2662 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
272 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
87 critiques
3
65 critiques
2
53 critiques
1
26 critiques
0
12 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
FuraxFakir
4 abonnés
59 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 5 février 2019
Comment gâcher 3 supers actrices en leur flanquant un scénar creux, des dialogues surfaits et des personnages caricaturaux. Aucune émotion, des incohérences, on saute du coq à l'âne tout en tournant en rond sur l'idée "géniale" du film à grands renforts de psychologie de comptoir. A la fois lent et trop rapide, un presque huis-clos avec trop de gens: impossible de rentrer dans l'histoire, ni de s'attacher aux personnages. Dans la veine "actrice qui malgré une belle carrière doit se résoudre à vendre son image pour des films de SF qu'elle abhorre" autant mater le splendide Le Congrès avec Robin Wright (dans un autre genre).
Mon Dieu que c'est laborieux !! Déjà il faut avoir le temps au début car 45 minutes autour de la mort de Wilhelm il faut le vouloir !! Que c'est long pour en arriver à l'essentiel !! Et quand le scénario se met enfin en place, on a déjà rendu les armes depuis longtemps et la mayonnaise ne prend malheureusement pas. Dommage car Juliette Binoche est encore prodigieuse dans ce film mais là trop c'est trop !!
Des mises en abimes successives d'une lourdeur affligeante. Binoche, qui a le rôle d'une comédienne star confrontée aux affres du vieillissement, est uniquement crédible, dans ce film, quand elle joue le personnage qu'elle accepte d'incarner pour un auteur de théâtre, récemment décédé, auquel elle entend rendre hommage. Cruel paradoxe ! Un film, par ailleurs, vide d'émotions. On peut sauver la majesté des Alpes, plutôt bien filmée par Assayas.
Un beau film qu'il faut apprècier dans la durée et pour lequel il faut dépasser la 1ere demie-heure un peu soporifique. Mais le film monte " a mas" , et la dernière partie est vraiment éblouissante , avec les dernières répétitions de la pièce dans les montagnes, la crise entre les deux héroines et le drama de l'adultère à Londres . Les actrices sont vraiment très bonnes Binoche et Steward se renvoyant la balle et jouant avec beaucoup d'intensité , répétant la "pièce" de ce quelles sont en train de vivre elles même. Les denreières 30 mn sont très fortes..
Un vrai moment de bonheur grâce au jeu pur des actrices. le télescopage du passé et du présent mais aussi de l'ancien et du nouveau monde. Une réflexion sur le temps. Les philosophes réfléchissent sur ce genre de sujet . S' agit-il de bavardage ? Certains aiment les dialogues, d'autres les détestent et préfèrent l'action. Mais en aucun cas on ne peut dire qu'il ne se passe rien dans ce film.
C'était assez lent et long je n'ai pas réussi à m'attacher à l'histoire et aux personnages malgré un cadre très jolie. J'ai trouvé l'histoire très soporifique je n'ai pas compris le but du réalisateur.
Je connais pas du tout Olivier assayas donc je m'attendais pas à grand chose et je trouve que Sils Maria est vraiment une bonne surprise avec des Dialogues réalistes, mise en scène simple et tout public, scénario renfermant de la profondeur, et surtout excellentes prestations de Binoche & Stewart (chloe grace moretz est super, même si on l’aperçoit moins), "Sils Maria" délivre le portrait d'une actrice et sa relation particulière avec son prochain rôle, celui qui amènera un certain mal-être et une conscience soudaine sonnant comme un virage à sa carrière. Un rôle particulier, ou la comédienne se retrouvera finalement, vingt ans plus tard, face à elle-même. De bonnes interprétations dans un scénario touchant !
Un film riche d'interrogations multiples sur le travail de comédien à travers une mise en abyme plurielle mais aussi sur l'appropriation d'un texte par ses lecteurs et sur le rapport au temps qui passe - sans verbiage creux ni réflexion dogmatique. Malgré quelques choix discutables, la mise en scène, épurée, met en valeur les paysages et le jeu des acteurs. Un long-métrage élégamment ciselé.
je suis contente de voir Kristen Stuart dans un autre rôle que celui de twilight que je trouvais bien nunuche et bien fade et pas du tout à sa hauteur. La voir dans cette composition est plus agréable même si je trouve le film un peu long et on garde une distance vis à vis du film. difficile de se projeter ou d'avoir de l empathie pour des personnages trop cerébraux qui causent et tergervisent beaucoup sans traduire d'émotions pour autant. Je le regarde pour l 'anglais puisque c"était ma matière de prédilection à l'école. juliette binoche a une étonnante et brillante diction qui ne trahit pas ses orogines. bravo pour la performance. la rivalité latente émerge aussi entre les protagonistes et pas que sur scène.. tout ça servi dans un joli cadre montagneux
Olivier Assayas signe un film touchant et magnifique avec un scénario remarquable, une sublime Juliette Binoche, une mise en scène audacieuse et un scénario captivant.
Magnifiques portraits de femmes, chacune offrant le reflet d’une génération, superbement interprétés par des actrices emblématiques.
En commençant par Maria, victime du dogme de l’apparence et du jeunisme, complètement annihilée par le fait que le rôle qu’elle interprète la renvoie à la réalité d’un âge qu’elle considère comme la fin.
Accroc à la jeunesse éternelle elle tentera de vampiriser son assistante, en l’enfermant dans sa névrose d’un passé révolu.
L’assistante : Valentine, image même d’une génération qui ne peut se révéler, entravée par des ainées qui lâchement refusent la maturité qui les convoque.
Obligée d’être adulte à la place de l’ainée, elle tentera de détruire le barrage qui obstrue l’inspiration qui permet à Maria d’exprimer son talent et se révéler entière, dans sa maturité.
Valentine espère à travers la réussite de sa quête, obtenir la reconnaissance de sa compétence et réaliser son ascension professionnelle, entourée de l’adulte qui palliera la défaillance maternelle dont elle est victime (c’est ce que j’en déduit, d’après la nature du rapport qu’elles entretiennent), en remerciement à son appui.
La relation qui s’opère entre ses deux êtres, se noue dans un cadre de transmission et d’évolution au sein d’une communauté.
Et enfin Jo-Ann la « tueuse (excellent le coup de la boîte à vomi, mais comment tu l'as ruinée la tassepé, mdr !) », génération des « survivalistes » résignée à ce que le seul moyen de s’en sortir est d’éviter de se faire bouffer.
Elle refuse le lien générationnel et sa transmission d’expérience, la considérant comme un asservissement et une arnaque mortelle, elle vit au présent acceptant les risques de son ignorance.
Cette histoire se déroule, sur fond de paysage montagnard d’une Suisse mythique (je craque).
Car le mythe s’invite sous la forme du serpent, avec la réécriture de la genèse à travers une nouvelle Eve qui refusera la confrontation avec le serpent, dans un jeu ou elle n'a rien à gagner et tout à perdre (s’est pour l’instant l’interprétation que j’en fais à mon degré de compréhension du moment).
Cette œuvre est une réalisation esthétique à plusieurs degrés.
Esthétique narrative à travers la référence mythologique de la genèse.
Esthétique visuelle par le décor naturel qui sert de toile de fond.
Esthétique inspirée de la nouvelle vague, dépouillée des excès existentiels, ego et précieux ridicules.
Esthétique des actrices dont l’identité a été forgée dans l’acier le plus pur, de la meilleur trempe.
Vous aurez compris que Valentine à ma préférence « maman a été méchante avec toi, viens voir papa, il est l’adulte qui te permettra de te révéler », pour ce qui est de préciser si il s’agit du personnage ou de l’actrice, je sort un Joker).
En résumé : un excellent instantané d’une époque en mal de repères.
Olivier Assayas signe un film touchant et magnifique avec un scénario remarquable, une sublime Juliette Binoche, une mise en scène audacieuse et un scénario captivant.