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Claire D
7 abonnés
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4,0
Publiée le 1 février 2014
Quel bonheur ce film! Sereine, je me sentais sereine en sortant, avec un sourire aux lèvres... De la légèreté, de l'émotion, de l'humour et plein de poésie. Merci pour ce moment délicieux!
Lulu, femme assez banale somme toute, questionne sa place tant dans sa famille que dans la société et cela donne un très joli film, drôle et émouvant. Pour redonner courage à ceux qui veulent changer leur vie ...
J'avais bien aimé le premier film de Solveig Anspach, Hauts les cœurs, avec déjà Karin Viard.
C'est quoi, l'histoire? Une femme qui a des soucis professionnels. Qui a des soucis d'argent. Qui a une vie privée nulle, un jour, plaque tout, ne rentre pas chez elle. Mais, me direz vous, j'ai vu ce film il y a quelques mois! Ca s'appelait Elle s'en va! Ben non, c'est un autre. La grande différence, c'est qu'Elle, c'était la grande Catherine. Même dans un rôle de woman next door, elle restait la Tsarine. Et puis, elle finissait dans les draps de Gerard Garouste -autrement plus classe que ceux de Bouli Lanners....
Karin Viard, elle, c'est la vraie woman next door. Elle est mal mariée à un garagiste; elle porte le jolie prénom de Lucie, mais tout le monde l'appelle Lulu, alors, va pour Lulu. Après un entretien d'embauche calamiteux à St Gilles Croix de Vie (qu'est ce que c'est moche!), elle ne reprend pas le train pour Angers. Son mari est fou de rage, sa sœur essaye de la chercher... La fugueuse est d'abord récupérée par un gentil ex-taulard, gardé comme le lait sur le feu par ses deux frères, les Dupond /Dupont des Branquignols, qui l'invite dans son mobil home; puis chez une vieille dame (Claude Gensac) dont elle a essayé de piquer le sac. Elle pousse même à la révolte une petite serveuse maltraitée par une patronne exécrable (Corinne Masiero, qui s'impose comme d'ab en deux courtes scènes!)Tout cela s'effiloche, tout cela est gentillet -mais sans intérêt. Anspach filme avec empathie, mais elle n'a pas su trouver une tonalité pour son film, tantôt grave, tantôt parodique en particulier grâce aux Dupond/t. Certes, la Viard est très bien, dans le rôle de cette petite bonne femme mal dans sa peau qui ne sait rien, qui au départ est mal à l'aise dans tout ce qu'elle entreprend: aller à l'hôtel, regarder la mer, et plus encore s'y baigner, rencontrer un nouvel homme.... Mais bon. C'est bien longuet.
Un "road movie" à la française, simple, humain, sentimental. Un "road movie" sur les rencontres, celles qui vous extirpe de votre quotidien, vous font respirer, voir la vie différemment. Un "road movie" joué par tous, 1ers et 2nd rôles, avec énormément de justesse et de sincérité.
La vie les gens quoi, la simplicité,De l oxygène et du bon à consommer et c'est du bio en barre, du p'tit bonheur au coin de la rue, allez zou soyons audacieux, prenons des risques,des bons.
Attachant petit film comme on sait si bien les faire en France. En Allemagne on les appellerait les "Heimatfilm". Chez nous c'est le cinéma de terroir.
Encore une fois Karine Viard démontre tout son talent dans un rôle qu'elle joue avec une justesse incroyable ! Une histoire comme il en est arrivé tellement de fois à certains ou que d'autres rêvent de réaliser... C'est très bien filmé avec une mise en scène soignée et un casting bien pensé où chaque comédien est à sa place. En ces périodes où l'actualité et la météo nous foutent plutôt le bourdon, Lulu femme nue est une belle bouffée d'air frais traitant d'un sujet dans lequel chacune et chacun d'entre nous pourra se retrouver.
Joli petit film intimiste, simple et délicat, tiré de la BD éponyme, avec une excellente Karin Viard en femme (mal) mariée cherchant à fuir sa routine et à retrouver de la spontanéité, et des seconds rôles touchants ou amusants. C'est réaliste, ça parle de rencontres et de sentiments et c'est tiré d'une BD: un peu comme "La vie d'Adèle" en fait, mais on peut trouver ça moins indigeste. Faut dire que le film ne dure qu'1h27 et n'a pas besoin de gros plans sur la morve et les larmes pour faire passer son message.
Faire un pas de côté. Que se passe t'il quand on fait confiance au hasard, qu'on s'autorise à être soi, à vivre en phase avec soi même. C'est toute la démonstration de ce film, mené de façon pleine et entière par Karin Viard superbement juste, Bouli Lanners surprenant de retenue. Le duo fonctionne à merveille et la rencontre porte et transfigure le personnage de Lulu. Comment reprendre possession de soi quand on a la sensation que sa propre vie nous échappe, nous emprisonne... en retrouvant son propre rythme, par couche successive, en laissant l'harmonie qui nous entoure nous emporter. Des choses simples, des échanges, un sourire, un regard.
On ne sombre pas dans la pathos, on suit juste le rythme de Lulu, qui est là, qui se remet à vivre au lieu de survivre. Une vraie bouffée de grand air marin, tellement agréable qu'on rejoindrait volontiers Lulu pour une baignade sur les palges de Saint Gilles.
Je n'ai jamais lu la bande dessiné dont est tirée l'histoire, mais l'histoire sonne terriblement juste, la mise en scène nous emporte si bien que lire le support de départ devient inutile.
Karin Viard, encore et toujours Karin Viard. Juste, belle. On se surprendrait même à croire qu'elle ne joue plus, qu'elle "est" simplement avec nous. Un vrai régal.
Un cinéma plein de promesse que ce "Lulu", mais c'est bien dommage qu'on en reste désespérément trop au niveau des intentions ! C'est que ça manque tout de même un peu de matière, de profondeur et pour dire d'une vraie raison d'être. Car, bon, la femme de la quarantaine bien établie qui pète un plomb et s'en va se perdre un peu dans le monde pour mieux se retrouver, c'est quand même du déjà vu ! Il aurait fallu que ce film apporte quelque chose de plus que ses bonnes intentions pleines de mélancolie. Un discours original, de la poésie, une vision nouvelle, quelque chose quoi !
Il m’est très difficile de parler de ce film de femme fait par une femme. A vrai dire je n’ai pas compris grand-chose et quasiment pas participé aux états d’âme de Lulu. J’ai adoré la scène dans laquelle Claude Gensac ne supporte pas que Lulu lui ait menti, par gentillesse certes mais sans respect pour son intégrité intellectuelle, c’est trop souvent comme cela avec les personnes âgées et c’est indigne. J’ai détestée la scène du café totalement surréaliste qui est plus une scène de théâtre qu’une scène de vie quotidienne, j’ai en plus horreur du chantage, mais là encore Claude Gensac m’a épaté. J’ai bien entendu aimé Karine Viard dont la personnalité d’actrice à fleur de peau passe l’écran mais je n’ai pas aimé du tout Lulu trop inconséquente pour sa situation. Je connais tant de mamans seules, pauvres, accablées de travail, qui n’ont plus depuis longtemps de carte bleue et pour lesquelles la vie passe tellement vite. Je crois que seule une femme peut parler de ce film et expliquer pourquoi elle l’a aimé. Pour moi qui l’analyse en tant qu’homme, c’est un patchwork incohérent de situations incongrues. La réalité actuelle est beaucoup plus terrible avec nos 5 millions de chômeurs et ce n’est pas se retrouver libre quelques jours d’été à St Gilles croix de vie devants des miroirs et la mer qui va changer les choses. Au contraire cela les aggravera car qui peut croire à l'avenir du nouveau couple? Même la mise en scène soignée et pleine de bonne volonté de Solveig Anspach n’a pu me faire ressentir la moindre émotion.
Le plus grand reproche du film c' est que la bande annonce suggère une idée de film plus léger et humoristique qu' il ne l' est vraiment . Le parcours de Lulu est touchant , pourtant une partie des personnages et situations , un peu caricaturales empêchent une expression plus profonde . Des scènes sont très belles et la saisie des expressions bien retransmises par un cadrage gros plan . Deux jours apres il me reste surtout la composition , excellente de Claude Gensac ,
ça ne dépasse jamais le stade du téléfilm, et encore j'en ai connu de plus inspirés. J'ai même trouvé que Karine Viard était mauvaise, qu'elle faisait des mines, que rien ne semblait pas naturel. C'est tellement bidon et ressassé comme sujet que celui là tombe vraiment à plat. Absolument sans aucun intérêt...