Film français indexé sous le terme fourre-tout « comédie », sauf qu’avec Lucchini c’est toujours différent, et là vu l’histoire c’est encore autre chose. J’avais bien aimé les femmes du 6è, un peu moins Alceste à Bicyclette bien que cela demeure bon pour ce genre de production tant décriée, je tente la passe de 3…
Et là non, on retombe dans les travers habituels. Déjà c’est trop porté sur le perso de Flaubert, si vous n’avez pas lu Madame Bovary vous allez passer à côté de certains éléments et ça va être chiant. La trame est quelque peu classique, toutefois le « twist » final sauve un peu l’ensemble mollasson. En cela, avec un rythme qui ne s’emballe jamais, une intrigue inexistante, un intérêt qui ne décolle guère et des dialogues trop communs on en vient vite à décrocher. Si la mise en scène est pas mal car racontée par le héros, il manque certains éléments
(la rupture de Charlie et Gemma, l’histoire de Martin est zappée en 1 phrase, ce qu’il advient du Cupidon et d’Hervé de Bressigny est passé sous silence etc)
. Alors si en plus l’histoire est somme toute plate et banale on a une « comédie » française dans toute sa splendeur.
A part ça Gemma Arterton est certes charmante mais son jeu n’est pas toujours juste, son excitation par exemple ne se sent jamais vraiment, son spleen par contre… Quant à Lucchini il est sobre par moments, ce qui va au perso, mais trop emporté à d’autres et là on tombe dans la caricature qu’il singe souvent dans les émissions de variétés. La musique est potable cependant sans intérêt, l’humour est absent au contraire des longueurs habituelles dans ce genre bien franchouillard mais franchement plombant et je me demande toujours à la fin pourquoi on a fait et vu ce film.
On est donc devant un long métrage plat dans tous les sens du terme. On s’ennuie, on a une caricature de production française, l’intérêt ne s’éveille jamais et à part remplir des quotas de pellicule on s’interroge sur la nécessité de de tourner ça. En soit, cela pourrait être de profiter de l’intérêt des gens envers Lucchini, un acteur à part, tellement théâtral qu’on a l’impression d’y être en se rendant dans la salle obscure, c’est mince, comme le scénario.