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tuco-ramirez
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3,0
Publiée le 20 avril 2015
Troisième adaptation cinématographique du roman éponyme d’Octave Mirbeau ; Benoît Jacquot relève ici un gros défi, passer après Renoir et Bunuel. Début du XXème siècle, Célestine est une jeune servante au caractère bien trempé qui débarque en Province après avoir servi la bourgeoisie parisienne. Insoumise et très belle, elle attise la convoitise ; mais libre de son destin, elle choisira seule le destin qui lui convient... et son homme ! Cette chronique sociale est une dénonciation de la domesticité et d’une servitude proche, chronologiquement et dans la manière de traiter humain comme une bête, de l’esclavage. Tout y passe : rapports maitres serviteurs, sexualité asservissante, aspiration au changement de classes,… Par ce portrait fort de femme bien décidée à sortir de sa condition, Jacquot dresse aussi un portrait au vitriol d’une bourgeoisie décadente. Les maîtres et le voisinage offre une palette de bourgeois atrocement burlesques. Préférant bien souvent les petites phrases lancées dans sa barbe par Célestine à une voix off distante, il parvient à donner de la modernité à son propos et à son personnage principale ; la langue, dans ces moments n’est pas d’époque, mais les répliques tombent tellement justes. C’est là une des différences avec la Célestine plus insondables de Bunuel ; celle de Jacquot est « cash ». En matière de casting, il ne s’est surtout pas trompé en faisant à nouveau confiance à Léa Seydoux…pulpeuse en diable, déterminée, énergique… Un rôle sur mesure ; sur son dos tout le temps, elle nous porte de bout en bout. De nombreux seconds rôles aussi bluffant : la placeuse, la maitresse, le capitaine ; mais à nouveau pas convaincu par un Vincent Lindon platement énigmatique. Son personnage très ambigu est aussi traité à l’emporte pièce : une histoire de meurtre gravitant autour de lui tombant comme un cheveu sur la soupe et reste inexploité par la suite ; une étiquette d’antisémite collée en deux scènes… Dans son montage aussi, Jacquot présente trois flash backs pas toujours bien articulés. Et puis je suis resté interloqué par le choix final de Célestine ; elle si libre et insoumise. Chez Bunuel, elle ne couche pas avec le jardinier et épouse le voisin de ses maitres ; et parvient donc à s’élever socialement. Ici, sans dévoiler le final, elle a maintes occasions de s’extirper de sa condition par le haut ; et elle fera le choix d’une liberté et d’une ascension sociale toute relative. Belle reconstitution d’époque portée par une plus que convaincante Léa Seydoux malgré une faiblesse scénaristique assez importante autour du personnage de Lindon. A voir tout de même
épouque d'opression, les dialogue sont très pauvre généralement c'est pour parler de codes de conduite de cette époque, pour parler d'un statut social mais là encore très peu abordé les gros blanc dans les conversation se fond très souvent sentir, les discution sur sont travail de femme de chambre sont fréquente mais pas intéressantes, d'autres scènes de diner peu intéressantes. le film est bourée d'acteur et d'acrices de tallennt, une exellente réalisation mais c'est AFFREUSEMENT LONG et trop peu intéressant. le film est bon mais un sujet PAS DU TOUT intéressant. dommage que le scénario n'ait pas été mieux construit.
Sédoux est assez géniale, mais à part ça qu'est ce que c'est formaliste, convenu et sans surprise de la part du réalisateur Benoît Jacquot? En un mot classicisme. Après ça je ne vois pas trop ce que j'aurais à dire, mis à part la scène avec Lacoste, le film manque d'humour, et fait très bourgeois. Un film très moyen, parce que sans surprise, bien que le sujet soit noble, mais cela ne fait pas tout.
On a beau dire tout ce qu'on voudra, reconnaître en Benoît Jacquot un cinéaste important de ces dernières décennies, il faut un sacré aplomb pour oser un remake du "Journal d'une femme de chambre" d'Octave Mirbeau. Car si tout le monde n'a pas en tête le film de Renoir, le chef-d’œuvre de Buñuel est dans toutes les mémoires. Alors pourquoi une troisième adaptation ? Pour montrer combien le roman de Mirbeau n'a pas perdu sa force de dénonciation ? Admettons. Il est vrai que le personnage de Célestine, magistralement incarné par Léa Seydoux, trouve ici un sens métaphorique particulièrement bienvenu. Confrontée à l'univers bourgeois et provincial, la jeune femme se heurte bientôt à la lubricité de Monsieur, aux mesquineries de Madame et aux turpitudes de toutes sortes des uns et des autres (préjugés sociaux et sexistes, antisémitisme...). D'accord : tout ceci n'est pas sans écho dans le monde contemporain. Mais franchement qu'apporte de vraiment nouveau le film de Benoît Jacquot ? Pas grand-chose apparemment. Des jeux d'acteurs ? Ah ça oui ! Outre la délicieuse et sensuelle Léa Seydoux, on notera bien sûr Vincent Lindon qui incarne un jardinier particulièrement inquiétant. Encore plus convaincants sont les seconds rôles : Mélodie Varemberg, émouvante dans son personnage de cuisinière victime des désirs de Monsieur, ou bien le jeune Vincent Lacoste qui joue avec une belle délicatesse son personnage de phtisique un peu maladroit et intensément amoureux. Et n'oublions pas la grande triomphatrice dans ce film que l'on juge malgré tout secondaire dans la filmographie de Benoît Jacquot : la lumière. Parfaitement accordée aux personnages et au récit, elle est sinon la raison d'être de ce film, du moins ce qui permet d'en faire un objet indubitablement esthétique.
"Journal d'une femme de chambre", réalisé par Benoît Jacquot, est une adaptation du roman de 1900 d'Octave Mirbeau. Le film met en scène Léa Seydoux dans le rôle de Célestine, une femme de chambre ambitieuse et rebelle, naviguant à travers les intrigues et les perversions de ses employeurs bourgeois. Malgré la performance convaincante de Seydoux, le film souffre d'un rythme lent qui dilue l'intensité du récit.
La mise en scène de Jacquot, bien que soignée, manque de dynamisme et de profondeur émotionnelle, rendant l'expérience souvent monotone. Les scènes s'enchaînent sans véritable tension dramatique, ce qui peut frustrer les spectateurs en quête de passion et de mouvement. Les décors et les costumes, fidèles à l'époque, ajoutent certes une authenticité visuelle, mais ne parviennent pas à compenser le manque de vivacité dans la narration.
Conclusion : "Journal d'une femme de chambre" de Benoît Jacquot, malgré des performances solides et une réalisation soignée, est un film qui peine à captiver en raison de son rythme lent et de son manque de tension dramatique. Une adaptation qui aurait pu bénéficier d'une approche plus vivante et engageante.
A fuir ! Les acteurs n'articulent pas, je n'ai pas compris certaines répliques. Pas d'histoire, les petites intrigues n'ont pas de chute, les personnages sont fades.... 2 entrées de perdue :-(
Après 3 Cœurs, Benoît Jacquot revient derrière la caméra pour adapter une nouvelle d’Octave Mirbeau, œuvre déjà adaptée au cinéma en 1964 par Luis Buñuel. C’est donc l’histoire de Célestine, jeune et belle femme de chambre à Paris qui débarque en province. Elle doit alors faire face à la maitresse de maison qui s’avère très stricte et les avances de monsieur qui ne résiste pas à sa beauté. Elle y fait aussi la rencontre du jardinier de la propriété pour lequel elle commence à s’attacher.
Jacquot inscrit alors son film dans une époque pas si lointaine que ça puisqu’il y développe des sujets assez actuels comme l’esclavage salarial, l’antisémitisme à travers le personnage de Vincent Lindon, ou encore la discrimination sexuelle. L’esclavage salarial à cause de la maitresse de maison qui exploite sauvagement cette Célestine, qui doit se dévouer corps et âme à son travail. Mais elle refuse ainsi toutes les avances du maitre de maison, ce qui fait grandement le parallèle entre les patrons exploitant les salariés et pouvant très souvent abuser d’eux. L’antisémitisme est aussi présent ce qui fait écho aux atrocités faites pendant la Seconde Guerre mondiale. Les acteurs sont donc tous justes à commencer par Léa Seydoux qui rayonne à l’écran, Vincent Lindon est parfait aussi, bien que le reste du casting ne soit pas assez développé.
Journal D’une Femme De Chambre est donc un bon petit film français porté par un excellent casting et qui traite de sujet plus qu’actuel de manière intelligente.
Un film criant de vérité, le 19ème siècle comme si on y était, Léa Seydoux joue juste, on dirait qu'elle était faite pour ça, le rôle bourru joué par Vincent Lindon la mettant davantage en valeur.
Pour moi ce fut un revisionnage de ce Journal d'une femme de chambre de Bunuel, et malgré le côté classique de ce film, on prend un certain plaisir à suivre ce jeu du chat et de la souris entre les domestiques et les notables. J'ai vraiment aimé le personnage de Picccoli dans ce film. J'ai envie de dire que non seulement il est encore "jeune" mais sa performance est différente de ses autres films. Bien sur, Geret et Moreau sont les personnages principaux. Une femme de chambre qui ne se laisse pas faire, c'est bien tout le contraire. Et un palefrenier qui n'aime pas les métèques. Ce dernier a su faire sa place et ne compte pas perdre ses privilèges d'ancienneté quand arrive cette nouvelle femme de chambre. Qui va découvrir une maison pas très heureuse, avec une patronne exigeante et maniaque, un patron effacé, miné par sa femme, et un palefrenier qui fait sa loi parmi les domestiques. Cette peinture sociale est très réaliste, sobre et bien étoffée par de multiples personnages. J'ai noté un anachronisme au début du film, durant le générique en fait, car on y voit une voiture, filmé depuis le train en marche. J'ai aussi noté des similitudes avec la série La servante écarlate, mais ce n'est peut-être qu'une simple coïncidence.
Mais qu'est ce que c'est que ça ? Très mal joué, très mal écris, gros probleme de montage, un réalisation de téléfilm avec des fondus incessants et des plans completement resserré pour cacher la pauvreté des décors. Du sexe gras, des personnages antipathiques, des enjeux mal fichus et une fin à la française ou rien ne se résou, rien n'a avancé, et seule une pirouette est là pour nous laisser penser que quelque chose à changer. Je n'ai rien contre les biopic ou les films un peu naturaliste, mais quand en plus c'est mal fait, là c'est une torture. Sans le moindre intérêt. Lisez des livres sur le sujet s'il vous interesse, vous n'apprendrez rien dans ce truc.
Benoît Jacquot nous avait scotché avec son Adieux à la reine. Dans la même veine, Journal d’une femme de chambre est pourtant une belle déception. Cette adaptation du roman d’Octave Mirbeau est effectivement joliment mise en scène grâce à des décors et des costumes gracieux. Mais l’histoire en soit, est bien faible. Il ne se passe rien si ce n’est des allers-retours chez des maîtresses aux personnalités trop constantes. Mais il n’en est rien face à une Léa Seydoux assez déplorable. Sa mine blanche ne raconte rien et ses textes sont souvent inaudibles. La presse a eu un engouement pour Journal d’une femme de chambre et il est vrai que la bande-annonce est alléchante. Mais en fin de compte, ce long-métrage est vide. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
La reconstitution d'époque est soignée, les comédiens sont bons - si l'on excepte la diction de Vincent Lindon - et les intentions sont sympathiques. Alors qu'est-ce qui cloche ? Peut-être un rythme trop mou et un scénario décousu qui nous laisse sur notre faim. Sur le plan psychologique, la femme de chambre semble douée d'une très forte personnalité qui permet de douter qu'elle se fasse manipuler par un rustre comme l'homme à tout faire. Voici donc une adaptation honorable du célèbre roman de Mirbeau, qu'on ne peut s'empêcher de comparer à celle, nettement meilleure, de Bunuel. Mais tout le monde n'est pas Bunuel...
Remarquable. Je me suis laissée emporter et quand la fin est arrivée, j'en aurais demandé encore tant ce film est une réussite de par le jeu des acteurs, la beauté des décors, de la lumière, la beauté de l'histoire soit une chronique sociale sur les rapports entre maîtres et domestiques dans la France du 18éme siècle. Le roman de Mirbeau décrit l’humiliation puis la vengeance, l'impossibilité des uns à se passer des autres et pose ensuite la question de qui domine finalement dans ces rapports semblant, à première vue, on ne peut plus déséquilibrés d'autant que l'auteur laisse entrevoir une évolution sociale du domestique qui aspire à devenir maître à son tour grâce à sa vengeance. Une morale? Non, un juste retour des choses bien qu'on se doute que ces nouveaux maîtres feront subir à leur tour ce que eux-même ont vécu. Benoit Jacquot respecte presqu'à la lettre le roman et signe là un film poignant.
La plupart des films où la domesticité est l'ancrage principal, traitent du même sujet. C'est à dire une observation sociétale aiguë de l'époque dans lequel se déroule l'histoire. Gustave Flaubert dans son conte magnifique "Un Cœur Simple" transcende ces relations jusqu'au paroxysme et la folie. Ici on n'est pas loin de ces symptômes, car dans certains aspects du personnage, Célestine - malgré son semblant d'indépendance moderne - rejoint par son comportement extrémiste, enfermée qu'elle est dans sa prison sans barreaux sous le joug continuel de rebuffades et humiliations sexuelles ou autres, va rejoindre Félicité (la Héros de Flaubert) et s'enfoncera aussi dans une folie inconsciente qui l'emportera dans les abîmes. Au cours du film l'actualité saute au yeux. Pourtant, ici, nous sommes projetés au début du siècle dernier mais paradoxalement nous ne sommes pas perdus dans l'observation des rapports de force et du pouvoir que peuvent infligés les dominants sur les dominés. Rien n'a changé, sinon un peu plus d'hypocrisie dans le faire. Bravo à tous les acteurs qui nuancent parfaitement les sentiments de chacun de leurs personnages.
Troisième adaptation du roman d4Octave Mirbeau , Journal d'une femme de chambre, réalisé par Benoît Jacquot. Si la réalisation est efficace, le film est ennuyeux au possible et l'histoire assez sans intérêt, étant donné qu'elle a déjà été traité à deux reprise au cinéma. Les effets de caméra, entre plan séquences, zooms et plan fixes sont orignaux, mais donne un sacré mal de tête. Léa Seydoux est certes très jolie, mais médiocre. Vincent Lindon est quand à lui bien plus expressif. L'apparition de Vincent Lacoste est ridicule, de plus qu'il a toujours le même jeu de l'ahuri endormi qui agace. Reste de beaux décors et de beaux costumes. Moyen malheureusement;