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BeatJunky
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4,5
Publiée le 14 juin 2016
Histoire Originale sur un sujet bien souvent mis en scène sur l homme face a la machine. Originale car très peu d action (et très peu de musique) et en quasi huis clos. Et pourtant, le metteur en scène réussit le pari d installer une ambiance de suspens assez incroyable, et aussi assez malsain pour vous mettre aussi mal à l'aise que D Gleeson surprenant de justesse une fois encore. Mais niveau interprétation c est surtout O.Isaac qui m a épaté dans ce rôle de génie tordu dont on ne sait que penser: Honnête ou pas??? Bref , tout y est pour en faire un film marquant! A voir absolument mais ne vous attendez pas à une confrontation à la "I,Robot" entre l homme et la machine ni a des effets spéciaux révolutionnaires, rien de tout ça ici, c est beaucoup plus psychologique et c est bien la raison pour laquelle je vous le conseille!
Atmosphère oppressante et paranoïa sont au menu de ce SF en huit-clos maîtrisé. A l'heure où le genre est surtout utilisé comme prétexte pour aligner les explosions sur fond vert, Ex Machina adopte une approche minimaliste appréciable. Les questionnements sur l'intelligence artificielle sont réels et les dialogues souvent inspirés. Dommage que l'esthétique glacée, presque trop travaillée rappelle une pub pour voiture de luxe et que le scénario, quoique efficace, soit aussi pauvre en rebondissements.
"Ex Machina" est un film de Science-Fiction Britannique coécrit et réalisé par "Alex Garland". "Caleb", 26 ans, est programmeur dans l’une des plus importantes entreprises d’informatique au monde. Il gagne un concours pour passer 1 semaine dans un lieu retiré en montagne appartenant à "Nathan", le PDG solitaire de son entreprise. Il participe alors à une expérience avec une intelligence artificielle nommée "Ava" pour déterminer si cette machine a, ou non, une conscience. "Ex Machina" ne conviendra pas à tous les spectateurs, sous forme de 8 clos, lent et bénéficiant d'une ambiance assez lourde, le film s'adresse avant tout aux "Fans" de Science-Fiction Psychologique. Si l'histoire principale s'avère assez originale et plutôt réaliste (Malgré un sujet déjà vu 100 fois), le métrage verse carrément dans le Thriller pur et dur dans sa dernière partie. Les effets spéciaux ne sont pas en reste et sont une franche réussite aussi discrets que subtiles ("Ava" en tête) sans oublier des décors naturels de toutes beautés. Au final, "Ex Machina" reste un Thriller Psycho-Technologique raffiné, sobre, et cérébral (Bénéficiant tout de même de 2/3 longueurs intempestives), qui donne un coup de fouet à la Science-Fiction intelligente moderne !
Sentiments mitigés à la sortie de ce Ex Machina. Film malin qui pousse à réfléchir sur ces intelligences artificielles qui pourraient posséder une âme et une intelligence propre. Mais le film se perd dans des scènes assez longues et à moins d'être un passionné de ces sujets, difficile de tout saisir à la première vision. La mise en scène est assez forte, avec ces jeux de miroirs entre Ava et Caleb très intéressants, mais la fin laisse un peu sur sa faim. Un film subtil mais je n'ai pas toutes les clés pour le comprendre (du moins c'est l'impression que j'en ai eu).
film qui parle une nouvelle fois des limites humain/machine et je doit admettre que je ne suis pas du tout fan de ce concept.
Ce type de concept remet encore en question les origines de l'humain et et limites de nos capacités et c'est INSSUPORTABLE, ça fonctionne dans Terminator CAR skynet ce croit supérieur et cherche a exterminer l'humanité, ce qui répond immédiatement a la question (l'intelligence artificiel est nocive) mais là non. On nous ment dès la lecture du script (bah oui, c'est pas blue-book le plus grand moteur de recherche au monde, c'est google.), sa porte un nom ça, la facilité scénaristique.....
les deux acteur ne sont pas très doué et ce cherchent constamment, il sont très hésitant, l'histoire n'est pas très crédible (un robot aussi complexe fabriqué par un seul gars dans sa maison secrète, relève plus qu'un miracle), même pour de la science-fiction. C'est long, lourd. Les deux hommes essaye de rendre le robot humain et ça répond encore une fois a la question.... bref c'est très long lourd, le chef est un alcoolique; qui ce soule sans arrêt de bière, son pote le suit....
le film enfile les clichés au possible: le gars riche qui a tout fait, tout chié et le meilleur ingénieur de la boite....
Petite surprise avec ce film de science-fiction traitant l'intelligence artificielle avec une certaine réussite grâce à une mise en scène stylée et sobre. Il faut dire que le réalisateur, Alex Garland, offrait quelques sérieuses références (romancier devenu scénariste - "La plage", "Never let me go" ... - et donc réalisateur aujourd'hui) et ne déçoit pas même si le scénario reste assez conventionnel ...
Première réalisation, première réussite ! Alex Garland a réussi à nous surprendre et nous charmer avec ce film de science-fiction contemporain. Cela nous rappelle, les premiers films d’Andrew Niccol et de Richard Kelly. On a d’un côté une mise en scène inspirée, très propre et de l’autre, une écriture minutieuse qui explore pas mal de thématiques. Côté technique, le réalisateur a su parfaitement exploité la maison de Nathan mais aussi l’aspect extérieur de celle-ci. Encore une fois, on nous montre bien les opposés avec d’un côté le huis clos et à quelques pas de là, on a la nature, la liberté.
Au niveau de l’écriture, Glen Brunswick et Alex Garland livrent un travail pertinent, original et intelligent. On observe beaucoup de finesse dans la conception des personnages. Le triangle Caleb/Nathan/Ava est parfaitement chorégraphié. La manipulation de l’autre nous embarque dans le côté thriller et il est très bien amené. La méfiance nous habite à partir de la première demi-heure et elle va crescendo jusqu’au dénouement final.
Les relations entre les personnages sont bien peaufinées. L’originalité vient de l’approche qu’a Nathan avec l’intelligence artificielle. Il est à la limite du détestable, là encore cela rappelle le petit côté Steve Jobs. Il a un réel pouvoir entre les mains et il se prend pour Dieu. Les références et métaphores bibliques sont omniprésentes, notamment avec les prénoms des personnages (Ava,Caleb).
Les thématiques et les pistes amorcées sont nombreuses et très intéressantes mais pour des raisons de spoilers, je ne vais entrer plus dans les détails. En tout cas, le script explore des aspects de notre société qui font échos en nous, que ce soit dans la technologie mais aussi dans la rapport humain/robot. Le test Turing est d’ailleurs très bien retranscrit.
Les décors et la conception physique d’Ava sont le facteur principal de la réussite visuelle du film. Si Alex Garland continue sur ce style, je pense qu’il gardera la même équipe.
En ce qui concerne la musique, Geoff Barrow et Ben Salisbury posent des compositions qui se diluent facilement avec les images. On est proche du travail de Mac Quayle (Mr Robot) et Daniel Pemberton (Steve Jobs).
La critique complète et détaillée est disponible sur notre blog =)
Le genre SF est tellement malmené par le cinéma américain ces derniers temps qu'on ne peut que saluer ce petit bijou...anglais. Evidemment, sur le propos, y a pas grand-chose de neuf, on est toujours dans l'anticipation alarmiste héritée d'Orwell...et qui ne changera rien je vous rassure, malgré les avertissements de Orwell et H.G. Wells hier aux films d'A.Niccol aujourd'hui, on ira droit dans le mur de toute façon... Formellement, on pense d'ailleurs beaucoup à "Bienvenue à Gattaca". Le climat très réussi, les décors glaciaux et un Oscar Isaac stratosphérique méritent largement le détour. Y a des critiques professionnels (les gens payés pour donner leur avis...) qui ont reproché à Ex Machina de mettre tout le paquet sur les décors au détriment du fond. C'est non seulement injuste, mais aussi n'importe quoi : dans ce genre de film, le fond et la forme se confondent, ce qui compte avant tout c'est l'atmosphère, le ressenti, qui provoquent de la mélancolie, provoquant elle-même des questionnements et réflexions. Un des meilleurs films de 2015, par ailleurs petite année en termes de grands crus.
L'intelligence artificielle est l'une des préoccupations scientifiques actuelles. C'est en toute logique qu'elle fasse l'objet d'attention des professionnels de la SF. Ici, elle est étroitement liée à l'idée que l'homme cherche à devenir un dieu, en créant un nouvel être doté de conscience. spoiler: D'ailleurs, on peut interpréter les cicatrices brièvement aperçues dans le dos de Caleb comme des stigmates d'ailes coupées, renforçant son rôle d'ange messager entre Dieu et sa création.
Mais cet aspect des choses ne nous détourne pas du cœur du sujet qu'est le discernement entre des émotions réelles (le désir en tête) et des émotions programmées. Pendant tout le film, nous sommes tiraillés par ce questionnement : Quelle est la nature des réactions d'Ava? A-t-elle une réelle faculté à penser par elle-même? Est-elle capable de mettre en place des stratégies axées sur la manipulation?... Le huis clos et la lenteur du rythme interrompue par des coupures d'électricité solennelles nous incitent à imaginer les pires scénarios et suscitent rapidement la paranoïa. Quant à la fin, elle nous laisse encore interrogateur et nourrit nos réflexions. Je regrette simplement que la musique manque d'ampleur, alors qu'un thème comme celui de 28 jours plus tard aurait fait de ce film un chef d'oeuvre.
Ex Machina se révèle être une très bonne surprise, en plus d'être un film dont l'aspect critique est facilement perceptible. L'histoire est bien faite, intéressante et originale du début à la fin, livrant une fin surprenante et dérangeante (dans le bon sens du terme). Les acteurs sont tout à fait convaincants, y compris pour Ava dont le développement est très bien retranscrit à l'écran. L'aspect critique du film à propos des nouvelles technologies, mais aussi sur la puissance de certaines firmes (surtout Google qui est mentionné sans être nommé) est facilement perceptible et rajoute de la profondeur au film. On peut juste regretter un démarrage trop long, le fait que le film mette du temps à mettre en place le décor, mais on peut aussi se dire que l'attente valait le coup.
Un huis clos futuriste intelligent, fascinant, techniquement parfait et remarquablement interprétée. Les dialogues sont excellents, les acteurs sont excellents, la BO est dingue et le scénario est brillant. L’un des meilleurs films de SF contemporains.
Un thriller efficace, tendu et qui peut nous laisser sans voix à la fin du film. Un scénario super bien ficelé avec une bonne exploitation du monde robotique à travers plusieurs situations. On est facilement captivé entre la relation du personnage principal et du robot et celle du personnage principal et du créateur. Ces deux relations nous entrainement à de multiples questions et nous permettent de rester curieux jusqu'à la fin du film. Un casting remarquable, dont particulièrement Alicia Vikander dans le rôle du robot. Du suspense, du rebondissement, de l'action, il y a tout ce qu'il faut pour nous entrainement dans une ambiance particulière. Un film de science-fiction qui m'a bien bluffé et je vous le conseille vivement.
Alex Garland, aux origines romancier ayant tapé dans l’œil d’un certain Danny Boyle, passe, après 15 ans dans l’univers du cinéma, à la réalisation avec Ex Machina, nouvelle déclinaison du thème de l’intelligence artificielle. Auteur de La Plage, justement adapté par le metteur en scène britannique, puis scénariste, toujours pour Danny Boyle, de 28 jours plus tard et Sunshine, il était temps pour Garland de voler de ses propres ailes. Son décollage s’avère brillant, en 2015, avec ce film d’anticipation prenant à la fois la forme d’un huis clos et d’un thriller paranoïaque. D’apparence anodine, le sujet ayant été abordé à de multiples reprises, plusieurs générations confondues, il s’avère pourtant qu’Ex Machina à quelque chose d’autre à démontrer, à offrir. Le parti-pris du jeune cinéaste, celui consistant à ne pas s’étendre sur la création mais bel et bien sur l’application d’une telle intelligence artificielle fonctionne dès le départ.
Proprement remarquable dans son traitement, le scénario empile dans un premier temps les mystères, d’abord en ce qui concerne les deux personnages, humains donc. Un employé gagne donc le privilège de visiter la demeure impressionnante de modernisme, forteresse Hi-Tech, de son employeur. L’employé, programmateur, est dès lors investi de la tâche de tester la nouvelle création de son boss, excentrique milliardaire, présenté comme cerveau d’un moteur de recherche, équivalence de Google. Cette fameuse création n’est ni plus ni moins qu’un androïde doué de sentiments, de conscience. En dépit de l’exploit technique, malgré l’apparente sérénité qu’inspire les paysages avoisinants la propriété de dénommé Nathan, le jeune invité se retrouve bien vite en terre hostile, s’attachant à la machine et soupçonnant l’humain de lui mentir. Quand est-il réellement? Ça, je vous laisse le soin de la découvrir par vous-même. Cela en vaut la peine.
Alex Garland signe là un film bâti sur le charisme de son trio de comédien, le jeune et prometteur Domhnall Gleeson, attachant, le brillant Oscar Isaac et la sublime Alicia Vikander. Avec une certaine forme de grâce, ses trois acteurs se tournent autour durant un jeu de personnalité des plus saisissants. En effet, le scénario ne tombe jamais dans la piège de préconçu, de la redite, innovant sans cesse sous l’apparence d’une vision plus humaine que technologique du phénomène de la pensée informatisée. Les deux humains sont ici des petits génies. Mais la création de l’un d’entre eux sera-t-elle plus brillante encore. Un final saisissant amènera toutes les réponses.
Très bon début de carrière, donc, pour Alex Garland, qui livre un film dans l’air du temps, un film d’anticipation relativement indépendant de toutes formes de références, un pur produit original. Rien que cela, il s’agirait presque d’un exploit dans l’univers actuel du cinéma. S’offrant les services de comédiens talentueux, de techniciens brillants, la modélisation d’Ava est de toute beauté, le réalisateur parvient à marquer d’emblée son public et démontre dès sa première tentative qu’il pourrait être quelqu’un sur qui compter à l’avenir. 16/20
Un homme, après avoir remporté une tombola au sein de son entreprise, est invité à passer une semaine chez son employeur dans un laboratoire isolé. Sur place, il va être invité à tester l’intelligence artificielle d’une sorte d’androïde dont l’enjeu est qu’il soit doté de conscience. Il s’agit d’un film plutôt étonnant, qui soulève des questions intéressantes sur ce qu’impliquent la pensée et la volonté de survivre. Le scénario fait preuve d’un certain suspense qui m’a vraiment tenu en haleine.
Peu de films ont traité de façon frontale et avec autant de brio le thème de l'intelligence artificielle. Doté d'un superbe "production design" et d'une ambiance futuriste épurée, le film choisit une approche philosophique pour parler de l'IA et notamment de ses dangers via l'émancipation de la machine de son créateur. Bien que l'histoire soit plutôt simpliste, ce huis clos d'anticipation se démarque par sa mise en scène sobre et son traitement pertinent qui fait réfléchir sur le sujet. Les SFX discrets mais efficaces ainsi que l’interprétation globale font de ce film SF d'auteur une petite perle du genre.