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oldsport
16 abonnés
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2,5
Publiée le 14 octobre 2019
Franchement j'ai passé un bon moment alors oui c'est fauché (comme d'habitude) & le jeu des acteurs est limite faux mais Mocky nous a habitués à bien pire (si on se rappelle Alliance cherche doigt par ex) ne boudons pas notre plaisir
Plutôt pas mal ce Mocky même si on y retrouve les défauts habituels de ses films tournés ces 20 dernières années, on sent bien dans Le Mentor son côté "je-m'en-foutiste" sur la société et un certain cynisme pointe sur la nature humaine. Mocky incarne un vieux altruiste qui va empêcher une jeune fille de se marier avec un imbécile, il se mêlera de sa vie en pensant l'améliorer. Par moment on sent des scènes tournées à l'arrache presque improvisées, comme souvent chez Mocky l'interprétation est inégale mais Le Mentor reste à sa manière plaisant à regarder même s'il n'exploite pas pleinement son histoire.
Le jeu de certains acteurs laisse vraiment à désirer, bien que Mocky et la jeune Solène Hebert s'en sortent très bien. Les dialogues auraient gagné à être plus travaillés, ainsi que le scénario en général. En fait, Mocky part un peu dans tous les sens, et on ne sait pas vraiment où il veut en venir. Une sorte de film de l'absurde à demi assumé, qui plaira certainement à certains, j'imagine, mais je ne le conseillerais pas à mes amis.
C'est l'époque où Mocky tourne des films fauchés et très médiocres. "Le mentor" ne manque pas seulement de moyens financiers mais aussi d'inspiration et d'application. Mocky joue lui-même ce vieux type Ludovic tout juste devenu SDF et qui, bien que complètement démuni, décide de prendre une jeune femme sous son aile, de lui trouver un emploi et un bon mari, d'être son mentor. Ce qui est bien prétentieux de la part de Mocky et de son personnage car le sujet, qui pourrait être celui de la transmission (d'une certaine pensée antisociale), est insignifiant, trop peu réfléchi et trop brouillon. Cela dit, je me suis longtemps demandé où voulait en venir le cinéaste avec sa succession de petites combines roublardes -aussi irréalistes que mal jouées- pour subsister dans la rue. Il tourne, avec des acteurs de fortune mal dirigés, des scènes où ne passe rien de ses incongruités et de sa verve satiriques, éloignées depuis longtemps; le moindre décor fait l'affaire, avec ou sans éclairage. Le réalisateur radote son mépris de la société et des carcans de tous genres à l'oreille d'Annette, sa jeune protégée sous le charme (jolie et c'est à peu près tout). Mais le propos ne porte plus. Il radote aussi, tout au long du film, avec dépit, sa virilité qui fiche le camp...et se console tout de même, grâce au scénariste Mocky, qui offre, pour finir, au décati Ludovic un dernier feu de joie avec sa disciple !