"La fille du 14 juillet" a déboulé sur les écrans le 5 juin précédé d'une déjà solide réputation. Évidemment si ce film s'était intitulé "La fille du 5 juin" et était sorti le 14 juillet (qui est tombé cette année une dimanche), ça l'aurait moins fait ! Projeté à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs, ce premier long métrage d'Antonin Peretjatko est un OVNI burlesque, un bijou d'humour surréaliste. On est en France, entre le 14 juillet et le 1er août. Quant à l'époque, on pourrait hésiter : on croise François Hollande mais on roule dans une vieille Simca. Le film a un parfum Nouvelle Vague, Trente glorieuses - que trahit pourtant le spectre d'une crise financière imminente. Hector (Vincent Macaigne, l'acteur qui monte) est tombé amoureux de Truquette (Vimala Pons joue avec une fraîcheur charmante - et un charme frais - cette piquante brunette à frange). Il part sur les routes de France avec Pator - qui a souvent raison - et Charlotte. Cette comédie foutraque, bordélique et joyeusement insolente se perd un peu en chemin. Ses gags loufoques et nonsensical tangentent parfois dangereusement la benny-hillisation. Mais à ce film unique, si différent de la bouillis préformatée qui nous est si souvent servie, beaucoup sera pardonné.
Une comédie française originale, loufoque et déjantée, qui tourne un peu en rond sur la fin mais qui démarre tambour battant et nous réserve de très beaux moments de cinéma. Des acteurs pleins de fraicheur qui ont l'air de bien s'amuser et nous transmettent leur bonne humeur. Une bonne surprise.
"La fille du juillet" ressemble un peu à une enfilade de sketches, mais, néanmoins, un vent de fraîcheur salutaire souffle sur l'ensemble et en fait une comédie bien supérieure à la moyenne.
Farfelu, décalé, pittoresque et un effet foutraque totalement assumé. Pour son premier long métrage, Antonin Peretjako nous livre une comédie pleine de fantaisie sur fond d’actualité bien sentie.Nous voici donc embarqués dans ce « road movie » d’un autre genre, où nous croisons Truquette, jeune diplômée qui cherche du travail mais qui n’a pas de logement, et qui ne peut pas s’inscrire au Pôle emploi sans logement et qui ne peut pas se loger sans travail et qui s’improvise marchande de guillotines de poche le jour de la fête nationale pour se payer des vacances (vous suivez?) ; le Dr Placenta, en cavale dans sa delorean futuriste depuis que la police a découvert qu’il pratiquait la médecine sans être diplômé, et dont l’un des passetemps est d’endormir son fils à coup de balles au chloroforme ; le jeune Hector, un gardien de musée au coeur amoureux ; Pator, le poète aux cheveux gras ; Charlotte, la belle blonde dont le frère lourdaud va s’enticher de Truquette la brunette et compromettre une histoire d’amour naissante…Qualifié de « film de départementales » par le réalisateur – qui ajoute : « si j’avais fait un blockbuster, les personnages auraient pris l’autoroute » -, La Fille du 14 juillet affiche sa bonne humeur communicative, revendique son style désuet, prend des airs de joyeux foutoir, s’entoure de personnages follement singuliers et nous régale de moments savoureux rythmés par des répliques truculentes (citons cette tentative de séduction des plus élégantes du frérot pataud qui lâche avec conviction à la pauvre Truquette : « Tu es craquante et légère comme une chips »).Le meilleur remède anti-crise qui ait été filmé. A voir sans modération!
Audacieux, on aime ou on déteste l'originalité, une image et une ambiance rétro, de nouveaux acteurs, l'humour, les gags burlesques qui donnent du rythme, les petites piques politiques... Le scénario est tout de même bien creux et il y a quelques lourdeurs. Les deux amoureux sont presque antipathiques, ce sont d'ailleurs les autres qui sauvent le film (le Dr. en particulier). On regrettera d'apercevoir de ci de là cette fameuse condescendance "artiste" bien prétentieuse et toujours exaspérante. A voir tout de même pour changer des soupes habituelles. J'ai ri plusieurs fois.
On ne savait pas trop à quoi s'attendre, d'après la plupart des critiques il n'y avait aucun scénario et c'était du grand n'importe quoi, mais au final pas du tout : c'est un film absurde mais construit, et drôle à en rire à gorge déployée.
un petit film un peu foutraque où l'on sourie souvent face aux situation déjantées. Une Vimala Pons toute mignonne... Par contre, il faut arrêter de dire que ces films tournés uniquement vers le passé et tout de même très léger représente le renouvellement du cinéma français ! C'est une bulle de savon très agréable et bien réalisée. Ce n'est pas plus.
Sur les conseils d'un bon ami, j'ai regardé hier en DVD le film d'Antonin Peretjatko, le délicieusement barré La fille du 14 Juillet. Quand ce long métrage était sorti au cinéma, je n'y croyais pas du tout. Ça avait l'odeur d'une comédie faussement fofolle sous influence nouvelle vague, un truc d'auteur français bourré de références à des films chiants. La fille du 14 juillet, c'est un film d'auteur, c'est influencé par la nouvelle vague, c'est bourré de références à des films chiants, mais oh surprise, c'est tout sauf assommant.
Le film de Peretjatko, c'est un OFNI qui redonne foi en la comédie française, tout simplement.Quand on réalise un premier long métrage, on tombe souvent dans le travers de vouloir trop en faire. On ne sait jamais si on aura la chance de réaliser un deuxième film, donc on bourre son premier long de tous les sujets qui nous tiennent à cœur. Une première œuvre est donc souvent boursouflée, pleine de bonnes intentions et souvent bancale. Le miracle de La fille du 14 juillet tient dans le fait que son réalisateur a saturé son film de références et qu'il en a tiré un film aérien, léger, drôle et lumineux. Les influences sont légions : L'écume des jours de Boris Vian pour la présence de nombreux gadgets poétiques (dans le livre le piano cocktail et dans le film le pistolet à balles de chloroforme), la gestuelle à la Tati, le cadrage François Truffesque, les apartés face caméra Jean Luc Godard style, du De Funès version gendarme de St Tropez, du Eric Rohmer tendance Pauline à la plage, l'humour des Hots Shots etc etc etc....Un vrai plaisir de cinéphile.En règle général, les films français qui s'inspirent de la nouvelle vague sont prétentieux, fiers d'être intello et ennuyeux à mourir. Je pense notamment à Christophe Honoré et ses longs métrages comme Dans Paris ou La belle personne. Bertrand Bonello également avec son intéressant mais tellement chiant Le pornographe. Antonin Peretjatko assume totalement ces "influences cahiers du cinéma" en livrant un film d'une drôlerie incomparable.
C'est le deuxième miracle du film. La scène du repas chez le docteur Placenta est un moment d'anthologie. Ça faisait très longtemps que je n'avais pas pleuré de rire devant un film. Le cinéaste retrouve le côté ludique du médium cinématographique. On peut très bien commencer une discussion dans un bar et la terminer dans un musée par un faux raccord du tonnerre. Bah ouais, on est libre avec le cinéma en fait. On est pas obligé d'être linéaire, crédible, sérieux. Peretjatko se réapproprie les codes de la nouvelle vague avec une vraie vitalité, avec un sens du comique parfait et une invention de tous les instants. Je crois qu'il y a bien une idée géniale à la seconde dans ce film. Le truc qui est beau quand même, c'est que le réalisateur puise son inspiration autant du côté populo que du côté intello. Moi ça me plaît grave. Ça doit être un mec bien cet Antonin, j'en suis sûr...
Et puis comment ne pas parler du message du film : En temps de crise, ou la loi du plus fort règne, La fille du 14 juillet nous dit de tout plaquer, de prendre une bagnole et d'aller sur la plage avec des potes, de bien bouffer, de bien boire, d'être amoureux et de profiter de chaque instant de la vie. Un esprit soixante-huitard fort agréable et pas énervant pour un rond. Ouais, parce que les mecs peace and love en 2014, on a juste envie de les frapper en général.
Je l'ai regardé pour les excellents Vimala Pons et Vincent Macaigne, mais quelle souffrance. On dirait un nanard des années 70, genre film des Charlots ou de Max Pecas. Pas de scénario, juste une suite de gags éculés... Comment des comédiens de talents peuvent-ils accepter ce genre de films ?
Ce film est tout à fait sympathique et tout à fait chiant. Les 1h28 passe extrêmement lentement. Puisque rien n'est sérieux dans ce film, on ne peut pas s'attacher aux personnages donc on s'en fout de tout ce qui se passe. On regarde ça d'un air amuser certes, mais le principe qui engendre la sympathie tient également à distance tout réalisme donc tout empathie ou identification aux personnages. Bref, ça aurait été un sympathique court-métrage mais 1H30 de court-métrage, c'est LONG!!!
Vraiment une très belle surprise ! Moi qui ne suis pas fan du tout des comédies, j'ai bien adhéré à l'humour burlesque. Attention,il faut aimer l'absurde ! Certaines facilités et longueurs toutefois : tous les gags ne font pas mouche. Mais ça reste vraiment une très bonne comédie !
Ce film a un truc et une Truquette, féminin de truc et demoiselle brune protagoniste Vimala Pons, qui ont un charme fou.
Ce qui me plait énormement ce sont ces dialogues qui semblent improvisés la plupart du temps, ainsi que cette légèreté entretenue si efficacement. L’empathie fonctionne à fond pour les hommes, comment ne pas vouloir partir en vacances avec la blonde et la brune, fantasmes absolus. Deux allusions à Godard en prime que sont ce machisme peu insistant « à l’ancienne » de montrer des jolies jeunes femmes exposées mais pas trop et cette voix off désabusée ou neutre selon comme on l’interprète qui donne au cinéma un cachet. Pour autant, n’imaginez pas que vous verrez un chef d’oeuvre ou l’amorce d’une nouvelle Nouvelle vague.
Antonin Peretjatko désamorce la bombe du spectacle dès les premières minutes et instaure la tolérance chez le spectateur. Il réussit à nous faire sourire de blagues plutôt ratées, et à nous faire marrer lors de situations burlesques: le gag couperet par exemple, qui condamne les plus intolérants d’entre nous est d’un parti pris jouissif...