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Oyashiro-Sama
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3,0
Publiée le 4 juin 2015
C'est un peu par hasard que j'ai appris l'existence de ce film. Un thème certe déjà vu, mais qui intéresse beaucoup d'entre nous je crois. Un film lent, peu de dialogue, avec pour unique lieu un "grand centre de recherche." Ça ne va pas plaire à tous le monde. J'ai envie de dire qu'on ne vois rien de nouveau; le coté philosophique, relation entre l'homme et l'IA...mais c'est assez bien mené. Ce qui est dans ce genre de film, c'est qu'on veut voir comment ça se termine. La qualité est là, mais c'est vraiment lent. Vous voilà prévenu. 3/5, a voir en solo plutôt que groupé.
Après des films de science fiction traitant du rapport humain avec des robots comme AI intelligence artificielle ou I, robot, Ex machina ( en français "issu de la machine") nous met dans la peau de Caleb, jeune codeur travaillant pour un grand moteur de recherche Internet du nom de BlueBook. Tiré au sort et invité par le grand patron de la boîte dans sa résidence à la montagne, il participe à une expérience où il fait connaissance avec Ava, une jolie femme robot dont il doit tester la crédibilité à se comporter comme une humaine. La relation entre les personnages est au cœur de l'intérêt du film entre séquences numérotées d'entretiens avec Ava et discussions à la cool autour d'une bière entre Caleb et Nathan, au petit déjeuner comme au soir. On se doute bien vite que l'intrigue cache ses secrets spoiler: et de drôles de choses commencent à être révélées dès la deuxième coupure de courant soit disant aléatoire. Ava joue le jeu de Nathan en disant à Caleb de se méfier de lui, en principe sans le regard de la caméra (alors qu'on peut se douter que Nathan en a une autre cachée en cas de coupure), ce dernier cherchant en fait depuis le début à ce qu'Ava parvienne à utiliser Caleb pour s'évader, afin de tester l'intelligence de sa création.
Au niveau du background, spoiler: le côté louche de Nathan se confirme alors qu'on découvre qu'il cache des robots femmes inanimées dans ses placards (à l'image des femmes tuées par Barbe Bleue), ayant précédemment dit que même Ava a été pourvue de stimuli dans son trou entre les jambes afin qu'elle puisse ressentir du plaisir sexuel, ce qui semble aussi être le cas de sa servante Kyoko, qu'on voit aussi bien se faire malmener qu'avoir du plaisir charnel avec Nathan. Caleb avait quant à lui été choisi par Nathan pour son profil célibataire et sans parents, et le physique d'Ava selon ses préférences, trouvées grâce au fameux moteur de recherche. Le traitement du personnage est surtout intéressant dans les questions qu'il se pose, ce qui va carrément le mener à spoiler: se couper un peu de peau pour voir s'il ne serait pas lui-même une machine, après avoir vu Kyoko semblant le lui suggérer en lui montrant son intérieur robotique sous un œil et au niveau de son ventre.
Le titre du film vient de l'expression de dramaturgie "Deus ex machina", signifiant "Dieu issu de la machine" et particulièrement révélatrice spoiler: à la fin du film pour sa désignation de l’événement inattendu et improbable qui vient régler les problèmes du protagoniste à la dernière minute, même si ici, spoiler: Ava réussit finalement à s'enfuir après avoir poignardé son créateur et laissé Caleb prisonnier dans les sous-sols. Le film se termine alors qu'Ava se promène dans la rue comme n'importe quelle autre personne, avec une apparence humaine qui se fond parmi les autres. Le traitement du danger et surtout de la manipulation des robots intelligents est alors brillamment mis en avant même si le film manque parfois de rythme pendant son développement. Un film qui sort du lot !
Caleb Smith a 26 ans, célibataire et programmeur de génie, il est invité chez son patron Nathan, le célèbre concepteur du moteur de recherche BlueBook. Il arrive dans un vaste domaine isolé ; la demeure peu chaleureuse, est en fait un centre de recherche d'ambiance froide et synthétique. Caleb y rencontre son patron qui lui présente AVA sa création ; une machine qui parle, un robot ayant l'aspect d'une femme "hallucinante". L'objectif de Caleb est de dérouler un protocole d'évaluation d'Ava afin de déterminer le niveau de son intelligence artificielle, de savoir si elle a une conscience ou si elle simule des réactions programmées. Quelques scènes intéressantes comme la référence à la peinture "automatique" de Jackson Pollock ; sinon, pendant une heure il ne se passe pratiquement rien ; seule la fin de l'histoire montre un peu d'intérêt. Toutes les scènes se déroulent en intérieur, dans une ambiance froide, avec des dialogues peu accessibles aux non initiés. Le scénario peu original ne nous apprend pas grand chose sur l'IA, si ce n'est la dangerosité des moteurs de recherche collectant des informations sur le Web pour les charger dans un robot "idéal". L'aspect sexué du robot et la tentative de séduction est un véritable flop. La bonne question de Caleb à Nathan est : "Pourquoi as-tu créé Ava ?" ; question restée sans réponse. Un film quelque peu décevant, sur un sujet passionnant et d'actualité.
Très bon film, qui réussit à nous tenir en haleine et qui se laisse réfléchir une fois terminé tant sur la signification de la fin que sur les excès de notre espèce qui teste souvent, sans forcément réfléchir aux conséquences.
un bon divertissement de science fiction, bien réalisé et avec de bons acteurs. Malgré ça rien de ce film n'est exceptionnel ou particulièrement bien pensé ce qui en fait un film moyen.
Intrigue captivante, le film nous laisse suspendu, on ne devine pas forcement le dénouement facilement. Le scientiste autiste fait flipper. Ava le robot brise toutes les lois de la robotique : Les cyborgs cest dangereux, in s'en doutait déjà mais les plus dangereux ne sont ils pas les scientistes qui, a force de se hair comme humains rêvent de machines humaines parfaites ?
Un jeune programmeur est invité à passer une semaine en compagnie du PDG de son entreprise, dans un chalet high-tech reculé. Celui-ci va alors lui demander de faire passer le test de Turing à une IA qu'il a personnellement conçue. "Ex Machina" débute comme un film de SF abordant très sérieusement le thème de l'intelligence artificielle, posant de nombreuses questions pertinentes (les sentiments éprouvées par une IA sont-ils réels ou parfaitement simulés ?). Puis, avec son cadre en huis-clos dérangeant, l'ensemble mute en thriller inquiétant, voire oppressant dans son final, sans pour autant délaisser les problématiques abordées. Le scénario évoque notamment de manière assez subtile les dangers et dérives des IA, avec plusieurs références plus ou moins explicites à la création de la bombe atomique. Sur la forme, pour son premier long-métrage, Alex Garland se montre prometteur. L'ambiance est sobre et épurée, ce qui contraste avec la photographie très soignée, et l'ambiance anxiogène qui s'installe peu à peu via des jeux sur les sons et l'utilisation des décors intérieurs. Côté acteurs, on appréciera un jeune Domhnall Gleeson en programmeur timide, une troublante Alicia Vikander, et un Oscar Isaac à l'aise en manipulateur remarquablement habile. Ainsi, "Ex Machina" est un très bon mélange de SF et de thriller, intelligent et élégamment mis en scène.
Si Alex Garland avait préalablement signé plusieurs scénarios de films de science fiction, le voilà pour la première fois derrière la caméra en tant que réalisateur. Sans surprise quant au genre, on le retrouve aux commandes d'un films de SF tournant autour de l'IA. Le concept de base ne respire a priori pas l'originalité mais l'intrigue est assez intelligente et bien menée pour sortir ce long métrage du lot. Tourné à la manière d'un thriller, "Ex Machina" nous tient en haleine d'un bout à l'autre de l'histoire jusqu'à une fin sublime. Soutenu en plus par d'excellents acteurs (Oscar Isaac en tête), ce long métrage est une bonne alternative aux blockbusters SF sans âme et nous rpouve heureusement que le genre ne s'essouffle pas.
ex machina est une bonne surprise de science fiction. Avec un scénario qui nous emmène la ou on ne s'attend pas : dans une histoire sur l'intelligence artificielle, mais sur plusieurs réflexions philosophiques modernes ( la création, l'art, l'évolution, interactions humaines etc.... ) oscar isaac est bluffant dans son rôle de richissime chercheur marginal aux habitudes extrèmes.On observe une atmosphère angoissante, voir oppressante en huit clos.Les scènes sont très bien écrites, les dialogues passionnants et les personnages très bien développés. film de science fiction intelligent, ex machina est un véritable petit bijoux moderne ou la reflexion remplace l'action dans un film de ce genre.
Un très bon film de science fiction au scénario intelligent. Les acteurs sont très bons, la musique électrisante, et l'histoire extrêmement prenante. Un autre regard sur l'intelligence artificielle qui donne matière à réfléchir. A voir.
"Ex machina" est un film britannique de Alex Garland réalisé en 2014 avec Domnhall Gleeson, Oscar Isaacs et Alicia Vikander. Codeur dans une entreprise informatique, Caleb gagne le droit de passer une semaine dans le bunker de son patron pour évaluer Ava, une créature dotée de l'intelligence artificielle.
Peu à peu Caleb tombe sous le charme d'Ava.
Ex machina est un trés bon film dans le registre de la science fiction.La réalisation est soignée ainsi que la bande originale. L'aventure scientifique devient vite un affrontement larvé entre les 3 protagonistes du trio. Domnhall Gleeson est crédible dans son rôle de codeur naif sans famille, Alicia Vikander redoutable de féminité et d'intelligence dans le rôle de la créature dotée de l'intelligence artificielle. A vrai dire, le personnage joué par Oscar Isaac est assez curieux, à la fois cynique, intelligent mais plein de faille et quel look improbable...A la fois captivant et pas idiot, ex machina vaut le détour. 8/10
Ex-Machina est la plus belle illustration de ce que le genre de la science-fiction fait de mieux et de ce que lui seul apporte au cinéma : une enveloppe esthétique et futuriste à l'intérieur de laquelle se mêlent réflexion philosophique, poésie, intelligence et apprentissage. Une vrai leçon de vie donnée à l'Homme par la technologie.
Et de 4 ! Oui en 2015, j'ai vu pas moins de 4 films avec comme personnages des intelligences artificielles. Le premier étant Big Hero 6, le second Chappie et le 3e Avengers : Age of Ultron avec chacun une approche assez différente. Le premier donnant une approche assez enfantine et fraternelle, le second donnant une approche beaucoup plus adulte et aborde plus dans le sens relationnel . Le 3e donnant une double approche et bien plus manichéenne en nous montrant 2 I.A (Ultron et Vision) empruntés des chemins différents. Et celui-là ? Et bien il s'agit d'un film qui donne une approche plus scientifique. Mais malgré tout es-ce un bon film sur l'I.A ? Oui, ceci dit il s'agit quand même un film qui possède un sous-texte surprenant et difficile à appréhender.
Ce film est la première réalisation de Alex Garland, qui s'est fait déjà un nom en tant que scénariste (28 jours plus tard, Sushine, Never Let Me Go et Dredd). Pour une première réalisation c'est vraiment bien fait. La mise en scène est géniale et il y a pas mal de superbes plans. Le réalisateur donne à l'ensemble un aspect de 8 clôt assez étonnant, mais pas déplaisant (ce n'est pas vraiment un 8 clôt mais bon). L'aspect sombre et froide de la villa hors du monde contraste parfaitement bien avec l'aspect plus lumineux du monde extérieur. J'ai bien aimé le jeu de reflet que le réalisateur a installé à travers les vitres; il m'a fait penser au film Zardoz (en mieux) et les coupures de courant intempestifs est assez inattendu et donne une autre atmosphère dans le film. Et ai-je besoin de préciser que malgré le budget limité les effets spéciaux sont vraiment très réalistes ?Bref la réalisation s'est du tout bon, même si on sent qu'elle n'est pas faite pour raconter le film. On voit que le réalisateur est un débutant mais qui cherche un style vraiment bien fait avant d'avoir un style plus personnel. Ceci dit ce qui est vraiment bien dans ce film, c'est l'histoire et les personnages, même si pour ces derniers cas ils sont peu nombreux.
Au niveau des personnages, nous avons 4 protagonistes différents dans leur traitement. Le héro Caleb (joué par Domhnall Gleeson, des 2 derniers Harry Potter) est un informaticien dont l'objectif est de tester l'I.A A.V.A, jouée par Alicia Vikander (du film Anna Karerine), en la soumettant au Test de Turing (cliquer sur le mot pour plus de précisions) mais qui finira par se poser des questions sur le bien fondé de sa mission et aussi sur la raison d'être des I.A. Ces confrontations avec Nathan (joué par Oscar Isaac de Mensonges d'État et futur Apocalypse du 3e opus des X-Men) sont vraiment assez passionnants et au fur et à mesure, il se révélera de plus en plus hostile à Nathan tout en aidant A.V.A.
A.V.A est la figure même de l'intelligence artificielle dans sa simplicité et son attachement. Elle est très attachante et laisse aussi transparaître ses émotions (ou plutôt ce qu'elle veut faire croire). Elle sait tout de Nathan et sur ce qu'il projette de faire et influence vraiment bien Caleb (il finit par rêver d'elle en plus !) pour qu'il aide à échapper à son sort.
Nathan quant à lui est aussi fun qu'intéressant. Il est la figure même du scientifique roboticien qui n'existe que pour avoir des résultats de son expérience. Il est vraiment cynique et il n'a absolument rien à faire qu'une I.A peut être doué de conscience. Tout ce qu'il veut c'est que ça marche. Il est même très éloigné des scientifiques habituels car il révèle un coté manipulateur et je m'enfoutiste au point de se servir de l'innocence de Caleb pour tenter de le piéger et de Kyoko (jouée par Sonoya Mizuno) comme d'une esclave limite sexuelle à un moment. Cette dernière n'est pas vraiment exploitée mais est importante afin de mieux cerner les fantasmes et les abus de Nathan.
L'histoire du film est assez bien amené et racontée, mais elle n'est pas parfaite. Le récit s'articule autour de sessions de conversation entre Caleb et A.V.A. Chaque session est importante et est symptomatique de leur relation. Au fur et à mesure, on voit que nos 2 protagonistes se rapprochent et que parallèlement Caleb remet en question les convictions et les motivations de Nathan sur l'I.A. Ceci dit, une fois que la résolution entre nos de protagonistes est actée, le film change complètement de ton. Il prend alors des allures de thriller dont le seul but est le sauvetage d'A.V.A. Bien sûr on finit par deviner qu'ils feront tout pour piéger Nathan mais quelque choses va vraiment nous surprendre
spoiler: Vers la fin Caleb finit par délivrer A.V.A en piégeant Nathan alors que ce dernier avait en apparence anticipé sa trahison. A.V.A et Kyoko finirent par tuer Nathan, mais on apprend que tout ceci n'était qu'un piège pour que A.V.A s'évade tout en emprisonnant Caleb. Elle le laisse enfermer dans la maison alors qu'elle s'en va découvrir le monde extérieur.
Ce twist final est vraiment incroyable parce que d'une part, cela montre que l'I.A était tellement aboutie qu'elle a intégré l'humanité dans ce qu'il y a de meilleur, mais aussi dans ce qu'il y a de mauvais et qu'elle ne peut pas vraiment se fier à elle. Cela dit il y a 2 choses qui me dérangent :
La première, c'est l'objectif de Nathan. Pourquoi s'est-il mis à la conception d'I.A ? Quel était son but ? Cela on ne le saura jamais. Cela est différent d'A.V.A où son but était plus qu'évident, se soustraire du joug de Nathan. La 2e, le son. Autant la musique est géniale, autant le son l'est beaucoup moins. Je sais que c'est voulu mais il est à un certain moment beaucoup trop assourdissants, même si c'est localisé
Ce film est très bien fait pour un premier film. Le réalisateur n'a pas cherché à imprimer sa marque dans la réalisation, mais a fait un film avec une histoire bien faite, même si elle n'est pas parfaite. Je le recommande à ceux qui aiment se poser vraiment des questions sur les intelligences artificielles de manière plus concrète et réaliste. Et pour les fans des acteurs principaux Oscar Isaac et Dohmal Gleeson, ils seront dans Star Wars VII ! Encore un film avec des I.A !
Thriller prenant et intense. Caleb, un jeune codeur de chez BlueBook, remporte un concours lui permettant de passer une semaine chez Nathan, le grand patron, à la montagne. Lorsqu'il arrive dans le batiment qui est un centre de recherche, il découvre qu'il va participer à une expérience hors du commun: faire la connaissance d'une intelligence artificielle nommée Ava pour déterminer si celle-ci a une conscience. Alex Garland réalise ici son tout premier film. Il s'est fait connaitre en travaillant avec Danny Boyle pour "Sunshine" ou encore "28 jours plus tard". Mais c'est la première fois qu'il prend les commandes derrière la caméra. Et ben pour un premier film, c'est réussi ! J'ai apprécié pas mal de choses dans ce film.Tout d'abord le scénario qui est déjà à la base très intéressant mais qui au fur et à mesure du film devient encore plus efficace grâce au suspense qui augmente sans arrêt jusqu'à une fin très captivante et surprenante. La mise en scène qui accompagne est également réussie. Toute l'histoire se passe quasiment dans ce huit clos scientifique ce qui permet au spectateur de se sentir un peu piégé. Les personnages sont excellents. Tout d'abord, il y a Caleb (brillamment interprété par Domhnall Gleeson) qui se pose plein de questions à propos de Nathan et d'Ava. On découvre tous les éléments de l'histoire en même temps que ce personnage. On s'identifie facilement à lui. Ensuite, il y a Nathan (interprété par Oscar Isaac, lui aussi excellent) qui est assez mystérieux. C'est un scientifique mais pas comme les autres. Son personnage est très intriguant. Il parait simple et gentil mais aussi un peu douteux. Enfin, il y a le personnage d'Ava (interprétée par Alicia Vikander, elle aussi surprenante) qui est très intéressante. Comme c'est une machine, on se pose pas mal de questions sur elle, sur sa façon d'être, ses opinions,... A noter aussi que "Ex Machina" s'attarde principalement sur les différentes relations entre les personnages et non sur les IA. On apprend pas grand chose de plus sur ceux-ci (ce qui n'est pas un défaut pour autant). Bref, j'ai vraiment beaucoup apprécié "Ex Machina". C'est de la très bonne science fiction. Je vous le recommande.