Note moyenne
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Film noir qui fait penser à Fargo des frères Cohen. C'est très original, bien ancré dans la classe prolétaire américaine, celle des Rednecks poisseux. L'angoisse est maintenue par la qualité d'interprétation de Macon Blair et par la mise en scène particulièrment efficace. C'est une histoire de vengeance personnelle et le scénario est brilliant. Jeremy Saulnier est à suivre de très près.
Petite déception à la vue de revenge movie auréolé d’une moisson de prix en festivals et d’un adoubement critique. Certes, ce thriller a le bon goût de sortir des sentiers battus en mettant en scène des acteurs inconnus ce qui permet de ne jamais savoir où il va nous emmener. Mais le rythme monotone et languissant a partiellement raison de notre patience. Qui plus est le protagoniste principal se retrouvant les deux tiers du temps seul, il n’y a que très peu de dialogues ce qui n’est pas pour dynamiser un film qui en aurait grandement besoin. Les films de vengeance sont un genre à eux tout seul, on ne peut donc parler de grande originalité même si le résultat est jusqu’au-boutiste et le final nihiliste à souhait. La morale qui en ressort est attendue : la vengeance entraîne la vengeance qui entraîne la vengeance et ainsi de suite. Une loi du Talion ardemment fustigée ainsi que le port d’armes aux Etats-Unis. On retiendra particulièrement l’ambiance crépusculaire mise en scène par Jeremy Saulnier et ses fulgurances de violence qu’on ne voit pas venir. Elles constituent les meilleures scènes du film. Le réalisateur a un don pour les mettre en scène de façon réaliste et sèche. Tout comme il prend un malin plaisir à prendre le contre-pied de tous les clichés de ce genre de film, ce qui le rend partiellement jubilatoire. Ce n’est cependant pas assez pour inscrire « Blue Ruin » au statut de chef d’œuvre du genre auquel il prétend. On se souviendra longtemps néanmoins de cet homme à la Pontiac rouillée bleue…
je ne m'attendais pas à découvrir un film avec autant d'humanité, au delà du fait tragique qui sert la trame du scénario, le personnage central est craquant de bonne volonté et de persévérance pour tirer un trait sur un passé douloureux !.....alors courez voir cette toile !
Âpre et sans concession, Blue Ruin est un thriller captivant à la beauté technique renversante. Un portrait fascinant et moribond d’une Amérique en pleine déchéance, formidablement porté par Macon Blair qui à l’image du réalisateur est un homme à suivre de près.
Attention, auteur à suivre ! En s'attaquant à un genre forcément bordeline, le film de vengeance, en le débarrassant de ses poncifs bronsoniens et de son glamour tarantinesque, en l'effeuillant pour n'en conserver que l'essence pure, Jeremy Saulnier signe avec "Blue Ruin" une œuvre dépouillée, plus visuelle que verbale mais aussi plus viscérale que contemplative. Une œuvre bien servie par une très belle photo dont Saulnier s'acquitte lui-même et par une écriture implacable et imparable (Saulnier toujours, hé bé !) qui dresse un portrait saisissant de cette Amérique obsédée par les armes et les liens familiaux. Forcément, quand on mélange les deux, ça pète... Les flingues et la famille, c'est aussi la base du western dont on retrouve un peu l'ambiance dans "Blue Ruin" à travers le portrait de la famille Cleland présentée comme un clan digne des Clegg de John Ford dans "Le Convoi des Braves" ou des Burdette d'Howard Hawkes dans "Rio Bravo" et à travers le parcours de Dwight, le héros (?!) solitaire. Attention, acteur à suivre ! Dans le rôle de Dwight, Macon Blair est absolument bluffant. L'évolution de son personnage s'accorde à l'évolution de l'action et sa performance d'acteur est en totale harmonie avec la réalisation de Jeremy Saulnier. On le trouve d'abord en marginal mutique en errance autour des quartiers résidentiels dans un superbe début de film dépourvu de dialogues. Ensuite, autour de quelques scènes d'une grande sécheresse et d'une grande précision, il se mue en justicier/vengeur déterminé dès qu'il apprend que le meurtrier de ses parents a été libéré puis, "justice" faite, il troque ses hardes de clodo, sa barbe et ses cheveux hirsutes pour un look de geek propre sur lui avec raie sur le côté mais un air tout aussi ahuri et semble vouloir revenir à une vie normale. Le problème, c'est que l'acte qu'il vient de commettre va mettre en branle un engrenage inéluctable de souffrances et de violences qu'il n'a visiblement pas su ou pas pu imaginer. Sa détermination à s'y confronter n'en sera pas moins grande, contrebalancée seulement par son inexpérience en matière d'armes à feu. La suite, d'une grande tension, est un modèle du genre avec ses plans de préparation et d'attente d'un ennemi invisible qui font penser à "Assaut" de John Carpenter (inspiré par "Rio Bravo", tiens, tiens). L'ombre des frères Coen plane aussi un peu sur "Blue Ruin" dont l'ambiance noire et glauque évoque "Sang pour Sang" et où une scène d'automédication (si on peut appeler ça comme ça) rappelle celle de "No Country for old Men". Finalement, la seule petite fausse note du film (ou, au contraire, la touche de génie, c'est selon), c'est justement celle qui retentit avec la chanson du générique de fin : alors que pendant 1h30 Saulnier avait pris grand soin d'éviter tout manichéisme, on quitte "Blue Ruin" sur un morceau de Little Willie John au titre ambigu, "No Regrets". Pas de regrets ? Pour tout ce qui est commis dans le film ? Vraiment ? En tous cas, pour moi, pas de regrets d'avoir vu "Blue Ruin". Non. Aucun. Vraiment.
Quoi d'original dans cette histoire de vendetta dégiusée en thriller? L'Amérique profonde de "Plouc city"? Sans doute. La Pontiac trouée de balles et rouillée par l'air marin qui tourne comme une horloge? Oui, peut-être. Le réalisme des scènes sanguinolantes? Certes... Sans doute un peu de tout cela, l'ensemble tentant de renouveler un peu le genre de façon convaincante la plupart du temps, le héros présentant quant à lui le type même du anti-héros dont on aime excuser à la fois les maladresses et l'absence de scrupules.
Blue Ruin...de Jeremy Saulnier. L’histoire d’une vengeance, celle de Dwight, dont les parents ont été assassinés par un mec qui sort de prison après avoir purgé une peine de 10 ans. Sauf que ce n’est pas assez. La loi du talion sera la seule issue possible.
Blue Ruin est réalisé sur un tempo extrêmement lent, qui nous place sous tension du début à la fin, sans jamais calmer le jeu. Ca monte, inexorablement, doucement, fatalement, comme un drame Shakespearien, avec un twist de fin assez inattendu.
Jeremy Saulnier, en parfait control freak, a écrit le scénario, réalisé le film, et assuré le poste de chef-op. Le résultat est magnifique, avec des scènes bucoliques, et d’autres complètement graphiques, une mise en scène glaciale mais ô combien efficace, les dialogues sont rares, et la priorité est donnée à l’image, au langage, cinématographique avant toute chose, et ça fait du bien !
Bien sur, même si ce film a sa propre identité, on ne peut s’empêcher de penser à Shotgun stories de Jeff Nichols, voire à Blood Simple des frères Coen. On est dans un thriller, certes détourné, mais un thriller quand même avec des ingrédients nouveaux, des détails incroyables d’originalité, et surtout un comédien qui porte tout sur les épaules, Macon Blair, que je ne connaissais pas et dont je vais suivre la carrière de près.
C’est aussi un film sur la métamorphose du personnage principal auquel on s’identifie immédiatement. Au départ, c’est un sdf, cheveux longs, sale, barbu, qui dort dans sa bagnole, et au fil de l’action, il change physiquement. Il se lave, se rase, se coupe les cheveux, s’habille comme Monsieur tout le monde, comme si le fait d’aller au bout de sa vengeance nécessitait forcément le besoin de s’aseptiser avant toute chose.
Blue Ruin est la bonne surprise de ce début d’été. Je recommande vivement.
Blue Ruin est réalisé sur un tempo extrêmement lent, qui nous place sous tension du début à la fin, sans jamais calmer le jeu. Ca monte, inexorablement, doucement, fatalement, comme un drame Shakespearien, avec un twist de fin assez inattendu.
Jeremy Saulnier, en parfait control freak, a écrit le scénario, réalisé le film, et assuré le poste de chef-op. Le résultat est magnifique, avec des scènes bucoliques, et d’autres complètement graphiques, une mise en scène glaciale mais ô combien efficace, les dialogues sont rares, et la priorité est donnée à l’image, au langage, cinématographique avant toute chose, et ça fait du bien !
Bien sur, même si ce film a sa propre identité, on ne peut s’empêcher de penser à Shotgun stories de Jeff Nichols, voire à Blood Simple des frères Coen. On est dans un thriller, certes détourné, mais un thriller quand même avec des ingrédients nouveaux, des détails incroyables d’originalité, et surtout un comédien qui porte tout sur les épaules, Macon Blair, que je ne connaissais pas et dont je vais suivre la carrière de près.
C’est aussi un film sur la métamorphose du personnage principal auquel on s’identifie immédiatement. Au départ, c’est un sdf, cheveux longs, sale, barbu, qui dort dans sa bagnole, et au fil de l’action, il change physiquement. Il se lave, se rase, se coupe les cheveux, s’habille comme Monsieur tout le monde, comme si le fait d’aller au bout de sa vengeance nécessitait forcément le besoin de s’aseptiser avant toute chose.
Blue Ruin est la bonne surprise de ce début d’été. Je recommande vivement.
Jeremy Saulnier arrive à nous captiver avec une histoire très simple celle de la vengeance d'un homme qui décide de se faire justice lui-même en apprenant que le meurtrier de ses parents sort de prison. Le principal intérêt du film est qu'il s'agit d'une personne lambda avec ses défauts, ses maladresses et surtout son incompétence dans ce domaine car avec une personne surentraînée ça n'aurait pas été pareil et surtout c'est quelque chose de bien plus classique. C'est un film très sobre avec pourtant beaucoup de violence (la scène du sniper juste énorme), la mise en scène est superbe, le rythme est lent mais c'est pas un défaut au contraire ça permet de créer une ambiance pesante qui atteint son paroxysme dans un final ou la tension est incroyable. A noter la très bonne performance Macon Blair l'acteur principal qui était déjà présent dans le premier film du réalisateur.
Superbe. Le film démarre comme un drame Sundancien classique, passe par le Genre, en démonte les codes, et finit en une critique intelligente et subtile de l'Amérique d'aujourd'ent plein d'humour, c'est un vrai régal.
Que feriez-vous si vous appreniez que l'assassin de votre famille sortait de prison? Dwight décide d'établir une vengeance qui ne se passera pas comme prévu devant la caméra de Jeremy Saulnier et le résultat se révèle plutôt bon. En effet, le réalisateur propose une vision intéressante du personnage qui ne devient ni une machine de guerre vengeresse, ni cool, ni badass comme on le voit la plupart du temps, Dwight est juste perdu, aveuglé par la vengeance au point d'arriver à un jeu de massacre où chaque personnage lutte pour sa survie dans un monde sauvage. La mise en scène est assez violente, parfois drôle mais l'une des forces du film repose sur la prestation admirable de Macon Blair. Certes, ce n'est pas le film de l'année mais "Blue Ruin" vaut vraiment le coup d'oeil.
Début un peu long , très peu de dialogue durant tout le film ce qui pose une admosphere pesante. L'intrigue nous laisse beaucoup réfléchir sur ce film que je conseille si vous aimez les huits clos. Du sang , des meurtres .. Un bon film
Si la première partie du film est prometteuse, la seconde perd tout intérêt : on ne souhaite même plus savoir ce qu'il advient de Dwight. Le film traîne en longueur, bien qu'il dure à peine une heure et demie. Les histoires de vengeance s'entremêlent dans une confusion totale. Les personnages sont des clichés de péquenauds dans une Amérique profonde caricaturée. Pour une analyse détaillée du film et son parfum de déjà vu:
J'adore les polars de revanche et celui la est surement le meilleur que j'ai vu depuis longtemps
Un suspens à couper le souffle. Dommage que le scénario soit si classique !
Tout commence avec une sorte de clodo hipster qui s'incruste dans une maison pour prendre son bain, rapidement on apprend qu'un homme sort de prison et qu'il va vouloir le tuer, pour quel motif veut il accomplir cette vengeance on le verra plus tard .
Le mystère pas si épais que ça nous maintiendra dans une spirale de violence ou le sang n’amènera que le sang et ou l'on verra que la vérité était peut être un rempart à cette violence sans limite .
Peu d'émotion du coté des personnages, qu'il arrive ceci ou cela nous importe peu c'est vrai (on devine rapidement la fin du film par exemple) mais l'engouement de l'histoire d'un homme profondément blessé et détruit au plus haut point, qui n'a donc plus rien à perdre et qui va se reprendre pour accomplir le pire est captivant .
Captivant car le récit est froid et sans limite dans son escalade de la violence, captivant grâce à la réalisation et captivant face à cette sensation de temps réel car nous sommes collé au personnage de bout en bout, dans des passages simple comme le voir acheter une carte et préparer sa vengeance petit à petit, tension et sueur froide sont alors de la partie .
On se sent à coté de lui dans cette quête de vérité sanglante, dans une Amérique profonde rongée par l'armement, car en dehors d'un film violent et bien sympa ce film semble être une subtile dénonciation du surarmement des Américains .
L'ensemble est bien rythmé et on ne s'ennuie pas une seconde, pas des masses de dialogues inutiles et pas vraiment de bande son, des airs de ciné indé se raccorde au métrage offrant alors un film percutant et brut, le genre de film que l'on ne voit pas souvent .
Malgré quelques maladresses (antipathie du personnages principal) et un coté classique l'ensemble se révèle fort réussi .
Le mystère pas si épais que ça nous maintiendra dans une spirale de violence ou le sang n’amènera que le sang et ou l'on verra que la vérité était peut être un rempart à cette violence sans limite .
Peu d'émotion du coté des personnages, qu'il arrive ceci ou cela nous importe peu c'est vrai (on devine rapidement la fin du film par exemple) mais l'engouement de l'histoire d'un homme profondément blessé et détruit au plus haut point, qui n'a donc plus rien à perdre et qui va se reprendre pour accomplir le pire est captivant .
Captivant car le récit est froid et sans limite dans son escalade de la violence, captivant grâce à la réalisation et captivant face à cette sensation de temps réel car nous sommes collé au personnage de bout en bout, dans des passages simple comme le voir acheter une carte et préparer sa vengeance petit à petit, tension et sueur froide sont alors de la partie .
On se sent à coté de lui dans cette quête de vérité sanglante, dans une Amérique profonde rongée par l'armement, car en dehors d'un film violent et bien sympa ce film semble être une subtile dénonciation du surarmement des Américains .
L'ensemble est bien rythmé et on ne s'ennuie pas une seconde, pas des masses de dialogues inutiles et pas vraiment de bande son, des airs de ciné indé se raccorde au métrage offrant alors un film percutant et brut, le genre de film que l'on ne voit pas souvent .
Malgré quelques maladresses (antipathie du personnages principal) et un coté classique l'ensemble se révèle fort réussi .
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