Les Grandes Ondes (à l'ouest)
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Zoé B.
Zoé B.

482 abonnés 118 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2014
Foncez voir "Les Grandes Ondes". C’est la très bonne surprise de cette semaine, malheureusement éclipsée par les sorties tonitruantes des "3 Frères, le retour" et autres "La Belle et la Bête". Une comédie désopilante et formidablement originale. Ni adaptation de bd, ni festival de vannes, ni exercice parodique, juste un drôle de petit film qui trace sa route tout seul, avec son mélange détonnant d’ironie, de liberté et d’invention. Sur un argument plutôt saugrenu (une équipe de la radio suisse, envoyée au Portugal pour mener un improbable reportage commandité par sa tutelle, tombe en pleine révolution des œillets) Lionel Baier signe une reconstitution savoureuse et stylée, moins tapageuse qu’un OSS 117 par exemple, mais tout aussi inspirée. Les cadres, les couleurs, les costumes, le grain même du film… tout, l’air de rien, est travaillé pour donner à ces "Grandes Ondes" un look d’époque assez remarquable, réjouissant sans être jamais tape-à-l’œil. Cette élégante légèreté, c’est la marque de Baier. On la retrouve dans ses dialogues, dans sa mise en scène. Dans le jeu des acteurs aussi : Michel Vuillermoz, aussi hilarant que bouleversant en ancienne gloire du nagra dont la mémoire se débobine peu à peu, et Valerie Donzelli, bluffante en héroïne du féminisme, avec son abattage et son sens du tempo. Ensemble, ils se permettent tout, même une échappée burslesque dans la comédie musicale. Portée par la belle musique de Gershwin, leur épopée hédoniste est un vrai bijou.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2014
Afin de rendre les programmes de la Radio Suisse Romande plus optimistes, son directeur d'antenne envoie au Portugal sa maîtresse, un ex grand reporter mis un peu sur la touche depuis quelques problèmes de perte de mémoire et un vieux technicien pointilleux sur son matériel. Leur but est de montrer comment les subventions et aides apportées par la Suisse apportent soutien et bonheur à une population qu'ils jugent sous-développée. De petite pendule électrique dans une école minable à un robinet offrant eau chaude et eau froide (et même tiède !) en passant par un directeur de station d'épuration vraiment raciste, les reporters font grise mine et n'ont rien à se mettre sous la dent. Mais nous sommes en avril 1974, le Portugal s'apprête à se débarrasser de sa dictature. Nos reporters vont prendre la révolution des oeillets en pleine figure sans rien avoir vu venir.
"Les grandes ondes" est ce que j'appelle un film attachant. Pas vraiment totalement réussi peut être à cause d'un léger manque de rythme, un peu singulier parfois par son mélange de genres qui peut dérouter (quelques légères petites touches poétiques, une scène de comédie musicale), il parvient sur la durée à nous faire sourire, puis à nous émouvoir et même à insuffler au spectateur cette dose d'optimisme qu'avait le peuple portugais au sortir de la dictature. Jouant finement sur une touche vintage en recréant couleurs et ambiance de cette année 1974, le film déploie un discours post soixante-huitard absolument délicieux. Evitant le côté nostalgique et avec les moyens de la comédie, il impose finement des parallèles avec aujourd'hui, rappelant au passage, qu'une bonne révolution, c'est quand tout le monde est uni vers un même désir de liberté et de non violence. Même si les dictatures d'aujourd'hui sont plus insidieuses, leur combat n'en reste pas moins vital. (C'est peu ou prou la conclusion du film)
A l'écran, c'est vraiment une comédie, servie par un excellent trio de comédiens. Michel Vuillermoz compose un journaliste quasi amnésique hilarant et attachant, Valérie Donzelli en féministe prête à tout est au diapason et j'avoue que j'ai découvert un acteur épatant en la personne de Patrick Lapp qui brosse un technicien bourru mais au charme certain, totalement irrésistible.
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Sylvain P

388 abonnés 1 434 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2014
Cauvin, journaliste suisse, est un lointain cousin d'OSS 117, macho occidental et imbu de lui-même. Vous l'aurez compris, Les Grandes Ondes est une comédie, sur un sujet pourtant grave. Le rythme, le ton, et le talent des acteurs en font une des très bonnes surprises de ce début d'année.
César D.
César D.

39 abonnés 616 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2014
une bonne petite comédie rétro, sans prétention, mais bien menée. les personnages sont attachants, encore plus quand on découvre à la fin du film, qu'ils ont existé. ça sent bon les années 70's, l'humour aussi.
Flore A.
Flore A.

36 abonnés 518 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2014
Cette comédie loufoque mais pleine de bon sens fait revivre la légèreté des années 70 et la révolution des œillets. Des passages très drôles mais un ensemble inégal.
islander29

1 036 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2014
Que cela fait plaisir de rencontrer des films , où l'humour est fin et souvent avisé, sans extravagance....
Le ton du film est authentique et feutré....
L'histoire est simple et révélatrice de toute une époque, les années 73, 74.....
Une équipe de radio suisse se rend au Portugal pour un reportage, cela lui vaut quelques rencontres inattendues, un admirateur de Pagnol, une équipe de radio belge, la révolution des œillets ....
Les paysages sont beaux, le rythme est retenu et la caméra conviviale....
les acteurs Valérie Donzelli , Michel Vuillermoz sont si ordinaires et attachants qu'on les croiraient réels et leur humanité est souvent drôle.....
Film d'humour, d'histoire, d'émancipation sexuelle, les sujets abordés par le film sont parfaitement traités, quant aux décors et véhicules d'époque, il est étonnant que le réalisateur en est trouvé autant...
A ne pas rater....
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 février 2014
Le cinéma hélvète, j'en vois assez peu, finalement (je n'ai pas vu, par exemple "Home" d'Ursula Maier, qui fait d'ailleurs une petite apparition sympa dans ce film, en compagnie d'autres metteurs en scène), et de ce cinéaste, Lionel Baier, je savais tout juste qu'il avait réalisé quelques autofictions ("Un Garcon Fragile", Un autre homme", des films bien notés par la critique intello mais très peu vus) , mais j'ignorais qu'il avait commencé un projet de tétralogie liée aux points cardinaux Nord, Sud, Est et Ouest.

Après Comme des voleurs (à l’Est) tourné en 2007 et dont la sortie en salles fut restée très confidentie, du moins en France, voici le volet centré sur l'Est puisque le film se déroule non pas en Suisse, à part le tout début, mais au Portugal, dans les années 70, en pleine révolution des oeillets.

Visiblement, et je l'ignorais totalement avant de voir ce film, il y a une vraie relation qui lient la Suisse et le Portugal (et d'ailleurs, la majorité des étrangers vivants en Suisse sont Portugais), et le film commence lorsque le directeur des programmes de la Radio suisse romande est chargé par le gouvernement suisse d' envoyer une équipe au Portugal, afin de raconter les grandes réalisations de la coopération suisse.

Evidemment, comme on est dans une comédie et que le directeur des programmes ne croit pas des masses à ce projet, l'équipe est quand même composée d'une belle bande de bras cassés qui amène pas mal de situations et de dialogues très drôles : un ancien grand reporter devenu amnésique, une animatrice d'émissions spécialisé sur les préoccupations féminines et un technicien pas bien motivé, car proche de la retraite, et évidemment, le voyage ne va pas du tout se passer comme prévu, l'équipe étant prise en pleine révolution des Oeillets, et plus exactement ce jour du 25 avril 1974 qui voit la rebellion dans la rue contre le régime dictatorial de Salazar.

De cette virée dans la démocratie naissante portugaise (on connait mal cette période de l'histoire que le cinéma a peu exploité, et c'est tout à l'honneur du réalisateur de mettre un zoom sur cette époque), émane donc un parfum un peu nostalgique absolument délicieux, un parfum qui permet à Lionel Baier d'insuffler à sa comédie une bonne dose poésie, et également une petite dose de profondeur, le film nous rappelant, en toute subtilité, à quel point la démocratie est une valeur essentielle et fragile à la fois.

Et on apprécie également dans Les grandes Ondes (à' l'Ouest) la douce folie des personnages, particulièrement bien dessinés : si on se régale de voir que l'alchimie du duo Vuillermoz/ Donzelli fonctionne parfaitement, que dire de Pelé, le jeune commis portugais qui a appris le français en regardant les films de Pagnol et qui met des peuchères à toutes ses phrases, qui est assurément une très belle trouvaille de scénario.

Bref, Lionel Baier a réalisé un très joli feel good movie intelligent et original, que je vous recommande sans hésiter une seule seconde!!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 février 2014
Un excellent film, plein d'humour, de fraîcheur et d'intelligence qui nous redonne espoir en l'Europe, l'Europe des femmes et des hommes.
Le jeu et la mise en scène sont fins et de qualité. La fin nous interroge sans alourdir. A voir absolument.

Nous avons eu la chance de le voir en avant première en la présence du réalisateur qui a su, avec gentillesse et conviction, jongler entre technicité, actualité et humour.
Christophe L
Christophe L

8 abonnés 379 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2014
Le réalisateur suisse, Lionel Baier, signe un petit bijou dans la veine du film de Michel Leclerc "Le nom des gens" où les situations et le ton déclenchent systématiquement le rire. Cette aventure journalistique de suisses au Portugal décrite dans le synopsis en dit déjà long. Il faut le voir en images. Ces comédiens malicieux parviennent à nous faire partager leur parfaite entente. C'est irrésistible parce que gentiment déjanté et tellement représentatif de l'ambiance de l'époque (les années 1970) même si la partie "révolution" est un peu moins bien maîtrisée. On y trouve aussi un côté Pedro Almodovar fort amusant à travers le rôle du traducteur portugais (Francisco Belard). Ici, c'était "Les grandes ondes", à l'Ouest... Impatient de découvrir les autres aventures européennes de l'Est, (déjà sorti en salle "Comme des voleurs"), du Sud (en Italie) et du Nord (en Ecosse)...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 janvier 2014
Découvert en avant-première, j'ai été vraiment surpris en bien. Excellente comédie rafraichissante et les acteurs sont tous exceptionnels.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 janvier 2015
1ère vision - "Petit" film suisse marrant et plaisant, basée sur une histoire vraie. Le casting est sympa, niveau histoire j'en ai bien appris sur la "révolution des œillets" qui s'est déroulé y a pas si longtemps et pas si loin, bref une agréable découverte - 3,5 étoiles

2ème vision - Ce film avait été une agréable surprise au ciné et il passe avec succès le cap de la 2ème vision. La fraîcheur du film est toujours présente, le scénario bien que connu, réserve encore des surprises et me touche toujours autant. Le jeu des acteurs est plaisant, tout le monde est au diapason. Une belle découverte de cinéma. - 3,5 étoiles
Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2013
Lionel Baier talentueux et goguenard s'éclate dans sa comédie inclassable et drôlissime. Les années 70 fantasmées par un réalisateur né au mitant de la décennie, sur une histoire racontée avec le rythme mollasson des seventies à l'instar d'un "vos gueules les mouettes" de Rober Dhery de 1974. Les acteurs crèvent l'écran et le trio fonctionne à merveille. Un vrai moment de bonheur et de jubilation.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 mai 2014
Un bon moment de cinéma ! C'est drôle et nostalgique . J'aurai aimé plus de vannes. A voir absolument si vous êtes un quadra !
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