Bande de filles
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23 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2014
Un film attachant sur les adolescentes dans les cités. La beauté formelle de la réalisation de a fonctionne pour moi ici davantage que dans son précédent film. Qq. scènes un peu étirées mais l'ensemble est plutôt réussi. Les jeunes actrices donnent bien corps à leur personnage. Attachant !
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2014
Belle réussite que ce film bourré d’énergie et d’humanité. Un film riche, documentaire par certains côtés, qui traite de l’émancipation adolescente dans un milieu que peu connaissent, corseté dans la gêne financière, les codes, l’isolement. Jamais facile de s’en sortir. C’est noir mais chargé d’espoir car l’énergie, la combativité et la solidarité sont fortement présentes. L’interprétation par toutes ces débutantes est remarquable, avec une mention à Karidja Touré qui crève l’écran de son regard et de sa présence. Sans omettre la science du cadrage et du décor de la réalisatrice qui réussit là un autre sacré film après Tom boy.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 novembre 2014
Enfin un film réaliste sur la banlieue ! Les actrices sont géniales et Céline Sciamma est une grande réalisatrice. Bande de fille nous éclair de façon touchante et souvent très drôle sur ce que c'est d'être une fille dans la banlieue parisienne. Le film a toute fois tendance à tirer en longueur et montre la vie de ces filles de façon un peu trop documentaire. Un très bon film tout de même !
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2014
On attendait ce film avec circonspection : les deux premiers de la réalisatrice avaient tellement plu qu'on pressentait une suite en mode mineur. Oui et non. Oui, c'est un poil en deça des deux premiers et la fin est un peu ratée. Non, cela reste un bon film et le sujet était "casse-gueule" mais elle s'en sort bien. La faute à la qualité de réalisation, toujours au rendez-vous, et à la direction d'actrices, qui sont excellentes (la principale d'entre elles, K. Touré, est vraiment remarquable) . Et puis, trente ans après, mutatis mutandis, on semble revivre Les nuits de la pleine lune, mais cette fois qu'avec des filles, quoique Fabrice Luchini en est aussi une merveilleuse dans son genre et Pascale Ogier (sans commentaire, trop de regrets). Mlle Sciamma, continuez, s'il vous plaît, encore à nous enchanter et nous apprendre toujours plus sur cette si merveilleuse part de l'humanité.
Roman G.
Roman G.

19 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2014
Détonnant, déroutant, une œuvre sur la place des femmes et Jeunes Filles en Banlieue. Mais aussi sur l'avenir que l'on transmets à ces nouvelles générations. On en sort désorienté !!! A voir .
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 novembre 2014
Belle surprise! Film émouvant, drôle et plutôt réaliste.Sans tomber dans le cliché ou la moralisation il nous plonge dans le quotidien de jeunes femmes vivant dans la réalité "de la cité", on en sort avec un regard différent..
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 novembre 2014
Ce film de par son ambition ultra-réaliste pour dépeindre le quotidien à la fois haut en couleurs et glauque de jeunes filles noires issues des banlieues défavorisées s’enferre hélas trop dans cette réalité faute de la transcender. En effet, dès le départ, leurs comportements évoquent un désir paradoxal, à la fois, de retour aux racines tribales par le biais d’attitudes et cris d’animaux ainsi qu’un désir inaltérable de nouveauté et d’affranchissement social. Tout ceci en réaction à cette soumission aux hommes laquelle s’avère non seulement trop ostentatoire mais les précipite d’autant plus dans une schizophrénie les faisant alterner tantôt vers des statuts de bourreaux intimidantes tantôt de victimes désarmantes.
Les seuls autres acteurs de confrontation qui s’offrent à elles s’érigent comme étant d’autres congénères, leurs familles et une représentation très accessoire et transitoire du système éducatif. Mais sont relégués totalement au titre d’abstraction tous les « autres », en l’occurrence la société dans sa diversité sociale, morale et culturelle. En effet, nous ne partageons leur réalité qu’en comapgnie de leurs voisins de cités ou familles au détriment de réelles confrontations avec des individus étrangers à leurs microcosmes.
Entre racket, décrochage scolaire, vols à l’étalage et pugilats verbaux et physiques, à défaut de passer en section supérieure,
ces filles excellent en section « loubardes » exigeant d’elles des singulières aptitudes.
Ce qui est dommage, c’est que ces rebelles manquent cruellement d’idéaux hormis l’instinct de domination sur les autres, les réunions intimes et festives à l’écoute des chansons de Rihanna et la séduction facile. Leur misogynie qui leur est inspirée avant tout par leurs familles et les hommes du quartier les empêche de faire évoluer leurs préjugés. Quand l’une prétexte à l’autre la perte de ses cheveux par l’assaut injuste d’une coupe faite par un père irrespectueux et tyrannique, elle passe sous silence la difficulté d’assumer la perte de féminité et donc d’identité au travers de l’absence de perruque les obligeant à affronter leur image véritable. Quand elles revoient leur ancienne acolyte de bande devenue jeune mère, on en vient à se demander si l’alternative n’est pas trop réductrice sur les opportunités d’épanouissement personnel : maternité ou délinquance ? Les études semblent hélas exclues de par l’aspect faussement émancipateur des 2 premières échappatoires où règnent alternances de rivalités et de réconciliations par lesquelles leurs égos faillibles ouvertement « surdimensionnés » se construisent.
Ainsi, à l’instar de quantités de films relatant les dérives propres à l’âge ingrat et ce d’autant plus dans un cadre et une époque difficile, la fascination procurée par ce film fonctionne d’autant plus chez leurs semblables mais aussi chez les spectateurs qui ne sont pas régulièrement exposés voire importunés par leurs frasques. En effet, ils appréhendent le film comme une plongée unique et inédite dans un monde inédit à l’image d’un documentaire traitant d’une couche de population trop longtemps négligée. L’approche ethnologique du film a beau permettre ce regain d’intérêt, la dimension personnelle de renouvellement positif et constructif à travers des valeurs pas si idéalistes telles que l’élévation intellectuelle et spirituelle qui aurait pu nous faire sublimer leurs vécus et psychés est vraiment trop sous-exploitée.
Et malgré les deux occasions au cours desquelles on les voit se balader et se réunir hors de leurs cités nous renvoient à chaque fois à leurs invectives bruyantes et agressives avec d’autres bandes de filles noires, la réalisatrice laisse dans la plus totale abstraction les réactions des gens autour, en l’occurrence les usagers du métro et le tenancier de la sandwicherie. Ils sont comme littéralement « gommés » et tenus complètement à distance face aux bruyantes élucubrations destructrices de toute tranquillité et donc de respect des autres. La totale absence de feed back des gens autour les fait apparaître tels des amazones fières et insouciantes de mortifier tous ceux amenés à les croiser. En faisant la part belle à une telle impunité d’attitude, le film perd en crédibilité voire pire, semble la cautionner.
Faute d’accepter de pouvoir continuer à mener sa vie d’amazone urbaine, le choix de vie que fait l’héroïne Marieme paraît une fois de plus trop partial en offrant un choix de vie des plus manichéens : vivre avec son amoureux le bonheur trop lisse des gens normaux ou la « liberté » de se livrer à un mode de vie marginal.
En voulant fuir la répétition des mêmes schémas, et surtout ceux liés à sa condition féminine qu’elle trouve aliénants, Marieme s’enferme dans leurs équivalents masculins, propres au marchés parallèles rendant sa quête d’identité encore plus douloureuse.

C’est pourquoi, je crains que ce film vienne conforter les groupes de filles (Les fatous) issues de ces communautés noires de banlieues qui n’ont hélas rien à envier à leurs homologues masculins en termes de comportements, belliqueux, provocateur et fortement bruyant. En effet, les mettre en scène a certes, le mérite de dénoncer un univers difficile jalonné d’humiliations, de désespoirs et d’agressions dans lequel ces filles sont contraintes de surnager et d’exister. Mais ce film, en exaltant cette part de folie dont elles peuvent faire preuve dans leurs quotidiens et à tout moment (pourvu qu’elles soient en groupe) pourrait aussi leur donner raison de se complaire dans des positions frisant parfois l’hystérie révélatrice de leurs psychés en construction dont elles usent et abusent à l’égard non seulement des machos traditionnalistes et injurieux ainsi que de leurs rivales féminines mais aussi à l’égard de tout individu mécontent ou porteur de regard désapprobateur à l’égard de leurs attitudes. En effet, le simple fait d’être importuné par leur bruyante, extravagante et souvent excessive exubérance de groupe (parmi lequel elles se sentent surpuissantes) et de le leur manifester peut déchaîner leurs foudres. J’ajouterais que si l’individu en question a l’inconvénient d’être de race blanche, de sexe féminin et d’un âge jeune à moyen, la
recrudescence de leur mépris et de leur animosité peut s’avérer d’autant plus forte.

La seule "babtou" (femme blanche) à laquelle les filles se confrontent s’incarne en une vendeuse de vêtements soupçonneuse de les voir déambuler lascivement à travers les rayons en recherche d’opportunités pour commettre quelques larcins. Or, même s’il n’y a rien d’exceptionnel à ce qu’une vendeuse après réception de consignes soit méfiante à l’égard d’une bande de filles aux regards à l’envie et la frustration un peu trop appuyés, cette confrontation ne fait que mettre davantage en exergue une interprétation au détriment de l’autre au risque d’en déséquilibrer la portée morale : la discrimination raciale pousserait les jeunes issus de l’immigration aux actes délictueux par revanchardise et goût pour la provocation gratuite. Pourtant, bien sûr, ce parti-pris implicite n’est pas défendable pour autant que l’élan du groupe soit tout aussi responsable il n’en est hélas non moins blâmable.
C’est pourquoi, pour ce film, il serait important, en parallèle à son encensement pour ses qualités et l’originalité de son sujet, d’en signaler les éventuelles dérives en termes d’influences sur les sujets réels représentés…
J’en veux pour preuve que celui ou celle qui n’a jamais ou a été trop peu confronté à l’extrême égocentrisme et à l’arrogance, en clair, à l’impolitesse dont certaines font preuve notamment dans les gares, magasins ou lieux publics situés dans les grands axes de transport en commun tels que Chatelet les Halles ou St Denis, vont voir ce film en marge du problème identitaire d’une partie de la société dont elles sont le symptôme. Et ils resteront ainsi au sens propre comme au sens figuré de simples spectateurs…
A l’exception de l’avoir vécu et subi soi-même, en ayant eu l’audace, le courage (ou la bêtise diront certains) de les interpeller et de les affronter dans le seul but de les inviter à modérer en public leur exubérance. Crime de lèse-majesté oblige, leurs réactions est que tantôt elles se foutent « superbement » de vous d’un air méprisant agrémenté de rires de mouettes ou vous crachent au visage toute leur rage et leur inculture (références socio-culturelles bling-bling et fautes de français à l’appui) pour traumatiser le/la pauvre quidam ayant osé perturber leur tranquille impunité. Car au final, ces bandes de filles, en recherche d’identité et d’affirmation de soi, à force d’être maltraitées, ont la fâcheuse tendance à faire de leurs réflexes de défense une réaction systématique à l’encontre de la moindre personne en désaccord avec leurs comportements. C’est ce qu’on pourrait appeler un amalgame de paranoïa relationnelle…

Alors, oui ce film est salutaire s’il permet de sensibiliser les gens (voire les intéressées elles-mêmes) à un réel problème de société inquiétant sur l’aliénation morale et mentale que subissent ces jeunes filles noires tout en dressant les jolis portraits qui se cachent derrière leur masque social en vertu duquel néanmoins elles s’inventent un personnage à la fois glorieux et populaire mais hélas peu compatible avec la vie en collectivité. Car à force de compenser leurs complexes à travers une conviction de supériorité ouvertement assumée qui les font se prendre pour des déesses, elles ont tendance à se transformer trop souvent à la moindre petite remarque ou regard agacé en effrayantes hyènes, une image révélatrice de leur surenchère émotionnelle assez indigne pour des demoiselles en quête de respect…

Par conséquent, ce film serait intéressant s’il ne prenait pas le risque (assumé ou pas) de servir d’exemple pour les jeunes noires en terme d’attitudes, de collusions et de choix de vie pas si épanouissants qu’il n’y paraissent sous peine de les exclure un peu plus d’une société à l’indulgence limitée.
Archibald T.
Archibald T.

20 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2014
Découverte de la vie quotidienne de jeunes adolescente en banlieue. PAs facile d'y vivre, encore moins de s'en sortir.

Des interprétations saisissantes, un bon film au final.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 novembre 2014
En plus de signer un film formellement plutôt réussi, Céline Sciamma parvient avec Bande de filles à poser de vraies questions (pas toujours, finalement, il est vrai) sur la société d’aujourd’hui et notamment sur la place des femmes dans les cités. Et puis, elle permet de découvrir Karidja Touré, dont c’est le premier rôle et qui est tout simplement exceptionnelle, accompagnant son personnage dans toutes ses aventures avec un mélange incroyable de douceur et de détermination.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 novembre 2014
Ennuyeux et lassant, histoire lente, comédiennes sans grand talent, c est triste de faire une histoire qui ressemble à un documentaire sur les cités ....
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 novembre 2014
Raconter à l’écran le parcours initiatique d’une fille « noire » issue d’une banlieue parisienne a le mérite d’être nécessaire et politique. Rares sont les films qui traitent vraiment ce sujet. Le portrait de Vic – le personnage principal – est touchant, subtile et plutôt réaliste. Les problèmes de classes sociales, mais aussi d’affects, sont assez bien montrés. Les rapports entre filles sonnent juste.
Hormis l’utilisation excessive de la musique, l’écriture cinématographique est efficace et cohérente : des cadres très graphiques et parfois splendides. Cependant, on sent que la réalisatrice ne vient pas de ce milieu populaire. Si elle filme ces ados avec un œil empathique et un regard de femme, cette distanciation de classe dessert quelque peu le film. Les personnages secondaires ne sont pas suffisamment développés et pas toujours crédibles. Peut-être que Céline Sciamma aurait dû travailler ce scénario avec une co-scénariste, ayant un vécu dans cet environnement social, pour que le contenu du film soit plus puissant. Mais « Bande de filles » est un film plutôt réussi et Céline Sciamma une réalisatrice talentueuse.
floramon
floramon

119 abonnés 1 522 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2014
Je trouve que c'est une vision très négative et pessimiste de la banlieue mais cela reste tout de même un film intéressant à voir , à prendre avec du recul en se disant que tout le monde n'est pas comme ces personnes dans les cité. après on voit des peu de filles " noires " dans le cinéma français et c'est dommage parce que cette histoire ne les mettent pas beaucoup en valeur.
grano
grano

57 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2014
Belles images de personnages vrais pour un sujet à clichés. On adhère. Dérangé, oui, par une fuite en avant désespérante. Pudeur et sensibilité. Une violence sourde mènent à penser à des volcans prêts à faire éruption.
gaetan1.arnould
gaetan1.arnould

59 abonnés 387 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 novembre 2014
Un film qui passe lentement et on est quand même content quand ça finit. Le film montre certes la réalité de la banlieue et la difficulté pour les filles d'y vivre mais les racines de leur mal être ne sont en fait qu’effleurées.Les scènes sont parfois longues et sans intérêt notamment quand le film ne fait que nous montrer les 4 filles de la bande en train de ... rien faire. Il aurait fallu davantage se concentrer sur la vie de famille, la scolarité de Vic pour rendre le film intéressant. A cause de ces manques, on ne s'attache pas au personnage et on finit par s'ennuyer.
Dr. La Peloche
Dr. La Peloche

53 abonnés 242 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 novembre 2014
Un film grotesque qui sublime un état d'esprit et un style de vie qui sont pourtant problématiques au sein de l'espace public parisien.
Il faut dire aussi que, pour mettre en avant des rebelles ou des gangsters, il y a deux prérequis : ils doivent être intelligents et avoir une morale. Hors ces quatre filles sont stupides et insupportables quand à avoir une certaine éthique... Au moins, de ce coté là, c'est assez réaliste puisque les bandes de filles de cité que l'ont peut (malheureusement) voir dans la capitale sont du même tonneau. La violence extrême et la vulgarité en plus, choses que ne pouvait inclure ce vecteur de propagande qu'est Céline Sciamma car elle n'aurait pu tenter de nous les vendre comme de pôvres héroines tragiques des temps modernes, des "voyoutes malgré elles". Après tout, comme le disaient les Inconnus, "c'est de la faute à la société" (sans postillons). Oui ! A tous ceux qui ont le malheur de ne pas vivre dans une cité et d'être blanc (ou européen, à défaut). De la sociologie de salon de thé pour les nuls, quoi.
Pour le reste, je n'aime pas du tout cette façon, "éthérée", de filmer pour donner un aspect "film d'auteur où y'en a de la réflexion, dis donc !" à sa production. C'est complétement artificiel et la photographie qui rend beau ce qui ne l'est pas (comme dirait l'autre, avec une belle image et un bon chef opérateur, on fait des miracles...) ne fait que creuser l'écart avec le monde réel, celui où la réalisatrice semble ne jamais avoir mis les pieds...
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