2706 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
290 critiques spectateurs
5
17 critiques
4
65 critiques
3
83 critiques
2
67 critiques
1
36 critiques
0
22 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ProjecteurTemporel
2 abonnés
59 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 10 avril 2026
Avec Bande de filles, Céline Sciamma capte l’adolescence comme un espace de recomposition identitaire, entre déterminisme social et désir d’émancipation. La mise en scène, à la fois sensorielle et précise, épouse les dynamiques de groupe et les micro-variations des rapports de pouvoir. Karidja Touré impose une présence magnétique, incarnant une héroïne en constante négociation avec son environnement. Sciamma évite tout didactisme, privilégiant les gestes, les regards et les moments suspendus pour faire émerger une vérité intime. Un film vibrant et nuancé, qui explore avec justesse les tensions entre appartenance et liberté.
Entre éclats de joie et mélancolie diffuse, l’ensemble capte avec justesse la violence douce de cet âge charnière. Une œuvre à la fois vibrante et fragile, qui marque par sa beauté autant que par ses ellipses.
C'est dommage de ne voir qu'une réalisatrice qui crie au spectateur "ohé regardez moi" plutôt que de voir une histoire écrite de manière organique. Quelques beaux plans heureusement.
Rare sont les films à parler des personnes qui sont les sujets de ce long-métrage sur les banlieues, plein de fougue et d’énergie grâce à sa bande de jeunes actrices mais qui pêche aussi par l’aspect parfois trop caricatural dont la réalisatrice fait preuve en dépeignant les rapports de force entre homme et femme dans les cités.
Dès la première séquence, un groupe d’adolescentes noires joue au football américain, dans la nuit. Un instant de puissance brute, un collectif en mouvement, des corps qui s’entrechoquent et s’élancent. Puis, brutalement, la bascule : le retour à la cité, et ses silences imposés.
Sciamma filme l’adolescence comme un territoire balisé de frontières invisibles. L’école lui ferme ses portes, la famille lui impose le silence, la cité la renvoie à son genre. Son avenir est déjà tracé, entre un travail sans horizon et une soumission attendue.
Mais un souffle nouveau traverse le film. L’irruption d’une bande, d’un trio incandescent – Lady, Adiatou, Fily – qui déambule, rit, danse et provoque. Des filles qui occupent l’espace public avec une insolence assumée, qui défient l’ordre du monde par leur simple présence.
Marieme les suit, les observe, fascinée. Puis, elle plonge. Elle se rebaptise Vic, signe d’une naissance nouvelle, d’une tentative d’échappée. Mais cette liberté a un prix. Être dans la bande, c’est adopter ses codes, ses lois. Pour appartenir, il faut performer. Le collectif, refuge espéré, devient une nouvelle cage.
Alors, il ne reste qu’un mouvement : partir. Le dernier plan est un uppercut. Vic marche, seule. Ni résignée ni victorieuse. Juste en fuite. Quitter la cité n’est pas une libération, c’est un arrachement. Elle ne sait pas où elle va, et le film ne cherche pas à répondre pour elle.
Célébrant une sororité vaillante contre la violence des hommes, Sciamma met en scène sans distance critique l'agression sexuelle incestueuse et physique d'une grande soeur sur sa petite soeur et un harcèlement sexuel. Pas très MeToo !
Le film a réussir à fournir un regard intime sur le parcours particulier des jeunes filles noires en banlieue en France. La réalisatrice a décrit la mentalité et la quête d'identité de ce groupe de filles dans la société hexagone d'une façon si sublime qu'on ne se trouve pas trop affranchi par la question d'identité noire en France, pourtant on a encore l'impression que la société les met de côté d'une nuance aggressive .
Céline Sciamma décide de faire un film sur une bande de filles de banlieue avec leurs problèmes et leur facon de vivre. Pas de pitié, même entre filles cela se règle par des bagarres. Beaucoup de déviance, un langage ordurier et des relations avec des trafiquants de drogue. Vous aurez le droit à tout! Une belle peinture en tout cas de la vie dans les quartiers de la périphérie parisienne.
Publiée le 27 octobre 2014 ( par Michel Crotti ) Une seule chose .... bravo à Karidja Touré - probablement un avenir tout traçé, douce, forte, non conventionnelle, incroyable dans le rôle de Marieme ou Vic - jeune pousse de 20 ans.... Pour le reste, par exemple, des moments où aucune musique n'accompagne les scènes - c'en est troublant, puis tout à coup, c'est abasourdissant, tellement fort..... des scènes de vie dans les cités, bof, du classique, du simple, du.... peu intéressant voire sans intérêt, proche nullité !! **
Des tranches de vies dans la cité. On peut surtout être agacés par les personnages. Comme le titre l'indique, faire les folles et le scénario ne nous dévoile pas grand chose d'autre. L'absence des parents peut-être. Il n'y a pas un grand interêt à voir ce film. 2/5
J'ai eu davantage l'impression de voir un documentaire sur des adolescentes noires dans une banlieue française, qu'un film. Cela finit par ennuyer car il ne se passe vraiment pas grand chose. A la différence de "petite maman", ici, les jeunes filles arrivent à être naturelles d'où ma note supérieure.
Juste nul Scénario vide de sens, jeu des acteurs faible et insiste sur le racisme et les discriminations tout en illustrant et en les banalisant les actions qui les provoque
Franchement déçu par ce film tant la BA et la BO étaient prometteuses. La photographie du film est assez bonne mais pour ce qui est du scénario, il nous laisse sortir du film comme on y est entré : pas de réflexion, du cliché, et au bout du compte, une vision très cliché de la vie en cité.