Mine de rien, et en seulement deux films, Pascal Rabaté a su imposer son style, modeste mais attachant au cinéma français, notamment à travers trois caractéristiques : un sens du cadre et du décor clairement inspiré de Jacques Tati, un scénario touchant et délicat et surtout des personnages ô combien sympathiques. Il y ajoute ici une pincée de social en prenant bien compte de la société d'aujourd'hui, sans jamais se montrer moralisateur ou démago un seul instant. Ce qui l'intéresse, lui, c'est l'humain, et en particulier les « losers », à l'image du héros interprété par l'impeccable Sami Bouajila, voire de la charmante Christine (délicieuse Isabelle Carré). A travers leur relation, mais aussi toutes les sous-intrigues qui enrichissent le récit, on sent l'attachement du réalisateur à un cinéma proche des gens, accessible à tous sans perdre pour autant son identité ni la cohérence de son univers, le mélange des genres opéré fonctionnant finalement plutôt bien spoiler: (on pense même au western pour la dernière scène) . Alors ça ne paye peut-être pas de mine, mais « Du goudron et des plumes » ressemble finalement à peu de titres vus ces dernières années : c'est frais, parfois surprenant et en définitive vraiment attachant : un joli film.
Film plat et indigent !! Dommage j'aime beaucoup les 2 acteurs habituellement mais on se demande ce qu'ils sont allés faire dans ce naufrage !! Aucun intérêt vraiment !! Même pas drôle qui plus est !! A zapper !
Film atypique du réalisateur de "Les petits ruisseaux" et "Ni à vendre, ni à louer" que l'on apprécient grandement. Dans le même style ou presque... l'aspect dramatique est plus marqué et le décalage moins présent. Ceci dit, on aime l'ambiance et le casting. A voir.
Petit film passer inaperçu, loin d'être mauvais, mais bien loin de susciter un grand intérêt. J'ai beaucoup aimé les 2 dernières minutes, à la fois inattendues et tres drôle, ironiquement. Sinon, c'est sans plus.
...d'un abord banal, cette tranche de vie filmée simplement se révèle plus complexe. Le jeu des acteurs rythme l'ensemble et promène ici et là quelques émotions,sourires. La petite vie de banlieue comme un défi à prendre chaque jour. En second rôle une mention particulière à D.Prevost toujours aussi passionnant.
Cette charmante comédie dramatique familiale est pourvue d'un scénario intéressant, teinté d'émotion et interprété par un très convaincant casting, cependant l'intrigue, simpliste, se révèle prévisible, manquant de rythme et de relief. Divertissant mais sans plus.
« Du goudron et des plumes » de Pascal Rabaté est une comédie légère et distrayante comme il est bon d’en voir à l’occasion. Projeté en catimini au cinéma début juillet 2014, sa sortie DVD n’a pas fait plus de bruit. Pourquoi ? C’est la question que l’on s’est posé en regardant ce film. Bien que le scénario soit prévisible et le thème déjà vu, on appréciera cette comédie pour son casting de choix et ses petits instants de rire bienvenus en ces temps grisâtres.
Sami Bouajila (excellentissime dans « Omar m’a tuer ») campe ici le rôle d’un père de famille célibataire foireux et pourtant très touchant. Sa vie va prendre un nouveau tournant lorsque l’équipe de triathlon locale lui demande de rejoindre le relais d’aviron. Au même moment, l’amour vient frapper à sa porte et c’est sous les traits d’Isabelle Carré (que j’adore !) qu’il se présente. Parviendra-t-il à reprendre sa vie en main et à montrer le meilleur de lui-même ? Fera-t-il la fierté tant attendue de sa fille pour qui avoir un père aussi maladroit est une vraie tare? La réponse se trouve dans ce film gentillet d’une petite heure trente où quelques « guest » de choix (Daniel Prévost, Zinedine Soualem, etc) apparaissent pour notre plus grand plaisir.
Probable film sur l'identité, mais maladroit et convenu. Hors la recherche sur les couleurs (le bleu, plan plan, contre le jaune/orange, tonique, symbolisant les "Fellous" - "poussin" en dialecte arabe algérien) et l'originalité d'une "romance" avec une femme enceinte (d'un autre), "Christine", la Française, alias Isabelle Carré, pour "Christian" (Fellous), le Maghrébin, alias Sami Bouajila, cette 4e réalisation de Pascal Rabaté ne brille ni par l'originalité des moyens, ni par l'à-propos de la fin. On ne retrouve pas la cocasserie de "Les petits ruisseaux", ou le "décalé" de "Ni à vendre, ni à louer", mais, au mieux, un vague air de "Strip-Tease", ou un poil de "Groland" (les épisodes "Triathlon de l'été" - avec d'ailleurs Gustave Kervern en guest). L'ensemble est mollasson, et ne justifie jamais le titre prometteur - "Du goudron et des plumes".
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2,0
Publiée le 28 novembre 2014
Un film qui a plus le calibre d'un téléfilm de milieu d'après-midi, c'est pas pour autant mauvais mais c'est bien trop banal et simple pour être intéressant sur la durée. L'histoire d'un père divorcé qui veut à tout prix faire plaisir à sa fille ce qui donne une chronique familiale bien gentille mais trop classique et sans réel enjeu en faite rien ne sort réellement du lot que ça soit l'histoire, le scénario ou même les acteurs c'est un petit film qui se laisse regarder mais vraiment sans plus.
C'est tellement mauvais qu'on en vient à ressentir une forme de malaise. Ici le réalisateur veut filmer les "petites gens" mais c'est tellement fait façon "Joséphine Ange gardien" en pire, qu'on se demande un peu s'il leur rend hommage ou cherche à se moquer d'eux. Isabelle Carré a encore bien mal choisi son film malgré son grand talent. Ajoutons que le rythme est anémique (quand on pense que ça parle du dépassement de soi par le sport!) et que l'ennui arrive très vite, et on se demande si les critiques presse se sont donné la peine d'aller au delà du générique.
Troisième film pour notre pote Pascal Rabaté qui va une fois encore nous prouver qu’il est réellement un réalisateur singulier. Il avait fait ses premiers pas en adaptant sa bande-dessinée Les petits ruisseaux et son expérience en la matière est de nouveau mise à contribution ici. Que ce soit au travers de certains plans, la récurrence des couleurs bleus, blancs, rouges ou dans les décors ; Du goudron et des plumes fourmille de petits détails qui invitent le spectateur à surveiller tout ce qui se passe autour de nos héros. A ce sujet, même si tous les comédiens sont attachants l’histoire de Christian est la petite faiblesse du film puisqu’elle n’a, à la longue, rien de réellement captivante. Il y a du talent à revendre ici si je peux me permettre l’expression !
Une bonne comédie avec une Isabelle Carré rayonnante ! Le sujet est simple et bien traité, manque un petit quelque chose dans ce film qui aurait pu le rendre meilleur !
Western, pardon comédie de Pascal Rabaté touchante, pleine de tendresse. Le réalisateur n'a pu s’empêcher de se ( et nous ) faire plaisir avec la voiture trop drôle avec l'insecte version XXL sur le toit - avec la tête qui bouge en avançant, c'est trop drôle. Les filles (à la baguette) sont très justes, et Isabelle plus vraie que nature(!) Un très bon moment donc pour tous les points évoqués et sans doute son budget. A voir **