Un film d'anticipation brillant et atypique, une belle réflexion sur l'intelligence artificielle, une esthétique superbe, une formidable interprétation. Le film est parfois drôle, parfois grinçant et parfois carrément glaçant.
Avec Ex Machina, Alex Garland écrit et réalise un premier film de science-fiction dramatique tout simplement grandiose. L'histoire nous fait suivre Caleb, un programmeur de vingt-six ans dans l'une des plus importantes entreprises d'informatique au monde, qui gagne un concours interne pour passer une semaine dans un lieu retiré en montagne appartenant à Nathan, le PDG solitaire de son entreprise qui jouit de sa fortune gagnée grâce à un moteur de recherche révolutionnaire. Arrivé sur place, le patron présente à son employé le véritable but de sa venue. Il va participer à une forme de test de Turing face à une intelligence artificielle nommée Ava afin de déterminer si cette machine a ou non une conscience. Ce scénario nous immerge pendant environ une heure et quarante-cinq minutes dans un récit passionnant. Celui-ci parvient immédiatement à nous plonger au cœur du sujet et va s'intensifier au fil des minutes. En effet, plus le temps passe et plus les scènes deviennent menaçantes à la faveur de ces sessions en face à face perturbantes entre l'homme et la machine. Une ambiance parfaitement intrigante et inquiétante due au doute semer sur les intentions du créateur et de la création. Le sujet de l'avancée technologique, et plus particulièrement de l'intelligence artificielle, est traité avec beaucoup d'intelligence et se montre fort intéressant en poussant à la réflexion et en questionnant sur ce futur plus ou moins proche de façon non manichéenne. Si tout cela est si réussi, c'est également en grande partie grâce aux personnages qui portent l'ensemble. Des protagonistes interprétés par une distribution resserrée ne comportant que quatre noms. Oscar Isaac joue un brillant entrepreneur porté sur la bouteille, Domhnall Gleeson un jeune homme indécis face à cette situation, Alicia Vikander une gynoïde attachante et Sonoya Mizuno une servante muette. Tous ces rôles entretiennent des rapports ambigus, soutenus par des dialogues à la fois techniques et sentimentaux procurant de nombreuses émotions. Sur la forme, la réalisation du cinéaste britannique se veut sobre et qualitative. Surtout, sa mise en scène évolue dans un environnement jouant un rôle important avec ce complexe aseptisé et isolé bordé par une somptueuse nature entre montagnes, cascades et arbres verdoyants. Un décalage voulu afin de faire ressentir l'enfermement et la liberté. Cela se ressent notamment dans la dernière partie très sensorielle. Les effets spéciaux sont eux imperceptibles et l'aspect d'Ava est vraiment inspiré. Ce visuel pure et lumineux est accompagné par une b.o. en totale symbiose avec les images et l'action, aux compositions oppressantes laissant présager le pire. Cette rencontre entre la réalité et la fiction s'achève sur une fin totalement à la hauteur des attentes, venant mettre un terme à Ex Machina, qui, en conclusion, est un très grand film de science-fiction minimaliste, une œuvre déroutante devant absolument être visionnée par tous.
Premier film d'Alex Garland, ce film de science-fiction en huis clos mettant en scène les dangers de l'intelligence artificielle repose sur un scénario peu original mais remarquablement bien écrit, intrigant, glaçant et fascinant, et servi par une distribution excellente. A voir absolument !
Ex Machina, LA claque de ce début d'année ! Un film qui en fait peu niveau effets spéciaux ( même si le robot est formidablement porté à l'écran ) mais qui envoi du steak dans le genre réflexion philosophique, là je dis bravo ! Oscar Isaac est désormais une star bankable et son personnage est incroyable de compléxité tout comme la révélation du film : Alicia Vikander qui illumine et apporte une touche sexy a chacune de ses apparitions dans le cadre ! Je n'est qu'une seule chose à dire allez voir cette tuerie !
Un Pur Bijou. Pour son premier Long Métrage le scénariste Alex Garland réussit haut la main son passage derrière la caméra avec ce Brillant Thriller D'Anticipation qui nous laisse sans voix du début a la fin. Pour Commencer la Réalisation est soignée avec maestria tout en se déroulant en Huit Clos qui permet de renforcer l'unviers étouffante du long métrage et qui est servi par une BO envoûtante qui apporte un plus a l’atmosphère anxiogène qui règnent pendant toute la durée du film. Ensuite le Scénario est d'une incroyable richesse tout en restant Passionnante et qui aborde avec finesse et subtilité les themes phares comme la Génétique et l’Intelligence Artificielle qui possède derrière tout cela un certain message qui fait froid dans le dos mais dont le rythme latente est particulièrement soutenu pendant 1h50,ajouter a cela des Effets Spéciaux bluffants de réalisme en passant par une Tension implacable qui monte crescendo sans oublier quelques notes de D'Humour ainsi que de Romance et d'Emotion qui sont parfaitement distiller avec en prime une Conclusion assez Surprenant et Audacieux qui acheve le film de la plus belle des maniéres . Enfin les Personnages sont écrits avec précision tout en reposant sur son remarquable Trio d'acteurs qui portent le long métrage sur leurs épaules a commencer par la ravissante Alicia Vikander qui nous bluffe totalement dans la peau Ava une androïde mystérieuse et séduisante qui nous laisse pas de marbre a chacune de ses apparitions, a ses cotés la belle Humanoide est seconder par deux acteurs en puissance tels que Oscar Issac qui est parfait dans la peau de Nathan un Scientifique Milliardaire excentrique et inquiétant ou encore le comédien Domhnall Gleeson qui est quand a lui excellent dans la peau de Caleb un programmeur talentueux et sympathique dont l'alchimie qui se forment entre trois protagonistes se révèlent particulièrement malsaine et ambigue sans oublier l'apparition de la jeune actrice Sonoya Mizuno qui est une comédienne a suivre de prés et qui est parfaite dans la peau de Kyoko. En Conclusion, Ex Machina est une véritable baffe cinématographique dans l'histoire du Septiéme Art tout en étant sans hésitation l'un des meilleurs films d'Anticipation de cette décennie tout en confirmant le talent de Alex Garland qui est un cinéaste a suivre et qui nous livre ici une oeuvre a la fois Envoûtant,Déstabilisant,Brillant,Oppressant et Séduisant qui est a découvrir impérativement tout en étant appeler dans un futur proche comme un grand classique du cinéma de SF.
Traitant d'un sujet toujours aussi intéressant à voir au cinéma, à savoir l'intelligence artificielle, "Ex Machina" est un film surprenant qui va poser beaucoup de questions. Instaurant son point de départ assez rapidement au sein de l'œuvre, toute la question va être de développer différentes thématiques liées au scénario. Un long-métrage sur l'intelligence artificielle, surtout dans le cinéma américain, c'est souvent la bonne idée pour proposer un divertissement qui se prend un peu au sérieux. Mais ici, nous ne sommes pas dans ce type d'œuvre. On est sur un film qui va privilégier les dialogues à tout le reste. Le but est véritablement de poser des questions, émettre des théories et faire réfléchir le spectateur. Et cela fonctionne d'ailleurs très bien ! Alex Garland, le réalisateur et scénariste du projet, est un romancier à la base, donc le parti-pris est assez compréhensible au final. Toute la question du film va être de tourner autour de l'humanité de cette machine, ses émotions et sa façon d'interagir avec les humains. C'est vraiment intéressant, car même si on nous présente clairement cela comme une machine, nous sommes, comme le personnage de Caleb, rapidement attaché à elle. Son innocence dans sa façon de s'exprimer et d'agir, sublimé par le travail de l'actrice Alicia Vikander, donne un personnage vraiment attachant et qui nous fait vraiment remettre en question nos croyances sur la robotique. Pour pouvoir contrebalancer et pour avoir un aspect plus scientifique, nous aurons les personnages de Nathan et de Caleb qui amèneront tout un tas de débats intéressants, qui vont piocher dans beaucoup de sujets très différents. On pourra facilement parler de la protection de données, tout comme d'un sujet que je n'avais encore jamais vu au cinéma (à ma connaissance), la sexualisation des robots, et encore de tout autre chose. Mais tout cela n'est cependant pas traiter en profondeur, ce qui pourra vous déplaire, mais c'est quelque chose qui m'a personnellement beaucoup plus. Le fait de traiter tout cela de façon légère, mais suffisante malgré tout, permet de donner au spectateur de la matière pour réfléchir et de ne pas lui simplifier trop la tâche. Le film va vraiment être tourné autour de son écriture, et même si la qualité des décors ou encore de la photographie pourront vous faire apprécier le tout sur l'aspect visuel, il est clair que les thématiques sont centrales dans le film. Et ce parti-pris a vraiment bien fonctionné sur moi, j'ai apprécié confronté ma vision à celle des personnages, dans une histoire intéressante et un scénario bien écrit. Donc si l'ensemble vous tente, vous pouvez clairement foncer. Honnêtement, les longueurs ne se sentent pas et on passe un moment vraiment intéressant. Pour conclure, un petit moment de réflexion bien plaisant.
Dans le cinéma de Garland, tout est un sujet d'études : une station spatiale envoyée au plus près du soleil pour sauver le monde de l'extinction dans Sunshine, des jeunes sur une île paradisiaque isolée du monde civilisé perdant tous leurs repères dans La Plage, une poignée d'êtres humains survivants dans un monde envahi par les zombies dans 28 jours, un scientifique insouciant engagé pour faire un test de Turing sur un humanoïde doté d'une intelligence artificielle exceptionnelle. L'homme y est toujours traité comme un être perspicace et supérieur, génie créateur ... mais qui prend rapidement conscience de son ignorance et en subit les conséquences. Cloîtré dans un espace confiné, un décor labyrinthique, il perd vite pied. Ex Machina n'est ni spectaculaire comme I Robot, ni dramatique comme Her. On a plus affaire à un thriller pur, beau, presque contemplatif et violent ... parce que l'homme arrogant qui joue à dieu n'est pas si malin. Domhnall Gleeson confirme qu'il fait partie des jeunes acteurs un peu atypiques à suivre actuellement. Il trouble, joue au jeu du chat et de la souris avec aisance. Le trio d'acteurs d'ailleurs fonctionne parfaitement bien. Oscar Isaac est terrifiant, un Bill Gates paranoïaque, un docteur Frankenstein moderne imposant mais en souffrance. Un très bon film cérébral à savourer.
Coup de coeur pour ce film d'anticipation à la réalisation sobre et précise, tourné dans un décor design alterné avec des paysages sauvages (maison contemporaine perdue dans la nature), sous forme de huis-clos.
Peu d'effets spéciaux, si ce n'est l'apparence très réussie et bluffante des automates. J'ai trouvé les discussions scientifiques très intéressantes et pertinentes, conférant à l'ensemble beaucoup de réalisme. Tout à l'air hautement probable, tellement c'est bien fait.
Le scénariste revisite le mythe de Frankenstein. Comme dans une partie d'échec à plusieurs, les protagonistes se confrontent. Reste à savoir lequel sera-t-il le plus manipulateur.
je ne laisse jamais de commentaires d'habitude mais j'ai vraiment été agréablement surprise par ce film ! Pensant voir une fois de plus un film de SF sur l'IA parmi tant d'autres en fait celui ci se distingue par son approche originale du sujet. Un poil angoissant, mais savoureux moment !
J'en attendais rien et c'est un excellent film. J'ai été plongé dans l'histoire ainsi que son univers grâce à une réalisation très réaliste et immersive. L'ensemble est très prenant et les thèmes sont assez bien exécutés. Seulement, je trouve que le jeu d'acteur de certains est un peu dubitatifs parfois. Evidemment, je conseille ce film qui est vraiment incroyable.
Si vous avez aimé Blade Runner, AI ou encore Irobot, vous trouverez cette histoire étonnante. Une relation étrange entre un humain et une machine de nouvelle génération, dirigée par un savant à moitié dérangé.
Une belle surprise, lorsque l'on va voir sans ce film en n'en ayant lu le résumé que dans les grandes lignes. Une belle intrigue servie par des comédiens irréprochables.
Un film lent mais captivant dont les images léchées sont de toutes beautés et futuristes en diable...... la fin ressemble à celle de Her..... les geeks n'ont vraiment pas de chance..... faudrait aussi qu'ils arrêtent de sexualiser les machines sinon game over......
Un film au synopsis prometteur mais très vite le film trouve son rythme mi-soporifique mi-intriguant avant de s'effondrer totalement à la fin. D'abord les clichés : le savant de génie devenu patron de multinationale et multi-milliardaire, le jeune informaticien prometteur, le super complexe de la mort ultra-sécurisé... spoiler: Ensuite il y a les moments tant attendus : les discussions avec l'intelligence artificielle. Déjà on peut se demander quel est l'intérêt de fabriquer une IA qui ressemble à l'intelligence humaine, ensuite on ne comprend rien aux explications scientifiques de la conception de l'IA et du corps artificiel, le génie s'avère en fait être un gros beauf obsédé sexuel, vulgaire et alcoolique, le jeune censé tester l'IA demeure en béatitude devant les charmes anorexiques du robot et se fait manipuler à la fois par son patron et à la fois par le robot. A un moment on croit un peu quand même au bon film : on se dit qu'il va se passer quelque chose de grand, qu'il va y avoir un rebondissement génial, et puis... non. C'est couru d'avance : le robot a envie de sortir et manipule le jeune pour pouvoir s'évader et puis tue son créateur. Fin du film. Quoi tout ça pour ça ? Au fait : le super complexe ultra-sécurisé s'avère en fait être d'une grande nullité puisqu'il suffit de voler le badge du savant pour ouvrir n'importe quelle porte et qu'il n'y a ni reconnaissance vocale ni faciale, et aussi le robot a visiblement été conçu pour être un génie en informatique ce qui est étonnant : on pensait que le projet du gars était surtout de ressembler à un être humain normal. A la fin on se dit qu'on s'est endormi et ennuyé pour rien. Le film est loin des autres sur le même sujet comme Blade Runner ou AI, très très loin des livres d'Asimov aussi, soporifique et inutile.
J'ai beaucoup aimé ce film. Pourtant a huit clos la plupart du temps, les personnages sont très bien travaillés et on s'y attache tout en se posant beaucoup de question sur leurs vrais fond. La tension est très bien mise en place via une ambiance qui monte crescendo. J'ai trouvé l'IA très bien travaillé et le dénouement est très bon. A ne pas manquer dans catégorie SF tout en sachant que ce film a "fait des miracles" avec un si petit budget.