Une comédie dramatique avec un rôle taillé sur mesure pour LUCHINI . Quel autre acteur aurait pu jouer ce rôle je n'en vois pas d'autre que lui. On sent qu'il est dans son élément. Un boulanger quelque part en Normandie, ferrue de littérature, voit arriver un beau jour dans son village, de nouveaux voisins "Anglais".spoiler: Il va voir en sa délicieuse voisine "gemma", Emma BOVARY. . spoiler: A partir de ce jour là, il va revivre le roman de FLAUBERT. à notre époque actuelle. Des petits moments délicieux. A noter le charme fou de cette actrice anglaise qui ne fait pas seuleument tourner la tête de luchini. Un bon moment de cinéma avec une belle normandie. De bons seconds rôles. Pour les amateurs de cinéma bucolique et littéraire.
Dans « Secrets de tournage », il est écrit que Luchini n’avait aucune envie de faire un stage de quinze jours pour regarder « un mec faire son pain ». Je comprends, Fabrice Luchini est comme Laurence Olivier, il n’a pas besoin de se mettre dans des conditions extrêmes pour illustrer un sentiment, une émotion et encore moins s’immerger dans une profession pour la rendre crédible : « Je joue » répondait Laurence Olivier à Dustin Hoffman, tous deux à l’affiche de « Marathon Man ». C’était plutôt Anne Fontaine qui aurait dû faire un stage d’une journée dans une boulangerie, ainsi, elle aurait appris le premier rudiment du métier : l’hygiène. En effet, Gemma invitée par Martin Joubert, le boulanger du village, pour un tout petit stage dans son atelier, pétrit la pâte en repositionnant ses cheveux. Si la scène se veut surtout érotique, il reste que ce n’est pas très hygiénique de toucher ses cheveux quand on pétrit une pâte à pain ! Je comprends que Martin soit hypnotisé par la grâce érotique que dégage Gemma Arterton, Gemma Bovery, je comprends qu’il plaque ses fantasmes littéraires sur un fantasme vivant fait d’une chair généreuse, mais je n’achèterai plus son pain. Au-delà de cette remarque qui n’est pas du tout constructive dans une critique, je le reconnais, j’en ai une autre, celle émanant de Gemma Bovery et je l’en remercie d’avance car je la retiendrai et elle me servira pour d’autres critiques à venir. Quand Martin Joubert, Fabrice Luchini qui ne force pas son talent même s’il est toujours plaisant à voir jouer, demande à Gemma des nouvelles du livre « Madame Bovary », celle-ci dit : « Il ne se passe rien, mais on s’y intéresse ». Selon moi, Gemma Bovery, a tout résumé du film.
Un duo d'acteurs au top avec un Luchini impérial et une Gemma Atterton radieuse au service d'une histoire élégante et intelligente parsemée de quelques bonnes vannes et d'un humour noir assez étonnant. (la fin est grandiose). Ça pèche un peu du côté des seconds rôles et il y a quelques petites imperfections scénaristiques mais sinon ça fait partie des films qui se dégustent.
Film fait sur mesure pour Fabrice Lucchini. Il y excelle en tous cas, sans un faire des caisses. C'est un peu près le seul intérêt de ce "classique revisité". Il y a quelques petites scènes vraiment savoureuses et surtout très drôles.
Martin, boulanger en Normandie depuis 6 ans, est en fait un ex lecteur pour une maison d’édition parisienne qui a fait son exode urbain afin de trouver de la quiétude à la campagne. Passionné de littérature, il se fait quand même un peu chier avec une femme hyper pragmatique et un ados fainéant et inculte. Mais voilà que vient s’installer à côté de chez lui une jeune femme qui pourrait se nommer Anna Kaliénine mais qui se nomme en fait Gemma Bovery. Et le mari de la belle, çà ne s’invente pas, s’appelle Charles. Pour lui, le passionné de littérature, il va se réveiller de sa torpeur en imaginant la vie de sa contemporaine au regard de la vie d’Emma. La sensualité de la belle réveille aussi en lui, l’homme endormi. Lucchini est le comédien qui pouvait le mieux porté le rôle principal de cette comédie pastorale incroyablement littéraire. C’est fin, intelligent ; et Lucchini sait jouer de sobriété. L’obsession de ce dernier à traquer la belle comme une victime et de tout faire pour modeler son existence à celle de Bovary fait penser au jeu de transposition du littéraire à la réalité auquel se livrait déjà Lucchini « Dans la maison » d’Ozon. Mais là où ce dernier tranchait pour le suspense, Anne Fontaine reste dans un vaudeville codifié convenu hésitant perpétuellement entre comédie légère et romanesque. La réalisation est élégante, mais à tout vouloir expliquer, elle oublie un hors champ qui aurait pu laisser le spectateur à sa libre interprétation. Il y a les flash back, mais le plus maladroit se situe dans un final grotesque. Dommage. Anne Fontaine est rarement totalement convaincante ; même si agréable à suivre. Ici, après avoir recyclé le Lucchini d’Ozon, elle recycle aussi le « Tamara Drewe » (adaptation d’un roman aussi) de Frears sans plus d’allant que ce dernier, mais aussi la Gemma Aterton de « Tamara Drewe ». Ca manque de créativité mais çà donne envie de lire ou de relire le roman de Flaubert.
Même en étant pas avoir lu le livre "Madame Bovary", on a autant de plaisir de voir ce film. Le scénario est écrit d'une manière romanesque qu'on a l'impression de dévorer un livre. Luccini est toujours convainquant dans son rôle de bobo pathétique et nous amuse avec son imagination débordante. Et bien sur, on tombe complètement sous le charme de Gemma Arterton et ses scènes de vie pleins d'érotisme.
La justesse de Fabrice Luchini, le charme frais et pétillant de la belle Gemma Arterton, pour une comédie tout en nuances et en délicatesse. Poétique, tout simplement.
J ai trouvé que ce Emma Bovery ressemblait bien trop dans sa construction à "Alceste à bicyclette" autre film avec un Fabrice Luchini toujours égal à lui même. Ici il campe avec brio un boulanger normand au regard de cocker triste, secrètement amoureux de sa voisine anglaise qui lui rappelle l Emma Bovary de Flaubert. Quand je dis que les deux film se ressemblent c est dans cette démarche (très louable ceci dit) de rendre hommage à un classique de la culture française en créant une histoire autour de cette œuvre. Si j avais été vraiment emballé par Alceste ce fut beaucoup moins le cas pour Emma Bovery, qui à l'image du personnage dont il s inspire suscite plus l ennui qu autre chose. Si Gemma Atterton est lumineuse sous les yeux d un Luchini tapi dans l ombre, elle ne suffit pas à faire décoller un film qui manque cruellement d inspiration.
Un Fabrice Luchini excellent en pâtissier normand voyeur et imaginatif Une réécriture moderne , esthétique et intelligente de l'oeuvre de Flaubert Très bon !
Après alceste et Molière, Luchini visite Emma et Flaubert. Le film dit lui même que Flaubert a transcendé la banalité mais pas Anne Fontaine qui nous livre un récit assez ennuyeux et convenu sur une femme qui s'ennuie et qui se fait courtiser et où ne transparaît que peu d'émotion. Décevant.
Un film très décevant et qui continue cette lignée de films à la française absolument horribles et médiocres. Ce n'est ni drôle, ni passionnant, ni romantique, ni touchant, ni dynamique. Les personnages sont soit exagérés, soit énervants ou alors complètement ridicules. L'ensemble manque de rythme et de crédibilité et j'ai trouvé cette histoire ennuyeuse, et ce dès les premières minutes. Alors je veux bien qu'on me dise que c'est beau, que c'est esthétique mais ce n'est pas le but d'un film, ce n'est pas ce que j'attends en tout cas !!
Encore une fois Luchini est le grand intérêt de ce long métrage. Même si Fontaine présente une mise en scène talentueuse c'est bien Fabrice Luchini qui tient le long métrage sur ces épaules et l'on avoue que lorsque celui ci n'est plus à l'écran le spectateur s'ennuie quelque peu !
sans surprise, et à l'histoire monotone, gemma Bovery est tel le comportement de ce romantique boulanger ( joué par Monsieur Luchini ) ; passif, rêveur, mais sans rien oser. L'acteur est toujours aussi charismatique et chaleureux mais son personnage ou l'histoire, n'est pas assez consistante pour tenir tout le film sur ses épaules. Sans intérêt .