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Arkab Prior
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4,0
Publiée le 9 avril 2026
Classique du cinéma expressionniste allemand de 1922, Le cabinet du docteur Caligari reste tout à fait regardable, et d’ailleurs principalement regardable car c'est un film muet. Le jeu des acteurs est proche de celui de comédiens ou de tragédiens de théâtre. Les décors semblent être des tableaux... cubistes. Les scènes sont belles. L'ambiance est gothique. C'est un ancêtre du film d'épouvante. Les thèmes de la folie et du meurtre sont la texture des cauchemars.
Le visuel est unique : tout se déforme, les décors semblent peints à la main, créant une ambiance irréelle et troublante. C’est l’un des premiers films d’horreur psychologique, où la peur vient surtout de l’esprit humain. On peut y lire une critique de la société allemande de l’époque, marquée par le traumatisme de la guerre, la fatigue psychologique et un climat d’instabilité. Un film beau, dérangeant… et où les fous ne sont pas toujours ceux qu’on croit.
Un sommet du cinéma expressionniste allemand où le décor devient le prolongement direct de la psyché. Les perspectives brisées, les ombres peintes et les lignes impossibles composent un univers mental qui transforme le récit en véritable cauchemar éveillé. Robert Wiene fait du cadre un instrument dramatique, enfermant ses personnages dans une géométrie oppressante qui annonce déjà les dérives de la manipulation et de l’autorité. Derrière son intrigue de foire macabre se dessine une réflexion troublante sur la folie, la suggestion et la fragilité du réel. Plus d’un siècle plus tard, l’audace visuelle du film reste d’une modernité saisissante.
[Vu sur YouTube] Deux hommes assis dans un parc ont une discussion portant sur le surnaturel. Le premier se plaint que les spectres ont l’ont éloigné de ses proches, le second surenchérit et prétend que son histoire est encore plus étrange et entreprend de la raconter… Très rapidement, « Le Cabinet du docteur Caligari » impressionne par ses décors très particuliers. En effet, ils sont assez difficiles à décrire. Ils ne cherchent pas du tout à être réalistes : tout est pointu, hérissé, brisé, tordu. Rien dans ce qui est construit est agréable à l’œil (à moins d’être amateur de design étrange) ou même pratique, ce qui provoque des sensations parfois oppressantes. Le réalisateur Robert Wiene utilise également les ombres pour raconter son histoire. Expressionnisme allemand oblige, les acteurs sont particulièrement expressifs et très maquillés. L’histoire paraît simple, mais finalement pas tant que celaspoiler: car il y a plusieurs rebondissements qui prendront le spectateur de court . Cette intrigue fonde le genre du thriller, en jouant avec les nerfs du spectateur, dans ces décors angoissants et contre-nature. On peut également considérer « Le Cabinet du docteur Caligari » comme étant le premier film d’horreur. Ce qui est certain, c’est que ce film inspire encore aujourd’hui. Fascinant.
Une claque monumentale ! Le chef œuvre qui a inspiré les futurs grands films expressionnistes du cinéma Allemand des années 1920 ! Aux premiers abords, on peut penser qu'il s'agit d'un film lambda mais ce n est pas le cas : Le film a une intelligence dans son récit, qui plus est, correspond à sa mis en scène vertigineuse et "brouillonne". Tout porte à croire que l'on se dirige vers une direction précise avant le dénouement finale extraordinaire. La fin nous fait comprendre cette mise en scène novateur et son histoire surprenante. Incroyable qu'un tel film de 1920, ait eu un tel impact et une telle inspiration pour le futur du 7e art. Un grand film à ne pas sous-estimé
Extrêmement onirique dans sa mise en scène grâce à un décor étrange, faussement symétrique, qu'exploite la caméra afin de produire d'originales séquences, tantôt cauchemardesques (l'enlèvement nocturne) tantôt captivantes (courses poursuites en contre-plongée), ce drame horrifique marque par son double dénouement ainsi que sa nervosité latente qu'accompagne la partition musicale. Cependant la dimension d'épouvante nait davantage de l'atmosphère singulière que de scènes terrifiantes - l'ancienneté du film se faisant alors ressentir - ou de personnages attachants, l'interprétation se lestant d'une théâtralité toute expressionniste. Oeuvre essentielle du cinéma ce rêve éveillé demeure fascinant!
Ce film que j'ai regardé uniquement pour un enrichissement cinématographique m'a complètement bluffé. Des décors surréalistes, des acteurs époustouflants pour les années 1920 et un musique qui se marie parfaitement avec l'ambiance du film forment les bases du cinéma.
Terrifiant, Angoissant, Anxiogène, Prenant, et flippant.
Le Cabinet du Dr. Caligari est le premier film d'horreur d'expressionnisme allemand.
Nous retrouvons le Dr Caligari et Cesare, un somnambule doté de voyance, qui sont soupçonnés d'assassinat et d'enlèvement.
C'est un petit bijoux du cinéma d'épouvante.
Les acteurs sont très bons, les décors sont sublimes et une bande-son terrifiante qui accompagne très bien le film et surtout les séquences qui font leur.
Cat oui même si ce film est réalisé en 1920, un film qui dure 1h18, il reste pour un chef-d'œuvre, un film d'épouvante très réaliste et qui fait assez peur.
Ça vous met dans une situation d'angoisse comme dans le film Mister Babadook qui reprends justement le film.
On est tout retourné à la fin.
Je n'avais pas lu le résumé du film pour éviter de me faire spoiler mais bon sang c'est malsain et terrifiant. Jamais un film l'aura mis une tel angoisse.
Tout les amateurs d'épouvante (films qui font peur) devraient se procurer se film.
L'influence de ce film sera considérable tout au long de l'histoire du cinéma du cinéma, jusqu'à des cinéastes contemporains comme Brian De Palma, Lars Von Trier ou Tim Burnton.
C'est le chef-d'œuvre fondateur du genre fantastique et horreur.
Les décors, la lumière et les couleurs sont tellement belles qu'on a l'impression que ce film est graphique.
De plus les plans sont assez effrayant.
Foncez voir ce film.
Prochain film à voir "Docteur Mabuse, Le Joueur" 1920 qui lui dure 4h57.
« Combien de temps vivrai-je ? » Un étrange docteur débarque dans une fête foraine avec Cesare, un somnambule (?) qui pourrait prédire l’avenir. Il prophétise la mort d’un jeune homme qui décède dans la nuit.
Outre l’instruction culturelle que peut apporter ce premier film d’expressionnisme allemand, c’est un vrai régal de par sa valeur cinématographique ; pas uniquement comme objet éducatif mais comme réel divertissement. De plus, le film est paradoxalement moderne par son utilisation avant-gardiste du flash-back et par ses sujets révolutionnaires à l’époque comme un tueur en série ou la violence en général.
Chaque plan est une œuvre d’art. La critique est facile mais Il ne faut pas oublier le contexte de l’histoire : Quand le pays est anéanti et humilié, Le rêve, la facétie est une échappatoire, Et bien vite le rêve devient vite cauchemar...
Difficile de juger des œuvres de plus d'un siècle objectivement tant le cinéma a évolué, car de toute évidence les films tels que "Le cabinet du docteur Caligari" sont restés dans l'histoire parce qu'ils ont inventé quantité de choses, et que par conséquence ils ne peuvent être que des chefs-d'œuvre. Mais si on le juge sur les seules sensations que sa vision procure aujourd'hui, le film a un gros défaut, à savoir cinq premiers actes - sur six... - pas des plus passionnants et d'énormes qualités. Visuellement c'est étonnant, les décors surréalistes participent à créer une ambiance pesante et déroutante, et l'autre point fort est assurément son scénario, sur lequel je ne dirai rien pour ne pas gâcher le plaisir de la première vision (spoiler: ceux qui ont vu "Shutter island" ne pourront sans doute pas s'empêcher de faire un parallèle ). Pour ceux qui ne connaissent pas 'le vieux cinéma' et qui voudraient en faire la découverte, "Le cabinet du docteur Caligari" est un monument incontournable qui ne sera en rien rébarbatif à découvrir, au contraire.
L'un des premiers longs métrage du genre fantastique horreur de l'histoire du cinéma ! Ce film muet est surprenant par sa musique, ces décors déformés par la perspective, et une histoire étonnante.
Avant le visionnage de ce film, les seuls œuvres cinématographiques Allemandes que j'ai regardés étaient Alerte Cobra et Un Prof pas comme les Autres, assez maigre et bien loin de la véritable influence que le cinéma Allemand à eu sur l'industrie, le film se distingue par son style gothique et fantaisiste ayant inspiré des œuvres majeures (Frankenstein, Edward aux Mains d'argent...) Et par le twist final qui m'a réellement surpris et que j'ai trouvé vraiment bien foutu (surtout pour un film de 102 ans ) spoiler: Franzis le héros était en fait un fou voyant des patients de son asile dans son histoire, il essaye même d'attaquer le directeur qu'il a transposé en tant que Caligari dans son histoire mention spéciale à Conrad Veidt (l'acteur jouant Cesare le funambule) qui à réussi à continuer sa carrière dans le cinéma parlant (Casablanca, Le Voleur de Bagdad) ainsi qu'avoir joué dans un autre film muet connu (Américain cette fois-ci) ayant notamment inspiré le Joker : L'Homme qui rit de Paul Leni
Ce qui frappe dans cette histoire de fous assez compliquée en six actes, c’est avant tout l’originalité et la créativité des décors, ainsi qu’ une photo soignée et des effets esthétiques réussis, dont Fritz Lang, pressenti pour ce film-phare de l’expressionnisme allemand, s’inspirera pour son Dr Mabuse. J’ai trouvé également l’accompagnement musical bien adapté.
Bien que réceptive à ce genre de films, la mise en scène m’a paru lourde et le jeu d’acteur vraiment trop appuyé, même pour l’époque.
Les décors en carton ont mal vieilli. Le personnage du Docteur fou n’est pas spécialement inquiétant. Seul le personnage du somnambule sauve les meubles.
Je lui prèfère le Nosferatu de la même époque, tourné en décors naturel : plus sobre, plus puissant, plus angoissant.
A voir tout de même pour l’esthétique expressionniste.