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Pascal
269 abonnés
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3,5
Publiée le 24 juillet 2026
Ressortie en salle de cet opus datant de 1952, signé Irving Rapper, réalisateur anglais qui commença sa carrière à Hollywood comme dialoguiste à la Warner.
Rapper avait dirigé dix ans auparavant Bette Davis dans " now voyager " ou elle incarnait une jeune femme sous la coupe d'une mère toxique.
Elle incarne ici le type de rôle pour lesquels elle a laissé sa marque profonde, celui d'une femme mauvaise, cupide, manipulatrice et dérangée ( cf " l'héritière", " la vipère" , " la garce " " Qu'est il arrivé à Baby Jane ?" ).
Thriller psychologique aux accents de film noir, en huis clos, le scénario montre une opposition entre deux prédateurs ( son vis à vis masculin Gary Merryll, aussi son mari à la ville au moment du tournage ) qui s'assemblent et finissent par s'auto détruire.
Le titre est tiré d'un proverbe anglais " one man's meat is another's poison " que l'on pourrait traduire par - ce qui réjouit quelqu'un peut s'avérer destructeur pour l'autre.
Sorte de clin d'œil au déroulement de l'intrigue dont on ne dévoilera pas la chute abrupte et clou du script.
Comment était Davis dans la vie familiale ? Il est assez croustillant de constater qu'elle et sa meilleure ennemie constante Joan Crawford, eurent leur enfant qui écrivirent un livre ou elles racontent les tourments psychologiques détaillés que leurs mères leur firent subir. Les deux actrices déshériterent leur progéniture !
Honorable petit polar à l'anglaise avec unité de lieu et cinq personnages. Bette Davis est fabuleuse, mais, si le suspense commence bien, avec tous les artifices du genre, les invraisemblances s'accumulent et la chute est tirée par les cheveux. Une oeuvre mineure qui se laisse néanmoins voir très agréablement.
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2,5
Publiée le 14 septembre 2018
"Jezebel" où les sombres recoins de l'esprit fèminin! Une nuit propice aux surprises dans un film noir thèâtral (alors à la mode dans les 50's) d'Irving Rapper, rèalisateur d'origine londonienne à qui l'on doit le très romantique "Now, Voyager". il est intèressant de voir comment un metteur en scène ouvertement romantique, dèveloppe les tonalitès noires de "Another Man's Poison". La grande Bette Davis (son coeur est froid comme l'eau du lac et son personnage est aussi doux que du sable mouvant) et l'inègal Gary Merrill sont dans le même bateau pour l'èternitè! Pour le meilleur et pour le pire! Et qu'importe les dèfauts du scènario et les clichès magnifiques d'un final qui part un peu dans tous les sens! Tandis que Davis a la même coiffure et la même garde robe que dans le classique intemporel de Mankiewicz, "All about Eve", Merrill, lui, se fait descendre par la critique! Pour l'une d'entre-elles : « Merrill erre dans le film de Rapper, ressemblant à un croisement entre Tarzan et Frankenstein ! » Dur, quand on sait qu'il joua l'annèe prècèdente dans "All about Eve"...