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willyzacc
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3,0
Publiée le 13 mai 2015
Film de guerre avec un beau casting mais qui malheureusement, malgré son esthétisme léché ne sort jamais des poncifs du genre. Le bon, le soldat sans cervelle et le nouveau se retrouvent ensemble et ça fait des étincelles. Malheureusement, après une bonne première partie où l'on suit la petite troupe dans son horreur quotidienne, on se retrouve avec une heure d'action comme on en voit dans toutes les grosses productions de guerre Hollywoodienne. Dommage, ce film avait du potentiel.
"Fury" produit un effet et même un choc impressionnant, autant le dire de suite et sans ambages... On est en effet d'emblée complètement immergés dans cette fin de guerre, du reste assez peu évoquée en général, quand les Américains en avril 45 sont plongés en plein dans le territoire ennemi, l'Allemagne en déroute, dans des combats désespérés et jusqu'au boutistes, combats de la dernière cartouche où on a tout à gagner et tout à perdre ! Et c'est bien là que le film est brillant et puissant, par cette grande détermination encore sans faille que ce sergent Collier et ses soldats ont ensemble alors qu'ils se demandent tous ce qu'ils ont bien pu avoir fait pour être encore en vie... ! On reste subjugué par le jeu des acteurs tous époustouflants avec ces têtes abîmées, défaites et fatiguées, que ce soit Brad Pitt formidable et les autres également excellents ! Mais la palme revient vraiment au jeune Logan Lerman, par l'intensité de son jeu et de son regard, dont les fameux yeux bleus effrayés qui s'éclairent intensément dans le viseur du tank, resteront pour moi une référence. C'est justement ce tank, personnage à lui seul, qui va mettre en relief cette micro société où ces quelques hommes très différents par leur personnalité, cohabitent dans la plus grande promiscuité, dans les conditions les plus difficiles et aussi dans la plus grands douleur morale et physique. Ceux-ci nous offre une peinture saisissante et intelligente de la situation inextricable dans laquelle ils sont tous éperdument acculés... En tant que spectateur, on est donc en perpétuelle fascination devant le comportement et l'évolution de chacun, et en particulier par le très jeune Norman, hagard, fortement traumatisé et fragile, mais étonnant dans son insoupçonnée et lente adaptation dont la transformation est sidérante ! Les scènes de combats sont d'un réalisme à couper le souffle jusqu'à la fin absolument grandiose et surtout la chute finale très éloquente... Ce qui n'empêche pas à ce film de passer par des moments plus intimes, plus personnels, dont celui dans cet appartements où vivent deux Allemandes. Cette partie est littéralement bouleversante par l'observation des échanges et du comportement des uns et des autres ! Impressionnant là aussi ! "Fury" vaut immanquablement le détour par cet aspect d'un réalisme incroyable, presque documentaire et aussi par l'étude de la nature humaine très révélatrice de la complexité et de la diversité des caractères ! Cette folie meurtrière qu'il n'a pas été possible d'éviter nous laisse terrassé et presque dans un état second et bien que, même si notre époque est plutôt morose, nous n'avons finalement pas à nous plaindre face à cette période de l'histoire sanglante ! D'ailleurs, l'homme a-t-il su tirer des leçons de ces massacres quand on voit ce qu'il est capable de recommencer sans état d'âme aucun ?
Si David Ayer n'est pas le réalisateur le plus fin d'Hollywood, il a tout de même le chic de savoir balancer ses personnages, et le spectateur avec, dans des environnements toujours très hostiles en leur demandant de se débrouiller avec les moyens du bord. Ainsi avec Fury, il délaisse le polar urbain, celui de Sabotage ou End of Watch, pour s'orienter vers le film de guerre classique. Pot-pourri entre plusieurs classiques du genre tels que Full Metal Jacket, Il faut sauver le soldat Ryan, Platoon, les films de Peckinpah et j'en passe. Et comme souvent chez Ayer, les personnages sont assez grossiers pour ne pas dire clichés. On a le sergent à qui tout le monde est dévoué mais qui est à la fois un mélange d'humanité et de monstre. Le croyant qui saoule tout le monde avec sa religion. Le bleu qui devient peu à peu une machine de guerre comme l'engagé Guignol de Full Metal Jacket...Même le propos n'est pas nouveau : la guerre enlève aux hommes leur humanité. Mais pourquoi Fury m'a emballé ? Pas pour ces dialogues qui se veulent faussement badass. Non, parce que comme d'habitude (bis) chez David Ayer, le film prend aux tripes. C'est glauque, c'est triste, c'est sale. Ça sent la boue, la pisse, le sang, la sueur. Comme je l'ai dit en introduction de cette critique, il sait mieux que quiconque placer le spectateur en plein cœur de l'action. Pour un peu, on s'y croirait comme dans un jeu vidéo. Le film est d'une rare intensité, assez violent forcément, et on s'attache à tous ces personnages, même les secondaires. On en vient à se battre à leurs côtés, à espérer qu'ils survivent. S'il n'y a pas la même réflexion que dans un Eastwood ou un Malick ou l'humanité dans un Spielberg, Ayer fait avec ses moyens, ses personnages ni gentils ni méchants, pour qui faire la guerre est le meilleur des jobs. Et puis Brad Pitt, quoi. L'acteur a la cinquantaine. Avec la filmographie qui est la sienne, il pourrait se contenter de la facilité comme Bruce Willis. Et non. Il continue d'aller jouer chez Tarantino, chez Fincher, chez Malick, chez Ayer. Et puis, le film de guerre est un peu en voie de disparition. Le diptyque Mémoires de nos pères/Lettres d'Iwo Jima remonte à 2006, Il faut sauver le soldat Ryan, Pearl Harbor, Stalingrad, c'est fin des années 90/début des années 2000. Donc comme le western, c'est triste mais c'est comme ça, c'est un genre qui tombe en désuétude. Raison de plus pour ne pas le rater.
film admirable avec beaucoup d'intensité. la guerre est montré de tous ses côtés. un film dur mais remarquable. comme point faible , je dirai des scènes avec une violence fort et inutile ou cette fameuse "american are the best" et les allemands sont considérés comme toujours méchants.
mais bon globalement un film que je conseille fortement ;) on voit pas le temps passer
Que dire ... que dire d'un film qui avait tout à la base pour être bien : Brad Pitt et casting restant assez correct, un budget élevé disponible (donc du bon matériel pour la réalisation), et bien sûr un moment de la Seconde Guerre Mondiale intéressant et d'un point de vue peu exploité encore ... Le film commence sur les chapeaux de roues spoiler: (ou les chapeaux de chenilles plutôt! Ok je sors --> []) avec le Sergent Wardaddy qui, c'est un record, en moins d'une minute de film arrive à tuer un soldat ennemi... Bref, commençons par le bon du film (ou le moins pire), les chars présents dans le film sont de vrais chars, ils ont même obtenu le dernier Panzer Tigre VI en état de marche ! Le reste de la réalisation est pitoyable ! Il n'y a pas de scénario, les 5 bonhommes avancent de village en village pour faire "boum!", mais finalement on ne sait pas trop pourquoi, aucun but, aucune bataille finale ! Car non, la dernière bataille du film est infecte, je n'appelle pas ça une bataille ! 5 américains dans un char qui font face à minimum 200 nazis, si ce n'est , et dont les américains tiennent tête aux SS (on parle en effet d'SS, les troupes d'élites du IIIème Reich) qui foncent bêtement et ne tirent même pas sur leurs ennemis... Merci le réalisme ! Sans parler de je ne sais pas combien de grenades aura fallu pour tuer les gentils américains ! Avant ça, on aura remarquer le Brad Pitt torse nue dans la scène intitulée "j'ai des muscles à 50 ans" ! Une morale à deux balles qui n'a pas abouti finalement à la fin... Bien sûr, le cliché de l'américain bien dur avec un grand cœur en fait, du nouveau qui arrive et ne sait rien de la guerre et qui en 24 heures va devenir tueur sans scrupule (aucune crédibilité, le film retrace environ une journée, et le caractère de Norman change comme-ci il s'était passer 2 semaines !), le soldat catholique moralisteur se posant la question "c'est bien ou pas de tuer son prochain"^^ qui est ici le mexicain, et les autres, musclés, simples d'esprits, mais ce sont quand même des héros ! Je ne retiendrai pas les dialogues très enrichissants tels que "Partez, moi je reste ici!"... Les effets qui m'ont le plus choqués restent les balles en sortent de lasers rouges, et puis pourquoi pas des sabres et un vaisseau inter-galactiques pendant que nous y sommes ! J'ai aussi trouvé les images trop sombres, passez de couleurs, on l'impression d'être tout le temps à l'ombre. Alors certes on est pas dans Dora mais quand même ...
Pour finir, l'erreur de réalisation au niveau des chars tirants lors du roulage, et qui en fait pouvait tirer au canon qu'à l'arrêt...
J'aurai été moins sévère si c'était un petit budget & un petit casting... Enfin, tout ça m'a fait bien rire : Le film où des centaines SS se font zigouiller par 5 petits américains dans un char et puis l'impertinence des avis notant le film 5/5, à croire que certaines ont aucun sens critique !
"Fury" produit un effet et même un choc impressionnant, autant le dire de suite et sans ambages... On est en effet d'emblée complètement immergés dans cette fin de guerre, du reste assez peu évoquée en général, quand les Américains en avril 1945 sont plongés en plein dans le territoire ennemi, l'Allemagne en déroute, dans des combats désespérés, combats de la dernière cartouche, où on a tout à gagner et tout à perdre ! Et c'est bien là que le film est brillant et puissant, par cette grande détermination encore sans faille que ce sergent Collier et ses soldats ont ensemble alors qu'ils se demandent tous ce qu'ils ont bien pu avoir fait pour être encore en vie... ! On reste subjugué par le jeu des acteurs tous époustouflants avec ces têtes abîmées, défaites et fatiguées, que ce soit Brad Pitt formidable et les autres également excellents ! Mais la palme revient vraiment au jeune Logan Lerman, par l'intensité de son jeu et de son regard, dont les fameux yeux bleus effrayés qui s'éclairent intensément dans le viseur du tank, resteront pour moi une référence. C'est justement ce tank, personnage à lui seul, qui va mettre en relief cette micro société où ces quelques hommes très différents par leur personnalité cohabitent dans la plus grande promiscuité, dans les conditions les plus difficiles et aussi dans la plus grande douleur morale et physique. Ceux-ci nous offrent une peinture saisissante et intelligente de la situation inextricable dans laquelle ils sont tous éperdument acculés... En tant que spectateur, on est donc en perpétuelle fascination devant le comportement et l'évolution de chacun, et en particulier par le très jeune Norman, hagard, fortement traumatisé et fragile, mais étonnant dans son insoupçonnée et lente adaptation dont la transformation est sidérante ! Les scènes de combats sont d'un réalisme à couper le souffle jusqu'à la fin absolument grandiose et surtout la chute finale très éloquente... Ce qui n'empêche pas à ce film de passer par des moments plus intimes, plus personnels, dont celui dans cet appartement où vivent deux Allemandes. Cette partie est littéralement bouleversante par l'observation des échanges et du comportement des uns et des autres ! Impressionnant là aussi ! "Fury" vaut immanquablement le détour par cet aspect d'un réalisme incroyable, presque documentaire et aussi par l'étude de la nature humaine très révélatrice de la complexité et de la diversité des caractères ! Cette folie meurtrière qu'il n'a pas été possible d'éviter nous laisse terrassé et presque dans un état second et bien que, même si notre époque est plutôt morose, nous n'avons finalement pas à nous plaindre face à cette période de l'histoire sanglante ! D'ailleurs, l'homme a-t-il su tirer des leçons de ces massacres quand on voit ce qu'il est capable de recommencer sans état d'âme aucun ? Une réalisation de David Ayer à recommander sans modération et assurément déjà un futur classique du genre que la presse a quelquefois balayé avec mépris... Un comble
Je reste assez mitigé sur ce film, d'un côté les décors, les costumes et les scènes d'action très réussies et de l'autre, la psychologie des personnages assez burlesque. Tous les protagonistes ont leur caractère bien différents mais poussé à l'extrême, on a l'impression que Shia Leboeuf pleure continuellement, on a le dur à cuire bien fêlé, l'hispanique qui suit tout ce petit monde, le bleu naïf et finalement le chef sévère au grand coeur. Vraiment, ils auraient voulu le faire exprès, ils auraient pas mieux réussi, tout ça dans 5m2 de tank! Quel dommage, c est la seule erreur du film mais malheureusement, il tue le film. Sûr qu' avec des personnages moins hétéroclites, c'était un must... Tellement déçu...
J'ai toujours du mal à critiquer un film de cette trempe car je ne peux que difficilement retranscrire par des mots l'émotion (ou plutôt les émotions) que j'ai ressenti devant celui-ci. "Fury" fait partie de ces films rares qui vous font vibrer et qui vous emmènent jusqu'au bout (plus de 2 heures quand même) en retenant votre respiration de spectateur. C'est une épreuve, une expérience même, que vous propose David Ayer. Expérience que je renouvellerai bien volontiers tellement j'ai reçu de baffes (on peut même parler de droites ici) devant ce chef d'oeuve.
Oui, je n'hésite pas à employer le mot "chef d'oeuvre". C'est ce que je pense de "Fury". J'ai eu le coeur qui s'est accéléré pendant les scènes de combats (le dernier film à m'avoir fait cet effet, c'était "Démineurs" de Kathryn Bigelow, Oscar du meilleur film 2010), les tripes qui se sont nouées dans les scènes post-combats face aux combats moraux de certains et aux contradictions de d'autres devant l'ennemi (on ne peut pas vraiment dire qui sont les bons et qui sont les mauvais) et le cerveau qui tournait à cent à l'heure en se mettant à la place du jeune Norman incarné par Logan Lerman (comment aurais-je réagi à sa place sachant que j'ai aussi 20 ans, aucune expérience de la guerre et que je suis aussi plus intellectuel que manuel ?). Quand je parle d'épreuve et d'émotions, je pèse donc mes mots.
J'ai été littéralement transporté dans ce film et j'en suis ressorti essoufflé, sans dire un mot. Par ailleurs, après certaines scènes, un blanc pesant se faisait sentir, signe d'une véritable baffe. Le réalisme de ce film est vraiment fou. Je pense notamment à des scènes de violences crues qui ont été intégrées non pas pour faire du gore (il y a peu de sang au final) mais pour montrer que l'on ne tergiverse pas et que la guerre, ce n'est pas de beaux combats stylisés mais une violence spontanée, destructrice et inattendue (je prend pour preuve cette scène où spoiler: un soldat en feu relève son buste après être tombé par terre pour se tirer une balle dans la tête et abréger ses souffrances ).
Ce réalisme et cette baffe générale ont surtout été permis par 3 groupes de personnes :
- Les scénaristes-dialoguistes : les dialogues sont peu nombreux mais lorsqu'il y en a, on écoute et pèse chaque mot car tous les dialogues sont remplis d'une charge émotionnelle ou solennelle très importante et qui nous plonge encore plus dans l'ambiance de cette unité de char durant la 2nde Guerre Mondiale. Quant au scénario, vu qu'il est inspiré d'une histoire vraie, on n'a pas trop de mal à y croire. - Le réalisateur : chaque scène est parfaite, chaque lien entre les scènes révèle un montage parfait, chaque organisation de plan est soit chargé de symbolique soit d'une beauté pure. Que ce soit au combat ou dans un appartement, David Ayer maîtrise à la perfection ce qu'il souhaite montrer et ce qu'il souhaite suggérer. J'avais déjà été impressionné par son "End of Watch" mais ce n'était rien en comparaison avec "Fury". Voilà un réalisateur sur lequel il faudra compter à l'avenir ! - Les acteurs : l'équipe recrutée est tout simplement parfaite. Les acteurs incarnent véritablement leur personnages et il suffit de regarder leur yeux pour voir soit une bestialité féroce soit une incompréhension soit un combat moral intense. Que ce soit Shia Laboeuf dans un personnage pieux, Jon Bernthal en tête dure, Michael Peña en homme du groupe un peu plus effacé et assez dépassé par les événements, Logan Lerman en jeune débutant remettant en cause toutes ses convictions ou Brad Pitt en chef impitoyable, ils ont tous donné le meilleur d'eux-mêmes et se complètent tous. Le film doit énormément à ce groupe d'acteurs.
Ainsi s'achève cette critique dithyrambique mais c'est ce que j'ai réellement ressenti devant "Fury". Whoah, quel film !
Fury était un projet qui avait tout pour nous offrir un patriotisme américain écœurant. Et pourtant, le réalisateur offre un film de guerre à mi-chemin entre le huis clos, le contexte de la guerre, et la mentalité des soldats. Avec la beauté des images, David Ayer reflète la violence de la guerre à travers une réalisation très propre qui allie scènes de combats et scènes de stress et de conversation entre l'équipe de manière très équilibrée. Bref malgré quelques longueurs Fury est un bon film de guerre. La violence de celle-ci est magnifiquement bien retranscrite dans le film, qui est porté par un excellent casting et une très bonne mise en scène.
Au vu du battage médiatique autour du film, j'ai trouvé le film un peu décevant. Les scènes de batailles sont très bien filmées et "réalistes" (sauf la dernière ! Faut pas abuser non plus !) mais à coté de cela on a des passages du film qui sonnent vides ou des personnages creux ou trop stéréotypés... Voir la fin de la guerre à la place d'un équipage de char Sherman firefly pourquoi pas, mais là c'est vraiment un peu caricatural... Au final, le film reste correct mais sans plus, trop hésitant sur certains points et pas assez profond ou pas bien écrit sur d'autres.
Grosse, mais alors grosse déception pour ce film que j'attendais depuis longtemps. Certes les moyens, le visuel, tout est là. Mais au final, et la dernière partie du film assez grotesque y est pour quelque chose, on ressort avec cette salle impression que quelques heures après la vision du film, il n'en restera pas grand chose. Dommaga, y avait pourtant matière !
Fury décrit la guerre dans toute son horreur. Sans fioriture, brut de décoffrage. Le héros est un bleusaille gratte papier, qui doit prouver sa "bravoure" pour être intégré petit à petit dans l'équipe de têtes brûlées dirigées par Brad Pitt. Pour ceux-ci, la guerre est passée de l'horreur à une sorte de fascination morbide, seul moyen, sûrement de supporter leur quotidien. Jusqu'au bout, notre dactylo ne se laissera pas imprimer par cet état d'esprit. Le réalisateur le récompense grandement : il survit au générique final... Plus de deux heures de furie, de morts, de combats, là aussi le réalisateur se complaît dans le morbide et entraîne le spectateur. Il nous dit : regardez comme la guerre est moche, délectez-vous...
Abrupt et sans concessions, ce film nous narre le parcours d'un tank et de ses occupants dans l'Allemagne en déroute, mais qui résiste encore avec la force du désespoir. Cinq hommes ordinaires qui tentent de survivre dans un enfer pavé de corps déchiquetés, d'âmes meurtries, où les héros n'existent pas. On est très loin des superproductions holywoodiennes qui portaient le G.I. aux nues, tel un valeureux John Wayne terrassant l'ennemi à grand renfort d'héroïsme patriotique. Ici, l'horreur de la guerre est présente et oppressante en permanence. Tellement, que les protagonistes de cette histoire en sont, soit désabusés, soit à moitié fous ou encore horrifiés. Brad Pitt, toujours aussi haineux du nazi (cf. "Inglorious Basterds"), campe un sergent qui essaie de maintenir ses hommes en vie et, par extension, sa propre humanité. De bons seconds rôles comme Shia LeBeouf en soldat prédicateur dont les sermons font sourire (mais pas tout le temps) ses camarades, Jon Bernthal (Shane dans les 2 premières saisons de "Walking dead") en acharné fou de guerre, Michael Peña le latino posé et le jeune Logan Lerman, dactylographe de son état, qui se retrouve parachuté, à son grand désarroi, dans une absurdité meurtrière qu'il ne peut, ou ne veux, pas comprendre. Une vision sombre et réaliste de la folie sanglante engendrée par cette guerre, semblable à toute autre, inutile et insensée. Incontournable.