Survendu comme un sommet entre deux acteurs vedettes, Arestrup et Lanvin, 96 heures n'est hélas pas que cela. A peine, finalement, et les deux acteurs n'ont pas un dialogue suffisamment riche à se mettre en bouche pour montrer l'étendue de leur talent. Schoendoerffer a réalisé un suspense tout à fait honnête à partir d'un scénario qui n'a d'original que son point de départ : une garde à vue inversée ou quand un voyou cuisine un flic à feu doux. Beaucoup d'approximations dans cette histoire, mais ce n'est pas rédhibitoire, et aussi des personnages féminins sacrifiés sur l'autel de l'efficacité (Consigny, Testud et, à un degré moindre, Smet). En dépit des lacunes de son récit, le metteur en scène tient à peu près son presque huis clos dans les clous. Un peu au-dessus du minimum syndical.
Kancel, truand notoire arrêté trois ans plus tôt, s'arrange avec ses complices pour s'évader de prison mais au lieu de quitter le pays, il kidnappe Carré, le commissaire qui l'a arrêté dans un seul but : lui faire dire qui l'a balancé à l'époque. Mais Carré est un dur à cuire et le face à face entre les deux hommes n'a pas la tournure que Kancel espérait. S'il faut bien reconnaître que le scénario du film n'est guère original, il y a tout de même de la bonne volonté : celle de faire un polar à l'ancienne en mettant face à face deux "gueules" du cinéma français. Mais la sauce ne prend qu'à moitié car le scénario n'assume pas le huis-clos et nous livre des scènes à l'extérieur qui sont bien peu utiles. Schoendoerffer lui-même ne semble pas tout à fait convaincu par l'ensemble et nous livre une mise en scène un peu tapageuse qui aurait bien mieux fonctionné si elle était plus sobre. Heureusement, il y a les acteurs et les scènes en huis-clos qui sont plutôt bien foutues. Grâce à Gérard Lanvin, impeccable en commissaire et à Niels Arestrup, une fois de plus impressionnant en truand paranoïaque, "96 heures" est un film qui se laisse voir avec un certain plaisir.
Film efficace malgres une certaine lenteur et un scenario pas toujours credible. Niels Arestrup toujours aussi impressionnant, Lanvin lui toujours a faire la gueule et la meme expression.
Ce film joue la carte du thriller classique, franc, direct, lourd mais il le fait bien. Épaulé par un duo charismatique (heureusement car les second rôle sont assez transparents) et une intrigue sans grande originalité mais bien ficelée. J'ai également apprécié la réalisation qui fait la par belle aux gros plans sur les visages et qui prend sont temps... D'ailleurs un peu trop moment mais c'est que cela soit trop gênant.
Le thriller nous propose un face à face policier truand avec une idée sympa, la garde à vue inversée. Dommage que L’intrigue ne soit pas assez développée. Il est bien dommage aussi que le scénario soit parsemé d’invraisemblances. Rien à dire sur le jeu des deux excellents acteurs principaux. Le réalisateur a laissé la part belle à son duo, les regards, les non dits…Le huit clos est intense entre le flic et le truand. Neils arestrup arrive à passer du très calme au très nerveux avec excellence même si on l’a déjà vu dans le genre. On regrette toutefois que les deux personnages soient caricaturaux. Le flic, solide, fermé, viril, statique (trop)… (un rôle aussi déjà vu chez Lanvin) le truand, nerveux, coléreux, grosses bagues au doigt…
Les personnages autour du duo sont sans aucun intérêt, en particulier ceux de Laura Smet et de Anne Consigny. Certains n’échappent pas à la caricature (les truands
96 heures n’est pas à la hauteur des espérances au vue du superbe casting. Le scénario parsemé d’invraisemblance déçoit également… Gâché.. A voir uniquement pour les deux acteurs
Entre un synopsis concis et une bande-annonce mijotée aux petits oignons, "96 heures" nous promettrait un bon film policier "so french touch". Et bien ces deux éléments sont bien mensongers. Le rythme est lent et la mise en scène est trop épurée. Les personnages sont stéréotypés, et l'épilogue ne recèle aucune surprise. Une vraie déception.
Excellent film dramatique policier. Film très bien réalisé et interprété et mais aussi de grande qualité visuelle. Acteurs au top, suspens sans faille, rebondissements...
Un bon polar dans la meilleure des veines des films policiers à la française. Niels Arestrup est magistral, Lanvin toujours un peu sur le même registre. La réalisation est propre mais cela manque parfois de nerfs et de conviction. Tout en fait repose sur les épaules des deux principaux interprèstes, sans toutefois nier la qualité des seconds rôles. A voir.
Un polar français efficace au scénario bien ficelé. La mise en scène respecte les codes du genre, les acteurs incarnent très bien leur personnage respectif, bref on tient un solide film. Seul ombre au tableau, il manque un peu d'action... A part cela, c'est du tout bon.
Un huit-clos honorable où deux acteurs, habitués des films de genre, s'affrontent pour des enjeux différents : l'un veut retrouver celui qui l'a balancé, l'autre doit lui donner ce nom sous peine de mourir. Même si l'histoire reste classique dans l'ensemble et se termine sur un happy end déjà vu, on a et ici et là quelques surprises scénaristiques qui valent la peine d'être vues. Cependant, on sent que le film a un potentiel qui n'est pas assez exploité : Gérard Lanvin et Niels Arestrup sont tous les deux crédibles, mais leur personnages manquent un peu de profondeur, d'autre part les actrices sont cantonnées à des rôles mineurs et la trame dramatique s'en trouve affectée. En tout cas ce film n'est pas le face à face tant attendu que certains espéraient. Un peu décevant.
Un honnête polar qui constitue un bon divertissement pour une soirée mais qui s'oubliera relativement vite ( au contraire des grandes réussites du genre qui compte bon nombre de grands films voir chefs d'oeuvres). L'idée de départ avec la garde à vue inversée est pas si mal. Elle peine toutefois à se structurer sur le long terme avec une intrigue qui peine à trouver son originalité et sa consistance. Le récit tire un peu en longueur. Le suspense est parfois présent et le réalisateur se fait plaisir avec des plans qui se veulent iconiques. On peut trouver certains effets sur-appuyés mais on ne peut en vouloir au metteur de scène de cet excès de gourmandise. De plus, au moins, il tente des choses et cela vaut mieux que de ne rien proposer du tout. D'autant qu'il avait à sa disposition 2 grands acteurs avec un vrai charisme. Ce duel entre Gérard Lanvin et Niels Arestrup n'atteint peut être pas le niveau espéré du fait d'un scénario pas assez inspiré. Il n'en demeure pas moins que ce face à face constitue la grande attraction du film et les deux interprètes se donnent à fond. La construction du film n'était peut être pas la plus adéquate. Nous ne sommes ni dans un vrai huis clos (et on ne retrouve donc pas l'ambiance particulière et étouffante) ni dans une véritable enquête de terrain. Cet entre-deux au niveau du récit provoque les quelques problèmes de rythme et le fait que (pour ma part), j'ai eu parfois du mal à être captivé par cette histoire. A voir néanmoins pour les acteurs et quelques plans sympathiques. Divertissant mais on trouve mieux dans le genre.
mi figues mi raisin, un bon jeu d'acteur (sauf les belges a l'accent russe... ou l'inverse !) mais c'est lent... tres lent et trop souvent on se demande ou on va.
L’avantage des thrillers policiers français, c’est qu’ils sont majoritairement réussis et celui-ci permet de maintenir cet à-priori d’actualité.
Pendant 1h30, le rythme de ce quasi huis clos ne ralentit pas et permet de rester accrocher à la trame narrative. Finalement, le scénario, presque basique, sert assez peu au film. Il est bien ficelé et porté intelligemment à l’écran mais relève d’assez peu d’intérêt car très convenu. Ce qui porte ce film sont vraiment les acteurs et pour une fois, tous les acteurs, pas seulement les premiers rôles. Gérard Lanvin fait peut être ce qu’il sait faire de mieux actuellement au cinéma, à savoir un flic à l’ancienne, sûr de lui et à forte personnalité qu’il incarne avec sa gueule marquée et sa barbe de trois jours. La réplique est magistralement donnée par Niels Arestrup qui, rien que par sa présence, montre encore tout son savoir-faire de grand acteur. Les seconds rôles sont pour les seconds couteaux de la petite bande de braqueurs qui entourent Arestrup. Ils ont l’avantage de jouer aux cotés de lui et l’on sent bien qu’ils sont portés par son panache et ne dénotent pas à l’écran, surtout Slimane Dazi. Peut être que le duo Pierre Kiwit et Jochen Hagele est légèrement en deçà mais c’est surtout dû à leurs personnages moins charismatiques. Enfin, le reste du casting restreint est surtout porté par les femmes et par Cyrille Lecomte dans son rôle d’avocat (et un tout petit peu par l’enfant). Sylvie Testud, Laura Smet et Anne Consigny répondent idéalement aux attentes de leurs rôles pour ce type de cinéma. Un peu de déjà-vu mais rien de rédhibitoire au moins.
Alors voilà, Frédéric Schoendoerffer nous offre un film calibré dans son rythme et sur la durée, un très bon moment de cinéma à la française.
Pas extrêmement orignal, "96 heures" se laisse néanmoins regarder grâce à un duo Arestrup/Lanvin clairement à la hauteur. A part ça, pas grand chose à retenir d'un film assez vite oublié, la faute à une intrigue pas très emballante, un genre de huis clos mettant aux prises le chef d'une brigade avec des truands redoutables. Déjà vu et et pas franchement nécessaire, malgré des bons moments et une bonne dose de suspense savamment dosé.