Ex Machina
Note moyenne
3,9
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550 critiques spectateurs

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52 critiques
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231 critiques
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188 critiques
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51 critiques
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20 critiques
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Mathieu B.
Mathieu B.

43 abonnés 832 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2026
Avec Ex Machina, Alex Garland propose un huis clos de science-fiction ambitieux, centré sur une idée simple mais redoutablement efficace : confronter un homme à une intelligence artificielle capable de simuler l’humain. Sur le papier, tout repose donc sur l’écriture. Et sur ce point, le film coche beaucoup de cases.

Ce qui fonctionne immédiatement, c’est la clarté du dispositif. Peu de personnages, un lieu unique, une situation bien posée : le film va à l’essentiel et installe rapidement une tension latente. Le cadre, à la fois épuré et oppressant, participe pleinement à cette sensation de contrôle permanent. On comprend très vite que tout est observé, manipulé, et que le rapport de force n’est jamais aussi simple qu’il n’y paraît.

Le film repose largement sur ses dialogues, et dans l’ensemble, ils tiennent la route. Les échanges entre Caleb et Ava sont bien écrits, suffisamment subtils pour entretenir le doute sans tomber dans l’esbroufe. Il y a une vraie montée en puissance dans la manipulation, dans la manière dont les intentions se brouillent progressivement. À ce titre, le film réussit à maintenir une tension psychologique constante, sans avoir besoin d’en faire trop.

Mais cette rigueur est aussi, en partie, sa limite.

Le film est très maîtrisé, parfois presque trop. On sent rapidement où il veut en venir, et une fois le concept posé, il a tendance à tourner un peu sur lui-même. La progression reste cohérente, mais elle manque parfois de surprise. Certains rebondissements sont efficaces, mais pas forcément inattendus, surtout pour un spectateur habitué à ce type de récit.

Les personnages, eux, fonctionnent surtout comme des figures au service du propos. Caleb est volontairement neutre, presque transparent, ce qui facilite l’identification mais limite aussi son épaisseur. Nathan, à l’inverse, apporte un déséquilibre intéressant, plus ambigu, plus dérangeant. Mais là encore, on est davantage dans des rôles fonctionnels que dans de véritables trajectoires humaines.

C’est finalement Ava qui porte le film, et c’est logique. Le travail autour de son personnage, à la fois dans l’écriture et dans la performance, est sans doute ce qu’il y a de plus réussi. Elle incarne parfaitement cette zone grise entre machine et conscience, et c’est autour d’elle que le film trouve ses moments les plus forts.

Visuellement, le film fait le choix de la sobriété. Les effets spéciaux sont discrets mais efficaces, toujours au service du récit. Rien de spectaculaire, mais une cohérence d’ensemble qui renforce la crédibilité du dispositif.
maryhoon
maryhoon

24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
En voilà des questions sur notre rapport à l'IA. Et encore une fois un film dont on ignore la fin. Très bon acteur, covainquant et profond. A voir.
Gérard
Gérard

18 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 janvier 2026
Je n'ai pas aimé ce film.
L'idée de départ était bonne et originale mais malheureusement elle est très mal exploitée et peu crédible dans son intrigue.
Par ailleurs, j'ai fait l'erreur de regarder les critiques de la presse sur AlloCiné. Or, 2 d'entre-elles dévoilent la fin du "suspens".
Sans attente particulière, je parviens tout de même à être déçu.
Aldrium
Aldrium

15 abonnés 171 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 octobre 2025
Film inconsistant, malgré une accroche qui aurait pu être super intéressante.

Sous ses dehors minimalistes, Ex Machina se présente comme une fable sur la conscience artificielle et les dérives du pouvoir technologique. Alex Garland y déploie un huis clos théâtral — trois personnages enfermés dans une villa-laboratoire — pour interroger la frontière entre l’humain et la machine. Mais si l’ambition est claire, la réflexion, elle, reste superficielle.

Le scénario s’articule autour d’un jeu de manipulation et de tests réciproques, mais peine à dépasser le stade du concept. Les personnages incarnent des archétypes (le créateur démiurge, le jeune ingénieur naïf au service du premier, l’entité artificielle au charme étrange= sans jamais acquérir la complexité psychologique nécessaire à rendre le débat vivant. Garland esquisse des pistes fascinantes (le désir comme moteur de la conscience, le rapport de domination entre créateur et créature), mais les abandonne dès qu’elles pourraient devenir dérangeantes ou être le support d’une réflexion intéressantes.

Le film compense cette légèreté conceptuelle par une mise en scène glacée et hypnotique. L’esthétique épurée, le jeu sur les reflets et les parois vitrées traduisent habilement le thème du double et de la transparence trompeuse. Mais derrière cette sophistication visuelle se cache une forte complaisance : les corps féminins mécaniques y sont surexposés avec une mise en scène assez ambiguë, oscillant entre fascination esthétique et objectivation libidineuse.

La dernière partie, censée culminer en drame métaphysique, se heurte à ses propres incohérences narratives. Les choix des personnages, notamment dans le dénouement, peinent à convaincre, et les symboles prennent le pas sur la logique interne.

En définitive, Ex Machina séduit l’œil et flatte l’esprit et l’oeil sans jamais les nourrir vraiment. Derrière ses airs de réflexion vertigineuse sur l’IA, il ne reste qu’une parabole élégante, mais creuse. Un miroir sans tain qui flatte la position de voyeur du spectateur qui révèle surtout le narcissisme de ce dispositif.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2025
Aussi troublant que fascinant « Ex Machina » est un film d’une écriture remarquablement brillante évoquant dans un huis-clos envoutant l’avancée technologique en matière d’intelligence artificielle, le tout enrobé dans une mise en scène sophistiquée et glaçante d’une redoutable précision et d’un trio d’acteurs au diapason du récit proposé.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2025
Un thriller intelligent et captivant sur l’intelligence artificielle, avec une tension psychologique bien maîtrisée. Les performances des acteurs sont solides, et l’ambiance minimaliste renforce le suspense. Un film qui pousse à réfléchir, même si certains trouvent le rythme un peu lent.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juillet 2025
Qui est le film ?
Ex Machina est le premier long-métrage d’Alex Garland, scénariste déjà remarqué pour 28 jours plus tard ou Sunshine, qui signe ici un passage à la réalisation. Sorti en 2015, dans un contexte saturé de discours sur l’intelligence artificielle et les technologies “émotionnelles”, le film évite le spectaculaire pour bâtir son huis clos.

En surface, le récit est limpide : Caleb, jeune informaticien, gagne un concours et se rend dans la demeure isolée de son patron Nathan, génie de la tech, pour y tester Ava, une IA incarnée dans un corps féminin. Ce postulat glisse pourtant très vite vers une fable troublante, où les catégories (humain, machine, sujet, objet) se brouillent.

Que cherche-t-il à dire ?
Le film ne cherche pas tant à interroger ce qu’est une intelligence artificielle qu’à révéler ce que notre regard projette sur elle. Garland met en scène un basculement : ce ne sont pas les machines qui imitent les hommes, ce sont les hommes qui, en codant, révèlent leurs propres mécaniques.

À travers Ava, le film explore la façon dont le pouvoir s’exerce sous couvert d’humanisme, celui de Nathan, créateur cynique, mais aussi celui de Caleb, plus doux, plus moral, mais tout aussi colonisateur dans son désir de “sauver” l’androïde. Ex Machina ne se demande pas si Ava est humaine, mais ce que signifie notre besoin de décider qui l’est. C’est un film sur le regard comme acte de pouvoir.

Par quels moyens ?
Dès l’ouverture, Garland brouille les repères : Caleb apprend sa victoire via un écran, flouté, désaturé, à peine visible. Le réel est déjà filtré. Lorsqu’il arrive chez Nathan, le spectateur découvre un bunker ultra-moderne fait de verre, de pierre et de béton. Un labyrinthe de surfaces lisses. Les pièces sont séparées par des vitres transparentes, mais insonorisées : on voit à travers les murs, sans rien entendre. Le monde est observable, mais jamais pénétrable.

C’est ce dispositif de vitre qui structure la relation entre Ava et Caleb. Elle est toujours derrière un mur de verre. Cela rappelle un zoo ou une cellule, mais cette transparence inverse les positions : plus Caleb la regarde, plus il devient visible, vulnérable. La vitre est aussi une interface : elle fait écran entre deux altérités, tout en donnant l’illusion de la proximité. Garland ne filme jamais les conversations comme des échanges symétriques. Il cadre souvent Ava seule, de face, tandis que Caleb est morcelé, flou, pris en reflet.

Dans les scènes où Ava interagit, Garland fait varier subtilement le son. Lors des coupures de courant, la musique disparaît, laissant place au silence, parfois troué de petits bruits mécaniques, respirations, sifflements électriques. Ce traitement sonore participe à la tension : l’univers paraît anesthésié, mais il pulse. Ce n’est pas le son qui dramatise la scène, c’est sa disparition. On entend les machines quand les humains se taisent. Et ce renversement participe à la montée en puissance d’Ava.

Enfin, dans la dernière séquence, lorsque Ava s’évade, Garland ne propose ni explosion, ni poursuite, ni montée musicale. Ava traverse le centre, s’habille, se regarde dans un miroir. La scène est nue, presque en temps réel. Aucun regard caméra, aucun plan de Caleb prisonnier. Elle sort, entre dans l’ascenseur, puis disparaît dans la foule. Ce n’est pas une fuite : c’est une absence de commentaire. Le film n’explique plus, il s’efface, laissant au spectateur le soin d’interpréter.

Où me situer ?
Ce que je trouve remarquable, c’est la cohérence plastique du film : chaque plan, chaque silence, chaque surface réfléchit quelque chose du propos. Mais cette rigueur, parfois, menace l’élan émotionnel. Tout est si tenu que le trouble reste souvent conceptuel, désincarné. Le film passionne l’esprit plus qu’il ne bouleverse les corps.

Je suis aussi frappé par la manière dont Garland place Caleb comme faux protagoniste. Tout le film est construit sur sa perspective (ses doutes, ses émotions, ses élans) mais au fond, ce n’est pas son histoire. Il n’est qu’un maillon, un cobaye de plus. Et cette déconstruction narrative est l’un des gestes les plus intéressants du film : Ex Machina joue avec notre empathie pour mieux en dévoiler les angles morts. On croit suivre un héros : on regarde un homme manipulé.

Le traitement sonore, enfin, me semble essentiel. Garland n’utilise pas la musique pour “émouvoir” ou rythmer. Il installe une atmosphère de flottement, de presque-néant. Les voix sont souvent posées, sans affect. Et lorsque les machines respirent, bourdonnent, cliquettent, c’est comme si le film reprenait vie.

Quelle lecture en tirer ?
Ex Machina ne donne pas de réponse. Il ouvre des failles. Ava est-elle libre ou programmée pour se libérer ? Est-elle un sujet, ou le reflet de nos fantasmes masculins les plus sophistiqués ?

Il nous force à repenser ce que signifie “regarder”. Caleb regarde Ava, mais ne la voit pas. Nathan la scrute, mais ne la connaît pas. Nous-mêmes, spectateurs, sommes piégés dans un double regard : nous voulons comprendre Ava, mais elle nous échappe. C’est là le projet du film : déjouer l’illusion de maîtrise. Nous ne sommes pas les observateurs. Nous sommes les cobayes.
Mélanie M.
Mélanie M.

13 abonnés 109 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2025
Déjà un point important pour un film de science-fiction, la technologie est à la hauteur. L'humanoïde est très convaincante et l'univers du riche inventeur égocentrique aussi. La réalisation est léchée, même parfois trop, ce qui ne laisse pas beaucoup la place à une émotion autre que quelques passages stressants. La résolution de l'intrigue est intelligente, car pas évidente, ce qui réhausse d'autant plus mon appréciation de ce film !
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2025
Caleb, un jeune et brillant programmeur est invité à passer une semaine dans la demeure luxueuse de son patron, sans savoir qu’une fois sur place, il devra participer à une expérience portant sur l’intelligence artificielle…

Alex Garland réalise ici un thriller psycho-technologique brillant et raffiné, traitant d’intelligence artificielle de façon audacieuse et originale, n’hésitant pas un instant à aborder des questions d’éthique quant à son utilisation spoiler: (l'émergence de l’IA dans notre société, ainsi que l’apparence sexuée de l’androïde qui renvoie vers la condition féminine et la marchandisation de leur corps, au point d’en devenir un esclave robot-sexuel).


Le spectateur se retrouve comme pris en tenaille dans cette relation triangulaire anxiogène et claustro. Le cadre est posé, l'intrigue se déroule intégralement au coeur d’une luxueuse demeure perdue en plein coeur de l’Alaska, avec ces gigantesques baies-vitrées offrant un cadre panoramique sur la nature (l’équipe à filmé au sein de l’hôtel Juvet, en Norvège), avec en son sous-sol, un laboratoire de recherche parfaitement hermétique à la surface, comme coupé du monde. Ajoutez à cela, l’excellent travail sur les prosthetics makeup et VFX pour rendre crédible l’apparence d’Alicia Vikander dans la peau d’une androïde.

Capable du pire (Civil War - 2024), comme du meilleur (Men - 2022), Alex Garland réalisait ici un premier long-métrage bluffant et captivant du début à la fin.

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Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2025
Ex Machina est un film de science-fiction extrêmement malin et intelligent.
Il offre un regard extrêmement original et au final assez réaliste (moins fataliste ou apocalyptique qu'un Terminator mais moins niais qu'un Star Wars) sur la réflexion de l'IA et des robots. Ce regard est d'ailleurs très proche de celui de la série Westworld (qui est plus jeune de seulement quelques années). Même si du coup, s'y dégage une sensation d'un film assez froid et plus réflexif que spectaculaire. D'ailleurs avec le temps, le film et les thématiques qu'il aborde ont très bien vieilli (le développement de l'IA, l'isolation dans des bunkers des multi-milliardaires à la tête de GAFAM).
Le trio d'acteurs : Alicia Vikander, Domhnall Gleeson, Oscar Isaac est très bon.
A voir
Mathieu Roche Tison
Mathieu Roche Tison

60 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mars 2025
Ce film est dingue, il était précurseur quand il est sortie mais alors il est d’autant plus pertinent aujourd’hui en 2025. La technique de réalisation du film est très bien maîtrisée.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2025
Loin d'être une fan de films de SF, j'ai été captivée par celui-ci. L'histoire est prenante, la mise en scène est belle. Un excellent moment
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2025
Très intéressant film d'Alex Garland que l'on peut voir comme une fable d'anticipation philosophique sur l'I.A à travers ce huis clos fascinant, traité comme un thriller et qui tient des propos pertinents !
Heisenberg
Heisenberg

8 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 janvier 2025
Ex Machina est un film fascinant et intelligent qui interroge notre rapport à la technologie, en particulier à l'intelligence artificielle. Il met en lumière la question de la conscience, ce phénomène qui définit l'humanité, et explore la possibilité que l'IA puisse en faire l'expérience. C'est bien évidemment inenvisageable! mais ce scenario nous présage du meilleur pour un film SF!
Ex machina se distingue par son casting très restreint, un choix qui renforce l'intensité des interactions entre les personnages. Malgré le nombre limité de protagonistes, les acteurs livrent des prestations remarquables. Je trouve que les échanges entre Caleb, Ava et Nathan sont d'une grande richesse. Caleb, un homme naïf et curieux, se trouve confronté à Ava, une IA qui semble de plus en plus humaine. D'un autre côté, les dialogues entre Caleb et Nathan apportent une dynamique intéressante, opposant deux personnalités opposées, mais complémentaires : la vision humaniste et la froideur. En effet le film parle non seulement de l'AI mais explore aussi les relations humaines.
En résumé, Ex Machina est un excellent film de science-fiction, captivant, bien écrit et porté par un casting solide, nous laissant sur une note troublante...
Lilicat
Lilicat

19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2024
J'ai regardé ce film deux fois et je le trouve original et bien construit, avec de très beaux paysages. Pour un film de 2015, donc il y a neuf ans déjà, je le trouve bien en avance sur son temps. Cela change des voyages dans l'espace ou des invasions d'extra-terrestres. Un très bon film de science-fiction donc et qui donne à réfléchir.
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