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Un visiteur
1,5
Publiée le 28 octobre 2014
M^me si Luchini reste égal à lui même, le film est faible avec une intrigue mole et peu crédible, avec une chute tirée par les cheveux et décevante. On s'ennuie dans ce film dans lequel il ne se passe pas grand chose sinon des choses convenues, le rythme est lent mais absolument pas relayé par une quelconque beauté et un esthétisme.
Meme si le charme de Gemma Arterton emporte tout sur son passage et réussi la performance de rendre muet d'admiration Fabrice Lucchini , l'ensemble est bien terne et emprunté ; une petite déception .
Petit à petit, Anne Fontaine devient une incontournable du cinéma français. En 13 longs métrages et 1 série télé, elle reste très libre dans ses choix d’expression, alternant avec plus ou moins de bonheur les sujets graves et les comédies.
Après un Perfect mothers au parfum de souffre, et se trouvant sur le versant grave de l’échelle de son cinéma, elle nous revient dans cette nouvelle comédie, tirée du roman graphique de la britannique Posy Simmonds, au titre qui laisse présager du pire, et du pire des jeux de mot : Gemma Bovery. Par bonheur, il n’en est rien, même s’il n’y a pas de quoi crier au génie.
Anne Fontaine a rembauché Fabrice Luchini qui était déjà à la tâche pour La fille de Monaco, film qui a reçu un accueil critique plutôt favorable. Elle a embauché Gemma Arterton, qui a triomphé dans Tamara Drewe, le film très réussi de Stephen Frears tiré d’un autre roman de Posy Simmonds. Autant dire qu’elle met tous les atouts dans sa besace de réalisatrice, et ne prend aucun risque pour que sa « rom com » soit un succès.
Et de fait, on rigole beaucoup dans le film. Mais c’est Fabrice Luchini qui nous fait rire, quand son personnage Martin, bobo parisien qui a dû friser le burn-out et qui vient se ressourcer en Normandie sous les traits d’un boulanger, prend le spectateur (ou son chien !) à témoin pour commenter le destin de ses nouveaux voisins, cette famille Bovery (Charles et Gemma !), un destin qu’il voit calqué sur l’original, les Bovary de Flaubert dont il reste un absolu passionné malgré son nouveau pain quotidien fait d’épeautre et de six-céréales. Un destin dont il voudrait lui-même être un élément, bien sûr, tant le potentiel érotique de Gemma (Bovery/Arterton) est grand.
Un film qui tient la route grâce à une très bonne idée de fond : spoiler: Emma Bovary n'est pas où l'on croit et c'est bien Fabrice Luchini Emma Bovary, qui comme elle a trop lu de romans et voit la vie à travers eux. A partir de coïncidences, il croit voir en ses nouveaux voisins Emma et Charles Bovary, et voudrait, tel Cassandre, sauver Emma en intervenant dans l'histoire qu'il pense devoir se dérouler. Un Emma Bovary moderne car Luchini, contrairement à Emma, c'est par procuration qu'il vit une meilleure vie et échappe à sa femme qui lui fait 1000 reproches et à son débile de fils (qu'il croit - un beau renversement nous attend à la fin) et à sa vie à la campagne somme toute décevante (malgré les espoirs qu'il fondait dessus) et n'a pas besoin de vivre une aventure lui : il la vit non pas en assistant à la téléréalité mais en faisant coller la vie de sa voisine à son cinéma intérieur. L'actrice Gemma est sublime et la caméra souligne souvent ses formes girondes (ce qui peut se justifier par le regard de Luchini) et Hervé, l'aristo, en jeune éphèbe est tout aussi agréable à regarder. Luchini fait certes du Luchini mais reste irrésistible et la réalisatrice joue avec l'image qu'il trimballe avec lui de goûteur de mots, un brin rêveur et pédant et pour contrebalancer, lui fait mettre les mains à la pâte, avec humour. Anne Fontaine joue avec le roman de Flaubert en suivant des pistes, en lançant des fausses pistes, et par ce jeu de collage ou d'écart avec Madame Bovary, donne finalement une image différente et plus moderne du couple. Si on est attentif, c'est parfois un peu cousu de fil blanc, et quelques portraits sont taillés à la serpe, comme celui de la grande bourgeoise joué par Elsa Zylberstein, mais on se délasse à jouer avec le modèle flaubertien et les détours d'Anne Fontaine.
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0,5
Publiée le 23 juin 2020
Gemma Bovery c'est de belles personnes, la glorification de l'adultère, de la pâtisserie, des baguettes et de la nourriture. Une histoire plate et soporifique, mais où est donc mis mon café ? Quelques scènes de travail et le néant farouche artistique se rejoignent dans ce film. Nous avons vu ce genre d'histoire des centaines de fois...
On sort de ce film heureux d 'avoir passe un bon moment ,l'idée est originale,Fabrice lucchini un extraordinaire conteur qui nous tient en haleine de bout en bout et gemma aterton est splendide ,on comprend que tous les hommes craquent!!!! Même si c'est sans prétention ,je le conseille vivement.
Un couple s'installe dans un petit village de Normandie. Le boulanger du village est très vite séduit par la jeune femme. Il vit son attrait pour elle au quotidien à l'occasion de rencontres, de discussions et d’anecdotes. Ce film nous donne l'occasion d'apprécier le charme de la jolie Gemma ; il nous offre une histoire paisible spoiler: (si on excepte le drame de la fin) avec une dose de poésie et réalise un parallèle réussi avec l’œuvre de Flaubert.
Voici Madame Bovary à l’écran, habilement transformée en Gemma Bovery. L’histoire est un peu longue avec un manque de rythme, heureusement que Fabrice Lucchini vient amener de son punch et de sa repartie dans les dialogue afin de pouvoir classer ce film entant que Comédie !
Comédie très aboutie, élégante et fine, pleine de drôlerie et de fantaisie, avec une pointe de mélancolie. Des acteurs merveilleux : Luchini dans un rôle sur mesure et Gemma Arterton aussi charmante que subtile dans son jeu. Une très bonne comédie, à voir et revoir, tant il y a de finesses. Qui savait que la culture est panifiable et que la baguette est littéraire ?
Rarement je n'ai été aussi triste devant la réalisation d'un film car il faudrait qu'Anne Fontaine comprenne qu'il ne suffit pas de poser une caméra sur un corps aussi sublime soit il pour en faire un moment emprunt de sensualité. J'en aurais preferé un plan d'endives avec en fond un coucher de soleil. Pour le reste j'ai adoré la dernière scène du film sans ironie aucune car il me semblait qu'elle tenait son sujet avec ce face a face étrange mais comique et que le reste des la projection n'était que hors sujet mal assorti.
C'est un film plutôt sympathique qui repose sur une idée pour le moins originale, basée sur un roman graphique de Posy Simmonds. En Normandie, Martin, bobo parisien reconverti en boulanger (un rôle taillé pour Fabrice Luchini, excellent) fait la connaissance de ses nouveaux voisins, des anglais nommés Charles et Gemma Bovery. Martin, friand de littérature, fait forcément le rapprochement avec le "Madame Bovary" de Flaubert et observe Gemma, qui inéluctablement, semble suivre le même destin que l'héroïne du roman. Traité sur un ton assez léger, l'histoire n'en est pas moins teintée de mélancolie puisqu'elle nous dépeint une femme que le mariage ne rend pas heureuse et dont la beauté attire des hommes qui finissent par l'abandonner. Dans le rôle de Gemma, Gemma Arterton est forcément parfaite, pleine de charme, de malice, de sensualité mais aussi de tristesse. Sa présence illumine le film dont le propos pourrait être que la nature finit éventuellement par imiter l'art, ce qui peut parfois virer au drame. Cela dit, on sort du film plutôt charmé qu'autre chose. L'hommage à Flaubert est original et surprenant, nous plongeant dans une Normandie bucolique où le boulanger voit s'animer sous ses yeux une héroïne de roman.
Adaptation du roman graphique de Posy Simmonds (bien entendu inspiré du "Madame Bovary" de Flaubert), "Gemma Bovery" est une petite déception pour moi. Le principal reproche que je fais au film d'Anne Fontaine est pour son scénario, qui ne parvient pas à transcender cette belle histoire et accumule les longueurs embarrassantes. Certaines scènes m'ont paru ainsi étonnamment superflues. En outre, la mise en scène n'est pas très inspirée et la musique du pourtant talentueux Bruno Coulais dessert plus les images qu'elle ne les sert. Néanmoins, là où le film fait mouche, c'est au niveau de ses beaux dialogues, qui lui donne un côté très romanesque, de son humour omniprésent et de l'interprétation de ses deux acteurs principaux. Pour son premier rôle en français, la très belle Gemma Arterton se révèle naturelle et charmante (quel accent craquant !). Fabrice Luchini, quant à lui, est égal à lui-même - c'est-à-dire excellent -, dans le genre de rôle qui lui convient à la perfection. On notera toutefois qu'il est un peu plus sobre qu'à l'accoutumée. Les seconds rôles sont plutôt bons, notamment Edith Scob, qui apporte sa touche habituelle de fantaisie. Loin d'être le meilleur film d'Anne Fontaine, "Gemma Bovery" a quand même des atouts pour lesquels il mérite d'être au moins vu une fois.