Blue Ruin
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248 critiques spectateurs

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mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2014
Film noir qui fait penser à Fargo des frères Cohen. C'est très original, bien ancré dans la classe prolétaire américaine, celle des Rednecks poisseux. L'angoisse est maintenue par la qualité d'interprétation de Macon Blair et par la mise en scène particulièrment efficace. C'est une histoire de vengeance personnelle et le scénario est brilliant. Jeremy Saulnier est à suivre de très près.
tifdel13
tifdel13

104 abonnés 519 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2014
Blue Ruin : expression américaine signifiant ruine, désolation… Ou la définition parfaite de l’atmosphère du film de Jeremy Saulnier. Un titre bien poétique pour une histoire aussi primaire que celle de Dwight, mystérieux sans abris dont on suit le quotidien jusqu’à ce qu’un agent de police lui apprenne (et nous apprenne par la même occasion) que le meurtrier de ses parents va bientôt être libéré.
Avec Blue Ruin, Jeremy Saulnier signe un film de vengeance atypique. Ici Dwight n’est pas un type bad ass qui va aller se payer la tête de l’assassin de ses parents, la cigarette à la bouche et le flingue à la main. Dwight est, on ne peut plus normal. Il est facile de s’identifier à lui, ce qui rend son histoire d’autant plus intense. Macon Blair, l’ancien camarade de classe et meilleur ami du réalisateur qui l’avait déjà dirigé dans son premier film Murder Party (2007), délivre une performance incroyable. Il parvient à capter l’essence même de cet homme sur le point de basculer avec un angoissant mélange de sang froid et de vulnérabilité.
Tourné aux Sud des Etats-Unis en Virginie (où l’on peut se procurer des armes avec une facilité déconcertante), Blue Ruin est un thriller primitif, quasi biblique, dont on ne décroche pas malgré quelques longueurs. Le spectateur est littéralement l’ombre de Dwight qu’on accompagne dans son entreprise vengeresque et incertaine...

Venez lire ma critique du film dans son intégralité sur mon site ScreenReview !
Guillaume Tricard
Guillaume Tricard

78 abonnés 24 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2014
Il m'aura fallu quelques heures pour "digérer" ce film noir à la lumière pourtant éclatante.
L'acteur principal est époustouflant, on le suit jusqu'au bout sans vraiment savoir ce qui nous attend et ce qu'il recherche lui-même.
Un beau regard sur une Amérique profonde, tiraillée entre ses valeurs familiales et ce problème récurrent des armes en vente libre qui facilite les règlements de compte.
Quelques bémols en revanche sur la mise en scène. Quelques passages sont peu compréhensibles et les scènes d'action pas toujours bien réglées donc peu réalistes.
Un véritable thriller et un film noir jusqu'à la fin.
Thierry D
Thierry D

45 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2014
Sous ses airs de classique thriller sur le thème de la vengeance, Blue Ruin étonne par son originalité. Il alterne le premier et le second degré, le contemplatif et le spectaculaire, avec une grande maîtrise. Si le film ne gagnera pas l'oscar des meilleurs dialogues, tant il se construit de ses silences, il pourrait mériter celui de la réalisation, au couteau. Les personnages de Ben, le truculent ami d'enfance, et bien sur de Dwight, l'antiheros, sont excellents à la fois dans leur écriture, leur mise en scène et leur interprétation. Sur le ton, le film me rappelle un peu Drive, avec ce côté lent et psychologique qui explose en violence crue et brute de temps en temps, de quoi réveiller ceux qui n'adhèrent pas et surtout, de quoi construire le fond de cette histoire, très réelle et expressive, sur l'impact de l'acte de tuer sur un personnage, sur l'enchaînement des événements une fois l'acte fondateur fait. Car ici n'est pas coutume, la revanche n'est pas la conclusion de l'histoire, mais son commançement. Et c'est réussi.
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2014
La première moitié du film est un chef d’œuvre de vrai cinéma, scénario intelligent, prises de vues superbes, même si le tout traîne un peu en longueur, c'est un des tous meilleurs films du moment !
bibtar
bibtar

32 abonnés 598 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 avril 2015
Une œuvre assez étonnante et esthétiquement de très bonne qualité tout comme ce qui concerne l'ensemble du travail cinématographique puisque le film parvient à être suffisamment captivant avec peu d'action à proprement parler, des dialogues peu présents et de longues séquences visuelles, et même si certaines faiblesses scénaristiques pèsent sur l'ensemble, il y a de quoi être surpris tout autant que perplexe. En effet, cela commence dès l'établissement du héros étant donné que peu d'éléments sont donnés pour se faire une idée du contenu, et c'est sans parler du titre très nébuleux mais immédiatement identifiable, ainsi la façon dont commence l'intrigue laisse assez interrogatif quant à ce qui va se passer, bien que rapidement le tout change subitement pour poster les événements qui vont suivre et ainsi constituer le réel déroulement de l'intrigue, et cette tendance à créer la surprise revient de temps à autre lors du film et permet de maintenir l'attention malgré un rythme très faible ayant la fâcheuse tendance à faire redescendre rapidement de puissance lors quelques scènes. Ce côté assez lent à évidement pour but de rendre plus convaincants les différents plans très travaillés et au décors bien amenés, permettent vraiment de plonger dans le même état d'esprit que le héros, mais même si cela est l'une des choses réussites de ce film, cela prend clairement toute la place dans le film, créer des creux d'intérêts concernant le parcours pourtant assez intrigant auquel est confronté le héros. Cet autre aspect fonctionne également plutôt bien puisque l'immersion est d'une efficacité imparable, non seulement par le style du personnage principal très simple et pouvant être identifiable pas n'importe qui vu son histoire et ses projets à venir, manière étonnante de mettre en scène la fureur d'un homme lambda et d'une efficacité indéniable, mais cela se ressent aussi une volonté de réalisme tout du long de l'intrigue, que ça soit dans les comportements et actes des différents protagonistes n'allant jamais dans un excès spectaculaire et pourtant offrant son lot d'effets visuels très appréciables par leur qualité à l'écran, sacrement costauds sans abuser du numérique, très convaincants dans leur exécution mais bien trop rares, elles savent pourtant surprendre à chaque fois, ou que cela soit dans le déroulement des événements du scénario, simples, percutant et efficace à ce niveau la. Malgré tout ces éléments qui constituent une force cinématographique assez intéressante, et une image souvent surprenante dans son style comme la présence assez marquée des nuances de bleu renvoyant évidemment au titre du film et subtilement intégrées tout du long, il est clair que l'ensemble à un impact trop faible sur l'attention vu que le scénario bien amené mais très simple perd souvent de l'intérêt et ne créé pas assez de rebondissements dignes de ce nom. De plus, même si la part de réalisme se ressent aussi bien dans les moments clés du l'intrigue que dans des détails comme le style très dépouillé et maladroit du héros, ou dans manière dont est présenté l'univers de ce dernier deè le début du film, tout cela à tendance à mettre un poids supplémentaire à un scénario qui a déjà beaucoup de mal à se dérouler de façon fluide, et pas que ce qui est établis soit d'un intérêt douteux, bien au contraire quand on voit que si peu d'éléments peuvent maintenir les yeux rivés à l'écran sans grandes difficultés, mais il est évidement que cela semble laborieux pour se maintenir intéressant jusqu'au dénouement et laisse apparaître de nombreuses longueurs dans le scénario, qui trouveront plus de crédit par leur qualité très réaliste. Alors bien que le film soit assez inégal dans ce qu'il propose, l'ensemble est tout de même impeccablement mis en scène et rien n'est à redire sur sa qualité cinématographique, mais le souci repose sans aucun doute sur un rythme bien trop irrégulier, et un scénario ne parvenant pas à exploiter son potentiel au maximum, du moins pour ce qui est de lier l'intérêt et la qualité de ce film.
mlight
mlight

27 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 octobre 2016
Je ressors de cette vengeance assez mitigé, c'est esthétiquement très sobre et très beau. On ressent une certaine poésie dans les plans, les musiques, le jeu d'acteur est très bon et bien choisi. Je reste tout de même sur ma fin car ça traîne beaucoup trop en longueur pour moi même si je sais que le réalisateur l'avait pensé comme ça. Il y a un manque de quelque chose malgré le fait que ça soit plutôt assez déganté comme film mais la lenteur a prit le pas sur les émotions et ça ne m'a pas totalement transporté.
fcaponord
fcaponord

18 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juillet 2014
je ne m'attendais pas à découvrir un film avec autant d'humanité, au delà du fait tragique qui sert la trame du scénario, le personnage central est craquant de bonne volonté et de persévérance pour tirer un trait sur un passé douloureux !.....alors courez voir cette toile !
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2015
Cette vendetta sanglante, par sa violence et son humour noir, pourrait rappeler les premiers films de Tarantino. Pourtant, cet étalage d'hémoglobine n'est pas gratuit : c'est une charge sans complaisance contre le goût des Américains pour les armes à feu. Une banale histoire d'adultère va entrainer un massacre, comme il s'en produit régulièrement aux Etats unis, paradis des serial killers et des mass murders. On peut toutefois regretter que certains passages soient un peu longuets, d'autres assez conventionnels et surtout que le scénario ne ménage aucune surprise, sauf à la fin. Par moments, on se désintéresse un peu du sort de cet anti héros ordinaire.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2014
Très bon film indépendant américain. L'histoire est prenante et sert aussi de fil conducteur pour découvrir une Amérique qu'on connaît assez mal (celle que le cinéma indé explore depuis quelques années). L'acteur principal est très bon, ce que démontre très bien sa "mue" au milieu du film. La mise en scène est très maîtrisée et laisse place à des plans purement poétique fort bienvenus. Ce film ne changera pas le cours de l'histoire du cinéma mais on a plaisir à s'y plonger.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 décembre 2014
Un film indé dont on comprend rapidement la réussite festivalière, les jurys s'avérant souvent conquis par le minimalisme budgétaire de ce genre de productions et la sincérité créative qui s'ensuit. Blue Ruin s'inscrit très vite dans ce sillon, celui creusé par Jeff Nichols que beaucoup citent avec raison, tant Shotgun Stories apparaît en transparence derrière cette intrigue de vengeance familiale. Ça n'est d'ailleurs pas anodin qu'en plus d'utiliser avec parcimonie les codes du revenge movie, Blue Ruin se rapproche si près du premier film de Jeff Nichols, qui lui aussi signalait avec un joli sens du contre-pied les dérives de la vengeance, sentiment qui n'a sans doute de légitime que les apparences. Car Blue Ruin se pose un peu entre l'approche didactique de Nichols et un déroulé des canons du genre, en humanisant ceux-ci de façon très simple pour rappeler le décalage que nourrit souvent le cinéma dans notre approche de la violence. Un cinéma qui négligerait sa fonction cathartique, pour au contraire davantage se rapprocher du cliché qui veut qu'une exposition du public à la violence peut l'y accoutumer et encourager ses pulsions mimétiques. Moi qui ne croit en général pas forcément à cette vision quelque peu alarmiste, j'ai sans doute été renvoyé à mes doutes par ce propos jamais lourd, au contraire amené avec tact dans une progression lente mais sans accroc qui rappelle celle des démonstrations logiques les plus solides, comme si Saulnier prenait garde de ne jamais paraître caricatural, d'éviter tout sophisme, en somme. Cette finesse apparaît a fortiori dans ces personnages maladroits, visiblement pas à leur place. Le jeune réalisateur, sans doute promis à un bel avenir, dit lui-aussi son malaise, par exemple par ces teintes bleues désaturées à l'opposé total d'une envie d'embellir cette histoire. Au contraire, le naturalisme de Blue Ruin préfère s'inscrire dans une réalité sociale plutôt glauque, en décalage avec les mythes véhiculés dans l'imaginaire collectif, tentative de désacralisation timide mais d'autant plus attachante. Un film qui sait trouver sa place, tout en s'inscrivant dans un genre. Prometteur.
S5Clem
S5Clem

101 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2016
Bon thriller bien joué mais qui manque un peu de convictions... On s'ennuie à plusieurs reprises et on comprend rapidement où l'intrigue veut en venir. Le jeu d'acteur est bon comme les choix sonores et visuels, pour le scénario on repassera
Georges P.
Georges P.

95 abonnés 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2015
Un excellent thriller qui sort des sentiers battus et rebattus d'Hollywood. On ne lache pas un instant cette métamorphose funeste au nom d'une vengeance familiale. les émotions et les sentiments sont à la fois simples et exacerbés. L'interprétation est remarquable de bout en bout. A ne pas manquer.
Manu711
Manu711

79 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2014
Il y a de ces films où dès le début, ou avant même d’aller le voir en salles, vous savez que vous allez adorer. Blue Ruin fait partie de cette catégorie là. Ca sentait quand même bon l’ovni qui vous reste en travers de la gorge quelques jours, et ce fût le cas. Hypnotisant.

Un réalisateur qui sort de nulle part avec à son actif une comédie horrifique rassemblant un casting improbable aurait pu présumer le pire. Pourtant, après avoir vu le film, j’ai bien envie de dire que Saulnier a du Jeff Nichols dans les idées et la réalisation. Et c’est vraiment un compliment. En ce qui concerne l’histoire, ça m’a beaucoup fait penser à Shotgun Stories, ce film qui raconte l’opposition entre deux fratries qui ont le même géniteur. Et de manière plus technique, ce Blue Ruin est au moins aussi beau que Take Shelter où Mud. Le rythme est posé, l’ambiance se veut lourde mais elle est finalement apaisante. On rentre donc parfaitement dans la peau de notre anti-héros dont on ne sait rien, si ce n’est qu’il part en croisade contre le tueur de ses parents. Pas franchement original dans les grandes lignes, mais plutôt très osé dans la mise en scène.

On ne sait pas bien ce qui s’est passé dans la vie de Dwight depuis tout ce temps, et on n’approuve pas forcément l’idée de vengeance qui l’enivre, mais on a quand même envie de le comprendre, de le soutenir, d’être derrière lui. Et surtout, de vivre le film à la première personne, à travers sa personnalité et ses pensées. Et c’est bien là que Saulnier réussit son coup : on a de l’empathie pour un tueur fugitif car tout est fait en aval pour qu’on le soutienne. Véritable phœnix qui renait de ces cendres, Dwight attire la sympathie du spectateur malgré les motivations qui l’animent.

Ce paradoxe nous conduit donc à un débat de fond sur l’autorisation du port d’arme, et de la facilité avec laquelle on peut s’en procurer où s’en servir, et jusqu’où les habitants des Etats-Unis sont parfois prêt à aller pour faire valoir leurs droits. Avec ce film, Saulnier a pour moi réussi à poser les questions que Funny Games posait déjà, mais en mieux. A savoir qu’il y a un petit coup de mou dans le film, et que l’on attende que ça redémarre de plus belle. Et c’est là que je me suis demandé si ce n’était pas malsain de réclamer à nouveau de la violence afin que l’on ne s’embête pas trop longtemps. Car au-delà de l’histoire qu’il raconte, Saulnier souhaite délivrer des réflexions, et c’est pour cette raison que j’en suis arrivé ici. Ce film peut entrainer des débats sur la famille, la vengeance, le port d’armes, la réinsertion sociale, le pardon, l’exclusion. Et c’est entre autre pour ça que Blue Ruin s’avère être une franche réussite : il fait réflechir.

Alors si c’est très intéressant et pertinent dans le fond, et comme je l’ai déjà rapidement évoqué, la forme ne joue pas non plus un rôle anodin dans le succès de ce film. Les plans sont travaillés et calculés aux millimètres, et il n’est pas étonnant de découvrir que Saulnier est directeur photo avant d’être réalisateur. C’est un véritable régal visuel et auditif que de plonger dans une telle atmosphère. Pour le côté drame américain indie financé comme on pouvait, ça me fait également penser à Bellflower, qui avait en outre ce côté pessimiste et criant au secours qui lui allait si bien.

Pour conclure, Blue Ruin, ce n’est pas le genre de film à mettre entre toutes les mains, mais c’est un film qui va plaire à coups sûrs à tous les amateurs de cinéma car il contient véritablement tous les ingrédients d’une œuvre qui vaut au moins le coup d’œil. Qu’on aime ou qu’on naime pas, il s’agit du genre d’expérience à vivre que le cinéma nous propose que trop rarement, autant pour les messages qu’il délivre, que pour l’ambiance dans laquelle il nous baigne.
Pauline G.
Pauline G.

45 abonnés 561 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2017
Malgré ce que laisse entendre son pitch, Blue Ruin va bien au-delà du simple film de vengeance en reposant essentiellement sur les épaules d'un homme chargé d'une vaste palette d'émotions, qui le rendent tellement proche de ce qu'on peut imaginer de la réalité dans pareille situation. Cet homme, - incarné par un acteur de grand talent, d'ailleurs -, dont on devine qu'il s'est vu ravagé par un terrible évènement familial quelques années plus tôt change peu à peu de visage pour incarner tour à tour différents rôles toujours renforcés, voire carrément définis par résonance, par les personnages secondaires. On ne peut donc que se prendre de compassion pour le personnage principal, qui sort de sa bulle soit disant protectrice pour doucement donner libre cours à son désir le plus ardent. Mais, là n'est finalement pas le coeur de l'histoire puisque cet acte pivot ne se situe non pas au terme du film comme une sanglante apothéose, une finalité en elle-même, mais vers le début, comme pour signifier la renaissance d'un homme, qui quitte son repli pour s'insérer en société de nouveau. C'est à partir de là que le film prend tout son intérêt, lorsque cet homme doit réapprendre à échanger, expliquer, justifier et défendre ses choix, bref, à redevenir un homme, dans le sens d'un être doué de pensée et de la capacité à opérer des choix en conséquence et non plus un simple réceptacle à émotions, aussi vives soient-elles. Les deux points forts de ce film sont d'abord le scénario, qui réinterprète le genre pour l'enrichir d'une dimension rationnelle à travers tout ce qu'incarne la sœur du personnage principal et, par là, sociale, puis le jeu de rôle de Macon Blair dont les multiples facettes font toute la richesse. Ces deux dimensions se rejoignent dans leur sobriété commune, qui est à mon sens la clef de voute de ce film et le meilleur ton que Jeremy Saulnier pouvait lui donner.
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