Afin de rendre les programmes de la Radio Suisse Romande plus optimistes, son directeur d'antenne envoie au Portugal sa maîtresse, un ex grand reporter mis un peu sur la touche depuis quelques problèmes de perte de mémoire et un vieux technicien pointilleux sur son matériel. Leur but est de montrer comment les subventions et aides apportées par la Suisse apportent soutien et bonheur à une population qu'ils jugent sous-développée. De petite pendule électrique dans une école minable à un robinet offrant eau chaude et eau froide (et même tiède !) en passant par un directeur de station d'épuration vraiment raciste, les reporters font grise mine et n'ont rien à se mettre sous la dent. Mais nous sommes en avril 1974, le Portugal s'apprête à se débarrasser de sa dictature. Nos reporters vont prendre la révolution des oeillets en pleine figure sans rien avoir vu venir. "Les grandes ondes" est ce que j'appelle un film attachant. Pas vraiment totalement réussi peut être à cause d'un léger manque de rythme, un peu singulier parfois par son mélange de genres qui peut dérouter (quelques légères petites touches poétiques, une scène de comédie musicale), il parvient sur la durée à nous faire sourire, puis à nous émouvoir et même à insuffler au spectateur cette dose d'optimisme qu'avait le peuple portugais au sortir de la dictature. Jouant finement sur une touche vintage en recréant couleurs et ambiance de cette année 1974, le film déploie un discours post soixante-huitard absolument délicieux. Evitant le côté nostalgique et avec les moyens de la comédie, il impose finement des parallèles avec aujourd'hui, rappelant au passage, qu'une bonne révolution, c'est quand tout le monde est uni vers un même désir de liberté et de non violence. Même si les dictatures d'aujourd'hui sont plus insidieuses, leur combat n'en reste pas moins vital. (C'est peu ou prou la conclusion du film) A l'écran, c'est vraiment une comédie, servie par un excellent trio de comédiens. Michel Vuillermoz compose un journaliste quasi amnésique hilarant et attachant, Valérie Donzelli en féministe prête à tout est au diapason et j'avoue que j'ai découvert un acteur épatant en la personne de Patrick Lapp qui brosse un technicien bourru mais au charme certain, totalement irrésistible. Un peu plus sur le blog
Lionel Baier talentueux et goguenard s'éclate dans sa comédie inclassable et drôlissime. Les années 70 fantasmées par un réalisateur né au mitant de la décennie, sur une histoire racontée avec le rythme mollasson des seventies à l'instar d'un "vos gueules les mouettes" de Rober Dhery de 1974. Les acteurs crèvent l'écran et le trio fonctionne à merveille. Un vrai moment de bonheur et de jubilation.
Visionner ce film a été pour moi un pur moment de bonheur. On a là un petit joyau comme on aimerait en voir un peu plus souvent. Un subtil mélange d'humour, de tendresse, de poésie et d'émotion. Ce "Road Movie" nous plonge dans le Portugal de la fin du mois d'avril 1974, alors que trois "reporters" de la radio suisse romande préparent un reportage (un peu bidon et plutôt mal barré) sur l'aide apportée par la Confédération helvétique à quelques projets de développement (sans grand intérêt) dans ce pays. Et ils se trouvent sans le savoir embringués dans la révolution des œillets qui libéra à l'époque et sans guère de violence le Portugal de la dictature de Salazar. Les scènes de liesse populaire sont très prenantes, tout en étant émaillées d'autres scènes plus cocasses. Les acteurs sont vraiment remarquables, avec Michel Vuillermoz campant un vieux briscard solitaire et nombriliste du reportage et à la mémoire défaillante, Valérie Donzelli dans la peau d'une femme-reporter essayant de trouver sa place dans un milieu très machiste, Patrick Lapp en chauffeur preneur de son et, surtout, le jeune Francisco Belard en interprète autodidacte ayant appris seul le Français en visionnant en boucle les films de Marcel Pagnol. Cette fine équipe a le don de nous captiver, de nous étonner, de nous surprendre, de nous faire rire, et ce d'un bout à l'autre du film. Il y a ainsi des films qu'il vaudrait mieux ne par rater et celui-ci en fait partie. Légère critique négative : la qualité technique n'est pas au top : le son est un peu médiocre et l'image est graineuse. A vrai dire, il semblerait presque que ce film a été réellement tourné en 1974...
un film exemplaire , voilà comment on gâche une bonne idée, on écrit un scénario mollasson , on réalise très paresseusement ,on laisse les comédiens ( heureusement pas trop maladroits) faire ce qu'ils veulent .On truffe le film de gags ringards qui pourraient être drôles s'ils étaient réalisés avec compétence , mais c'est un métier .Rien de pire qu'un gag visuel raté . On ne donne aucun rythme aucun tonus ,un film qui met une heure avant de démarrer .Comme c'est dommage .
C'est un film drôle et cynique, un peu loufoque aussi. C'est l'histoire de trois journaliste des la radio Suisse envoyé au Portugal pour faire un reportage sur ce que la Suisse a apporté au Portugal, pays pauvre qu'il faut aider selon les autorités suisses. Mais cela ne va pas se passer comme prévu. Car au lieu de trouver ce qu'ils cherchaient et qu'ils ne trouveront jamais, ils vont découvrir l'amour, celui des années 70, l'amitié, aussi celle des années 70 et la révolution, le coeur de leur métier de journaliste. Un film attachant, drôle aussi, et avec des personnages intéressants.
je n ai pas trouve le sujet tres comique et le scénario reste assez pauvre , même si on est immergé à une autre époque et que cela est plutôt bien fait , l ensemble reste plutôt ennuyeux et ce n'est pas l interprétation convaincante du trio qui grandit le film. je trouve même le film un peu absurde et totalement décousu. sans intérêt pour moi
La très bonne surprise de ce weekend, avec ce film Suisse, qui raconte l'histoire d'une équipe de la SSR, qui sans le vouloir va se retrouver à couvrir la Révolution des Oeillets au Portugal, le 25 avril 1974. Un humour corrosif et totalement décalé, avec des acteurs inspirés, Michel Vuillermoz et Valérie Donzelli en tête. C'est un film gonflé, qui ne se gêne pas pour tomber dans le politiquement incorrect, et porté par une belle photo, qui apporte aussi la légereté et l'insouciance des années 70, avant que le cynisme des années 80 ne prenne le dessus
Mon Dieu, cela fait du bien de recevoir des nouvelles du cinéma suisse. Et en particulier de Lionel Baier, digne continuateur des Soutter, Tanner et Goretta. Les grandes ondes est un savoureux périple en terre lusitanienne, à l'aube et pendant la Révolution des Oeillets qui agit pour ses protagonistes comme une révélation des oeillères. Le film, tout en auto-dérision à la mode helvète, manie l'humour absurde et les facéties burlesques avec une grande dextérité. Il devient loufoque et euphorique dans sa dernière partie, ce qui est loin d'être déplaisant. Les interprètes, Valérie Donzelli, par exemple, semblent follement s'amuser dans ce road-movie déjanté. Et respect, immense respect, pour le grandiose Michel Vuillermoz, au sommet de son rôle dans un personnage de grand reporter has been dont la ridicule fatuité se heurte à un début d'Alzheimer. Cet acteur est génial et il faut que cela se sache !
Le film de Lionel Baier ne manque assurément pas de charme avec cette chouette ambiance rétro (Costumes, décors...) qui retrace le parcours de cette bande de journalistes français (excellents interprètes particulièrement Vuillermoz,comme d'hab' au top!) en plein reportage pendant les événements qui secouèrent le Portugal dans les années 70... Mais j'avoue m'être un peu ennuyé malgré la durée très courte du film (1h20). Je reste malgré tout satisfait d'en avoir appris un peu plus sur cet épisode historique Portugais.
Un OVNI comme j'aime à en voir de temps en temps. La sobriété des acteurs contraste avec certains passages déjantés. Le scénario peu crédible ne nuit pas au film qui se place d'emblée dans le domaine du délire. C'est frais, c'est original, c'est à voir ne serait-ce que par curiosité.
Avril 1974, une équipe de journaliste de la radio publique suisse est envoyée au Portugal afin de réaliser des reportages valorisant l’aide apportée par le pays auprès de ce pays sous développé. Ils arpentent le pays dans leur combi Volkswagen et tombent successivement sur des projets financés par la Suisse tous autant farfelus les uns que les autres. Et voilà, qu’à leur insu, ils se retrouvent à couvrir bien maladroitement mais avec succès la Révolution des Œillets. Ce film reprend tout l’esthétisme des comédies de l’époque mais aussi leurs tons légers et absurdes. Cette farce rétro est truffée de trouvailles loufoques, de dialogues et de situations savoureuses. Le finish est sur ce point rafraichissant et réjouissant. Voilà un film qui se bonifie en avançant alors que dans les comédies, c’est plutôt l’essoufflement du ressort comique qui se produit habituellement. Même si le film offre une candeur agréable, il reste tout de même très inégal avec un rythme en forme de montagnes russes. Il poursuit tout de même l’ambition de faire une comédie intelligente, élégante dans l’écriture et la mise en scène ; on ne peut donc être qu’indulgent devant les maladresses. La comédie française est si souvent cantonnée à la médiocrité et à la facilité. A voir pour sa fraicheur et surtout pour un quatuor d’acteur plaisant
Avril 1974. Deux journalistes suisses sont envoyés au Portugal afin d'enquêter sur des réalisations effectuées grâce à l'entraide entre les deux pays. Accompagnés de Bob, le preneur de son, ils sillonnent le pays en combi VW. Il y a certes une tension palpable entre les deux journalistes, Julie la féministe et Cauvin le baroudeur souffrant de pertes de mémoire, mais le ton est vite donné: nous sommes dans une comédie et les situations cocasses ne vont pas manquer. Avec l'aide de Pelé, un jeune portugais qui rêve de rencontrer Marcel Pagnol, nos reporters interrogent les gens du cru. "Ah!, leur dit-on, merci à la France, à l'Allemagne, à l'Angleterre, pour la construction de notre belle école!" - "Et la Suisse?, demandent nos journalistes, quel est l'apport de la Suisse?" Eh! oui, que peut bien avoir fait la Suisse, sinon ce qui décore la façade du beau bâtiment...? (Je vous laisse deviner de quoi il s'agit ou, mieux encore, le découvrir en allant voir le film!). Tout va se corser davantage lorsque nos reporters apprennent incidemment que le pays qui les accueille est entré en révolution! Et le pire, c'est que l'information leur est fournie par une équipe de la radio belge! Mais quelle révolution! La révolution des oeillets! Chasser la dictature, entrer en démocratie sans effusion de sang, quelle belle leçon, et non pas seulement pour les Suisses! Voilà donc notre équipe de journalistes emportée dans le vent de la grande histoire! Eux qui étaient venus pour vanter l'aide de leur riche pays au Portugal défavorisé!... Ils découvrent un pays qui n'a besoin ni des Suisses ni des Belges ni des Français pour en finir avec un dictateur! A la fois drôle, cocasse, plein d'enseignements et très inventif (il y a même une séquence filmée à la manière d'une comédie musicale), ce film est un vrai régal, aussi délicieux que le chocolat (suisse bien sûr...). Il serait dommage de le manquer! 8/10
Petite comédie plaisante, sympathique. Un peu bancal parfois mais avec une fraicheur surtout due aux comédiens épatants. Il y a un peu de Wes Anderson là-dedans sans doute grâce au look seventies...