Quel beau film poignant et dur. Une amitié foudroyée et des rêves qu'on devine irréalisables. C'est très émouvant et terrible avec ces trois jeunes qui ont l'envie de découvrir le monde.
Un drame saisissant et réaliste sur le destin des migrants sud-américains en quête d'eldorado, à travers l'itinéraire de trois ado, entre rêves brisés et illusions perdues.
Depuis de nombreuses années, le périple vers les Etats-Unis de migrants originaires de l'Amérique Centrale est devenu un genre cinématographique à part entière. Il y a 4 ans, "Sin Nombre", de Cary Fukunaga, avait permis à ce genre de faire une timide percée commerciale dans notre pays : Prix du Jury à Deauville, près de 150 000 entrées dans l'hexagone. Intéressant par son sujet, le film souffrait d'une réalisation un peu trop calibrée, un peu trop artificielle. Sur un sujet similaire, le réalisateur espagnol Diego Quemada-Diez nous offre un film beaucoup plus juste, beaucoup plus sincère et, par conséquent, beaucoup plus fort : pour son premier long métrage, Diego Quemada-Diez a frappé fort et juste. Le spectateur est littéralement happé par ce conte bouleversant, mélange de film sociologique, de documentaire, de western et de thriller. Pas de doute : Rêves d'or fait partie des toutes meilleurs réalisations sur ce thème de l'exil de populations fuyant la misère régnant dans leur pays d'origine dans l'espoir d'un avenir qu'ils voudraient doré.
Les drames de l'émigration donnent souvent des films poignants et justes. Rêves d'or est un très bon cru. En choisissant de faire vivre aux personnages principaux différentes anecdotes vécus par les migrants que le réalisateur a pu rencontrer, le trait est légèrement forcé. Néanmoins, ces drames sont tous réels et horribles. Rêves d'or est une aventure humaine choc et choquante.
À l’intersection du documentaire et de la fiction, le premier long-métrage du mexicain Diego Quemada-Diez est un véritable choc, un coup de massue. Parce qu’il présente l’émigration sous un jour inhabituel, mais terriblement réaliste et implacable. Le parcours en trains de marchandises, longs et lents, sur les toits desquels il faut parvenir à monter, est semé d’embûches et d’imprévus, obligeant les migrants à s’adapter, à prendre patience et à ruser. Le long de la voie ferrée envahie par la végétation cohabite le meilleur (parfois) et le pire (le plus souvent). Quoiqu’il advienne, il n’est jamais question de renoncer, de revenir en arrière et de s’apitoyer. L’énergie du désespoir et de l’ultime chance pour fuir la misère et l’absence d’avenir et atteindre l’eldorado américain. Traversant des paysages grandioses, vallonnés et sylvestres, sous un soleil de plomb, les trains seraient presque ceux des vacances, de l’évasion facile et ludique. Loin d’un sentiment d’urgence et de danger démarre le périple qui, bien sûr, ne conservera pas très longtemps son improbable enchantement. Le déplacement des populations, qu’elles traversent l’Afrique, l’Europe ou l’Amérique du Sud, suscite commerces, trafics et marchandages de la même espèce motivée par le profit, l’humiliation infligée à plus bas que soi dans l’échelle sociale. Assistant du britannique Ken Loach, chez lequel il a probablement appris ce regard documentaire et empathique, Diego Quemada-Diez livre avec Rêves d’or un film important qui n’a rien d’un angélique conte de fées. S’en dégage une force tellurique qui saisit et cloue le spectateur. Les longues courbes des rails reflètent ainsi les méandres d’un scénario riche et imprévisible qui ne se joue jamais d’effets, pariant davantage sur sa sécheresse et sa puissance à la limite du soutenable. À l’heure où les questions d’émigration font tellement débat, ce film indispensable, par le prisme d’une fiction à la fois délicate, juste et inspirée, en rappelle les multiples facettes.
Reves d'or", Excellent film relatant le voyage clandestin des trois adolescents originaires du Guatemala, traversant la Mexique vers les Etats Unis et suivis par un indien ne parlant pas l'espagnol. Poignant, Intense ! Ces quatres jeunes courageux et plein d'espoirs, s'acharnent à aller jusqu'au bout de leur route malgré les milieux dangereux comme le racket des mafias mexicains, le trafic de drogue ou la prise des otages des femmes pour les prostituer. Ils rebondissent à chaque fois pour continuer leur chemin. Leurs vies peuvent très vite se basculer par leur naievété et leur innocence, la tension est omniprésente et palpable dans le film ! Reussiront-ils à atteindre Les Etats Unis ? Combien seront-ils ? D'ailleurs, la scène où les ados marchent sur les rails, m'ont fait penser au film "Stand by Me". La mise en scène est grandiose, les plans superbes ! C'est une belle occasion de découvrir des paysages mexicains sur le toit des trains ! Les jeunes acteurs sont époustouflants ! Ce film a une qualité d'un grand reportage sur l'immigration clandestine. Absolument Génial, ce film ! Allez le voir ! "
Le récit des émigrés, clandestins, exploités, on l'a déjà vu au cinéma, de multiples façons, et pourtant cette aberration si humaine et si détestable perdure dans tant de pays, elle fait toujours et sans doute de plus en plus de victimes sur les frontières, qu'elles soient terrestres ou maritimes. Ici, le chemin est terriblement long pour une poignée d'adolescents partis du Guatemala en route pour les Etats Unis… le rêve est doré et la réalité est sombre. Le réalisateur, qui fut assistant de Ken Loach (ce n'est pas par hasard), navigue entre documentaire et fiction. Un documentaire en forme de road-movie, perché sur les toits des trains qui traversent lentement l'Amérique centrale du sud vers le nord, sous la menace des flics mexicains, des pirates terrestres (ou bandits de grand chemin de fer) et autres profiteurs en tous genres. La fiction épouse les dangers, sans concession, sans pitié pour les personnages. Il ne s'agit pas d'un film hollywoodien qui ferait que tout le monde se retrouve à la fin sur une plage californienne, on en est même très loin. Mais ce qui est finalement le plus intéressant, et le plus surprenant aussi, ce sont les rapports tissés entre les trois adolescents, leur évolution, l'Humanité qu'ils sous-entendent. Malgré la noirceur de leurs destins, ils parviennent à faire naître de l'espoir, ils élèvent le film au-dessus du simple descriptif, si honnête et si terrifiant soit-il, ils font croire en quelques hautes valeurs humanistes. Respect !
De l'Amérique centrale aux États-unis, on sait de quels périls est fait ce périple. Rêves d'or conte le destin d'adolescents en route vers un mirage. La veine est d'abord documentaire, un cheminement laborieux qui passe d'abord par le train. Le film de Diego Quemada-Diez est une sorte de "rail movie" dont le récit rappelle immanquablement ceux de La grande Dépression. Steinbeck est toujours actuel. Le rythme de Rêves d'or est lent c'est vrai mais il a pour lui une mise en scène qui privilégie les grands espaces, comme dans un western, qui s'opposent aux nombreux gros plans. Le film possède quantité de très belles scènes sans que le réalisateur ne joue la carte de l'ostentation esthétique. Le parti pris est celui du réalisme, il est parfaitement assumé et maîtrisé.
Encore une odyssée d'ados ici servie dans le contexte bien documentée avec des "vraies tranches de migrations et un choix très juste des interprètes A travers des déboires , trahisons et véritables pertes de compagnons ce film garde sa dimension d'éducation à l'humanité pour une petite frappe bornée et raciste On suit avec de plus en plus d'empathie" sa geste" dans les différentes tentatives de passages du Sud au Nord qui alimentent des réseaux insoupçonnables d'exploitations... y compris agricoles. Jspoiler: uan réussira à échapper à son avenir de trieur sur le tas de déchets guatémaltèques pour se trouver un emploi aux Etats Unis dans une déchetterie...d'abattoir Puissante métaphore d'un itinéraire de survie
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4,0
Publiée le 7 mars 2021
Quelle doit être l'ampleur du rêve. La route qui mène à votre rêve est comme un long tunnel. Vous voyez la petite étincelle de lumière qui s'éteint derrière vous et la lumière blanche et brillante de l'espoir de l'autre côté. Mais entre les deux il y a ce chemin noir non éclairé que vous devez traverser. Cela en vaut il la peine. Qu'êtes-vous prêt à sacrifier pour votre vie imaginaire. Et aurez-vous le courage d'aller jusqu'au bout. Le film raconte l'histoire d'un groupe d'adolescents d'Amérique centrale qui tentent d'immigrer aux Etats-Unis. Tout au long du film vous voyez des visages misérables qui espèrent trouver un monde meilleur. Ont-ils peur ou luttent-ils et leurs yeux révèlent la vérité. Est-ce que tout cela en valait la peine. Rêves d'or est simplement un très bon film...
J'ai mis une mauvaise note (contrairement à l'avis de la majorité), car je m'attendais à tellement mieux. C'est un peu comme lorsque vous vous dites que vous avez la chance de visiter un pays en compagnie d'autochtones et qu'ils ne vous emmènent que dans les sites touristiques. On en repart forcément déçu. Le film ressemble à une enquête faite par des journalistes d'investigation. Nous n'apprenons pas grand chose et il y a beaucoup de longueurs (notamment les passages dans les trains). Malgré le fait que différents évènements surviennent, on a l'impression (fausse certainement) qu'il ne se passe rien. Le héros n'attire pas la sympathie et le film, quoique dramatique, ne provoque pas l'émotion attendue. Enfin je pense qu'il aurait été souhaitable d'avoir quelques informations sur les différents agresseurs (guérilla, cartel ou simples voyous organisés en bande), les réseaux de passeurs, comment les contacte-t-on ? On ne voit pas les enfants les payer,spoiler: notamment pour le passage aux États-Unis, ayant été rackettés précédemment , ...
Un film tellement dans l'air du temps (que ce soit au Mexique, à Lampedusa ou en Europe de l'Est, etc...). Des acteurs extraordinaires et une maîtrise du réalisateur bluffant. Un film plein d'émotions (et d'action !). Le film de la semaine, voir du mois, et un des meilleur film "art et essai" accessible pour tout le monde de l'année. Ce film mérite un très grand succès. Ken Loach a tout compris: "UN GRAND FILM PLEIN D'HUMANITÉ. BRILLANT !"
Excellent, l'histoire de jeunes guatémaltèques voulant conquérir l'American Dream, mais le chemin qui y mène est parsemé d'embûches et atteindront ils tous le rêve américain ? Une histoire émouvante et attachante, criante de vérité...
Un film bouleversant. Je l'ai trouvé un peu long lors du visionnage : peu de dialogues, de longs plans-séquences sur les paysages magnifiques ou les hommes fatigués. Mais le message final est tellement fort : traverser des forêts luxuriantes puis des villes crasseuses et dangereuses puis des déserts, une frontière surarmée pour finir spoiler: par devoir nettoyer des déchets comme dans le pays d'où l'on vient. Oui, mais avec la neige en plus, le petit quelque chose qui rend la vie moins dure . Je n'ai pas vraiment perçu le personnage de Chauk comme un être poétique. Il m'a plus paru rêveur : il veut partir pour voir la neige, pas pour une vie meilleure. J'ai aimé la détermination de Sara, et j'ai changé d'avis sur le personnage de Juan Monsieur-je-sais-tout au début. Un film lent mais bouleversant.