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Un visiteur
5,0
Publiée le 28 juin 2015
Commençons parce qui est évident : La photo est froide et réaliste, mais incroyablement belles. La mise en scène est sobre et parfaitement maitrisée. Les (4) acteurs sont tous impeccable, et la musique est envoutante et contribue a donner un film une atmosphère très particulière qui oscille entre le thriller, le drama et le film d'anticipation.
Pour un premier film, on ne peut que féliciter d'Alex Garland d'avoir éviter beaucoup des écueils de la SF moderne, notamment en évitant de sur-exposer son univers dans les 10 premières minutes. Une introduction et puis s'en va, on est déjà dans le vif du sujet. Même si sa volonté d'être a la fois intelligent tout en étant accessible l'empêche parfois de pousser jusqu'au bout chaque idée (la folie naissante de Caleb, la mégalomanie auto destructrice et quasi bipolaire de Nathan), ça ne lui empêche pas de toucher a tout sans que ça jure.
Que ce soit quand il introduit Pollock ou les réseaux sociaux, ça ne semble pas fourré au chausse pied par effet de mode. C'est bien fait et souvent pertinent même si la réflexion introduit plus qu'elle ne développe chaque idée (mais ça peut etre vu comme un défaut autant qu'une qualité, évitant de nous mâcher le travail, car c'est aussi le talent d'un auteur que d'apporter des pistes pour laisser au spectateurs de les suivre lui même
Je suis pas loin de parler de chef d'oeuvre. Au delà des défauts mineurs, le film apportent beaucoup de propositions, de pistes, sans les appuyer. Le film par sur une réflexion de ce qu'est l'amour avant de partir sur ce qu'est la vanité puis ce qu'est l'être humain et sur sa volonté d'être libre peu importe les moyens. L'IA n'est qu'un prétexte et la progression du discours est fluide, cohérente, sans être téléphoné (puisqu'au gré des rebondissements).
Le seul défaut important a mon sens, c'est la fin trop longue et le montage hésitant sur cette dites fin. Certaines scènes auraient pu être inversées par exemple (la scène d'Ava qui abandonne Caleb arrive trop tardivement).
Mais au delà de ça, le film réussi dans quasiment tout ce qu'il entreprend. C'est certes perfectible, mais depuis quand est-ce que je n'ai pas vu un film de SF aussi maitrisé? Depuis Signes je pense si on le classe dans la catégorie SF, ou sinon il faut remonter a L'armée des 12 singes. C'est dire s'il est bon (et que la SF est un genre en perdition aussi).
A mon sens 4,5 étoiles me semble une juste récompense, mais comme c'est un premier film, j'opte pour les 5 pour saluer le geste et pour la pellicule et l'encre. A bientôt monsieur Garland, on se reverra.
Ce film est un bijou. Très bonne surprise, il révolutionne le genre. Des acteurs à leur plus haut niveau, un scénario à rebondissement, ce film m'a mis mal à l'aise à de nombreuses reprises tout en étant un plaisir à regarder.
Souvent bon, parfois même très bon, ce thriller psychologique d'anticipation exploite assez efficacement le thème de l'intelligence artificielle avec l'inévitable question : qu'est-ce qui définit l'humain et le différencie de la machine ? En tentant d'y répondre, Alex Garland, épaulé par de bons acteurs, revisite avec sobriété le mythe de Frankenstein et les thématiques de Blade Runner dans un huis-clos captivant à l'esthétique épurée et sophistiquée. Alors que la pression monte crescendo jusqu'au final inéluctable et glaçant, le film suscite la curiosité et soulève habilement les questions philosophiques et éthiques inhérentes à la création de l'I.A.. Le reproche qu'on peut faire au film, c'est de nous donner, sur le fond, un peu tout ce qu'on en attendait, mais pas plus.
Très content de l'avoir vu. Je m'attendais à un film moyen sur l'intelligence artificielle et il m'a vraiment surpris par l'intensité de l'intrigue : captivante par 'qui manipule qui' entre un créateur d'un IA, la IA et un candide venu tester la capacité 'humaine' de la machine ; et le côté oppressant de ce huis clos dans un bunker isolé dans les montagnes, certes agréable côté architecturale mais très froid. Sylvain, je te le conseille
un huit clos Sf magnifique! tout est si intelligent et bien fichu ! ça a son rythme c est envoutant déroutant et presque dérangeant vers la fin mais si inventif on est loin de l anthropomorphisme primaire de certain succès du box office
En hébreux, Caleb signifie "celui qui juge", tandis que Nathan représente "le don de Dieu". Au cinéma aujourd'hui, Caleb est un programmeur qui va avoir la chance de découvrir la nouvelle invention de son PDG génialement brillant, Nathan. Sa mission est simple : savoir si l'intelligence artificielle que son patron a créée est bien dotée de conscience.
Scénariste de 28 jours plus tard, Alex Garland tient avec Ex_Machina un scénario ambitieux et suffocant. À la seconde même où l'hélicoptère se pose sur les terres de Nathan, nous savons que nous ne redécollerons plus, jamais. Ce huis-clos inquiétant tient toutes ses promesses dans la première partie du film. Les conversations entre les deux hommes sont ingénieuses, animées et possèdent la tension qu'il suffit pour tenir le spectateur en haleine. Isaac et Gleeson jouent leurs rôles habilement et accomplissent de belle manière les intentions du réalisateur.
En effet, Ex_Machina se construit principalement sur le rapport dominant / dominé des deux hommes, aux références bibliques explicites. L'alcool, la musculation ou les joutes verbales permettent d'appuyer cette idée tout au long de cette narration. Mais comme souvent, les apparences sont trompeuses et le chasseur peut très vite devenir la proie. C'est précisément pour cette raison qu'une petite déception émerge à la fin du film.
Attendue et peu convaincant, le dénouement n'est pas à la hauteur de ce que promettait ce récit de science-fiction. Tous les poncifs du genre se retrouvent dans cette conclusion qui aurait pu nous offrir mieux. Le maître dépassé par sa création (Frankenstein) ou l'hubris comme pêcher originel (Prométhée) ne font que confirmer ce proverbe, déjà trop repris : " la science sans conscience n'est que ruine de l'âme".
Un huis-clos servi par un excellent casting. L’atmosphère froide qui se dégage du film colle bien au sujet. L’action se situe dans une maison qui ressemble plus à un bunker ou à une prison provoquant un sentiment de malaise. Ce sentiment est renforcé par les personnages eux-mêmes, puisqu’ils semblent parfois dénués d’émotion. Le dénouement, un peu trop long à mon goût, reste satisfaisant. Un bon film de science-fiction.
Une intrigue troublante et un ton donné à ce film de SF qui reste plutôt flippant. Dans un tempo parfois très lent, parfois juste, je reste très mitigé.
Ce film repose sur un sujet de science-fiction bien exploité, et une intrigue fort bien menée dans une ambiance de huis clos qui n’est ni étouffante ni lassante. Les effets sont quant à eux très réussis, ne tombant absolument pas dans l’exagération ou le ridicule. Ce film est donc le reflet d’une œuvre à mon gout réussi, permettant de passer un bon moment de se poser de bonnes questions si on le désire.
Ex Machina se révèle être une très bonne surprise, en plus d'être un film dont l'aspect critique est facilement perceptible. L'histoire est bien faite, intéressante et originale du début à la fin, livrant une fin surprenante et dérangeante (dans le bon sens du terme). Les acteurs sont tout à fait convaincants, y compris pour Ava dont le développement est très bien retranscrit à l'écran. L'aspect critique du film à propos des nouvelles technologies, mais aussi sur la puissance de certaines firmes (surtout Google qui est mentionné sans être nommé) est facilement perceptible et rajoute de la profondeur au film. On peut juste regretter un démarrage trop long, le fait que le film mette du temps à mettre en place le décor, mais on peut aussi se dire que l'attente valait le coup.
ce thriller au scénario complexe sur l’intelligence artificielle sert finalement une histoire toute simple et un but qui l'est tout autant. L'approche intellectualisé produit une atmosphère aseptisée qui est amplifiée par des décors froids. L'ensemble est à la fois bavard et ennuyeux surtout au vu de la conclusion qui est d'un banal plus qu'affligeant.