédies sont textuelles plutôt que gestuelles. Ces mots, il faut qu’ils soient interprétés avec force et charisme et c’est pour ça qu’il faut s’entourer de bons acteurs. Le réalisateur a fait le choix de laisser leur chance à des acteurs bons dans leur domaine mais qui n’ont jamais vraiment pu s’exprimer pleinement. Souvent drôlet, le film multiplie les références aux comédies des années 50. Le burlesque s’enchaîne lui aussi, à mesure que les intrigues s’ouvrent et se referment. Broadway Therapy est un séminaire de saynètes appréciables et disons-le, brillamment interprété. Mais ce dernier Bogdanovich manque cependant de profondeur pour être mémorable. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Les personnages sont très attachants. On arriverait presque à en excuser leurs frasques. Fantaisie et légèreté se mêlent habilement dans ce film qui avance sur la brèche selon un équilibre bien maîtrisé par Peter Bogdanovich. Imogen Poots est magnifiée. PEQ
Comédie sympathique mais rien d'extraordinaire. Le casting global est intéressante surtout son héroïne principale. Toutefois, la mise en scène manque d'originalité et d'intensité.
Un petit vaudeville moderne dans les coulisses de Broadway. Il n’y a ici rien de très original, mais j’ai passé un bon moment de rire et de divertissement. Après quelques minutes poussives, le rythme est totalement maitrisé et enchaine les coups de théâtre avec quelques pics de jubilation. Les personnages sont bien croqués et interprétés, avec en tête une découverte pétillante : Imogene Poots. J’ai bien envie de devenir metteur en scène à Broadway pour la faire jouer ! A part ça, le film reste très en dessous de ses modèles revendiqués (âge d’or hollywoodien, Woody Allen), et souffre aussi d’une narration en flash-back dont j’ai du mal à voir la pertinence. Sa nostalgie vers ce cinéma d’antan plaira sans doute aux amateurs de cette époque, mais je doute qu’ils se contenteront totalement de cela.
Un vaudeville, même avec quelques références cinéphiles, un caméo rigolo et un air (très) vaguement woody allenien reste avant tout un vaudeville. Donc une oeuvre reposant sur des conventions archi dépassées. Comprends pas trop le succès d'estime de ce film. Et encore un titre anglais original recraché pour la France...sous une autre forme en anglais ! Enervant.
Ce film à tout d'un film de Woody Allen : C'est une gentille comédie pas hilarante mais tout à fait charmante. Les personnages un brin excentriques sont attachants pour la plupart, notamment la ravissante Imogen Pooth qui se voit offrir là son premier rôle principal, si je ne me trompe pas. Espérons qu'il y en aie d'autres. Seule le personnage interprété par Jennifer Aniston dénote par son coté démesuré et criard, comme les comédie Américaine en compte trop. Mais elle n'est pas suffisamment présente à l'écran pour rompre le charme qui s'oppère. On se laisse facilement porter par le scénario qui tout en étant burlesque, n'est pas tiré par les cheveux. Un bon moment dans une atmosphère agréable qui vous laisse un sourire au coin lèvre pour la fin de la journée.
Peter Bogdanovich, qui n’est pas un novice en matière de comédie, celui-ci officiant à la réalisation depuis la fin des années 60, livre avec Broadway Therapy un boulevard classique mais rafraîchissant. S’offrant le luxe de caméos prestigieux, Quantin Tarantino et Michael Shannon y font une apparition, le cinéaste s’appuie sur un casting solide, composé de la ravissante Imogen Poots, d’un fidèle du genre, Owen Wilson, d’une actrice inégale mais ici sympathique, Jennifer Aniston, ou encore Will Forte ou Rhys Ifans pour mettre en scène une comédie du monde est petit. Là où tout le monde semble se connaître, en l’occurrence la mise en scène, le théâtre de Broadway, Peter Bogdanovich s’amuse à rendre conflictuelle les relations de chacun des personnages.
Un peu grossièrement tout de même, n’est pas Woody Allen qui veut, les personnages se croisent, s’entrelacent, se trompent, se réconcilient et j’en passe, le tout sur un ton résolument bon enfant. Le rythme est convaincant, la photographie, abusivement jaunie mais parfaitement adaptée, confère une dimension surréaliste à cette comédie de boulevard parmi les plus respectables entrevues depuis des années, c’est dire si le genre est en souffrance Outre-Atlantique. Il semble en effet que seuls les vétérans dans le domaine puissent être encore capables de fabriquer un film traditionnellement ancré dans cette culture, avec une certaine grâce, comme ici, mais en étant conscient d’une écriture rétro assumée et d’un concept éculé qui ne parvient que très peu à atteindre le public actuel.
On peut dès lors remercier Peter Bogdanovich d’avoir tenté le coup, même si cela ne s’avère au final que partiellement concluant. A vrai dire, seule l’énergie des comédiens, Imogen Poots en tête, parvient à faire tenir le spectateur face à un aller-retour entre stéréotypes et simplicité. Film d’un autre temps, incontestablement, Broadway Therapy, comédie à forte consonance romantique tire sans doute sa légitimité, en 2015, de par une analogie avec les œuvres toujours appréciées des masses de Woody Allen. Soyons franc. 09/20
Du rythme, des retournements de situation, des personnages qui se croisent, de la musique, de l'humour... on marche clairement ici dans les traces de Woody. Un bon moment de divertissement mais qui n'égale pas le maître.
Décalé, déjanté, loufoque... un peu trop à mon goût ! Je reconnais toutefois de bonnes trouvailles au niveau des personnages comme la psy caricaturale ou le séducteur philanthrope. A réserver aux amateurs du genre seulement.
Owen Wilson tente désespérément de faire décoller cette comédie par ses mimiques et sa gouaille habituelles, mais ce récit des aventures hollywoodiennes d'une escort girl est justement soulante.
Petite comédie sympas , légère, sans réelle profondeur. L'histoire ressemble étrangement à un remake de "Pretty Woman" , transformant une ( jolie) paumée prostituée en princesse à qui on donne sa chance dans le spectacle. Le genre de film qui fait rêver les petites filles mais aussi le genre de film que l'on oublie rapidement. Les personnages se retrouvent,se rencontrent dans des situations burlesques sans temps morts mais la légèreté de cette histoire rend ce film "jetable".
joyeusement foutraque et foutrement complaisant, ce boulevard dans la construction, prévisible et jouissif, nous entraîne dans un microcosme de portes qui claquent, en se jouant des codes du gros vaudeville. les acteurs s'amusent, les personnages volontairement caricaturaux s'aiment, s'agressent, se quittent et se retrouvent. Du détective digne d'un Peter Sellers à la psychiatre frustrée dans laquelle s'éclate Jennifer Aniston, on est en plein délire. Alors les facilités, les répétitions, on pardonne...
Une comédie dramatique joyeuse et absurde de Peter Bogdanovitch se distinguant par une excellente distribution, des dialogues ciselés, un rythme soutenu et une mise en scène aussi géniale que colorée qui rappelle l'univers de Woody Allen. Jouissif !