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Tiger V.
116 abonnés
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4,5
Publiée le 4 avril 2016
Un thriller efficace, tendu et qui peut nous laisser sans voix à la fin du film. Un scénario super bien ficelé avec une bonne exploitation du monde robotique à travers plusieurs situations. On est facilement captivé entre la relation du personnage principal et du robot et celle du personnage principal et du créateur. Ces deux relations nous entrainement à de multiples questions et nous permettent de rester curieux jusqu'à la fin du film. Un casting remarquable, dont particulièrement Alicia Vikander dans le rôle du robot. Du suspense, du rebondissement, de l'action, il y a tout ce qu'il faut pour nous entrainement dans une ambiance particulière. Un film de science-fiction qui m'a bien bluffé et je vous le conseille vivement.
*Ex Machina* est un film très intéressant portant sur le thème de l'intelligence artificielle. Il s'agit du premier film de son metteur en scène, et le tout s'avère plutôt très bien maîtrisé. La direction d'acteurs est bonne, et Alicia Vikander se révèle géniale dans son rôle ambigu de robot. Oscar Isaac est cependant celui qui m'a le plus impressionné, et je pense pour ma part que l'intérêt principal du film réside dans les échanges entre Caleb (Domnhal Gleeson) et Nathan (Oscar Isaac) plus que dans ceux entre Caleb et Ava. Au final, il s'agit d'un film qui questionne la limite des sentiments amoureux que peuvent entretenir un humain et une machine, une sorte d'antithèse à *Her*, plus qu'un film de SF pur et dur sur l'intelligence artificielle. Le film se trouve en effet être un huis clos qui joue sur l'ambivalence de ses personnages, à travers une empathie totale pour le héros principal.
Malgré tout, j'attendais un développement un peu plus poussé vis à vis du questionnement de l'intelligence artificielle, le film se révélant finalement assez bridé malgré ses excellentes ambitions. J'aurai aimé des enjeux encore plus forts et un final plus surprenant. La tension installée tout au long du film étant si intense que la conclusion m'a paru assez fade.
A voir tout de même, il s'agit d'un film très propre, magnifique esthétiquement et parfaitement interprété. On regrettera cependant un traitement de l'IA beaucoup trop en surface.
Première réalisation, première réussite ! Alex Garland a réussi à nous surprendre et nous charmer avec ce film de science-fiction contemporain. Cela nous rappelle, les premiers films d’Andrew Niccol et de Richard Kelly. On a d’un côté une mise en scène inspirée, très propre et de l’autre, une écriture minutieuse qui explore pas mal de thématiques. Côté technique, le réalisateur a su parfaitement exploité la maison de Nathan mais aussi l’aspect extérieur de celle-ci. Encore une fois, on nous montre bien les opposés avec d’un côté le huis clos et à quelques pas de là, on a la nature, la liberté.
Au niveau de l’écriture, Glen Brunswick et Alex Garland livrent un travail pertinent, original et intelligent. On observe beaucoup de finesse dans la conception des personnages. Le triangle Caleb/Nathan/Ava est parfaitement chorégraphié. La manipulation de l’autre nous embarque dans le côté thriller et il est très bien amené. La méfiance nous habite à partir de la première demi-heure et elle va crescendo jusqu’au dénouement final.
Les relations entre les personnages sont bien peaufinées. L’originalité vient de l’approche qu’a Nathan avec l’intelligence artificielle. Il est à la limite du détestable, là encore cela rappelle le petit côté Steve Jobs. Il a un réel pouvoir entre les mains et il se prend pour Dieu. Les références et métaphores bibliques sont omniprésentes, notamment avec les prénoms des personnages (Ava,Caleb).
Les thématiques et les pistes amorcées sont nombreuses et très intéressantes mais pour des raisons de spoilers, je ne vais entrer plus dans les détails. En tout cas, le script explore des aspects de notre société qui font échos en nous, que ce soit dans la technologie mais aussi dans la rapport humain/robot. Le test Turing est d’ailleurs très bien retranscrit.
Les décors et la conception physique d’Ava sont le facteur principal de la réussite visuelle du film. Si Alex Garland continue sur ce style, je pense qu’il gardera la même équipe.
En ce qui concerne la musique, Geoff Barrow et Ben Salisbury posent des compositions qui se diluent facilement avec les images. On est proche du travail de Mac Quayle (Mr Robot) et Daniel Pemberton (Steve Jobs).
La critique complète et détaillée est disponible sur notre blog =)
Le seul reproche que je puisse faire au film, c'est son manque d'émotions. Mais au final cela participe à l'unité de ton entre le fond et la forme, puisque le décor, la mise en scène et les personnages (formidable Oscar Isaac) partagent une froideur mécanique qui rend impossible l'empathie. En ce sens, Ex Machina est à l'opposé de A.I de Spielberg. Mais cela ne l'empêche pas d'être un film intelligent et fascinant. Les questions et réflexions soulevées ne sont pas nouvelles mais parfaitement amenées. Le tout reposant sur des effets spéciaux qui réussissent le paradoxe d'être à la fois discrets et spectaculaires. Un très bon film à tous les niveaux.
Ex machina est un huit clos qui laisse une large place au dialogue et traite ainsi de manière subtile toutes les facettes de l'intelligence artificielle. Il s'agit sans conteste du film le plus approfondi sur le sujet. Les effets visuels pour lesquelles ce film a reçu un oscar sont bien utilisés et ont su ne pas être ostentatoires. La musique et l'effet huit clos ajoutent un plus non négligeable au suspense et l'impénétrabilité de la volonté réelle de la machine.
De la SF douce, personellement j'ai trouvé le début était plus que prometteur, le film plutôt simple à regarder, et la fin carrément réussie, bien que je trouve qu'elle soit un mauvais choix. Jai trouvé le scénario intéressant, mais bâclé. Ce film ne m'a tout simplement pas plu, même si je n'ai pas "subi" son visionage.
L'intelligence artificielle est l'une des préoccupations scientifiques actuelles. C'est en toute logique qu'elle fasse l'objet d'attention des professionnels de la SF. Ici, elle est étroitement liée à l'idée que l'homme cherche à devenir un dieu, en créant un nouvel être doté de conscience. spoiler: D'ailleurs, on peut interpréter les cicatrices brièvement aperçues dans le dos de Caleb comme des stigmates d'ailes coupées, renforçant son rôle d'ange messager entre Dieu et sa création.
Mais cet aspect des choses ne nous détourne pas du cœur du sujet qu'est le discernement entre des émotions réelles (le désir en tête) et des émotions programmées. Pendant tout le film, nous sommes tiraillés par ce questionnement : Quelle est la nature des réactions d'Ava? A-t-elle une réelle faculté à penser par elle-même? Est-elle capable de mettre en place des stratégies axées sur la manipulation?... Le huis clos et la lenteur du rythme interrompue par des coupures d'électricité solennelles nous incitent à imaginer les pires scénarios et suscitent rapidement la paranoïa. Quant à la fin, elle nous laisse encore interrogateur et nourrit nos réflexions. Je regrette simplement que la musique manque d'ampleur, alors qu'un thème comme celui de 28 jours plus tard aurait fait de ce film un chef d'oeuvre.
Grand lecteur depuis mon adolescence de S.F. (je ne parle pas ici de Space Opera ou d'Heroic Fantasy, que j'ai tendance à considérer comme des genres mineurs), j'entre avec un a priori forcément positif dans un film comme "Ex Machina", dont je découvre - sans rien avoir lu dessus avant, pour ne pas être influencé ou déçu - que le scénario renvoie intelligemment à Asimov ou encore à Dick (pour la seconde meilleure scène du film, reprenant directement une obsession phildickienne, celle du doute sur sa propre réalité). J'apprécie le rythme mesuré du film, son refus (relatif quand même) des scènes choc et des coups de théâtre (tout ce qui gangrène le cinéma commercial depuis 20 ans), l'intelligence avec laquelle il utilise la topographie extérieure et l'architecture intérieure de la très belle demeure où il est tourné, et le soin avec lequel Garland relie les thèmes classiques de la SF à l'actualité de la technologie (Google et le Big Data en particulier). Je respecte les tentatives d'apporter une vraie profondeur au débat sur l'A.I., grâce à des considérations scientifiques (simplifiées) ainsi qu'artistiques, même si cette profondeur finit sacrifiée sur l'autel du thriller qui prend finalement la main. Je déplore les références religieuses - un must de notre triste époque, semble-t-il - aussi lourdes que fondamentalement hors sujet. Je regrette profondément l'utilisation omniprésente d'une musique "évidente", même si le basculement final est intéressant : quand est-ce que les réalisateurs modernes comprendront à nouveau que le silence complet est préférable dans ce genre de film ? Mais, finalement, n'est-ce pas la performance remarquable d'Oscar Isaac qui fait vraiment tenir le film debout, et lui donne une force - et une noblesse - qu'il n'aurait pas sans lui ? A ce titre, il est probable que la plus belle scène du film, celle de la danse, soit ce qui reste finalement de "Ex Machina".
Il aurait pu être intéressant, ce huis-clos futuriste. Malheureusement, il est bien trop bavard pour que l'on se laisse prendre au jeu de cette évocation sur l'intelligence artificielle. Dommage, car son final est en revanche très surprenant. Mais pour y parvenir, on aura attendu avec un ennui profond, même si de jolies créatures dénudées traversent cette histoire bien étrange. Artificiel et pas toujours intelligent.
Tout fait de ce film un pur bijou SF et un thriller solide avec une conclusion à la hauteur de nos espérances secrètes. Le huit-clos mis en place fonctionne au pixel près et permet de distinguer toute l’ambivalence de la nature humaine : l’homme créant un être supérieur qui le dépasse.
Crédité au scénario et à la réalisation, Alex Garland, scénariste réputé, signe un premier long métrage très prometteur. Ex machina prouve que ce brillant scénariste se double d’un réalisateur dont In Ciné Veritas scrutera avec intérêt les prochaines réalisations. Futur film culte. Plus de détails sur notre blog ciné :
Un Pinocchio des temps moderne, version 5.1 Une belle histoire certes, mais le tempo est long, trop long. On s'endort dans ce huis clos à la démarche bionique. Cela reste malgré tout intelligent et sensible.
Sobre, posé, intelligent. "Ex Machina" est un petit film sans prétention, au rythme lent et hypnotique. L'ambiance, les décors et son casting sont la force de ce film. On est dans de la SF qui mise sur la sobriété (ça change), proposant une réflexion sur les avancées de l'intelligence artificielle, avec un scénario aussi sombre qu'un épisode de "Black Mirror". On pense aussi à "Her", "A.I.", et même "La Piel que habito". Une bonne surprise. (Bien)
Nul. Tout simplement nul. En fait, ce film n'a rien d'original, il n'a fait que moderniser la réalisation, mais avec un scénario (et une fin!) on ne peut plus classique, du déjà vu avant de nombreuses fois, que ce soit dans des films ou dans des livres. Classique donc, mais dans le mauvais sens du terme, car il ne fait aucune référence à ses prédécesseurs, et n'ajoute absolument rien de nouveau. Il se gargarise de sa propre suffisance, comme si l'approche et la thèse avancée par ce film étaient innovantes! Même le bonus après crédits est du tout pompé (Blade Runner quelqu'un?).
En plus il est vraiment dans l'ère du temps, la peur de la singularité et tout ça, c'est une idée tellement popularisée, particulièrement en ce moment, que ça en devient un cliché (en plus, très bien choisi d'avoir pris une femme, super la référence à la fois à Eve qui a tenté Adam, et qui semble plus accessible de par sa fragilité pour les spectateurs plutot qu'un homme, super original encore une fois...). Bref, on peut savoir tout ce qu'il va se passer dans le film après avoir vu les 10 première minutes (ça a été mon cas, même si j'espérais que la fin serait surprenante vu les autres critiques)...
Franchement, vu le nombre d'autres films et d'ouvrage traitant de l'IA, je conseille vivement de voir un autre film et de ne pas perdre son temps avec celui-ci, sauf si vous n'avez jamais vu de film traitant de l'IA et de robots avant. Par exemple, pour prendre un film "moderne", Her est bien plus innovant même s'il est baclé, et Chappie, en-dessous d'une apparence de film blockbuster léger, a une thèse bien plus originale et un traitement beaucoup plus subtile et profond des problèmes de l'IA. Et bien sûr, il y a tous les ouvrages d'Asimov, intemporels...